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Les artistes peintres appellent à une renaissance de l’Afrique

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Ils sont 5 plasticiens à avoir déconfiné leurs œuvres ce samedi 18 juillet à Lomé lors d’une exposition portant sur le thème central « Regards artistiques sur la pandémie à Covid 19 ».

Les visiteurs ont été emballés par le choix des couleurs qui rime et donne un message fort dont eux seuls connaissent le code.

Entre espoir et nostalgie, les peintres ont tracé un boulevard dont le créneau gagnant est l’union, l’amour et le vivre ensemble. Ils invitent l’homme surtout africain à un retour aux sources, à l’africanité et à la renaissance afin de gagner la bataille du moment qui est la Covid-19. Et pour Sokey Edorh, Bamazi Tallé, Constantin Alihonou, Koko Dossou Confiteor et Richard Laté Lawson-body, le message est le même « l’art c’est la bonne personnalité ».

Richard Laté Lawson-body

« Je me suis retrouvé dans cette situation avec une autre mentalité. Une mentalité d’espoir, d’espérance parce que tout le monde est parti dans tous les coins. Cette maladie nous a tous surpris et nous voulons montrer que l’art existe et que les artistes existent » a précisé Sokey Edorh, artiste peintre.

Pour Confiteor Koko Dossou, artiste plasticien, Scénographe togolais « actuellement on sait que tout le monde court de gauche à droite pour trouver un remède pour la pandémie mais en tant qu’africain, je préfère que les africains prennent conscience et qu’ils fassent un retour à notre tradition et quand je parle de tradition je touche le côté ‘fa’ de la tradition (…)».

Calebasse volante de Bamazi Tallé
Calebasse volante de Bamazi Tallé

« La Covid-19 est inventé et c’est contre la nature mais la nature elle reste constante. Depuis que cet événement a commencé est-ce qu’il y a un jour que le soleil n’est pas sorti. Donc elle autre elle connaît sa valeur d’être, c’est de l’énergie. Quand tu observes mes calebasses volantes, déjà il y a une sobriété, une harmonie mélangée d’une certaine déchirure entre les esprits et avec cette nature-là qui n’est pas d’elle-même. J’essaie toujours de parler de la calebasse parce qu’elle fut la première découverte humaine » a lancé Bamazi Tallé, artiste togolais résidant depuis une vingtaine d’année aux USA.

Oeuvre de Constantin Agbégnigan Alihonou
Oeuvre de Constantin Agbégnigan Alihonou

Pour lui l’art ne peut pas être confiné. Les artistes continuent toujours par travailler dans leur maison. « On ne peut pas nous arrêter et on est prêt à envoyer un message très fort à la population d’où la sortie ou l’exposition de jour » a-t-il précisé.

Et Richard Laté Lawson-Body quant à lui, dénonce et conseille l’humanité à un retour à la nature, à une vie de renaissance de l’Afrique. Pour lui « La forêt sacrée c’est pour dire qu’en Afrique nous avons un grand laboratoire. Les plantes peuvent soigner n’importe quelle maladie c’est-ce que Dieu nous a donné gracieusement mais malheureusement avec le contact avec l’occident on a perdu la valeur de ces forêts et aujourd’hui on se cherche ailleurs. Normalement pour soigner une maladie on fait des consultations dans les forêts et on trouve des plantes pour guérir cette maladie mais avec la science on ajoute des produits chimiques à ces plantes pour pouvoir les conserver longtemps et malheureusement cela ne permet pas de guérir les maladies mais de les calmer et surtout cela fait apparaître d’autres maladie »

Le but de cette initiative des artistes togolais est de montrer au public togolais le rôle d’un artiste et par là montrer qu’ils existent et qu’ils continuent toujours de travailler.

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