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Première édition de la semaine de la presse: El Hadj Arimiyao Tchagnao dévoile les grandes lignes de l’événement

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A Dapaong, lors de la célébration de la 7e  édition des Journées Portes Ouvertes, il annonçait le remplacement de ces journées par un autre événement: LA SEMAINE DE LA PRESSE. Selon le Président Tchagnao, le CONAPP ne doit pas  continuer par parler de Journées Portes Ouvertes de la presse après avoir bouclé  tout le pays par la 7e édition. Il faut aller plus loin puis adapter la situation aux réalités vécues ailleurs. « L’année 2021, nous allons nous essayer à la 1ere édition de la semaine de la presse », a t-il déclaré.  

Invité par notre confrère de Zéphyr, il y a quelques semaines, Arimiyao Tchagnao est revenu sur le sujet de façon plus explicite. 

Lopinion.tg pour éclairer la lanterne de tous a pu arracher quelques mots au Président sur la semaine de la presse, l’aide de l’Etat à la presse et surtout sur la vie des journalistes au Togo

Président Tchagnao bonjour

AT: Bonjour et merci de nous donner l’opportunité de nous adresser aux Togolais par votre canal.

Vous êtes président du Conseil National des Patrons de Presse, organisation patronale la plus représentative comme vous aimez le préciser, dites nous comment se porte la presse togolaise aujourd’hui ?

AT: La presse Togolaise comme celle de partout ailleurs, se porte bien malgré les difficultés que nous impose d’autres aléas et la covid-19.  Vous savez, la pandémie a assommé tous les secteurs d’activités et mis les économies du monde à terre. Il va de soi que la presse qui d’ailleurs compte parmi ceux qui sont au devant de la bataille, encaisse gros. Les ventes, les effectifs au travail et toutes les facilités liées à notre travail ne sont plus au beau fixe. Nous faisons avec et Dieu merci, nous tenons le coup puisque, nos radios, nos télés, nos titres en ligne, en papiers et nos web continuent d’alimenter la vie médiatique quand nous savons tous qu’il y a eu aucun accompagnement particulier pour parer les difficultés.  

Alors en tant qu’organisation, vous avez l’obligation de travailler à ce que les choses aillent au mieux n’est ce pas ?

Je pense que nous n’allons pas à la fois danser et nous apprécier en même temps. Nous savons laisser le temps aux observateurs pour dire ce qu’ils pensent de nous. Cependant, je me dois de vous rappeler que nous sommes conscients, très conscients de ce que vivent les journalistes Togolais surtout ceux du privé que nous sommes. Nous avons été les instigateurs près de l’assemblée nationale en 2018 pour expliquer le bien fondé pour l’augmentation de l’aide de l’État à la presse qui est allée de 100 à 150 millions. Tout le lobbying a été à tous les niveaux, celui du CONAPP. Le ministère des finances également pouvait le témoigner. Nous sommes aujourd’hui heureux d’avoir osé sans bruit ni aucune pression pour avoir ce minimum. Mieux, nous avons été expliquer au ministre de l’économie et des finances,  l’importance de libérer cette aide à 100% au premier trimestre de chaque année pour nous permettre de rentrer,  pour ceux qui le méritent dans leur droit afin qu’ils puissent s’en servir durant l’année. Je rappelle que le montant était libéré avant à 50% par semestre et cela nous imposait le rythme de traiter les amis qu’à chaque fin d’année quand la seconde tranche aurait été positionnée. 

Aujourd’hui,  c’est une réalité et je pu affirmer ici que l’enveloppe,  c’est à dire l’aide de 2020 est déjà disponible,  et à 100%.  Les services du ministère de tutelle sont à pieds d’œuvre et très bientôt, la commission se planchera la dessus. Nous avions ouvert plusieurs démarches près de l’INAM pour voir comment protéger les confrères.  Cela reste encore dans les discussions parce que beaucoup de nos rédactions,  surtout de la presse écrite et  en ligne ne sont pas encore conformes à certaines réalités. 

De toutes les façons,  toutes ces anomalies vont se corriger lorsque nous aurons franchi la barre du moratoire du nouveau code de la presse qui nous impose une mutation du formel pour devenir de véritables sociétés de presse. 

Nous avons de nouveau lancé des amorces près de qui de droit pour que l’on revoit encore comment augmenter l’enveloppe de l’aide de l’Etat a la presse. Nous travaillons d’arrache pieds pour continuer la formation de nos camarades parce que nous sommes bien conscients que la répétition est la meilleure des pédagogies. Le CONAPP est en ce moment très occupé dans l’organisation de la semaine de la presse qui engage toute la presse. 

Justement que va t-il se passer durant cette semaine Président. N’est ce pas une période de trop ?

Rires …. Période de trop ? Je n’y pense pas. Voyez un peu avec moi. Sur les 360 jours que compte l’année, la presse dans son ensemble ne travaille que pour les autres.  Elle ne s’offre rien, elle ne se prend  pas souvent du temps pour faire des rétrospections qui concernent sa vie. 

Elle ne cherche pas à voir ce qui a marché pour elle, ce qui a échoué et voir ce qu’il faut faire. Nous ne travaillons pas à nous ouvrir aux autres et à voir ce que nous pouvons gagner près des partenaires. Nous avons analysé tout cela et avons choisi de tout relancer. Nous allons dorénavant nous mettre ensemble avec les institutions, avec les sociétés, les conseillers des ministères, les forces  de sécurité, les acteurs de développement, pour échanger autour des questions très sensibles et importantes.

Nous avons récemment un code qui n’est pas accessible à tous. Nous allons le dupliquer puis le vulgariser afin que tout le monde puisse bénéficier de ses atouts. Nous avons comme élément fondamental en vue,  une formation au profit des confrères qui concerne la création d’une entreprise de presse, les grands contours puis beaucoup d’autres paramètres qui se camouflent dans ce code. 

En tant qu’organisation patronale, c’est notre rôle  et nous nous y attachons. La période de cette première édition est très décisive et je me dois de ne pas tout déballer ici mais  je pu d’avance affirmer que la semaine de la presse,  va se dérouler autour de 13 points importants. Je profite de votre canard pour inviter toute la presse, ainsi que tous les acteurs à être mobilisés afin que tout comme les JPO,  cette toute première édition soit une grande réussite. Je remercie à l’avance tous nos partenaires et sais compter comme toujours avec leurs engagements et appuis multiformes qui nous ont toujours permis de réussir. 

Le vaccin monsieur le Président fait sa route mais quelle est la place réservée à la presse ?

Les autorités togolaises, à mon humble avis font le nécessaire de ce qu’il faut et avec pragmatisme. Dès qu’elles ont reçu les premières doses, nous avons sollicité que les journalistes soient aussi pris en compte. La proposition a été d’ailleurs appréciée à tous les niveaux et il nous a été recommandé de recenser ceux d’entre nous qui sont dans le canevas retenu pour que des doses leur soient administrées. Nous venons de transmettre  cette liste et je crois que tout ira pour le mieux. 

Un mot a l’endroit des Togolais ?

Si je dois placer un mot c’est de demander à chacun de nous,  de continuer par respecter les mesures barrières et à faire confiance à la médecine, à la science. J’invite vivement ceux qui sont dans la fourchette d’âge retenue ainsi que les porteurs de comorbidité à se faire vacciner. C’est leur bien. C’est le bien de leur famille et entourage.  C’est le bien du Togo.

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