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Eco-Impact partage son expertise dans une formation collaborative sur le Biochar organisé par ICAF à Bouaké

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L’Association Eco-Impact basé au Togo a participé du 13 au 17 juillet dernier à Bouaké en Côte d’ivoire à « une formation collaborative pratique sur le biochar ».

Une formation organisée par ‘’Initiatives Climat Afrique Francophone (ICAF)’’, SOS Energie Burkina, Thysner et Natudev avec le soutien financier du Programme Micro-Financement du Fonds pour l’Environnement Mondial.
Cette rencontre a regroupé 25 formateurs en agroécologie, responsables d’organismes d’appui aux agriculteurs, représentants d’organisations de la société civile et d’entrepreneurs verts de plusieurs pays d’Afrique francophone qui fabriquent et emploient le biochar pour l’amendement des sols et pour conduire des projets en lien avec la recherche de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Eco-Impact y a été représenté par son président Jean-Charles Sossou.

Jean-Charles Sossou au cours de sa présentation
Jean-Charles Sossou au cours de sa présentation

Ingénieur agronome, Expert Agroécologiste, ce dernier a animé un atelier de formation autour du thème : « La valorisation de la matière organique par traitement thermique : le biochar et son utilisation ». Une opportunité pour cet expert en agroécologie de partager son expertise sur les techniques de production du biochar et les avantages liés à son utilisation.

« Nous avons eu à montrer ce que c’est que le biochar, ces rôles et modes d’utilisation. Nous avons aussi présenté les différentes techniques de production et d’emploi du biochar », a confié Jean-Charles Sossou à Elite d’Afrique.

Visite des participants à la formation à la ferme agricole Malabro à Bouaké
Visite des participants à la ferme agricole Malabro à Bouaké

De fait, le Biochar est un charbon d’origine végétale obtenu par pyrolyse de biomasse des matières organiques d’origine diverse (débris végétaux, résidus agricoles, fumier, copeaux de noix de coco, ou de bois, balle de riz, rafle de maïs…). De manière conventionnelle, le terme biochar désigne toute matière organique carbonisée dans l’intérêt de l’appliquer au sol ou de séquestrer le carbone.

Les biochars se présentent ainsi comme des solides riches en carbone stable et récalcitrant à la minéralisation par les microorganismes du sol, du fait de leur composition riche en structures aromatiques.

 

Au cours de cette formation Jean-Charles Sossou a montré que le biochar est utilisé dans la l’amendement du sol en vue de sa restauration ou de son amélioration.
« Dans son usage, le biochar est intégré, sous forme de poudre ou de petits fragments, dans des sols de pépinière, de champs agricoles, de jardin dans le but d’améliorer les propriétés pédologiques du sol », a-t-il expliqué.

Entretien en pépinière
Entretien pépinière de Tomates

A ce rendez-vous, le président d’Eco-Impact n’a pas manqué de partager avec les autres participants les bonnes pratiques et expériences de son association dans la diffusion de cette pratique agroécologique auprès des producteurs agricoles, les responsables d’exploitations et de fermes agricoles au Togo, au Bénin, au Ghana et en Côte d’Ivoire le pays hôte de cet atelier.

Durant les cinq (5) jours qu’à durée cet atelier de formation pratique, d’autres activistes, participants aussi comme Jean-Charles Sossou ont eu à partager leurs expertises en technique de production et d’utilisation du biochar de même qu’en d’autres pratiques en lien avec l’agroécologie et en production de charbon vert.

Suite aux présentation et approfondissement sous la forme de séquences vidéo du thème du biochar par le Professeur Benoît Théau, le responsable projet ; et du correspondant pays du Togo M. Selom AGBAVITO, d’autres participants venus du Bénin (Roméo AZONHOUMON d’Almighty Services Plus et Noël OBOGNON) ont pour leur part, démontré l’utilité de l’emploi de cet amendement dans le cadre d’une expérimentation autour de la culture de la pastèque avec ses résultats très positifs.
Mme Fadimatou HASSIMI, présidente d’Horizon Info, a aussi exposé un projet d’utilisation du biochar pour l’amendement et l’amélioration de la fertilité des sols dégradés du nord du Caméroun. Quant à Ousmane TOURE, chargé de projets à l’association Am Be Koun Solidarité au Sénégal, il a présenté les résultats d’une expérimentation sur le poussier de paille et la fumure organique mené dans son pays.

De même, Dr. Muller NANDOU TENKEU de Kemit Ecology du Cameroun a fait une communication sur le thème « Production, caractérisation puis test du biochar obtenu à partir de coques de Cocos nucifera sur Musa sapientum var. Kamerunensis ». Il a eu a présenté les résultats d’une expérimentation de production de charbon activé.
M. Guido MURHULA ZIGABE, de l’ONG Briquettes du Kivu, basée à Bukavu, en République Démocratique du Congo a quant à lui intervenu en visio-conférence, sur le fertilisant fabriqué à base de biochar qui permet de faire des plants maraichers en pots.

M. Ruphin KINANGA a partagé avec les participants les résultats de l’utilisation du biochar produit avec de la paille dans son Eco-Ferme de KAMOU, au Congo.
M. Ghislain RODOUMBAYE, d’ENVODEV, a aussi présenté ses expériences sur la production du biochar, son utilisation amendement et en ajout avec du compost au sol pour les cultures.

De plus, un atelier à laquelle a été convié les populations à la mairie de Bouaké, a servi d’opportunité de présentation du projet « Bouaké, ville durable ».
Les activités de cette formation collaborative ont pris fin avec des sorties de terrain. Les participants ont notamment visité un centre d’exploitation agroécologique et les réalisations de la ville de Bouaké dans le cadre de son projet « Bouaké, ville durable ».

Photo de famille des participants à la formation
Photo de famille des participants à la formation

Pour mémoire, l’Association Eco-Impact œuvre depuis quelques années pour l’accès durable de tous à l’eau potable, l’hygiène et assainissement ; à l’énergie durable et pour la conservation de la biodiversité et la pratique de l’agriculture durable. L’un de ses challenges reste l’adoption par tous des pratiques agroécologiques pour renforcer la résilience des populations et les communautés dans la lutte contre les changements climatiques, pour la régénération et la restauration des terres agricoles. Pour y parvenir, elle a décidé de disséminer différentes pratiques agroécologiques, ainsi que les techniques de production et l’utilisation des bio-intrants (biofertilisants, bioprotecteurs, des biostimulants de croissance…) auprès des agriculteurs en plus de son plaidoyer qu’elle mène.

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