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Togo : le HCRRUN dresse le bilan de la septième phase de réparations

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Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté ce jeudi 19 décembre 2024, le bilan annuel de la septième phase de mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

Cette rencontre, qui a rassemblé diverses personnalités, a permis d’évaluer les progrès réalisés en matière de réparations et de tracer les perspectives pour l’avenir.

Au cours de l’année 2024, le HCRRUN a pris en charge 3250 victimes à travers des indemnisations et un accompagnement psycho-médical dans sept localités du pays. Malgré les défis logistiques, notamment la difficulté à localiser certaines victimes non encore indemnisées, ces avancées marquent un pas significatif dans le processus.

« Avec un taux de satisfaction global de 99,66%, nous confirmons que le modèle de justice transitionnelle adopté par le Togo, basé sur la réparation et la restauration, est porteur d’espoir », a souligné Awa Nana Daboya, présidente du HCRRUN.

Depuis le lancement du programme en 2017, 30 493 victimes, soit environ 80% des bénéficiaires identifiés par la CVJR, ont bénéficié de mesures réparatrices. Toutefois, 8796 victimes restent en attente d’indemnisation, un défi majeur que l’institution s’efforce de surmonter dans les prochaines étapes.

Le bilan financier de 2024 révèle une mobilisation de 2,687 milliards de francs CFA, dont 2,614 milliards dédiés aux indemnisations. Ces fonds ont permis de couvrir plusieurs axes d’intervention, tels que les réparations individuelles, les initiatives communautaires, la préservation de la mémoire collective et les bourses octroyées aux enfants des victimes décédées.

Déterminé à maintenir la dynamique, le HCRRUN s’engage à renforcer ses stratégies pour relever les défis persistants. « Nous poursuivons notre mission avec rigueur et humanité pour contribuer à un Togo réconcilié et uni », a déclaré la présidente.

En dépit des obstacles, les actions menées en 2024 illustrent la volonté des autorités de consolider la justice transitionnelle comme un pilier essentiel pour la cohésion sociale et une paix durable.

Atelier national sur les réparations mémorielles : des recommandations pour une réconciliation durable au Togo

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L’atelier national d’échanges et de renforcement de capacités sur les réparations mémorielles, organisé par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), a pris fin ce jeudi 12 décembre 2024.

Cet événement a été marqué par des discussions riches en enseignements et des propositions concrètes pour renforcer le processus de réconciliation et de justice transitionnelle au Togo.

La présidente du HCRRUN, Awa Nana, a relevé que cet atelier ouvre une nouvelle page de la mise en œuvre des réparations mémorielles qui se doivent d’être inclusives.

« A l’ issue de trois jours de travaux intenses et soutenus et au regard du déroulement des travaux et des résultats obtenus, nous sommes en droit de conclure que nous sommes sur la bonne voie. Les questions soulevées, les contributions apportées, les réponses fournies aux préoccupations des uns et des autres nous ont conduit au but poursuivi, à savoir : une compréhension commune des réparations mémorielles telles que prescrites par la CVJR (ndlr : commission-vérité-justice-réconciliation) », a-t-elle indiqué. Et de poursuivre : « Par conséquent, nous serons appelés à aller vers nos concitoyens pour partager avec eux les leçons que nous avons apprises pendant cette rencontre. Il s’agira essentiellement de rencontres sectorielles auxquels seront conviées toutes les composantes sociales de notre pays : députés, élus locaux, partis politiques, mouvements de femmes et de jeunes, organisations de la société civile, points focaux de départements ministériels, chefs traditionnels, médias, etc. Ces échanges sectoriels, nous l’ espérons permettrons aux populations de s’ approprier le processus et d’ y adhérer, et aux décideurs de mieux aider le HCRRUN dans la mise en œuvre de ce volet du programme de réparation », a-t-elle ajouté.

À l’issue des travaux, les participants ont exhorté les autorités à finaliser le processus de réconciliation en accord avec la volonté politique réaffirmée par les Hautes Autorités et les acteurs politiques. Ils ont recommandé de mobiliser les ressources humaines matérielles et financières nécessaires pour le programme de réparations et d’élaborer une politique nationale sur les réparations mémorielles en adoptant des lois adaptées. Ils ont également suggéré d’introduire des modules éducatifs sur ce sujet dans les programmes scolaires de construire des monuments et de nommer des lieux en hommage aux victimes tout en organisant des journées commémoratives pour honorer leur mémoire.

Les partis politiques sont appelés à renforcer le dialogue inclusif amorcé avec l’Accord Politique Global APG et à promouvoir un discours basé sur la réconciliation tout en rejetant la haine et la division. Il leur est également demandé de former leurs membres aux droits humains et à la culture du pardon d’appliquer la recommandation 41 de la Commission Vérité Justice et Réconciliation CVJR sur les excuses publiques et d’intégrer des engagements pour la reconnaissance des violences passées dans leurs programmes politiques.

Les organisations de la société civile doivent intensifier leur plaidoyer pour garantir que toutes les victimes identifiées par la CVJR soient reconnues et leurs droits respectés. Elles sont encouragées à sensibiliser sur les conséquences des violences politiques à renforcer la coopération avec le HCRRUN et les victimes et à construire un mouvement cohérent en faveur des réparations mémorielles.

Les médias sont invités à offrir une couverture équilibrée et respectueuse des questions liées aux réparations mémorielles en mettant en avant l’impact des violences passées. Ils doivent faciliter des discussions publiques sur les droits humains et la mémoire collective tout en adoptant un ton empathique à l’égard des victimes.

Les périodes de violences politiques et de violations des droits humains qu’a connues le Togo nécessitent une véritable politique de réparations mémorielles. Celles-ci permettront de reconnaître les souffrances du passé de rendre hommage aux victimes et de restaurer la dignité des personnes touchées.

Ce processus est une étape clé pour construire une société plus juste et réconciliée.

Togo : Lancement des premières Journées Nationales de la Qualité pour promouvoir la compétitivité et la croissance

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La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a officiellement inauguré, ce vendredi 13 décembre 2024, les premières Journées Nationales de la Qualité (JNQ) à Lomé. Placé sous le thème « La qualité, levier de croissance de la production nationale », cet événement marque une étape importante dans l’engagement du Togo pour l’amélioration de la compétitivité de ses produits et services.

Organisées en partenariat avec des structures techniques comme l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN), l’Agence Togolaise de Métrologie (ATOMET), le Comité Togolais d’Agrément (COTAG) et l’Agence Togolaise pour la Promotion de la Qualité (ATOPROQ), ces journées visent à sensibiliser et mobiliser les acteurs publics et privés autour de la culture de la qualité.

Les JNQ s’inscrivent dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2020-2025. Elles ambitionnent d’améliorer les performances des organisations publiques et privées tout en favorisant une culture de qualité auprès des citoyens et des entreprises. Durant deux jours, environ 2 000 participants, en présentiel et à distance, prendront part à des panels, conférences et expositions à l’Hôtel 2 Février de Lomé. La soirée de clôture sera retransmise en direct sur la chaîne nationale TVT.

Les JNQ offrent une plateforme de réflexion et d’échange pour promouvoir les entreprises engagées dans des démarches qualité, encourager les producteurs locaux à respecter les normes internationales, créer un cadre de réseautage et de partage d’expériences entre experts et dirigeants, récompenser les entreprises exemplaires via le Prix Togolais de la Qualité (PTQ) et le Prix CEDEAO de la Qualité (PCQ), sensibiliser les consommateurs à l’importance des produits conformes aux standards.

Au-delà de la sensibilisation, les JNQ mettent en lumière les défis auxquels le Togo est confronté, notamment dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) et des accords commerciaux internationaux comme l’APE ou l’AGOA. Ces accords exigent une conformité stricte aux normes de qualité pour assurer l’accès aux marchés étrangers.

Lors de cet événement, plusieurs annonces marquantes ont été faites, notamment la mise en place du Conseil National des Praticiens de la Qualité,la remise officielle du certificat de conformité à la première entreprise togolaise certifiée, le lancement d’une marque nationale de conformité, garantissant que les produits togolais répondent aux normes internationales.

Créée par la loi cadre n°2009-016 du 12 août 2009, la HAUQE coordonne les initiatives de promotion de la qualité au Togo. Sous la tutelle administrative du Premier ministre et technique du ministre chargé de l’Industrie, elle travaille avec des agences spécialisées pour harmoniser les normes techniques, promouvoir la métrologie et la certification, gérer le Fonds National de Promotion de la Qualité (FNPQ).

Dans son discours, Laré Arzouma Botre, président de la HAUQE, a rappelé l’importance de la qualité comme levier de croissance économique et de protection des consommateurs : « Sans qualité, il n’y a ni compétitivité ni protection efficace du consommateur. Cette marque nationale de conformité permettra à nos produits de franchir les frontières et de s’imposer sur les marchés internationaux. Nous sommes prêts à accompagner les opérateurs économiques et à garantir la sécurité des consommateurs grâce aux outils de qualité tels que la normalisation, la certification et la métrologie. »

Les JNQ marquent donc un tournant décisif pour le Togo, qui mise sur la qualité pour renforcer son économie, protéger ses citoyens et répondre aux exigences des marchés mondiaux.

Atelier de la Croix-Rouge Togolaise pour évaluer le projet RIC ACC phase II

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La Croix-Rouge Togolaise a organisé à Lomé un atelier axé sur les leçons tirées de la mise en œuvre de la phase II du projet de Renforcement Institutionnel des Capacités en Préparation aux Catastrophes et en Adaptation au Changement Climatique.

Cet événement, officiellement lancé le mardi 10 décembre 2024 par le président de la Croix-Rouge Togolaise, M Kossi Edjam, s’est tenu avec l’appui du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement.

L’atelier visait à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique en leur fournissant les compétences nécessaires pour gérer efficacement leurs ressources et en assurant un engagement durable des acteurs travaillant dans les domaines de la gestion des risques de catastrophes et de l’adaptation au changement climatique.

Selon Mme Gozan Mathilde Emefa Adjovi, chargée du pôle sud du projet, cette deuxième phase, mise en œuvre dans 20 localités des régions Maritime, Kara et Savanes, a permis des avancées notables. Parmi celles-ci figurent l’élaboration de plans locaux de réduction des risques de catastrophes, la mise en place et la formation de structures communautaires, ainsi que des initiatives telles que le maraîchage, l’agroforesterie ou encore la fabrication de foyers améliorés. Des exercices de simulation, comme ceux liés aux inondations et aux feux de brousse, ont également été organisés pour renforcer la préparation des communautés.

En outre, le projet a conduit à la création d’une communauté d’acteurs composée de représentants d’universités, d’ONG et du gouvernement, visant à favoriser le partage de connaissances et à mieux préparer la troisième phase du projet. La Croix-Rouge Togolaise collabore également avec l’Agence Nationale de la Protection Civile et le gouvernement sur l’élaboration d’une loi relative aux catastrophes et sur la mise en place de communautés de pratique dédiées.

Lors de son discours inaugural, M Kossi Edjam a souligné l’importance de cet atelier en déclarant qu’il représente une opportunité unique pour valoriser les efforts réalisés, identifier les succès et discuter des défis afin de mieux orienter les futures initiatives. Il a exprimé son souhait que cette rencontre contribue à des avancées significatives dans la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation au changement climatique au Togo. Il a encouragé les participants à s’impliquer activement dans les travaux pour produire des recommandations constructives en faveur de l’amélioration du projet.

Ce projet, en intégrant les enjeux environnementaux dans les stratégies locales et nationales, pose les bases d’une meilleure préparation face aux catastrophes et ambitionne de construire un avenir résilient et durable.

HCRRUN/Atelier national à Lomé : vers une compréhension partagée des réparations mémorielles au Togo

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Le Haut Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a ouvert, ce mardi 10 décembre 2024, à Lomé, un atelier national consacré aux réparations mémorielles au Togo.

L’événement, qui se déroule sur trois jours, a été officiellement inauguré par le garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Mipamb Nahm-Tchougli. Cet atelier rassemble des acteurs clés de la société togolaise, notamment des représentants politiques, des membres du gouvernement, des organisations de la société civile, et a pour ambition de promouvoir une compréhension commune des réparations mémorielles conformément aux recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

Construire une mémoire collective pour renforcer l’unité nationale

Dans son discours d’ouverture, Mme Awa Nana Daboya, présidente du HCCRUN, a mis en exergue l’importance des réparations mémorielles dans le processus de réconciliation nationale. Selon elle, ces réparations visent à apaiser les souffrances des victimes des crises sociopolitiques qui ont marqué le Togo entre 1958 et 2005, tout en consolidant la mémoire collective. « Cet atelier a pour objectif de susciter une lecture commune des réparations mémorielles et d’obtenir l’adhésion des populations ainsi que des décideurs à leur mise en œuvre », a-t-elle souligné.

Elle a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la justice transitionnelle, en mettant un accent particulier sur la compréhension des difficultés liées à la mise en œuvre de ces réparations.

Les thématiques abordées

Pendant cet atelier, plusieurs thématiques seront débattues, notamment :

La place de la mémoire dans les sociétés post-crise ;Les lois et réparations mémorielles dans les processus de justice transitionnelle : opportunités et défis ; Les enjeux et défis des réparations mémorielles au Togo.

Mme Daboya a expliqué que les discussions permettront de mieux cerner les liens entre mémoire collective et histoire, tout en examinant les obstacles juridiques et institutionnels liés aux réparations mémorielles. Une attention particulière sera portée à l’exemple togolais, à travers une analyse approfondie des recommandations de la CVJR et des rôles des différents acteurs dans leur mise en œuvre.

Une conférence inaugurale axée sur la justice transitionnelle

La conférence inaugurale, animée par le professeur Batchana Essohanam de l’Université de Lomé, a insisté sur la nécessité d’adapter les réparations mémorielles aux attentes des populations. Il a également souligné l’importance de leur ancrage dans un processus inclusif et participatif pour garantir leur succès.

L’engagement du gouvernement

Le ministre de la Justice, Mipamb Nahm-Tchougli, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les actions du HCCRUN, tout en rappelant que les réparations mémorielles s’inscrivent dans une démarche politique globale initiée par le chef de l’État. « Ces réparations représentent une pierre essentielle à l’édifice de la réconciliation nationale, posé par les générations précédentes. Elles traduisent une volonté politique d’unité et d’espoir pour les Togolais », a-t-il déclaré.

Recommandations phares de la CVJR

Conformément à la recommandation N°43 de la CVJR, les réparations mémorielles incluront des initiatives telles que : Le baptême de rues et de places publiques en mémoire des victimes des crises ; Des hommages spécifiques à des personnalités disparues ayant marqué l’histoire du Togo.

Ces actions visent à inscrire durablement la mémoire des victimes et des personnalités togolaises dans l’espace public, tout en renforçant les valeurs d’unité nationale et de réconciliation.

Une étape cruciale pour la réconciliation

Cet atelier national marque une avancée significative dans la mise en œuvre des recommandations de la CVJR et dans le processus de reconstruction sociale au Togo. En favorisant une compréhension partagée des réparations mémorielles, il pose les bases d’une réconciliation durable, fondée sur la justice, la mémoire et la cohésion nationale.

Un envoyé spécial du Roi d’Eswatini chez Faure Gnassingbé

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Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu ce 03 décembre 2024, avec Buthelezi Phila Wiseman, Ministre de la Fonction publique du royaume d’Eswatini.

L’émissaire eswatini a transmis au chef de l’Etat, un message du Roi Mswati III portant sur le renforcement de la coopération bilatérale et continentale ainsi que la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine pour favoriser l’intégration africaine notamment dans les domaines des transports, de l’environnement, de l’Agriculture, de l’économie maritime, du développement économique et social.

Il s’est félicité du rôle stratégique que le Président de la République joue dans la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique et dans le monde.

L’Envoyé spécial du Roi d’Eswatini a saisi l’occasion pour faire part au chef de l’Etat de la candidature du Royaume d’Eswatini au poste de Commissaire de l’Union africaine, chargé de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable. Il a sollicité à cet effet le soutien du Togo.

CAF vs New World TV : Patrick Motsepe face à des accusations de conflit d’intérêts

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La bataille qui oppose la Confédération Africaine de Football (CAF) au groupe togolais New World TV (NWT), détenteur des droits de diffusion des compétitions africaines jusqu’en 2025, soulève des questions sensibles sur la gouvernance au sein de l’institution. Au cœur de cette affaire, une interrogation centrale émerge : le président de la CAF, Patrick Motsepe, agit-il dans l’intérêt exclusif du football africain, ou ses actions cachent-elles des conflits d’intérêts potentiels ?

Les droits de diffusion des compétitions africaines représentent une ressource vitale pour la CAF, qui lutte pour se relever d’un déficit financier estimé à 40 millions de dollars à l’arrivée de Patrick Motsepe en 2021. Depuis son élection, ce dernier s’est fixé pour priorité de redresser les finances de l’organisation, notamment en concluant des contrats avantageux avec les diffuseurs.

Cependant, la mise en cause de New World TV, accusé implicitement par la CAF de ne pas répondre à ses attentes, suscite des interrogations. Certains observateurs y voient une stratégie visant à redistribuer les droits audiovisuels à des partenaires jugés plus alignés avec les intérêts du président ou de ses projets extérieurs.

L’affaire prend une tournure encore plus délicate en raison des rumeurs autour d’un éventuel rapprochement entre Canal+ et MultiChoice, géant africain de la télévision payante. Patrick Motsepe, homme d’affaires influent, pourrait être impliqué dans cette transaction stratégique. MultiChoice, via son réseau DStv, domine le marché anglophone africain, et une alliance avec Canal+ renforcerait sa position.

Dans ce contexte, des doutes émergent sur la neutralité des décisions prises par la CAF. Les orientations de Motsepe visent-elles uniquement à maximiser les revenus de l’institution, ou favorisent-elles indirectement ses propres intérêts économiques ?

Depuis son accession à la présidence, Patrick Motsepe est régulièrement critiqué pour un manque de transparence dans sa gestion. L’affaire New World TV alimente davantage ces accusations. En adoptant une position intransigeante face à NWT, la CAF semble privilégier des approches qui pourraient manquer d’objectivité, selon certains observateurs.

Ces tensions surviennent à un moment crucial, alors que Motsepe envisagerait de briguer un second mandat. Sa quête d’un bilan financier flatteur pourrait expliquer certaines décisions controversées, notamment la remise en cause des contrats en cours.

Cette affaire met en lumière la nécessité d’instaurer une gestion indépendante et rigoureuse des droits télévisés. Ces derniers doivent être administrés dans l’intérêt exclusif du football africain, sans interférence d’intérêts personnels ou commerciaux. La mise en place d’audits indépendants et de mécanismes de contrôle apparaît essentielle pour restaurer la confiance et garantir l’intégrité des processus de décision.

Si les soupçons de conflit d’intérêts venaient à se confirmer, les conséquences pour la CAF pourraient être dévastatrices. Une gestion biaisée des droits télévisés risquerait non seulement de priver les fédérations membres de revenus essentiels, mais aussi de ternir l’image de l’institution à l’international.

Le rôle de Patrick Motsepe dans cette affaire suscite des doutes sur sa capacité à agir de manière impartiale. Les liens potentiels entre ses intérêts économiques et les décisions prises par la CAF menacent de compromettre son image et celle de l’organisation qu’il dirige.

À l’heure où la gouvernance sportive en Afrique réclame plus de transparence et de responsabilité, cette affaire constitue un test crucial pour l’avenir de la CAF et de son président, dont les ambitions pour un second mandat pourraient être sérieusement ébranlées.

Lancement officiel du 5ᵉ Recensement National de l’Agriculture au Togo

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Le 5ᵉ Recensement National de l’Agriculture (RNA) se déroulera sur toute l’étendue du territoire togolais, du 1ᵉʳ au 23 décembre 2024. Cette annonce a été faite lors d’une cérémonie officielle de lancement tenue ce jeudi, sous la présidence d’Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique Villageoise et du Développement Rural.

L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et locales, ainsi que les partenaires techniques et financiers du pays.

Pour cette opération, environ 4 000 agents recenseurs seront mobilisés à travers toutes les régions du Togo. Leur mission consistera à collecter directement des données auprès des exploitations agricoles. Ces informations permettront au gouvernement de disposer de statistiques agricoles actualisées et fiables, indispensables pour la planification et la mise en œuvre efficace des politiques de développement rural.

Dans son discours, le ministre Antoine Lekpa Gbegbeni a exhorté toutes les parties prenantes à collaborer activement à la réussite de cette initiative.

« Au nom du gouvernement, j’invite toutes les parties prenantes, en particulier au niveau local, à sensibiliser les producteurs et acteurs agricoles afin de réserver un accueil chaleureux aux agents recenseurs. Cette mobilisation est essentielle pour garantir le succès de cette opération », a-t-il déclaré.

Il a également saisi l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), pour leur soutien crucial dans l’organisation de ce recensement.

« Je tiens à renouveler nos sincères remerciements à tous nos partenaires, et en particulier à la FAO, pour leur appui déterminant. J’invite par ailleurs d’autres partenaires à se joindre à cet effort collectif pour assurer la réussite de ce processus », a-t-il conclu.

Ce 5ᵉ recensement agricole marque une étape clé dans la stratégie de transformation et de modernisation du secteur agricole togolais.

TOGOCOM change d’identité

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C’est officiel! TOGOCOM devient Yas TOGO. TOGOCOM, le leader des télécommunications au Togo et pionnier de la technologie 5G dans la sous-région, annonce un tournant majeur dans son parcours : le changement de son identité de marque.

À travers cette transformation, TOGOCOM devient Yas Togo, une identité qui incarne une vision panafricaine et un engagement renouvelé envers l’innovation et l’inclusion.

Depuis sa création, TOGOCOM s’est engagé à jouer un rôle de premier plan dans le développement humain, économique et technologique du Togo. Avec la marque Yas, l’opérateur réaffirme sa mission : connecter des vies, des opportunités et des rêves, tout en s’adaptant aux besoins spécifiques des populations locales.

« Yas n’est pas seulement une marque ; c’est un mouvement qui valorise l’innovation, la diversité et la créativité au service de notre jeunesse. Avec Yas, nous réinventons la façon dont les jeunes Togolais se connectent au monde », a déclaré Pierre-Antoine Legagneur, Directeur Général de Yas Togo.

Ce changement d’identité marque également une intégration plus forte au sein du groupe AXIAN Telecom, acteur clé de la révolution numérique en Afrique. Présent dans plusieurs pays africains, notamment au Sénégal, en Tanzanie, à Madagascar et aux Comores, AXIAN Telecom œuvre pour un avenir numérique inclusif à travers des solutions technologiques et financières innovantes.

Hassanein Hiridjee, Président du Conseil d’Administration d’AXIAN Telecom relève que « Yas est une nouvelle marque africaine qui rassemble l’Afrique autour de nouvelles opportunités. Elle reflète notre vision panafricaine et notre ambition de connecter les populations africaines à un avenir numérique prometteur. »

Avec Yas, les utilisateurs bénéficieront d’une offre enrichie et diversifiée. La solution financière mobile TMoney évolue pour devenir Mixx By Yas, une plateforme modernisée alliant accessibilité et innovation. Malgré ces nouveautés, les clients conservent leur numéro, leur carte SIM et leurs paramètres habituels pour une transition en douceur.

« Avec Yas, rien ne va changer pour Mixx By Yas. En fait, tous les clients qui avaient un portefeuille électronique garderont leurs soldes, garderont leurs moyens de paiement tels qu’ils le sont aujourd’hui. Ça ne changera strictement rien. Vous aurez la même expérience client, vous aurez les mêmes services clientèles associés et vos soldes ne bougeront pas, nos offres resteront les mêmes et les transactions seront à réaliser de la même manière », a déclaré Cathérine Savery, Directrice de Mixx by Yas.

L’accent est également mis sur des services numériques adaptés aux jeunes Togolais, avec des contenus variés et des outils pour stimuler leur créativité. « Yas incarne l’esprit d’une Afrique jeune, dynamique et connectée. Nous souhaitons être le partenaire privilégié de cette jeunesse, moteur du changement et de l’innovation », a souligné M. Legagneur.

Avec Yas, TOGOCOM se dote d’une identité dynamique, vibrante et axée sur la diversité. Cette nouvelle marque célèbre le patrimoine africain tout en offrant des solutions adaptées aux besoins variés des populations. Inclusivité, innovation et proximité sont les valeurs fondatrices de cette nouvelle ère.

En adoptant Yas, le groupe entend renforcer ses liens avec les communautés locales tout en ouvrant la voie à un avenir tourné vers la digitalisation et les opportunités numériques.

La transformation de TOGOCOM en Yas illustre la volonté de l’opérateur de continuer à investir dans les dernières technologies pour offrir une expérience client optimale. Plus qu’un simple changement de nom, Yas se veut un acteur clé du développement en Afrique, où chaque interaction devient une opportunité de connexion, de partage et de croissance.

Avec Yas, le Togo se positionne au cœur d’une dynamique panafricaine tournée vers l’avenir numérique. Cette nouvelle identité incarne une promesse : celle d’un avenir où la connectivité est synonyme de progrès et d’inclusion pour tous.

Journées de l’intelligence artificielle (JIA 2025) à Abidjan : « Pour que l’IA serve utilement à l’éducation, à la santé, à l’agriculture, à l’entreprenariat des jeunes et des femmes(…) »

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Le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA), Human AI et leurs partenaires ont officiellement lancé les Premières Journées de l’Intelligence Artificielle en République de Côte d’Ivoire (JIA 2025) à travers un Dîner de Gala organisé au SOFITEL Hôtel Ivoire d’Abidjan.

L’évènement placé sous le Haut parrainage du Président de la République Alassane Dramane OUATTARA est organisé en collaboration avec le ministre ivoirien en charge de la Transition numérique et de la Digitalisation et se tiendra du 20 au 22 févier 2025 à Abidjan.


Près de 500 participants parmi lesquels les acteurs clés de la transformation numérique, les experts de l’Intelligence Artificielle, les médias et les figures influentes des sphères académiques, politique et économique, ont assisté à cette cérémonie qui lance officiellement les activités des Journées de l’Intelligence Artificielle- JIA 2025.


Prenant la parole au moment de ce lancement officiel, Dr Malik Morris MOUZOU, Président du CONIIA, Président d’Honneur Monde de Human AI, Président du Comité International Scientifique de l’IA et Co-Président du Comité d’Organisation des JIA 2025 a rappelé l’importance de cet évènement.
« Les Journées de l’Intelligence Artificielle 2025 qui auront lieu du 20 au 22 février 2025 ici à Abidjan – et que nous inaugurons ce soir – ne sont pas simplement une rencontre. Elles sont un mouvement, une plateforme et une promesse, en ce sens qu’elles seront aussi et surtout l’occasion de contribuer aux grandes avancées dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’IA en Côte d’Ivoire » a indiqué Dr Malik Morris MOUZOU.


Les JIA 2025, selon le Président du CONIIA, sont surtout l’une des marques de la matérialisation concrète de la mise en place progressive de la Stratégie nationale de l’Intelligence Artificielle orchestrée par Ibrahim Kalil KONATÉ, Ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation de la République de Côte d’Ivoire, stratégie nationale qui marque la volonté politique des plus hautes autorités du pays de passer de l’Innovation à l’action pour une « Côte d’Ivoire Intelligente et Connectée » avec l’adoption de l’IA dans tous les domaines d’activité.


Les JIA 2025 se veulent un espace de dialogue, de contribution et d’action, réunissant les esprits les plus brillants, les décideurs, les entrepreneurs, les start-up et tous les citoyens et acteurs qui portent un intérêt aux grandes opportunités qu’offre aujourd’hui l’intelligence artificielle.

« Cet événement ne se contentera pas de discuter uniquement des avancées technologiques. Les Premières Journées de l’Intelligence Artificielles vont aussi et surtout s’activer pour ancrer ces innovations dans le contexte et les réalités africaines, afin qu’elles contribuent effectivement au développement durable et inclusif du continent. Pour que l’IA serve utilement à l’éducation, à la santé, à l’agriculture, à l’entreprenariat des jeunes et des femmes et à bien d’autres secteurs stratégiques et importants pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique toute entière. » explique Dr Malik Morris MOUZOU qui met également l’accent sur la volonté de CONIIA, de HUMAN AI et de leurs partenaires, de connecter l’Afrique au reste du monde dans le domaine de l’IA à travers la création de plateformes de collaboration et d’échange, la mise en place de programme de recherche, et la promotion de l’éthique dans l’utilisation des applications pratiques qui peuvent transformer positivement nos sociétés africaines.

CONIIA et Human AI ne sont pas seuls….SMART AFRICA, CIO MAG et d’autres Partenaires

Outre l’appui institutionnel des plus hautes autorités ivoiriennes, dans la palpitante entreprise d’organisation des JIA 2025, les entités qui portent l’initiative-et qui sont le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA) et HUMAN AI- ne sont pas seules.


Dr Malik Morris MOUZOU, Président du CONIIA, Président d’Honneur Monde de Human AI, Président du Comité International Scientifique de l’IA et Co-Président du Comité d’Organisation des JIA 2025 et Jérôme RIBEIRO, Président et Fondateur de HUMAN AI, également Co-Président du Comité d’Organisation des JIA 2025, ont tenu à témoigner leur gratitude aux autres acteurs majeurs du numérique africain qui fédèrent également leurs énergies et compétences sur les prochaines JIA à Abidjan.

« Je tiens à remercier chaleureusement nos partenaires stratégiques, notamment SMART AFRICA, représenté par Monsieur Lacina KONE, et CIO MAG, dirigé par Monsieur Mohamadou DIALLO, pour leur soutien indéfectible. Vous êtes des piliers de cette transformation numérique et des voix essentielles pour porter haut les ambitions de notre continent.» déclare Dr Malik Morris MOUZOU avant de s’adresser aux leaders, décideurs, entrepreneurs, jeunes talents et startups ainsi qu’au grand public et aux citoyennes et citoyens ivoiriens « Les JIA 2025 ne réussiront que grâce à votre engagement, votre créativité et votre volonté de faire avancer cette révolution technologique pour la mettre entièrement au service de l’humanité. Ensemble, faisons de l’intelligence artificielle un levier de progrès, un symbole d’espoir et un moteur de justice sociale pour tous. Ensemble, bâtissons une Afrique qui inspire le monde. »

Le Lancement des JIA 2025 en marge des 13e ATDA

Cette Soirée de Gala de lancement des JIA 2024 est l’un des plus importants Side Event des 13e Assises de la Transformation Digitale en Afrique (ATDA) qui ont ouvert également leurs travaux un peu plus tôt ce 20 Novembre 2024 au Radison Blu Hôtel d’Abidjan en république ivoirienne.
Les ATDA 2025 se sont organisées autour du thème : « Alliance Cloud/IA, quelles perspectives pour l’Afrique ? ».


De fructueux échanges sur sujets d’importance comme l’intelligence artificielle et ses applications dans tous les secteurs d’activité, le cloud computing et son rôle dans la transformation des entreprises, la cybersécurité et les enjeux de la protection des données et l’inclusion numérique et l’accès de tous aux technologies de l’information et de la communication, ont mobilisé les participants aux travaux des ATDA 2024 ont décidé de dédier une Journée spéciale de l’IA en Afrique.

3 Mars …Journée de l’Intelligence Artificielle Africaine- JI2A

Dans leur volonté de réaffirmer de façon régulière l’importance de l’Afrique dans le paysage technologique mondial et mieux travailler pour que les bénéfices de l’IA soient partagés équitablement à travers le monde, en tenant compte des besoins, des écosystèmes, des cultures et des communautés locales africaines, en concertation avec plusieurs acteurs majeurs de l’IA sur le continent, les ATDA sur une initiative collective majeure qui cadre avec leurs aspirations et ambitions ont institué la Journée de l’Intelligence Artificielle Africaine (JI2A), qui sera célébrée le 3 mars de chaque année à travers toute l’Afrique.


« Cette journée se veut un moment essentiel pour que l’Afrique, pour que les Africains, prennent pleinement conscience de l’impact stratégique, éthique et inclusif de l’intelligence artificielle sur notre continent. L’IA mérite sa propre journée en Afrique, car elle va bien au-delà du numérique : elle possède cette capacité unique à redéfinir nos systèmes économiques, sociaux et culturels, tout en répondant de manière concrète aux défis et aspirations de nos peuples » explique Dr Malik Morris MOUZOU, Président du Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA).

En tant qu’entité émergente dans le domaine de l’IA, le Conseil International de l’IA (CONIIA), rassemble des experts, des chercheurs, et des praticiens de premier plan à l’échelle mondiale avec pour mission de promouvoir l’innovation technologique, l’éthique et l’excellence dans le domaine de l’intelligence artificielle.


L’Organisation Internationale CONIIA qui est très présente en Afrique et dans le monde entier œuvre pour une IA qui bénéficie à tous, en mettant l’accent sur la recherche, l’éthique et les applications pratiques qui peuvent transformer positivement nos sociétés.


Pour mieux connecter l’Afrique au reste du monde, CONIIA a cinq représentations sur quatre continents notamment aux Etats-Unis, en Chine, en France et en Corée du Sud.


CONIIA a son Siège Afrique à Lomé au Togo, sur la Rue du Gouverneur à la Cité OUA à Lomé, en face de l’Ambassade de l’Union Européenne au Togo

A l’actif de Dr Malik Morris MOUZOU et son organisation internationale CONIIA, plusieurs actions et quelques évènements majeurs à travers plusieurs pays africains. CONIIA et ses partenaires ont organisé avec un succès retentissant en juin 2024 à Lomé la 1ere Edition de la Semaine de l’Intelligence Artificielle qui a réuni plusieurs leaders mondiaux de l’IA pour plusieurs jours de travaux sous le thème : « IA en Afrique : Enjeux, Etats des lieux et Perspectives ».

Les actions de CONIIA c’est également un vaste chantier de formation des journalistes africains sur l’IA. Via son projet MEDIAFRIQUE déjà 435 journalistes ont été formés entre 2023 et 2024 dans des pays comme le Togo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le Mali, le Tchad, le Bénin et bien d‘autres sont les prochaines destinations de la formidable équipe de Dr Malik Morris MOUZOU qui a reçu des sollicitations à travers divers partenariats en cours.

Les premières Journées de l’Intelligence Artificielle qui se tiennent du 20 au 22 février 2025 à Abidjan viennent conforter la position de CONIIA comme acteur majeur dans la promotion de l’IA en Afrique et un Moteur de l’Innovation, de la Recherche et de développement Humaniste de l’IA