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L’ONG STADD cherche un « champion scolaire de l’environnement »

L’ONG Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (STADD) œuvrant pour une gestion durable de l’environnement a procédé ce 24 mai à Lomé au lancement du concours du « champion scolaire de l’environnement 2019 ».

S’intégrant au projet d’éducation à l’environnement dénommé « initiative des jeunes scolaire à la gestion écologiquement viable et durable des déchets solides » piloté par l’ONG STADD depuis octobre 2018, ce concours vise à contribuer à l’amélioration de la conscience environnementale à travers les initiatives innovantes des plus jeunes dans les écoles.

Selon Bemah Gado, Directeur exécutif de l’ONG STADD ce concours permettra au-delà de susciter la créativité et l’innovation chez les jeunes scolaires pour une gestion durable de l’environnement d’appuyer l’implémentation des 5 meilleures initiatives des jeunes dont une par école.

Table d’honneur

« Ce concours va relever des talents en matière d’innovation et de créativité dans la gestion de l’environnement. Les élèves sélectionnés se verront payés leur écolage et les fournitures scolaires et bénéficieront des accompagnements techniques et financiers pour la mise en œuvre de leur projet. Ces derniers bénéficieront d’un stage au sein de notre ONG durant les congés et vacances », a laissé entendre Bemah Gado.

Le présent concours est ouvert aux élèves formés par l’ONG STADD et ses partenaires dans plusieurs écoles publiques et privés. Ces derniers seront évalués trois principales critères dont la créativité et l’innovation de la proposition, l’applicabilité et l’utilité de la proposition et la présentation de la proposition par le promoteur.

Les élèves désireux d’y participer peuvent ainsi soumettre un projet environnemental, une innovation en réutilisation et recyclage des déchets ou encore un objet d’art en lien avec la protection de l’environnement.

L’ONG STADD a annoncé du concours du « champion scolaire de l’environnement 2019 », la poursuite de son initiative d’éveil de conscience et d’éducation à l’environnement chez les jeunes à d’autres écoles du pays ainsi que l’installation des Clubs STADD.

Charles Gafan à la tête du CMAF

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Le Cluster Maritime de l’Afrique Francophone (CMAF) est déjà à pied d’œuvre. Une délégation de l’organisation a visité jeudi la base marine de Lomé. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale du marin. Ce déplacement initié par le Président du CMAF, Charles Gafan a été l’occasion de saluer l’action de l’Etat togolais en mer et de découvrir le dispositif d’intervention de la marine nationale togolaise.

Le 23 mai est la journée mondiale du marin. Il s’agit d’une journée consacrée à l’exaltation des actions de la marine pour sauvegarder l’intégrité du territoire marin, terrain d’opérations économiques diverses.

C’est justement la journée choisie par le Conseil d’administration du CMAF pour mener sa véritable première activité qui consistait à exprimer la solidarité de l’organisation aux marins des pays membres dont le Togo.

La délégation conduite par Charles Gafan, le président du CMAF comprenait l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy, le secrétaire, la trésorière de l’association, Maïmouna Tambadou-Diallo ainsi que des jeunes du Lycée français de Lomé. Le déplacement a permis rencontrer le préfet maritime, le Capitaine de Vaisseau, Neyo Takougnadi et le Commandant de la marine nationale togolaise, le capitaine de corvette Atatoum Babate.

Dès l’entame de la visite, le président du CMAF a exprimé la gratitude des acteurs maritimes aux marins. Les différentes explications données par les officiers ont permis à la délégation d’apprécier et de saluer le travail abattu au quotidien par la marine nationale togolaise. Les responsables du CMAF ont, à cet effet, salué le leadership du Togo dans le domaine de la sécurité maritime.

« Notre objectif est de promouvoir la place maritime régionale et soutenir le développement des acteurs économiques du milieu marin. Mais dans une finalité du développement, durable, nous avons aussi pour rôle d’œuvrer efficacement pour la protection de la mer », a déclaré Charles Gafan avant d’ajouter que la journée mondiale du marin est aussi celle des acteurs maritimes.

Le CMAF a associé des jeunes élèves à cette visite. L’idée est de leur faire découvrir comment la marine nationale togolaise opère mais aussi susciter en eux des vocations aux métiers de la mer.

A l’issue de la visite, Charles Gafan a salué l’action de l’Etat en mer qui a permis de sécuriser les côtes togolaises. Il a émis le vœu qu’un partenariat soit effectivement noué entre le CMAF et la marine nationale togolaise. Après la base marine, le président du CMAF et sa suite ont échangé avec le Chef d’Etat-major général de la marine togolaise dans ce sens.

Notons que le Cluster maritime d’Afrique francophone regroupe 21 membres fondateurs et reste un cadre d’échanges de bonnes pratiques pour discuter de l’avenir de l’économie bleue, créer des emplois et d’opportunités de développement durable. L’organisation a tenue sa première assemblée générale constitutive tenue à Lomé le 20 mars dernier.

Source: Togobreakingnews

RwandAir disponible pour les passagers

La compagnie nationale du Rwanda, RwandAir, assurera à patrir du 26 juin trois vols hebdomadaires entre Kigali et Tel-Aviv (Israël).

Un accord aérien vient d’être signé entre les deux pays.

Les liaisons seront assurées avec des Boeing 737-800.

Aller-retour à partir de 776 $.

Source:Republicoftogo

Le CAR, le MCD et le NID iront aux élections locales en rang serré.

Une nouvelle alliance électorale est née pour les élections locales du 30 juin prochain , il s’agit du  CAR, le MCD et Le NID qui s’accordent sur le choix d’une liste commune pour les locales. L’information. L’information a été donnée ce jeudi par Nicolas Agbo sur une radio de la place.

« Tous les partis politiques ont une idéologie, c’est-à-dire la manière dont on veut procéder pour parvenir au pouvoir. Et si l’idéologie des uns diffère de celle des autres, il leur sera très difficile d’être ensemble », a indiqué le politique Nicolas Agbo

Il a poursuivi : « S’ils veulent être ensemble, ils doivent nécessairement se mettre d’accord sur un certain nombre de choses. Tant qu’ils ne le font pas, mais se mettent ensemble, la coalition qu’ils formeront sera de façade ».

L’information sera certainement officialisée au cours d’une conférence de presse prévue pour ce vendredi après-midi par les trois partis politiques.

source : icilomé

Kerozen feat Bracket : la « victoire» est remixée

Comme annoncé en début mars dernier, le rêve d’une collaboration du groupe Bracket, l’Afrobeat d’origine nigériane avec la star ivoirienne du Coupé Décalé Dj Kerozen est devenu une réalité. La « victoire » est remixée.

Les deux stars nigérianes ont posé leurs voix sur le tube à succès « la victoire » de  Dj Kerozen. A trois, ils ont repris avec splendeur la « victoire ». Une chanson qui ne laisse personne indifférent.  

Comme remix, la « victoire » a une autre saveur puisqu’elle est modifiée pour faire danser plus d’un. Les mélomanes ont visiblement pris goût.

Cette collaboration montre à suffisance une immense  richesse culturelle de l’Afrique. L’autre fait qui se dessine, c’est le fait que les enfants de l’Afrique venant de deux pays différents notamment anglophone et francophone se sont réunis pour la même cause. C’est l’Afrique gagne.

Il faut noter qu’au-delà des mélomanes, certaines stars ont également aimé cette chanson reprise par Kerozen et Bracket. C’est le cas de l’un des deux frères jumeaux du groupe Psquare, qui était même aux côtés de Dj Kerozen dans une vidéo postée sur sa page Facebook présentant le tube.  

Voici l’intégralité des paroles de la chanson

BBPTeam music
The song of victory
mama yo life e don better, life e don better
Hmmm, 
Kerozen, Equilibre, 
Bracket he, 
Emma  deprod

Before, before nobody beleave oh
Say today na we go be the king of microphone
Somme people talks say our music e no go ring
Somme cary loumouss say we no sabi sing in thier eye eh
Oh mama oh, oh mama oh life don better make we thank the lord oh

Kerozen thank the lord with the francais
Bracket the thank the lord the anglais (saga junior)
Iyo lele, oh mama oh, life don better make we thank the lord oh
Iyo lele, oh mama oh, life don better make we thank the lord oh
Oh lele oh life don better, life don better make you thank the lord oh
Oh lele oh life don better, life don better make you thank the lord oh

J’étais dans l’obscurité on m’a refusé une empoule
Aujourd’hui grace à Dieu je vis parmi les étoiles
Toujours chez les grands jamais cité chez les petits
Non non c’est une prétention, ma vie est une bénédiction

Kassin kafarani 
ta vie a changé oh 
Iyo lele oh aujourd’hui tu as trionphé oh
Car en vérité mes amis moi je viens de loin
Le pétrole du village est dévenu Kérozen
Iyo lele oh 
ma vie a changé oh 
Iyo lele oh 
aujourd’hui tu as trionphé oh
Iyo lele oh 
ma vie a changé oh 
Iyo lele oh 
aujourd’hui tu as trionphé oh

Yanick berri le champion de Makori
President Kobi
Ciril Kamdem KCM
Ive dembela
Jack zoua le champion d’afrique

Gerard Gohou monsieur le butteur est devenu grand joueur 
Sheiy adebayor a travaille
Didier Drogba, Didier Drogba dai zoko
Didier Drogba tu es mon idole oh oh
Samuel Éto’o, enfant de New Bell est devenu grand patron, N’Bom, c’est parce qu’il a bataillé (Abroba de paris)

Kerozen thank the lord with the francais
Bracket e the thank the lord the anglais (saga junior)
Iyo lele, oh mama oh, life e don better make we thank the lord oh
Iyo lele, oh mama oh, life e don better make we thank the lord oh
Story, story, we all have a story oh 
Before the victory we all have a story oh
Wizkid of sourlo
Oga Damgote make we thank god oh
Dr raoul oh, alain eden, le roi saoudien le milliardaire Camerounais
Sergeo le leader
Honneureux Ngetchi de la sanza
C’est la victoire

Suivez plutôt la vidéo de Remix de la victoire

 

Emerging Capital Partners resserre l’étau sur Oragroup

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Vendredi dernier, l’annonce des résultats en forte progression d’Oragroup couplée à la démission de son DG, Binta Touré Ndoye qui aura conduit les destinées de la banque panafricaine depuis 2016, a surpris plus d’un, tant sous sa gestion l’institution financière a connu de belles performances.

C’est le Camerounais Ferdinand Ngon Kemoum, ex-DG adjoint du groupe  d’octobre 2009 à septembre 2015, qui prend désormais les rênes d’Oragroup. Celui qui prendra fonction le 1er juin, était jusque-là, directeur général du Bureau de Douala d’Emerging Capital Partners (ECP), l’actionnaire de référence à plus de 50 % des parts d’Oragroup. A ce poste, Ngon était chargé « de l’identification, de l’analyse et des recommandations en matière d’investissements ainsi que de la gestion des évaluations des investissements, de l’exécution des transactions, du portefeuille et des sorties », indique ECP.  

« Ferdinand Ngon Kemoum apporte donc toutes les garanties de continuité et de connaissance du Groupe pour piloter une nouvelle page dans la vie d’Oragroup.», a déclaré Vincent Le Guennou (photo), Co-CEO d’Emerging Capital Partners.

Le nouveau patron du groupe basé à Lomé, hérite d’une banque dont les principaux indicateurs sont au vert. En avril, Oragroup fait la plus grosse introduction sur la BRVM, sur fond de perspectives positives. Les performances de ces dernières années seront confirmées le vendredi 17 mai, notamment, avec un PNB et un résultat net respectivement en hausse de 17% et 36% à 221 millions de dollars et 51,9 millions de dollars, au terme de l’exercice 2018. Le total bilan du groupe a crû de  21% à 3,7 milliards de dollars, soutenu par des dépôts de la clientèle et des crédits à l’économie respectivement en hausse de 24% et 16% à 1 462 milliards de francs CFA et 1 255 milliards de francs CFA.

C’est un « homme d’expérience qui prend la tête d’orabank », affirme un expert du secteur bancaire togolais.

Avant de rejoindre ECP, Ferdinand Ngon Kemoum était directeur général de Framlington Asset Management Central Africa. Il a également occupé plusieurs postes chez LOITA Capital Partners International, une banque d’investissement spécialisée basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, chez Amity Bank Cameroon, Banque Méridien Biao Cameroon, Meridien Bank Cameroon et Afriland First Bank (anciennement Caisse Centrale d’épargne et d’Investissement).

Ngon qui a été également PDG de la Banque Continentale Africaine (BACAR) à Kigali, au Rwanda, a siégé au conseil d’administration de nombreuses sociétés africaines, notamment des banques et des compagnies d’assurance.

Source:Togofirst

Bataka lance la saison 2019-2020 de la production cotonnière

Le début de la campagne nationale de production cotonnière pour la saison 2019-2020 se précise bien avec lancement officiel du ministre en charge de l’agriculture, Noel Koutéra Bataka ce jeudi 23 mai 2019 à Kara.

C’est le Palais des Congrès de la ville de Kara qui accueille les cérémonie de lancement. L’événement sera l’occasion pour les principaux acteurs de la filière cotonnière de faire le point sur les dispositifs à mettre en place pour accompagner la transformation de la filière et améliorer les performances durant cette nouvelle campagne à venir.

La production de la campagne dernière était évaluée à 117 000 tonnes. Des chiffres qui devraient s’améliorer lors de cette campagne. Le département américain de l’agriculture anticipe en effet pour 2019-2020, une production de 152 000 tonnes pour le Togo, soit une hausse de plus de 18% par rapport à la campagne dernière.

Eau potable grâce à l’énergie solaire dans les savanes

Les habitants de la région des savanes seront bientôt sauvé des problèmes d’eaux à répétition. Il s’agit des habitants des villages de Nadiégou, Polougou, Kankangbane et Djalière, dans les préfectures de Tône et de Tandjoaré, devraient bientôt bénéficier d’un approvisionnement en eau potable via une prouesse technique basée sur le solaire.

Le ministère de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise vient en effet d’attribuer le marché d’approvisionnement à un groupement composé de deux entreprises spécialisées dans le domaine, Vergnet Hydro et ECM.

Le projet estimé à 194 millions Fcfa, s’inscrit dans le cadre du projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural dans la région des savanes (PASSCO), financé par l’Agence française de développement (AFD).

Il consistera à installer des systèmes d’adduction d’eau potable solaires, dans ces localités situées sur des zones particulièrement escarpées. « Les forages sont très profonds. Les pompes seront installées entre 165 et 220 mètres de profondeur », a indiqué l’un des responsables de Vergnet Hydro.

La mise en place de ces nouveaux équipements va en outre « réduire significativement la fracture territoriale dans ces villages tout en les soulageant des nombreuses peines auxquelles ils sont confrontés », précise-t-on du côté d’ECM.

L’ensemble des équipements devrait être installé et fonctionnel en septembre 2019.

Union Africaine: le Togo va bientôt présider le Conseil de paix et de sécurité

Le Togo prendra en juillet prochain , la présidence du Conseil de Paix et de Sécurité à l’issue du sommet  des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine au Niger . L’ Ambassadeur du Togo en Ethiopie et auprès de l’Union africaine (UA) ,  Sébadé Toba a eu un entretien Ce Jeudi avec  Smail Chergui, commissaire chargé de la paix et de la sécurité de l’Union africaine.   Les échanges ont justement porté sur l’agenda du Togo une fois à la tête du CPS en juillet et  les défis sécuritaires actuels du continent.

Le Togo a toujours été engagé auprès des Nations Unies et de l’Union africaine dans les opérations de maintien de la paix en Afrique et ailleurs. Plusieurs contingents togolais des forces de défense et de sécurité sont dans les zones de conflits armés sur le continent. Lors de son passage en 2018   à la présidence du CPS, le Togo a déroulé   plusieurs rencontres et déplacements  l’examen de la situation en RDC, une rencontre avec le Secrétaire Général des Nations Unies à Addis Abeba, une rencontre conjointe entre le CPS de l’UA et le Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York et un déplacement  en  Guinée Bissau

souirce : 24heurinfo

Huawei exclu du marché américain : le point sur la situation

Huawei a de quoi faire grise mine : depuis la fin de la semaine dernière les mauvaises nouvelles s’enchainent. La firme est directement visée par un décret qui, s’il ne la vise pas nommément, aboutit à l’exclusion totale de Huawei du marché américain. En conséquence, dès lundi, on apprenait que Google lui retirait sa licence Android – les trois plus gros fondeurs américains (Intel, Qualcomm et Broadcom) ont également exclu Huawei de leur carnet de commande. Certaines entreprises européennes seraient également sur le point de lui emboiter le pas. Voici tout ce que l’on sait. 

Les hostilités entre le gouvernement américain et Huawei ont pris un nouveau tournant à la fin de la semaine du 13 mai, lorsque Donald Trump a déclaré l’urgence nationale pour bannir Huawei – le président des Etats-Unis a en effet signé un décret interdisant aux entreprises de télécommunication américaines de se fournir auprès d’entités étrangères jugées à risque. Le décret en question ne nomme ni la Chine, ni Huawei – mais ce texte doit permettre aux Etats-Unis de prendre des mesures contre les « actes malveillants favorisés par Internet, dont l’espionnage économique et industriel ». En fait, Trump veut surtout s’assurer que la Chine ne devienne pas numéro 1 mondial sous sa présidence.

Huawei banni du marché américain et d’Android : un « adversaire étranger », selon les USA

La Maison Blanche estime que cette urgence nationale se justifie car des « adversaires étrangers exploitent de façon croissante des vulnérabilités dans les services et les infrastructures technologiques de l’information et de la communication aux Etats-Unis ». Les projets d’expansion américaine de Huawei étaient pourtant déjà abandonnés depuis plusieurs mois. Mais ce nouveau décret empêche définitivement tout espoir que la situation ne s’améliore à court ou à moyen terme. Huawei, dénonçait alors des « restrictions déraisonnables qui empiéteront sur les droits de Huawei ».

On apprenait également que le département du Commerce a ajouté mercredi 19 mai Huawei à une liste noire d’entreprises étrangères pour lesquelles les entreprises américaines doivent obtenir obligatoirement une autorisation du gouvernement fédéral si elles veulent avoir le droit de nouer des relations commerciales. C’est la combinaison de ces deux annonces qui a provoqué les premières ruptures de relations commerciales officielles avec Huawei.

Huawei n’aura plus de licence Android en août

Ainsi lundi, on apprenait que Google retirait officiellement sa licence Android à la firme ainsi qu’à sa filiale Honor. Ce que cela implique, c’est que la firme aura un accès moins aisé aux mises à jour de sécurité et aux nouvelles versions d’Android. Mais surtout, ses smartphones ne pourront plus désormais utiliser Google Play et plus largement toutes les applications de la suite Google (Google Maps, Google Photos, etc).

Néanmoins, aussi bien Huawei que Google ont assuré que rien ne changerait pour les smartphones déjà sur le marché – aussi bien dans les mains des clients qu’en stock. Ces derniers continueront par ailleurs de recevoir des mises à jour. Les vraies conséquences de cette annonce n’interviendront donc que sur la prochaine génération de smartphones Huawei et Honor. Quelques heures après l’annonce, on apprenait que Huawei récupèrait sa licence Android pour 90 jours, le Département du Commerce américain lui accordant un peu de répit pour mettre à jour ses smartphones déjà sortis.

Le fondateur et PDG de Huawei Ren Zhengfei estime néanmoins dans une interview que ce délai est inutileau vu des mesures prophylactiques prises par la firme depuis de nombreux mois. Dans une autre interview, on apprend que Huawei discute avec Google pour tenter de trouver une solution juridique pour faire annuler le décret présidentiel et sa mise sur la liste des entités à risques. La firme est d’ailleurs en train d’accélérer le développement de son système d’exploitation maison, baptisé HongMeng OS.

ARM décide de couper les ponts avec Huawei et Kirin : coup fatal ?

Comme si cela ne suffisait pas, une deuxième très mauvaise nouvelle vient de tomber : Huawei et HiSilicon viennent de perdre leur droit de créer des SoC Kirin ARM. La holding, filiale de SoftBank, estime que ses technologies reposent sur des éléments américains, et qu’elle doit se plier au nouvelles régulations (si elle veut conserver son accès illimité au marché américain).

Les implications sont potentiellement beaucoup plus graves que celles de la perte de la licence Android. Il ne sera en effet pas possible d’adapter quelque chose d’existant – Huawei sera forcé de développer ses propres technologies sur silicium (ce qui est très long et couteux) pour avoir accès aux marchés sur lesquels il sera, donc, en compétition avec des appareils sous ARM. On ne sait pas encore comment Huawei pourra surmonter cela.

D’autres entreprises partout dans le monde coupent les ponts avec Huawei

Outre les entreprises américaines et ARM, certaines entreprises européennes comme ST Microelectronics ou Infineon pourraient elles aussi rayer Huawei de leur carnet de commandes. Soit ces dernières ont un filiale aux Etats-Unis, ou ont besoin d’un accès aux composants américains et se sentent donc obligées de respecter le décret hors des frontières américaines. La firme japonaise Panasonic a ainsi décidé de ne plus fournir de composants à Huawei. L’interdiction formulée par Donald Trump concerne en effet tous les produits constitués d’au moins 25% ou plus de technologies ou de matériaux en provenance des Etats-Unis.

Pour l’instant, au total, il y a eu finalement peu assez peu d’annonces sur la liste des entreprises qui ne noueront plus de liens avec Huawei. Mais elle devrait sans doute beaucoup s’allonger au cours des prochains jours. Des opérateurs comme Vodafone ou EE ont déjà annoncé leur intention de ne pas vendre les smartphones 5G de Huawei.

Relevons également que que les malheurs de Huawei pourraient avoir de grandes conséquences pour le développement de la 5G. Nokia et Ericsson en particulier verraient l’exclusion de Huawei comme une opportunité sur le long terme. Nokia a ainsi annoncé remplir rapidement son carnet de commandes depuis le mois d’avril.

Huawei et ses fournisseurs américains : une dépendance à géométrie variable

Huawei est dans une situation compliquée. Du point de vue matériel, la firme s’appuie en apparence sur une expertise poussée dans de nombreux domaines. Elle dépend relativement peu de Qualcomm, par exemple, grâce à son fondeur HiSilicon qui fabrique les SoC Kirin que l’on trouve dans les smartphones Huawei et Honor. Or les technologies sous-jacentes de ses SoC Kirin sont en réalité basées sur une des licences ARM. De plus, Huawei a tout de même besoin de puces fabriquées par Broadcom, ou des processeurs et chipsets Intel utilisés dans ses ordinateurs comme le MateBook X Pro.

Or ces trois fournisseurs vont vraisemblablement lui tourner le dos. D’autres firmes américaines, dont Microsoft, devraient logiquement faire comme Google avec Android – et dans le cas de la firme de Redmont, ce que cela signifie, c’est potentiellement une interdiction de vendre des licences Windows à Huawei, par exemple. Or Huawei craignait cette éventualité depuis un certains temps et s’y préparait.

Huawei avait commencé à se préparer à cette éventualité

D’abord en achetant plusieurs mois en amont un stock de puces Qualcomm, Broadcom et Intel pour couvrir ses besoins immédiats. Huawei assure ainsi avoir assez de stock de composants américains pour tenir toute l’année. Ensuite, en développant ses propres alternatives. On sait que la marque travaille ainsi sur un OS alternatif à Android et à Windows – sans plus de détails pour le moment. D’un côté, l’émergence d’un OS chinois capable de concurrencer Android semble une nécessité absolue dans le contexte de la guerre commerciale Etats-Unis – Chine.

De l’autre, on sait que lancer un OS ne suffit pas à assurer sa popularité. En témoigne le marché aujourd’hui complètement dominé par l’écosystème Android et iOS. Or il y a peut-être aussi une voie intermédiaire : une adaptation d’Android à la sauce Huawei. Ou plutôt un Android sans Google où Huawei remplacerait toutes les applications G Suite par ses propres solutions. Si ces dernières sont suffisamment abouties et tiennent la comparaison, alors Huawei peut espérer également récupérer les revenus autrefois générés par les applications de Google sur ses smartphones. Dans le même ordre d’idée, Huawei a aussi mis au point une alternative au Google Play Store, App Gallery.

Enfin, même si cela ne semble pas ces derniers temps à l’ordre du jour, il reste tout à fait possible que les tensions entre Washington et Pékin finissent par s’apaiser, et les restrictions visant Huawei levées – et que la situation redevienne ainsi business as usual. Ce qui serait, au final, la meilleure chose, car à ce rythme, il n’est pas assuré que Huawei pourra longtemps encaisser ces chocs répétés.

Sans surprise, ce décret a provoqué un vent de panique chez les consommateurs. Dans les heures après l’annonce, ils sont nombreux à avoir annulé leur commande d’un smartphone Huawei sur Amazon. D’autres ont même préféré revendre leur smartphone actuel sur un site de reprise.

Huawei s’estime victime de « harcèlement »

Réagissant aux défections de fournisseurs en chaine depuis le début de la semaine, le responsable Huawei Europe Abraham Liu estime dans une interview que les actions américaines et leurs conséquences constituent un véritable harcèlement. Il explique que la firme n’en veut pas à Google pour lui avoir retiré sa licence Android, et révèle au contraire travailler de près avec la firme pour trouver des solutions. Selon lui, les actions américaines contreviennent à l’ordre libéral fondé sur le droit (que les Etats-Unis ont paradoxalement contribué à installer…).

Xi Jinping, le président de la République Populaire de Chine a également réagi dans une adresse aux peuples chinois depuis la province de Jiangxi, berceau du communisme. Sans nommer à aucun moment Huawei ni les Etats-Unis, il appelle les chinois à se préparer à des « temps difficiles » à cause du contexte international.

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