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Katherine Johnson, une mathématicienne de la Nasa, morte mais toujours inspirante

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Katherine Johnson, grande mathématicienne noire américaine est morte ce lundi 24 février à l’âge de 101 ans. Elle a travaillé au sein de l’équipe de la Nasa et est une figure remarquable dans les travaux déterminants dans le calcul des vols spatiaux.

Katherine Johnson, Née Coleman, avait fêté ses cent ans en août 2018. Elle a à travers son travail émerveillé le monde particulièrement grâce à ces missions Apollo, dont celle de 1969 vers la Lune, et particulièrement Apollo 13, qui, en 1970, dut rebrousser chemin, en raison de défaillances techniques et que Johnson contribua à ramener sur Terre.

 Elle avait préparé les vols des premiers Américains dans l’espace. Elle calculait les trajectoires, et modélisait divers scénarios possibles. Les ordinateurs n’avaient pas la puissance d’aujourd’hui, mais pour Katherine Johnson, fenêtres de lancement et plans d’urgence n’avaient pas de secret.

Considérée comme une calculatrice humaine, elle a intégré l’équipe de la Nasa dans les années 50 grâce à son potentiel en calcul. Ainsi elle a résolu plusieurs calculs allant dans le calcul de l’atténuation des rafales de vent pour les avions. En 1958, elle est affectée aux engins spatiaux et y restera. À la fin de sa carrière, elle travaillait sur les missions vers Mars.  Une performance qui permet à l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine de la considérer comme “une véritable icône américaine qui a surmonté des obstacles incroyables et en a inspiré tant”. Sur son compte Twitter, l’agence américaine salue “l’héritage d’excellence qui a fait tomber les barrières raciales et sociales”.

La NASA lui a dédié une installation : un institut pour la vérification et validation indépendante (IV&V), à Fairmont, Virginie-Occidentale. Il n’est pas très loin de l’université où elle fit ses études. Katherine Johnson était née en Virginie, dans un État où la ségrégation sévissait encore. Elle a fait de brillantes études, est devenue enseignante et a pu entrer à l’université en 1938, sur décision de la Cour suprême des États-Unis, en faveur de l’intégration d’étudiants noirs. Ses aptitudes exceptionnelles en mathématiques lui ont permis de se faire intégrer à la Nasa.

Membre influente d’Alpha Kappa Alpha depuis le collège, la première association créée par et pour les femmes afro-américaines, cette icône américaine est devenue une machine à calculer grâce à sa jeunesse. Une jeunesse dont elle n’a jamais cessé de raconté “J’ai tout compté. J’ai compté les marches menant à la route, les marches menant à l’église, le nombre de plats et d’argenterie que j’ai lavés… tout ce qui pouvait être compté, je l’ai fait” a précisé Katherine Johnson avant sa mort.

Sa disparition est un manque inestimable au sein de l’équipe au moment ou en 2024 la NASA prépare un retour sur la Lune. Elle s’inspirera forcement de l’héritage de la mathématicienne grâce à son programme de vols spatiaux humains.

“Les travaux de Katherine ont inclus des contributions clés à nos premiers vols. Ses calculs, tels que ceux qui aident le Projet Apollo’s Lunar Lander à se synchroniser avec le module de commande et de service en orbite autour de la lune, ont assuré la sécurité et le succès de la mission”, a déclaré l’administrateur de la Nasa.

“Le programme de l’installation IV&V de Katherine Johnson continue de soutenir les vols spatiaux humains aujourd’hui, y compris vers la Station spatiale internationale, et bientôt dans nos missions vers la Lune” a-t-il ajouté lors de l’inauguration du centre de recherches Katherine Johnson.

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