Accueil Blog Page 6

La Déclaration de Dakar: Un appel fort à l’action pour garantir la souveraineté sanitaire en Afrique

0

La présidente du Forum, Pr. Awa Marie Coll Seck, a prononcé, le vendredi 31 octobre dernier, lors de la cérémonie de clôture du Forum Galien Afrique à Dakar, la Déclaration de Dakar sur la souveraineté sanitaire en Afrique.

Ce texte, adopté en présence du président sénégalais Bassirou Dioumaye Faye, marque un tournant dans la lutte pour la souveraineté sanitaire du continent. Il appelle à une transformation radicale des systèmes de santé en Afrique, afin de garantir l’autonomie sanitaire du continent face aux défis actuels.


Le Forum a d’abord mis en lumière la situation alarmante de la santé en Afrique, soulignant que le continent « supporte plus de 24% de la charge mondiale de morbidité pour seulement 3% des effectifs mondiaux de santé et moins de 5% des dépenses mondiales de santé ». Cette inégalité se traduit par une dépendance inquiétante aux importations de médicaments, avec des coûts élevés, des pénuries et des risques d’insécurité thérapeutique. « Plus de 70% des médicaments essentiels et des produits de soins de base sont importés », exposant les pays africains à des ruptures d’approvisionnement et à des médicaments de qualité douteuse, comme cela a été révélé lors de la pandémie de COVID-19.
« Définir ses propres politiques de santé… »


La déclaration insiste sur la nécessité de renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique, qui se définit par la capacité du continent à « définir ses propres politiques de santé, se doter soi-même des produits de santé stratégiques » et garantir « un accès équitable pour tous ». Cette souveraineté est essentielle pour la sécurité, la stabilité économique et le développement humain durable de l’Afrique. Elle repose sur un engagement politique fort de la part des États africains, le financement endogène, l’autonomie scientifique, ainsi que l’innovation locale.
Pour réaliser cette souveraineté, plusieurs leviers stratégiques sont mis en avant. La production locale est un élément clé de cette transformation. Il est proposé de « créer des environnements favorables » pour attirer les investissements dans la fabrication de médicaments, de vaccins et de technologies médicales. À cet égard, la création d’un Fonds Africain pour l’Innovation en Santé est envisagée pour co-financer la recherche et le développement (R&D) de nouveaux médicaments, en particulier pour les « maladies transmissibles, non transmissibles, maladies tropicales négligées ».
En parallèle, la déclaration de Dakar appelle à promouvoir les savoirs traditionnels et endogènes et à les intégrer dans les chaînes de valeur modernes de la santé. Un équilibre entre « l’accès aux innovations et la protection des brevets » est également nécessaire, avec une stratégie continentale sur la propriété intellectuelle visant à encourager l’accès aux technologies tout en protégeant les droits des inventeurs.
Appel à l’application de l’accord d’Abuja sur le financement de la Santé
Le financement des systèmes de santé reste un défi majeur. La Déclaration de Dakar insiste sur l’augmentation de l’allocation budgétaire nationale à la santé, conformément à l’Accord d’Abuja de 2001, qui préconise d’allouer au moins 15% des budgets nationaux à la santé. Des mécanismes de financement innovants, tels que des taxes sur les produits nuisibles à la santé et des partenariats public-privé (PPP), doivent être mis en place pour assurer un financement pérenne des systèmes de santé africains.
Le renforcement de la gouvernance et de la régulation des systèmes de santé est un autre point essentiel. La Déclaration appelle à l’opérationnalisation de l’Agence Africaine des Médicaments (AMA) pour harmoniser l’enregistrement des médicaments à travers le continent et garantir leur qualité. Les Communautés Économiques Régionales (CER) doivent également être soutenues dans la mise en œuvre coordonnée de politiques pharmaceutiques régionales.
Le Forum insiste aussi sur l’importance de former et de retenir le personnel de santé. Il est proposé de mettre en place des plans de carrière attractifs et des conditions de travail décentes pour les professionnels de santé, tout en développant des programmes de leadership pour les jeunes et les femmes. Cette initiative vise à placer ces groupes au cœur de la transformation sanitaire du continent.
Soutenir les start-ups de santé…
La souveraineté sanitaire ne saurait être réalisée sans garantir un accès universel aux soins. La Déclaration de Dakar recommande d’intégrer la « souveraineté sanitaire » dans les stratégies nationales de la Couverture de Santé Universelle (CSU), de réduire les inégalités d’accès aux soins, en particulier pour les populations rurales et vulnérables. Le Forum appelle aussi à « renforcer les systèmes d’approvisionnement et de distribution logistique » pour garantir que les médicaments essentiels parviennent au dernier kilomètre, un enjeu majeur pour de nombreux pays africains.
Le rôle de la jeunesse et des femmes dans cette transformation sanitaire est également mis en avant. La Déclaration appelle à « créer des incubateurs et des fonds dédiés pour soutenir les start-ups de santé dirigées par des jeunes et des femmes », en garantissant leur participation dans les instances décisionnelles. Il est également recommandé de mettre en place des programmes de mentorat et de bourses pour encourager les jeunes chercheurs et entrepreneuses en santé.
En conclusion, la Déclaration de Dakar constitue un appel fort à l’action collective et solidaire pour garantir la souveraineté sanitaire en Afrique. Elle invite les États africains, les partenaires internationaux et le secteur privé à s’engager pleinement pour renforcer l’autonomie sanitaire du continent et garantir l’accès de toutes les populations à des soins de qualité. La mise en œuvre de ces engagements, suivis annuellement, est essentielle pour construire un avenir plus sain et plus équitable pour l’Afrique.

Bamba Youssouf réélu à la tête du REMAPSEN pour un second mandat

0

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a tenu ce jeudi 6 novembre 2025 son Assemblée générale ordinaire, consacrée notamment à l’élection de son président.

À l’issue du scrutin, M. Bamba Youssouf a été réélu pour un second mandat, avec 97,5 % des suffrages exprimés.

Cette réélection, intervenue lors d’une session riche en échanges et en réflexions, marque une nouvelle étape dans le renforcement du réseau et la poursuite de sa mission de mobilisation des médias africains autour des enjeux de santé publique, d’environnement et de développement durable.

L’Assemblée générale a également été l’occasion pour les membres d’examiner et d’enrichir les textes statutaires du réseau, confirmant ainsi la volonté collective d’adapter le REMAPSEN aux défis actuels et aux besoins de ses membres à travers le continent.

Dans son discours de remerciement, M. Bamba Youssouf a salué la confiance renouvelée de ses pairs :

« Le Remapsen est maintenant connu et c’est une bonne chose, mais bien que vous m’ayez élu, je ne peux pas aller sans vous. Je demande à chacun de se rendre disponible pour que le Remapsen soit désormais la meilleure organisation des médias en Afrique, la plus représentative. »

Placée sous le thème : « Les médias, outils d’accélération de la promotion de la Santé et de l’Environnement en Afrique », cette Assemblée générale a permis de réaffirmer le rôle essentiel du journalisme africain dans la sensibilisation, la production d’informations fiables et la promotion de comportements responsables.

Cette nouvelle étape ouvre des perspectives prometteuses pour le REMAPSEN, qui entend consolider son ancrage institutionnel, renforcer les capacités de ses membres et développer de nouvelles synergies à l’échelle continentale.

Pour rappel, le REMAPSEN est un réseau panafricain de professionnels des médias engagés dans la promotion de la santé, de l’environnement et du développement durable. Présent dans plusieurs pays d’Afrique, il œuvre à travers la formation, le partage d’expériences et la production de contenus responsables pour renforcer le rôle des médias dans la transformation sociale et environnementale du continent.

Le REMAPSEN et l’ARDN unissent leurs forces pour renforcer la santé, l’environnement et les droits des femmes en Afrique

0

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) et le Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN) ont signé, le vendredi 31 octobre 2015 à Dakar au Sénégal, un Accord Cadre de Coopération visant à renforcer leurs actions conjointes dans les domaines de la santé, de la protection de l’environnement et de la promotion des droits des femmes à travers le continent africain.

Par cet accord, les deux structures entendent intensifier leurs efforts en faveur de l’égalité des droits, de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), plus particulièrement ceux liés à la santé, à l’environnement et à l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Le partenariat prévoit notamment le renforcement des capacités locales pour la mise en œuvre de projets de développement en lien avec les ODD ; la création de mécanismes de prévention et d’assistance pour lutter efficacement contre les VBG ; la mobilisation de la diaspora, en particulier afro-américaine, afin de soutenir les initiatives locales et contribuer à la lutte contre les discriminations ; la promotion de partenariats stratégiques entre institutions publiques, secteur privé, collectivités locales et organisations de la société civile.

Le Président du REMAPSEN, M. Youssouf Bamba, et le Président Directeur Général de l’ARDN, Dr Djibril Diallo, ont salué ce rapprochement qui ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. L’accord prévoit également des campagnes de communication et de sensibilisation, dont la Campagne « Carton Rouge », pour dénoncer et réduire la violence et les discriminations faites aux femmes et aux filles.

Ce partenariat constitue une étape majeure dans les efforts communs visant à relever les défis sanitaires et environnementaux en Afrique, tout en favorisant une participation accrue des femmes dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.

La Grande Soirée du Rire : le Concert Party et le Stand Up s’affrontent au Palais des Congrès de Lomé

0

L’Académie du Concert Party annonce la tenue de « La Grande Soirée du Rire de la Rue-Publik », un événement humoristique exceptionnel prévu pour ce dimanche 2 novembre 2025 à 15h00, au Palais des Congrès de Lomé.

Placée sous l’accord du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, cette grande rencontre se veut un duel humoristique inédit, réunissant sur une même scène les figures emblématiques du Concert Party et les talents montants du Stand Up togolais.

Tout est parti d’une récente polémique dans le milieu de l’humour : les artistes du Stand Up ont revendiqué la suprématie de leur style, le jugeant plus moderne et plus percutant. En réaction, les partisans du Concert Party, garants de la tradition humoristique nationale, ont défendu leur art, affirmant pouvoir faire rire avec plus d’authenticité et d’énergie.

Face à cette rivalité naissante, l’humoriste Kokou AGBLETA, connu sous le nom de Gbadamassi Yaya, a proposé une issue originale : mettre les deux courants sur une même scène pour un affrontement amical. Le public aura alors le dernier mot pour départager ces deux écoles du rire.

Une soirée placée sous le signe de la détente, du talent et du rire togolais dans toute sa diversité.

Sommet de Luanda 2025 : le Togo réaffirme son engagement pour le financement des infrastructures africaines

0

Le Togo participe activement au 3ᵉ Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Afrique, organisé ce mardi 28 octobre 2025 dans la capitale angolaise.

À l’invitation de Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de l’Union africaine, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, prend part à cette importante rencontre continentale placée sous le thème :
« Capitaux, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour la ZLECAf et la prospérité partagée ».

Ce sommet, conjointement organisé par la Commission de l’Union africaine et l’Agence de Développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), réunit plusieurs chefs d’État, des investisseurs privés ainsi que des partenaires au développement.
L’objectif est de renforcer la coopération et d’accélérer la mobilisation de ressources pour financer les infrastructures stratégiques nécessaires à la transformation économique du continent et à la mise en œuvre efficace de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Les échanges se concentrent sur les opportunités d’investissement inscrites dans le Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) et dans le Plan directeur continental pour la connectivité régionale.

Pour le Togo, cette participation s’inscrit dans la droite ligne de la vision du Président Faure Essozimna Gnassingbé, qui ambitionne de positionner le pays comme un hub logistique, énergétique et commercial majeur en Afrique de l’Ouest. Cette vision s’appuie sur des réformes ambitieuses et des projets structurants dans les domaines du transport, de l’énergie, du numérique et de l’assainissement.

Les travaux du Sommet de Luanda sont ponctués par des déclarations politiques, des panels de haut niveau et des sessions d’affaires portant sur des thématiques clés telles que l’énergie, l’eau, le transport et la mobilisation des capitaux nationaux.

Les conclusions attendues de ces échanges devraient contribuer à une meilleure coordination des projets régionaux, notamment dans les domaines de la transition énergétique, de la connectivité transfrontalière, de la transformation numérique et du développement urbain durable.

À travers sa présence à ce rendez-vous panafricain, le Togo réaffirme son engagement à œuvrer pour une Afrique plus interconnectée, compétitive et prospère.

Confluence Femmes: une résidence musicale entre le Togo et la France au service de la création féminine

0

La résidence de création musicale « Confluence Femmes », initiée par Fanga Organisation, a connu son apothéose à Kara après plusieurs jours d’activités placées sous le signe de la création, du partage interculturel et du leadership féminin.

Ce projet, mené en partenariat avec ZL Record (Mulhouse, France), a réuni deux artistes de grand talent : Ralycia (Togo – Fanga Music) et Dyrane (France – ZL Record). Ensemble, elles ont exploré de nouvelles sonorités et construit un dialogue artistique empreint de solidarité et d’inspiration mutuelle.

Soutenue par Togo Créatif, l’Union européenne au Togo, l’Institut français du Togo et le Goethe-Institut, la résidence visait à encourager la coopération musicale féminine et à promouvoir la diversité culturelle à travers l’échange de savoirs, de pratiques et d’expériences entre artistes togolaises et françaises.

La première phase du programme s’est déroulée en mai 2025 à Mulhouse (France), où les musiciennes ont entamé les premières sessions de composition et d’expérimentation musicale.
La seconde étape, tenue en octobre 2025 à Kara (Togo), a permis de finaliser les œuvres et d’organiser diverses activités artistiques et pédagogiques, en collaboration avec l’Université de Kara, partenaire d’accueil du projet.

Les 22 et 23 octobre, des ateliers et formations ont rythmé la résidence : un atelier de technique vocale animé par Ralycia et Dav J Bless, ainsi qu’un master class sur l’écosystème musical dirigé par Tamandja Akim Toutou, à l’intention des étudiants en musique.

Une rencontre professionnelle entre artistes femmes a également été organisée sous la coordination de Ralycia, suivie d’une conférence-débat sur « L’importance du leadership féminin en milieu universitaire pour le développement », animée par l’honorable députée Wela Mélanie, en présence du directeur régional de la culture de Kara et des deux artistes invitées.

La résidence s’est clôturée le 24 octobre par un concert live de Ralycia et Dyrane, qui a rassemblé près de 2000 spectateurs sur le terrain de volley-ball de l’Université de Kara. Ce concert festif et émouvant a symbolisé la force de la création féminine et la richesse du dialogue culturel entre le Togo et la France.

À travers « Confluence Femmes », Fanga Organisation réaffirme son engagement à promouvoir l’autonomisation des femmes artistes et à construire des ponts durables entre les cultures, où la musique devient un vecteur d’unité, d’émancipation et d’inspiration.

Festival Handicap Music 2025 : Fanga Organisation célébre l’inclusion et des talents inspirants

0

La 2ème édition du Festival Handicap Music, organisée par Fanga Organisation en partenariat avec Sola Fides, s’est tenue le 15 octobre 2025 au Centre des Personnes Non-Voyantes de Kégué (CPSA-Kégué). Un rendez-vous placé sous le signe du partage, de la créativité et de l’inclusion à travers la musique.

L’événement a réuni artistes, acteurs culturels et grand public autour d’un objectif commun : mettre en lumière les talents des personnes en situation de handicap visuel et renforcer la sensibilisation à leur pleine participation à la vie culturelle.

La journée a démarré par une conférence-débat sur le thème « Handicap visuel : transformer le défi en résilience et en force intérieure », animée par M. Afi Komla Gaston, enseignant non-voyant. À travers des témoignages poignants et des échanges enrichissants, les participants ont salué la persévérance et la créativité qui caractérisent les personnes vivant avec un handicap visuel.

Le temps fort du festival fut sans conteste le concert inclusif, réunissant sur scène Dieudonné Wila, Ralycia et Onada. Ensemble, ils ont offert une performance empreinte d’émotion et d’harmonie, illustrant la musique comme langage universel de l’unité et de l’espoir.

Par cette initiative, Fanga Organisation réaffirme son engagement à favoriser l’inclusion artistique et à créer des espaces où chacun peut s’exprimer librement, quelles que soient ses différences.

Les organisateurs donnent déjà rendez-vous au public pour la prochaine édition, qui s’annonce encore plus dynamique, créative et solidaire — au service d’une société toujours plus inclusive et ouverte à la diversité.

Sokodé : lancement du projet « Un enfant, une pièce de naissance » pour 500 élèves de Tchaoudjo

0

L’Association Synergie Plus, avec le parrainage de l’honorable Esso-Wavana Ahmed Adoyi, a procédé, le vendredi 24 octobre 2025, au lancement officiel du projet « Un enfant, une pièce de naissance » à l’École primaire publique Komah 1 de Sokodé.

Cette initiative vise à offrir gratuitement des actes de naissance à 500 élèves issus de familles défavorisées de la préfecture de Tchaoudjo.

L’acte de naissance constitue un document fondamental pour tout citoyen. Il atteste de l’identité de l’enfant et lui garantit l’accès à ses droits civiques et sociaux, notamment celui à la nationalité.

À travers ce projet, Synergie Plus réaffirme son engagement à œuvrer pour une société plus inclusive, où chaque enfant dispose des moyens d’exister légalement et pleinement dans la communauté.

Cette initiative fait suite à un autre projet dénommé « Un élève, un certificat de nationalité », lancé en avril 2024, et qui avait permis, d’établir 200 certificats de nationalité à des élèves démunis des classes de terminale qui en avaient vraiment besoin. « Lorsque nous évoluons dans ce projet, nous nous sommes rendus compte que nous avons oublié la base. Convaincus que sans pièce de naissance, on ne peut pas établir un certificat de nationalité, nous avons jugé bon de faire un rétropédalage pour lancer le projet ‘’Un enfant, une pièce de naissance’’ ». Le parrain de l’ASP s’engage à poursuivre la mise en œuvre des deux projets estimant que les deux pièces sont vraiment indispensables pour les enfants surtout ceux qui sont en classe d’examen.

Ce projet a pour ambition d’œuvrer pour qu’aucun enfant ne soit privé de ses droits fondamentaux

Sokhna Adou : une pionnière ivoirienne de la construction durable au service d’une Afrique résiliente

0

À seulement 30 ans, Sokhna Adou, informaticienne ivoirienne, incarne une nouvelle génération de femmes africaines qui allient technologie, innovation et impact social.

Titulaire d’un diplôme en ingénierie informatique, elle a débuté sa carrière à la Banque Africaine de Développement (BAD), où elle a passé quatre années à gérer un portefeuille de projets énergétiques et à coordonner des budgets complexes. Cette expérience lui a permis d’acquérir une solide expertise en gestion de projet, en analyse stratégique et en innovation sociale.

Animée par le désir d’apporter des solutions concrètes aux défis environnementaux et économiques du continent, Sokhna décide en 2019 de se lancer dans l’entrepreneuriat. Convaincue que la construction durable est un levier essentiel pour le développement de l’Afrique, elle fonde COSNA Investments, une entreprise sociale et écologique spécialisée dans la production et la commercialisation de briques de terre comprimée stabilisée (BTCS).

Ces briques, produites grâce à une machine innovante conçue localement par son équipe, allient efficacité et durabilité. Capable de fabriquer jusqu’à 10 000 briques par jour, cette technologie réduit considérablement l’impact environnemental de la construction. En parallèle, COSNA Investments a déjà formé plus de 110 jeunes et artisans aux techniques d’écoconstruction, favorisant ainsi l’emploi, l’autonomie et la résilience communautaire.

Les débuts n’ont pourtant pas été faciles. Sokhna Adou se souvient des obstacles rencontrés, notamment la difficulté d’accès au financement et la méfiance du marché vis-à-vis d’une technologie encore méconnue. Mais la persévérance a fini par porter ses fruits.

« Le souvenir le plus marquant de mon parcours reste la première maison construite entièrement avec nos briques écologiques. C’était la preuve tangible que l’innovation locale pouvait transformer durablement notre manière de construire », confie-t-elle avec fierté.

Aujourd’hui, COSNA Investments s’impose comme un acteur clé de la construction écologique en Côte d’Ivoire. L’entreprise ambitionne de former plus de 1 000 jeunes d’ici 2030, de réduire l’usage de matériaux polluants sur les chantiers et d’étendre l’utilisation des briques écologiques aux projets publics et privés.

Son approche unique alliant innovation technologique, durabilité environnementale et inclusion sociale lui a valu plusieurs distinctions. Sokhna Adou est lauréate du programme YALI Challenge (2024), du Hub ES CI de la Fondation Soleterre (2025) et du programme Afrik De Demain (2025), autant de reconnaissances qui saluent son leadership et son engagement pour un avenir plus vert et solidaire.

Forte d’une équipe permanente de huit collaborateurs, COSNA Investments prévoit désormais de déployer sa technologie dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et de lancer une académie de formation spécialisée en écoconstruction. Elle souhaite aussi renforcer ses partenariats avec les acteurs publics et privés afin de démocratiser l’usage des briques écologiques sur le continent.

Le programme Afrik De Demain, auquel elle participe, constitue pour elle une plateforme stratégique pour valoriser le potentiel des jeunes entrepreneurs africains, bénéficier d’un accompagnement personnalisé et créer des synergies durables entre innovateurs.

Avec passion, vision et audace, Sokhna Adou continue de bâtir, brique après brique, une Afrique plus durable, inclusive et résiliente.

Guinée : Sangaré Maurice, le jeune entrepreneur qui révolutionne la santé numérique avec la startup GNPLUS

0

Titulaire d’une licence en MIAGE (Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises) obtenue en 2016 à l’Université de Labé, Sangaré Maurice fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneurs africains qui allient innovation et impact social.


Engagé dans plusieurs initiatives panafricaines, il est membre exécutif du Comité international des experts en santé numérique en Afrique (CEiSNA) basé en France, cofondateur et représentant pays de l’ONG IYAVBG (International Youth Against VBG), ambassadeur et représentant de l’organisation mondiale YPARD en Guinée, ainsi que coordonnateur national et membre fondateur de DYNAP-AGREDE Guinée, une ONG œuvrant pour le développement agro-environnemental.


Un parcours forgé dans les difficultés


Après son diplôme, Maurice s’est heurté aux réalités du chômage et à la corruption dans les recrutements, un constat fréquent chez de nombreux jeunes guinéens. Plutôt que de céder au découragement, il décide de transformer ces obstacles en moteur de changement.


« J’ai choisi l’entrepreneuriat pour créer mes propres opportunités. Le décès de mon oncle, faute de médicaments disponibles dans les pharmacies, a été le déclic. Ce jour-là, j’ai compris que le manque de réactivité pouvait coûter des vies », confie-t-il.


C’est ainsi qu’est née GNPLUS, une startup guinéenne de santé numérique qui vise à rendre les médicaments et les soins de santé plus accessibles grâce aux outils technologiques.


GNPLUS : la santé au bout des doigts


Avec le slogan « La santé au bout des doigts », GNPLUS est une application mobile et web, dotée d’un système USSD, qui met en relation patients, médecins, pharmacies et cliniques. Elle permet de localiser les médicaments disponibles, de contacter un médecin certifié et même de recevoir des conseils médicaux à distance.


L’entreprise propose également un programme de bien-être mental pour les entreprises (B2B), et un portail web média qui informe les citoyens sur les actualités sanitaires en Guinée et dans le monde. Un forum d’échange relie aussi patients et professionnels autour de sujets tels que la santé mentale, les maladies chroniques ou la gestion de la grossesse.


Un parcours marqué par la persévérance


Lancé en 2019, Sangaré Maurice a dû apprendre seul les bases de l’entrepreneuriat, faute de moyens.
« Je n’avais pas de soutien financier. J’ai dû sacrifier mes loisirs, parfois même mes repas, pour payer mes formations en gestion de projet et marketing. J’organisais aussi des cours de soutien à domicile pour financer mes études », raconte-t-il.
Malgré plusieurs échecs — notamment la perte de fonds confiés à des développeurs en 2021 et 2022 — Maurice n’a jamais abandonné. Aujourd’hui, sa détermination lui a permis de positionner GNPLUS comme une startup innovante et reconnue en Afrique.


Une innovation au service de la santé publique
Grâce à un système de géolocalisation, GNPLUS diffuse en temps réel les disponibilités et prix des médicaments, facilite la livraison à domicile et offre des consultations médicales en ligne. L’objectif est de réduire les déplacements coûteux et d’améliorer l’accès aux soins, surtout dans les zones rurales.
« Avec GNPLUS, nous voulons éviter que des vies soient perdues à cause d’un simple retard. Notre mission est de rapprocher les citoyens des pharmacies, des cliniques et des médecins », souligne-t-il.


Actuellement, GNPLUS compte plus de 450 pharmacies partenaires, 15 cliniques privées, 20 boutiques cosmétiques, et plus de 150 ordonnances transmises chaque jour via la plateforme.


L’entreprise vise à atteindre 5 000 pharmacies et 1 000 cliniques d’ici les prochaines années, tout en augmentant la réception quotidienne à 1 000 ordonnances.


Un entrepreneur primé et reconnu à l’international
Le parcours de Maurice est jalonné de distinctions. Il est Lauréat du programme Afrik De Demain 2025, promotion Constant Djeket (Top 20 jeunes entrepreneurs africains), Lauréat du Hackathon numérique ONU Femmes/Fonds Muskoka (2024, Côte d’Ivoire), Top 10 startups africaines du programme d’incubation H2A Accelerator de Harvard (Kenya, 2024), Lauréat du programme SCORE Inc d’ENABEL-Guinée (2023) avec participation à VivaTech Paris, le plus grand salon européen du numérique, Lauréat du programme Civitech – Connexion Citoyenne de CFI Média Monde et AFD (2022), Finaliste du concours Total Énergies Startupper 2022 (Top 15 Guinée), Lauréat du programme AFRIDEA du département d’État américain PACT (2021).


Des ambitions fortes pour l’avenir


GNPLUS compte aujourd’hui une équipe de six employés et prévoit la création de dix cliniques privées dans dix villages guinéens. Ces structures seront reliées à la plateforme numérique pour offrir des soins abordables aux populations vulnérables.
« Nous disposons déjà de quatre parcelles à Coyah et Maférinya pour construire ces cliniques. Nous recherchons un financement de 200 000 dollars pour concrétiser ce projet », explique le jeune entrepreneur.


À long terme, GNPLUS ambitionne de devenir une référence en santé numérique en Afrique et de lever 100 000 dollars supplémentaires pour élargir ses services et établir des partenariats avec les grandes sociétés pharmaceutiques.


Une vision d’avenir pour la santé africaine


Face aux défis sanitaires tels qu’Ebola ou la COVID-19, GNPLUS représente une réponse concrète et technologique aux limites du système de santé guinéen. En rapprochant patients et professionnels, la startup contribue à sauver des vies et à moderniser le secteur médical.


« L’Afrique doit innover dans sa manière de soigner. Avec le numérique, nous pouvons donner à chaque citoyen la possibilité de prendre en main sa santé », conclut Sangaré Maurice, convaincu que la technologie peut devenir le cœur d’un système de santé plus juste et accessible pour tous.