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Cybersécurité : l’ANCY forme et sensibilise les médias contre les cybermenaces

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Convaincue du rôle déterminant de l’information dans la prévention des risques numériques, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCY) a choisi de faire des médias des partenaires stratégiques dans la lutte contre la cybercriminalité. C’est dans cette optique qu’une session de formation, de sensibilisation et d’information a été organisée ce mardi 17 décembre 2025 à l’intention des professionnels des médias.

À travers cette initiative, l’ANCY entend renforcer la diffusion d’une information fiable et accessible sur les enjeux de la cybersécurité, tout en contribuant à l’instauration d’une véritable culture numérique au Togo et sur le continent africain. Les médias sont ainsi appelés à jouer un rôle clé dans l’éducation des citoyens et la promotion des bonnes pratiques en ligne.

La rencontre a également servi de cadre pour dresser le bilan des actions menées par l’agence en 2025. Les responsables de l’ANCY ont présenté les projets structurants déjà engagés et exposé les grandes orientations prévues pour l’année 2026.

S’exprimant à cette occasion, le directeur général de l’ANCY, le Commandant Gbota Gwaliba, a souligné que cette démarche vise à « outiller les professionnels des médias en matière de cybersécurité, afin qu’ils puissent mieux protéger leurs outils de travail ». Il a rappelé que les ordinateurs, serveurs, plateformes de diffusion et comptes sur les réseaux sociaux constituent des actifs stratégiques pour les organes de presse et que leur vulnérabilité peut entraîner des pertes considérables de données, y compris des archives sensibles accumulées sur de longues années.

Sur le plan opérationnel, le Commandant Gbota Gwaliba a indiqué qu’en 2025, l’ANCY a amorcé la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité, notamment à travers son premier axe dédié à la promotion de la culture de la cybersécurité et au renforcement des compétences nationales. À ce titre, 250 informaticiens de l’administration publique bénéficient actuellement de formations certifiantes de haut niveau, représentant un investissement de plusieurs centaines de millions de francs CFA, avec pour objectif de consolider durablement la protection des systèmes d’information de l’État.

Parallèlement, l’agence s’emploie à renforcer la coopération régionale à travers la signature d’accords et de conventions de partenariat avec d’autres agences africaines de cybersécurité. Le déploiement d’outils techniques, notamment le CERT (Computer Emergency Response Team), s’inscrit également dans cette dynamique de collaboration, jugée essentielle face au caractère transfrontalier de la cybercriminalité.

Le directeur général de l’ANCY a par ailleurs attiré l’attention sur la multiplication des attaques par rançongiciels et extorsion, qui ciblent aussi bien les entreprises que les institutions publiques, avec des exigences financières souvent très élevées. Il a invité les victimes ou les personnes confrontées à des tentatives d’attaques à saisir le CERT, opérationnel 24 heures sur 24.

Autre défi majeur évoqué : la montée des cyberviolences, dont les femmes sont particulièrement victimes. Des cas de diffusion non consentie d’images intimes ont été signalés, avec des répercussions psychologiques graves pouvant conduire à des situations dramatiques.

Face à l’évolution rapide des menaces, l’ANCY appelle à une vigilance renforcée, d’autant plus que l’essor de l’intelligence artificielle favorise l’émergence de nouvelles formes d’escroquerie, notamment à travers les deepfakes. « Il est aujourd’hui possible pour un cybercriminel de fabriquer une fausse vidéo imitant un responsable hiérarchique et demandant une transaction financière urgente. Des professionnels ont déjà été piégés par ce type de manœuvre », a averti le Commandant Gbota Gwaliba.

Dans ce contexte, l’agence encourage citoyens et professionnels à devenir des cyberacteurs responsables, capables de vérifier les informations, de signaler les incidents et de se former en continu.

Pour l’année 2026, l’ANCY annonce le déploiement de formations plus approfondies et spécialisées à l’endroit des médias, afin de consolider leurs compétences et d’en faire des relais crédibles et efficaces de la cybersécurité au Togo.

Partenariat AMU – Optique lunetterie : ouverture d’un moratoire de trois mois

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Dans le cadre de l’application de la nouvelle convention sectorielle conclue le 21 novembre 2025 entre les organismes de gestion de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et les établissements d’optique lunetterie, représentés par l’Association des Professionnels et Praticiens de l’Optique Lunetterie (APPOL), un moratoire de trois (03) mois a été instauré à compter du 1er janvier 2026.

Cette période transitoire concerne, d’une part, les établissements d’optique lunetterie déjà conventionnés, appelés à procéder au renouvellement de leur partenariat, et, d’autre part, les établissements non encore conventionnés, invités à soumettre leurs demandes de conventionnement.

L’objectif de ce moratoire est de permettre à l’ensemble des structures concernées de se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions prévues par la convention sectorielle.

À cet effet, à travers un communiqué conjoint, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM) invitent les établissements concernés à accomplir les démarches requises dans les délais impartis, conformément aux exigences en vigueur.

Les demandes de conventionnement ou de renouvellement de partenariat devront être effectuées exclusivement en ligne sur le site www.inam.tg, rubrique « Services en ligne », sous-rubrique « Accéder au conventionnement ».

Les dossiers à soumettre doivent notamment comprendre :

une copie légalisée des diplômes ou attestations justifiant l’exercice du métier ;

l’arrêté du ministère chargé de la Santé autorisant la délivrance de lunettes médicales ;

une copie de la carte ou de l’attestation d’inscription à l’association professionnelle de lunetterie ;

le plan de situation et les infrastructures (plan architectural) ;

la liste des équipements et matériels avec leurs quantités ;

la liste tarifaire des produits délivrés ;

les ressources humaines (liste nominative avec qualifications) ;

les copies des diplômes du personnel ;

ainsi que le relevé d’identité bancaire (RIB).

L’INAM et la CNSS comptent sur la diligence et la collaboration de tous les acteurs concernés afin d’assurer une transition harmonieuse vers le nouveau cadre conventionnel, tout en les remerciant pour leur bonne compréhension.

Bassar : Une campagne de dépistage innovante renforce la santé publique et les compétences médicales locales

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Une vaste opération de sensibilisation et de dépistage s’est déroulée les 5 et 6 décembre 2025 au Centre Hospitalier Préfectoral de Bassar. Cette initiative, portée par la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Kara en collaboration avec l’hôpital Nurnberg, Paracelsus Medical University et l’ONG Fi-Bassar, s’inscrit dans une dynamique de prévention et de renforcement des capacités médicales au Togo.

Placée sous l’autorité des responsables locaux et universitaires, la campagne a permis de détecter précocement différents types de cancers — notamment de la prostate, du sein et du col de l’utérus — ainsi que plusieurs pathologies pédiatriques. Elle consolide par ailleurs un partenariat international engagé en faveur du développement durable et de l’amélioration continue de l’expertise sanitaire.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le lieutenant-colonel Hodabalou ASSIAH, préfet de Bassar, a réuni la présidente de l’Université de Kara, Professeure Prénam HOUZOU-MOUZOU, ainsi que le Directeur du CHP-Bassar, médecin commandant Serges Trésor ANATE. Le préfet a salué l’engagement constant de l’Université de Kara dans la promotion de la santé publique et la réalisation des objectifs de la politique nationale d’accès universel à des soins de qualité. De son côté, la présidente de l’Université a réaffirmé la détermination de l’institution à renforcer ses actions au service des communautés, tout en exprimant sa reconnaissance au Président du Conseil pour son leadership stratégique.

Pour le Prof. Eyram AMEKOUDI, président du Comité d’organisation, cette campagne a été l’occasion « d’offrir des soins de qualité aux populations afin de prévenir les comportements à risques ». Trois ateliers spécialisés — pédiatrie, gynécologie et urologie — ont été mis en place pour faciliter le diagnostic et l’orientation des patients.

Les partenaires allemands, l’hôpital Nurnberg et la Paracelsus Medical University, ont apporté une expertise médicale précieuse. Leur participation témoigne de la solidité d’un partenariat déjà fructueux, qui a permis à plusieurs étudiants allemands d’effectuer des stages pratiques encadrés par l’Université de Kara.

L’ONG Fi-Bassar, véritable trait d’union entre les populations et les institutions partenaires, a joué un rôle décisif dans la mobilisation communautaire. Selon son président national, M. Espoir KPATCHINE WAKEY, l’organisation œuvre activement à la création de collaborations internationales prometteuses, favorisant la formation d’un personnel médical qualifié et engagé. En soutenant les étudiants dans leurs programmes d’études et de stages à l’étranger, Fi-Bassar contribue à réduire la dépendance intellectuelle et à renforcer l’expertise locale. Ses actions, couvrant les domaines de la santé, de l’environnement et des énergies renouvelables, s’étendent déjà au-delà de Bassar, notamment vers la préfecture de Tabligbo.

La population de Bassar a massivement répondu à cette initiative, exprimant sa reconnaissance envers les organisateurs. Durant ces deux jours, de nombreux habitants ont pu bénéficier de consultations préventives, de dépistages gratuits et de conseils médicaux essentiels.

Koffi Odoumtan : un artiste qui unit tradition, numérique et spiritualité

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Entre arts visuels, performance numérique et quête intérieure, Koffi Odoumtan s’impose comme l’une des figures émergentes de la création contemporaine au Togo. Finaliste du concours international Strange Figures de la Lumen Art Gallery en 2025, l’artiste poursuit un chemin singulier où l’être humain, ses mutations et ses énergies intérieures occupent le cœur de son travail.

Depuis plus de dix ans, Koffi Odoumtan construit patiemment une œuvre riche et en transformation continue. Autodidacte, il débute en 2010 par le dessin et la peinture avant d’intégrer progressivement les outils numériques à son processus créatif.

Son talent dépasse rapidement les frontières nationales. En 2021, il est élu Meilleur Artiste International lors de la VIᵉ Exposition Internationale en Ligne NIRANTAR en Inde, et obtient une distinction lors de l’ART COM World Record en Norvège.
Au Togo, ses expositions au Centre des Expositions Atébai en 2022 et sa collaboration soutenue avec la Galerie ARTEFACT-TOGO entre 2020 et 2023 renforcent sa présence sur la scène artistique locale.

En 2025, son ascension se confirme lorsqu’il figure parmi les finalistes du concours Strange Figures avec deux œuvres phares : Éclosion du Destin et Femme Ébène.

L’univers artistique d’Odoumtan se distingue par une fusion subtile entre peinture, textures naturelles, matières organiques et création numérique. Ses œuvres hybrides questionnent la manière dont l’être humain évolue au contact du monde visible, du cosmos et des forces subtiles qui le traversent.

Dans ses séries emblématiques Fragments vibratoires de l’intérieur, Incandescence Originelle, La Toile du Village, Deux Mondes Connectés les corps deviennent énergie, les couleurs deviennent symboles, et les textures se font mémoire.

Son travail explore également les thèmes de l’identité africaine, de la résilience spirituelle, de la quête de lumière et des transformations qui façonnent les individus comme les sociétés.
Pour lui, chaque œuvre constitue un seuil, un espace de passage entre ombre et élévation, entre héritages ancestraux et technologies contemporaines, entre intériorité et universalité.

Artiste en quête permanente, Koffi Odoumtan se voit comme « un pèlerin de la lumière et des consciences ». Sa création, nourrie par des influences cosmiques, ancestrales et spirituelles, invite chacun à une introspection profonde et à une reconnexion à soi, aux autres et au monde.

Il met également son art au service du social avec Créatrices d’Avenir, un programme destiné à renforcer les capacités techniques, le leadership et l’autonomie économique des jeunes filles et femmes artistes.

Exposé au Togo, en Inde, en Norvège et sur des plateformes numériques internationales, Odoumtan porte une vision qui marie avec audace tradition africaine, innovations technologiques et profondeur intérieure.

Les 7 Pèlerins du Divin, Femme Hotepewo, La Cartographie de l’Invisible — affinent encore son identité visuelle, désormais reconnaissable parmi les voix montantes de la scène artistique africaine.

Duel de la Harpe 228 : coup d’envoi des auditions avec sept groupes en compétition à Lomé

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La première édition du Duel de la Harpe 228, une nouvelle télé-réalité musicale dédiée à la valorisation de la musique chrétienne, a été lancée ce samedi 29 novembre 2025 à Lomé.

La Maison des Jeunes d’Amadahomé a accueilli cette phase inaugurale, marquée par l’entrée en scène de sept groupes musicaux issus de différentes communautés chrétiennes.


Cette compétition se déroulera en trois grandes étapes a savoir les auditions, qui viennent d’être ouvertes, la demi-finale, prévue pour février 2026, la finale, attendue en mars 2026.


L’initiative vise selon les organisateurs, à offrir une plateforme de visibilité aux artistes chrétiens et à promouvoir une musique porteuse de valeurs spirituelles. Le programme sera diffusé sur les réseaux sociaux et sur plusieurs chaînes partenaires, permettant ainsi aux talents en lice de toucher un large public.


Au-delà de la compétition, le projet inclut également un volet de formation artistique, destiné à renforcer les compétences et à professionnaliser les jeunes musiciens.


Dans son allocution, M. Emmanuel Attigan, président du Duel de la Harpe 228, a félicité les groupes sélectionnés et les a encouragés à tirer pleinement profit de cette expérience. Il a aussi lancé un appel à soutien financier pour accompagner la pérennisation du projet
« Nous vous exprimons notre profonde gratitude. Nous vous donnons également l’occasion de contribuer, selon vos moyens, à la réalisation de ce projet. »


Représentant le Directeur des cultes, M. Gbenyanawo Atsu a souligné l’importance spirituelle de l’événement, rappelant l’exemple du roi David et de sa harpe. Il a mis en avant le rôle thérapeutique et libérateur de la musique chrétienne


« Les musiciens chrétiens doivent produire une musique qui ne procure pas seulement de la joie, mais qui guérit et libère. »


Il affirme que cette première édition représente un défi majeur visant à encourager, promouvoir et valoriser les groupes musicaux des églises au Togo.


À l’issue du concours, quatre récompenses seront attribuées aux meilleurs notamment
1er prix : 1 000 000 FCFA
2e prix : 800 000 FCFA
3e prix : 700 000 FCFA
4e prix : 500 000 FCFA

Togo/Oxygénothérapie : Mobilisation de la LTPE pour la survie des nouveau-nés

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Le Togo se prépare à accueillir un événement exceptionnel au service de la santé infantile. Le samedi 24 janvier 2026, le Palais des Congrès de Lomé vibrera au rythme du spectacle « Bonne Année 2026 – Un souffle d’espoir pour chaque nouveau-né ».

Cette soirée de grande envergure, organisée par CDK Group en partenariat avec la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance (LTPE), vise à sensibiliser le public et à mobiliser des ressources pour renforcer l’oxygénothérapie destinée aux nouveau-nés en situation critique.

Lors de la présentation officielle, plusieurs responsables ont insisté sur l’urgence d’équiper les structures sanitaires. Monsieur Raymond, représentant de la LTPE, a rappelé que l’accès fiable à l’oxygène médical reste un défi majeur dans les services de néonatologie. Selon lui, chaque minute compte lorsqu’un enfant lutte pour respirer, d’où la nécessité d’une mobilisation nationale.

Du côté des organisateurs, Madame Emma, porte-parole de CDK et Madame Josiane ADJAYI Responsable communication de CDK Group ont expliqué l’approche innovante retenue : mettre le divertissement au service d’une cause vitale. Elles ont souligné que le spectacle permettra au public de passer un moment de détente tout en contribuant directement à sauver des vies. Monsieur Maison, également engagé dans la coordination de l’évènement, a précisé que les fonds collectés serviront à acquérir des concentrateurs d’oxygène, des accessoires médicaux et des dispositifs d’appoint pour plusieurs centres de santé.

L’initiative rassemble une impressionnante sélection d’humoristes et d’artistes venus de toute l’Afrique. Le public retrouvera sur scène Gohou Michel , BOUKARY , Agalawal, Papitou ,Le Magnific de la Côte d’Ivoire, Cheick du Mali, Le Jaguar du Burkina Faso, Pacheco du Bénin, Grand P de la Guinée ainsi que Abawoe, Gbé et Ibrahim du Togo. La soirée sera animée par l’une des meilleures présentatrices du pays Coach Hamond Chic, choisie pour porter ce message d’espoir et de solidarité.

Au-delà de l’humour, l’évènement veut toucher les consciences. Les organisateurs espèrent accueillir plus de deux mille spectateurs et transformer chaque place vendue en un geste concret de soutien aux enfants fragiles. Le message central reste clair : le rire soigne les cœurs, mais il peut aussi sauver des vies lorsqu’il sert une cause noble.

Le spectacle « Bonne Année 2026 » se présente ainsi comme un rendez-vous culturel majeur au Togo et un acte citoyen en faveur des nouveau-nés. En unissant artistes, institutions, entreprises et citoyens, cette mobilisation veut offrir un souffle d’espoir à chaque enfant qui, dès ses premières secondes de vie, lutte simplement pour respirer.

Togo/LTPE : Lancement de la tournée nationale de recensement des structures d’accueil des enfants vulnérables

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La Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance a lancé le 19 novembre 2025, au Centre SPES de Kégué, une tournée nationale destinée à recenser et à actualiser toutes les structures qui accueillent des enfants en difficulté au Togo.

L’initiative est menée en collaboration avec le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.

Cette tournée vise à disposer d’informations fiables sur les centres et foyers existants, leurs capacités, les services qu’ils offrent et les besoins auxquels ils font face. Ces données permettront d’améliorer la planification, de renforcer la coordination entre les acteurs et de mieux orienter les actions de protection de l’enfance.

Lancée par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Moni SANKAREDJA-SINANDJA, la démarche s’inscrit dans une volonté d’offrir une prise en charge adaptée, fondée sur des informations précises. Elle permettra également de comprendre les réalités de terrain, d’identifier les structures qui manquent de ressources et d’encourager une collaboration plus étroite entre l’État et les acteurs communautaires.

« L’organisation mène aussi un projet dédié à la survie des nouveau-nés en détresse respiratoire. Ce projet, lancé en 2024, fournit gratuitement de l’oxygène aux enfants vulnérables afin de réduire les décès néonatals. Des centaines d’enfants ont déjà été sauvés grâce à la phase pilote menée à l’hôpital de Bè », a précisé Nina Esso Afi KAZOULE, juriste et coordonnatrice de la Ligue

La tenue de cette activité à la veille de la Journée internationale des droits de l’enfant, témoigne de l’engagement de la Ligue et du ministère à renforcer la protection et le bien-être des enfants au Togo.

À Belém, Émile Atigaku appelle à localiser le financement climatique

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Participant à la COP 30 qui se tient à Belém au Brésil, le maire de la commune Kloto 1, Emile ATIGAKU se fait le porte-voix des communes vulnérables au changement climatique.


Invité à un panel organisé au Pavillon de la Francophonie, il a, selon nos confrères de Vert Togo, lancé un appel vigoureux à la reconnaissance du rôle central des territoires dans la lutte climatique ainsi qu’à la décentralisation effective des financements.
« Les solutions climatiques naissent des territoires, et c’est à eux que doit bénéficier en priorité le financement climatique », a-t-il déclaré.
Au cours de ce panel réunissant divers acteurs institutionnels et techniques, le maire a dressé un constat sans appel : les mécanismes actuels de financement climatique demeurent encore largement éloignés des collectivités territoriales, pourtant en première ligne face aux impacts du dérèglement climatique.
« Si les villes secondaires comme Kpalimé subissent de plein fouet les effets du dérèglement climatique, elles restent paradoxalement les grandes oubliées des financements. Nous sommes en première ligne face au climat, mais en dernière ligne dans l’accès aux financements », a-t-il regretté.
Émile Atigaku a rappelé que Kloto 1, pôle urbain majeur de la région des Plateaux, fait face à de multiples défis : urbanisation rapide, pression croissante sur les ressources en eau, inondations récurrentes, dégradation des sols et gestion complexe des déchets. Autant de vulnérabilités nécessitant des réponses urgentes.
Il a pour l’occasion présenté plusieurs projets locaux qui pourraient transformer la résilience climatique de sa commune s’ils bénéficiaient de financements adaptés, notamment des systèmes de drainage pour lutter contre les inondations, des programmes de reboisement urbain et la création d’une ceinture verte, l’installation d’éclairage public solaire, une gestion intégrée des déchets avec valorisation, l’extension du réseau d’eau potable, le développement de l’agriculture urbaine régénérative et un écotourisme résilient au climat.
« Nous avons des idées, nous avons des potentialités, mais nous avons besoin d’ingénierie financière pour transformer ces idées en projets finançables », a insisté le maire.
Émile Atigaku a dans la synthèse de son intervention plaidée pour une refonte complète de la gouvernance des financements climatiques, avec des mesures concrètes comme la dédicace de budgets directement aux collectivités territoriales, la simplification des procédures d’accès aux fonds, la reconnaissance de la maîtrise d’ouvrage locale, le renforcement durable des capacités institutionnelles et le développement de l’ingénierie financière territoriale.
« Le climat se vit localement. Le financement climatique doit aussi être local et la gouvernance climatique doit être inclusive. Donnez-nous les moyens, impliquez-nous véritablement et nous livrerons les résultats pour le bonheur de nos populations. », a-t-il laissé entendre.
Ce message fort, porté par le maire de Kloto 1 reconnu pour son expertise en développement local durable et en gestion des ressources en eau rappelle qu’en l’absence d’une véritable localisation des financements, l’action climatique risque de rester à la porte des territoires qui en ont le plus urgent besoin.

Charles Kolou

Le Togo renforce ses capacités navales grâce à l’exercice multinational “Grand African Nemo 2025″

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Le Togo a participé cette semaine à l’édition 2025 de l’exercice multinational Grand African Nemo, avec l’appui opérationnel de la Marine nationale française.

L’entraînement, placé sous la direction du préfet maritime, le contre-amiral Takougnadi Néyo, a offert aux forces togolaises l’occasion de renforcer leurs compétences dans plusieurs domaines essentiels à la sécurité maritime.

Près de 120 personnels ont été mobilisés pour ces manœuvres, ainsi qu’un important dispositif naval et aérien comprenant deux patrouilleurs, une embarcation de transport rapide pour commandos (ETRACO), deux vedettes rapides, trois embarcations COM, un remorqueur Boluda, un aéronef de l’armée de l’air et un tanker.

Les modules d’entraînement ont porté sur la recherche et le sauvetage en mer, la lutte contre la pollution marine, la répression de la pêche illicite, ainsi que la prévention du trafic d’armes et de drogues. L’exercice s’est déroulé en collaboration avec plusieurs marines du Golfe de Guinée, renforçant ainsi la coopération régionale dans cette zone stratégique.

Le Togo salue les progrès réalisés par le Centre des opérations de la marine nationale, notamment en matière de coordination, d’interception, de secours et de réponse aux incidents environnementaux. Cette édition a également permis d’améliorer la collaboration entre administrations, un élément déterminant pour la gestion efficace des urgences maritimes.

« Cet exercice a permis de tester nos dispositifs et de renforcer notre capacité à coopérer avec les pays voisins dans la lutte contre les menaces maritimes », a déclaré le contre-amiral Takougnadi Néyo à l’issue des opérations.

Un engagement confirmé pour la sûreté du Golfe de Guinée

Face à l’augmentation des actes de piraterie et des trafics illicites dans le Golfe de Guinée, le Togo a mis en place depuis plusieurs années un dispositif institutionnel robuste à travers l’Organisation nationale chargée de l’action de l’État en mer (ONAEM), qui réunit le Haut Conseil pour la Mer et la Préfecture maritime.

Grâce à ces structures, le pays a enregistré des avancées significatives dans la prévention et la gestion des crises maritimes, consolidant son image d’acteur crédible et engagé dans la sécurité régionale.

Togo : la valeur de douane des véhicules réduite à 20% jusqu’au 20 décembre

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La mesure de dépréciation de 20 % appliquée à la valeur de douane des véhicules âgés de plus de cinq ans vient d’être prolongée. Initialement prévue pour prendre fin le 15 novembre, la campagne se poursuivra finalement jusqu’au 20 décembre prochain.

L’annonce a été faite par l’Office togolais des recettes (OTR), qui justifie cette décision par la volonté de maintenir l’allègement fiscal accordé lors de la mise à la consommation des véhicules restés en souffrance sous douane. Cette prorogation répond également aux préoccupations exprimées par les importateurs.

Lancée le 1er septembre, l’opération vise à désengorger les parcs automobiles et à faciliter les nouvelles importations à l’approche de la fin d’année. Cette initiative est d’ailleurs reconduite presque chaque année. En 2021, dans le contexte particulier de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le taux de dépréciation avait même été exceptionnellement porté à 40 %.