Accueil Blog Page 846

Obassandjo et Rowlings interpellent Faure Gnassingbé

0

Le regain de tensions politiques au Togo ont décidé deux anciens chefs d’Etats de la sous-région ouest-africaine à réagir. Il s’agit du ghanéen Jerry John Rowlings du Ghana et du nigérian Olusegun Obassandjo.

C’est dans une interview chez les confrères de la BBC que l’ex président nigérian, s’est prononcé sur la crise politique que traverse actuellement le Togo. Pour lui, il faut que Faure Gnassingbe fasse quelque chose par rapport à la situation actuelle. Sans détour, Obasandjo soutient que le Togo doit avoir une nouvelle constitution avec une limitation claire du mandat à exercer.

Il va plus loin, en demandant comme certains opposant togolais, au président Faure de démissionner sauf s’il a encore du nouveau pour son peuple. «Après avoir passé douze à quinze ans et jusqu’à trente, certains dirigeants africains refusent le passer le relais à quelqu’un d’autre. Mais si vous ne quittez pas le pouvoir, le pouvoir vous quittera» a -t-il déclaré.

Après lui c’est Jerry John Rowlings du Ghana qui demande à Faure Gnassingbe de faire tout ce qui est possible pour que le respect des protestations pacifiques soit respectées Togo. « Les menaces récentes de la guerre civile ne sont pas surprenantes. Cependant, la posture intimidante de ces commentaires montre clairement la pertinence de la nécessité d’éviter une escalade au-delà de ce point. La guerre civile ne peut jamais apporter de gains aux gens ou au gouvernement. Ainsi “respectons les protestations pacifiques au Togo »” a-til déclaré.

L’avant projet de loi adopté par le gouvernement et envoyé au parlement est-il la réponse de Faure Gnassingbé, lui-même président en exercice de la CEDEAO à ces deux leaders ?

 

Masamaesso Assih prend les commandes de la finance inclusive

0

Le gouvernement du Togo a un nouveau membre. Par décret présidentiel pris mardi, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a porté au poste de secrétaire d’Etat auprès de la présidence de la République, chargé de la finance inclusive et du secteur informel, Mazamaesso Assih.

La cérémonie de passation de service a eu lieu le même jour, entre la trop chargée ministre du développement à la base, Victoire Tomegah Dogbé qui se voit retirer la responsablité de la finance inclusive et  Mme Assih.

« Je mesure le poids de la charge qui m’a été confiée et le défi que nous devons ensemble relever pour le bien-être de nos populations. » a assuré la nouvelle secrétaire d’Etat avant d’ajouter : « Avec l’équipe du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) et maintenant le secteur informel qui se joint à nous, nous ferons le mieux pour répondre aux attentes et aspirations des populations rurales et essayer de contribuer au développement social et économique attendu via ces deux instruments par le chef de l’Etat ».

On sait très peu de choses de la nouvelle secrétaire d’état, reconnue pour sa discrétion et son efficacité. Débauchée deux ans plus tôt dans un cabinet conseil en occident, pour s’occuper de la cellule assurance du Fonds National de la Finance Inclusive, Mme Assih aura la lourde tache de remettre d’aplomb, le programme de la finance inclusive qui couvre aujourd’hui plus de 800.000 Togolais et de réussir à réorganiser le secteur informel qui emploie 70% de la population active togolaise.

Le sommet Israël-Afrique reporté

0

Prévu pour se tenir du 23 au 27 Octobre prochain à Lomé, le sommet Afrique-Israël est reporté à une date ultérieure.

Ce report est-il dû aux tensions politiques actuelles au Togo, pays d’accueil du sommet ? Difficile de répondre à cette interrogation pour le moment. Seule certitude, selon les informations qui sont parvenues à la rédaction d’Elite d’Afrique, ce report va permettre d’optimiser les préparations et d’assurer la réussite de ce sommet.

Et surtout de donner l’occasion à Israël de promouvoir des consultations en Afrique ainsi des forums régionaux africains pour garantir le plein succès du sommet.

Une décision  tant souhaité par les premiers responsables de l’Etat israélien et ceux du pays d’organisateur, que le chef de l’Etat s’est empressé de saluer.

En rappel, le sommet Israël Afrique permettra aux Etats d’Afrique et à Israël d’unifier leurs efforts face à la menace contre la paix et la sécurité qui fragilise la stabilité et retarde le développement du continent.

Le CAR appelle à la mobilisation et interpelle le Chef de l’Etat

0

Dans un communiqué en date du 3 septembre 2017, le parti du « bélier noir » fait un appel à la population togolaise pour une mobilisation massive à la marche du regroupement des partis d’opposition projetée sur les 6 et 7 septembre 2017 sur toute l’étendue du territoire national. Si le parti de Maître Yawovi AGBOYIBO est resté jusque-là en marge des initiatives prises par le PNP, CAP 2015, Groupe des six, c’était une ultime occasion pour lui de sortir de son silence.

Maître Yawovi AGBOYIBO « appelle les militants, sympathisants ‘’de son parti’’ (ndl) et toute la population togolaise à participer massivement aux marches que l’opposition projette sur les 6 et 7 septembre 2017 ». Cette prise de position montre l’adhésion du Comité d’Action pour le Renouveau aux revendications du PNP car ses motivations sont libellées en des termes clairs dans le même communiqué. En effet, le CAR « interpelle le chef de l’Etat à prendre les dispositions nécessaires pour le rétablissement de la constitution de 1992 et pour la mise en œuvre des reformes prescrites par l’APG ». À quelques exceptions près, ce sont les mêmes revendications qui ont fait déferler dans les principales villes du Togo, la vague rouge du PNP le 19 août dernier.

De mémoire de Togolais, il faut remonter à des décennies pour observer cette entente entre les partis d’opposition pour une lutte commune. En effet, après les éphémères regroupements de partis d’opposition et d’OSC des années 1990, au rang desquels le COD2, l’opposition togolaise s’est depuis transformée en un champ de batailles intestines et de guéguerres où division, mésentente, trahison et injures sont devenus un cheval de bataille. Union de circonstance ou union sacrée, l’avenir nous le dira.

Pour Gilbert BAWARA, Ministre de la fonction publique lors d’un numéro de l’émission LE GRAND DEBAT sur Africa N° 1, ces regroupements sont les « combines et les arrangements de circonstances qui voleront aux éclats à la première occasion ».

Le courage constitutionnel et citoyen des juges kenyans

0

A travers la réponse à trois questions, les juges de la cour suprême du Kenya viennent d’invalider les résultats de l’élection présidentielle du 08 août dernier. Ces juges ont déclaré contraire aux dispositions de la constitution, la réélection de Uhuru Kenyatta.

Kenyatta avait été déclaré vainqueur avec 1,4 million de voix d’écart et 54,27 % des suffrages contre 44,74 % pour Raila Odinga. S’en est suivi une contestation violemment réprimée par la police et le dépôt d’un recours à la cour suprême par le regroupement de l’opposition.

Si maints observateurs et analystes prédisaient une décision en faveur de Uhuru Kenyatta, la cour suprême a, contre toute attente, invalidé ce 1er septembre 2017 l’élection présidentielle du 08 août dernier. Une décision qui fera date dans les annales de l’histoire politique du continent si on sait que c’est une première.

Courages constitutionnel et citoyen, tel est le qualificatif qui pourra au mieux qualifier ce geste des derniers remparts de la constitution kényane ce vendredi de l’Aïd-El-Kébir où furent immolés sur l’autel de la République, fraude électorale, corruption d’électeurs et trucage des résultats.

En effet, le regroupement de l’opposition kényane autour du candidat commun Raïla Odinga, l’éternel perdant, avait crié fraudes électorales et dénoncés des irrégularités constatées au cours de la période préélectorale, électorale et postélectorale. La proclamation de la victoire de Uhuru Kényatta et la contestation qui s’en est suivie avaient des dégâts matériels et de pertes en vies humaines dont le décompte dépend du bord politique.

Faisant preuve d’une maturité politique, le déclaré perdant, a saisi la cour suprême malgré sa précédente déception auprès de la même cour. L’invalidation de l’élection du président sortant par la cour suprême kényane est un signal fort lancé à ses institutions sœurs de l’Afrique surtout subsaharienne où dans nombre de pays, élections présidentielles riment avec fraudes électorales, bastonnade de contestataires et boucheries partisanes. Pour le juge en chef de la cour suprême kényane, David Maraga, « La grandeur d’une nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu ».

Le Président déclaré par la commission électorale respecte la décision de la cour constitutionnelle malgré qu’il soit en désaccord avec celle-ci. De nouvelles élections présidentielles sont à organiser dans les 60 prochains jours mais pour l’heure, les Kényans et l’Afrique toute entière attendent avec impatience les détails de la décision de la cour suprême.

A Kpalimé, la réinsertion est une priorité

D’une capacité d’accueil de 161 détenus, la nouvelle prison civile de Kpalimé d’une superficie de deux hectares est opérationnelle depuis le 30 août 2016.

Un an après, le centre accueille un peu plus de 250 détenus des  juridictions de Kpalimé, Danyi, Agou, et Kevé.

Construit dans le souci de moderniser la justice pour que les ayant-droits soient dans un cadre approprié, ce nouvel endroit pénitentiaire répond aux critères internationaux. Il abrite également un lieu de réinsertion sociale.

La construction de la bâtisse a bénéficié d’un financement de l’Union européenne pour 1,2 milliard de francs CFA.

Mais qui est donc Tikpi Atchadam ?

Qui est Tikpi Atchadam, ce tribun qui a réussi à fédérer l’opposition togolaise autour de lui et à mobiliser les togolais au point de donner l’insomnie au pouvoir de Lomé ? Eléments de réponse !

L’homme est aujourd’hui la coqueluche des medias et le visage de la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé. Après plusieurs meetings à l’intérieur du pays notamment ceux très réussi de Sokodé le 13 mai et de Lomé le 02 juillet, puis la forte mobilisation de ses militants du 19 août dernier, pour la grande marche synchronisée dans cinq villes du pays et dans la diaspora, du jamais vu au Togo,  Tikpi Atchadam se positionne de plus en plus dans l’opinion togolaise comme l’homme politique du moment. Précis et cohérent dans son discours, celui qui a fait de son cheval de bataille le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora, vient de loin.

 

Ambitieux

Juriste de formation, Tikpi Salif Atchadam, est né le 31 décembre 1967 à Kparatao, petite bougarde à 7km de Sokodé dans la préfecture de Tchaoudjo.

S’il débute sa carrière dans le secteur privé, le jeune juriste, très ambitieux va vite faire son entrée la fonction publique en rejoignant dès 1995  le secrétariat général de la préfecture de Tchaoudjo puis, un an plus tard, le ministère de la Justice et des Droits de l’homme où il sera employé jusqu’à 2006.

Le leader du PNP a été membre entre 2000 et 2002 de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) où il était secrétaire du bureau d’âge et rapporteur de la Commission chargée de la communication en tant que représentant de la société civile.

Le fils du Tchaoudjo, est aussi,  membre de plusieurs associations de la société civile aussi bien à caractère politique que social  ou encore humanitaire. Il est depuis 2004 le Médiateur National de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA).

Pour étoffer son parcours, en plus de Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en Droit privé fondamental, Me Tchikpi Atchadam est également  Doctorant en Anthropologie et Etudes africaines. Entre autres domaines de qualification, il est en Gouvernance, Gestion et évaluation de projets et Droits humains.Il s’est formé aussi en Programmation basée sur les droits (PBD), le Plaidoyer en vue du changement de politiques et l’Intégration, suivi-évaluation du Genre dans les politiques sectorielles.

Ayant toujours eu pour idole Tavio AMORIN, qui mourut trop tôt, Atchadam rejoint le PDR de Zarifou Ayeva, où il est notamment responsable de la jeunesse. Mais dans le sang qui coule dans les veines de ce mari et père de trois enfants, est panafricaniste. Sa conviction est que l’avenir de l’Afrique est dans la mutualisation de ses ressources.

 

Ascension éclair

A son lancement le 30 novembre 2014, personne ne vendait cher la peau du Parti National Panafricain (PNP). D’ailleurs pour beaucoup d’observateurs, la naissance du parti à l’emblème cheval est un non événement dans un pays, qui compte près de 120 partis politiques.

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, le PNP et son leader ne se présentent pas aux élections l’année suivante, en 2015, mais le parti se fait remarquer en rejoignant le regroupement des partis appelé le “Front Tchoboué” crée pour contraindre le pouvoir à faire les reformes avant l’élection présidentielle de 2015.

Mais pour Tikpi Atchadam, il faut travailler bien travailler, ainsi depuis que le front Tchoboué a pris fin, le leader du PNP ne cesse jamais de multiplier les actions sur le terrain. C’est ce qui explique la forte mobilisation à ses meetings et à ses marches. Tout simplement parce que TIKPI ATCHADAM a vite su établir un climat politique propice aux communautés de base surtout dans la région centrale. Car il faut mobiliser les siens d’abord avant de se lancer dans d’autres communautés ethniques, explique son entourage.

Le PNP a su vite mettre place les antennes régionales et préfectorales pour les bonnes postures pour les échéances électorales à venir notamment les législatives de 2018.

 

Menacé de mort ?

Selon l’entourage du président du PNP, le leader de la contestation au Togo est actuellement menacé de mort. Le président lui-même a confirmé les menaces de mort sur plusieurs medias internationaux. Il est vrai qu’il n’est pas exclu que Atchadam Tikpi soit dans le viseur de la justice togolaise et du pouvoir de Lomé, qui pourrait profiter de la justice pour museler Atchadam Tikpi et anéantir la mobilisation qu’il soulève.

D’ailleurs le secrétaire général de son parti a été arrêté et condamné lors d’un procès sommaire à 18 mois de prison pour rébellion.

Actuellement où se trouve le Leader du PNP après les manifestations du 19 Août ? Question légitime que se pose les populations du Togo, quand on sait que Atchadam tikpi n’est plus apparu dans les publiquement depuis le 19 aout dernier. C’est pour des raisons évidentes de sécurité, commente une source proche du parti.

“Je suis dans un endroit sûr, je me suis fait un peu discret.je suis parti pour le moment.” a déclaré le leader du PNP aux confrères de TV5Monde.

Une discrétion qui n’empêche pas Atchadam d’être présent dans les medias et sur les réseaux sociaux, à travers interviews et messages audio savamment millimétrés. Car le leader du PNP et son entourage l’ont compris, aucune lutte politique moderne ne peut se faire sans l’utilisation optimale des medias sociaux.

Soutien à la lutte contre la corruption

0

L’Union Européenne vient de décaisser 500 000 euros  pour soutenir les efforts du Togo dans la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

L’Union Européenne (UE) vient une fois encore de prouver son attachement à la promotion de la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption à travers le financement d’un projet destiné à promouvoir la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption pour un montant de 500 000 Euros.

Ce financement permettra de renforcer les capacités de 50 organisations de la société civile et d’informer quatre millions de Togolais sur les mécanismes de lutte contre l’impunité au Togo sous la direction exécutive de l’Alliance nationale des consommateurs et de l’environnement (ANCE).

Une initiative qui bénéficie de l’appui technique de Transparency International, de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), de l’Office Togolais des Recettes(OTR) et de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption.

La volonté des autorités de disposer d’un cadre légal de lutte contre la corruption à été saluée par le représentant Nicolas BERLANGA-MARTINEZ  » L’appui renforcé de l UE et des autres partenaires techniques et financier pour renforcer la gestion des finances publiques y compris la passation de marché et la lutte contre la corruption, se justifie par les avancées réalisées par le gouvernement » a affirmé le diplomate en circonstance.

Les réformes : au plus vite !

0

La tournée nationale entamée par la Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles est presque à sa fin. Presque parce que la structure présidée par Awa Nana-Daboya qui n’a pas encore tenue les séances dans les préfectures d’Agoè-Nyivé, du Golfe et des Lacs, suspend la tournée pour accélérer l’élaboration du texte des réformes.

Dans un communiqué publié lundi, la Commission indique qu’elle a recueilli l’essentiel des préoccupations profondes des togolais sur les réformes à opérer au Togo. « A cet effet et dans le but d’accélérer son travail pour répondre au besoin de plus en plus pressant du peuple de voir ces réformes intervenir, la Commission des réformes a décidé de reporter les rencontres prévues pour ce lundi 28 août et mardi 29 août 2017 respectivement dans les préfectures des Lacs, du Golfe et d’Agoè-Nyivé », écrit Awa Nana-Daboya.

La sortie de la Commission des réformes vient corroborer ce qu’a déclaré tôt lundi matin par le ministre Gilbert Bawara qui affirmait que le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé allait accélérer le processus des réformes pour répondre aux attentes du peuple togolais.

Alors que le rapport final de la Commission était prévu pour être transmis d’ici le mois d’octobre, des informations indiquent que la procédure se fera en urgence. Et tous les regards sont désormais tournés vers les bureaux de la Commission.

 

Réformer en profondeur

En juillet 2016, au cours de l’atelier national de réflexion et d’échanges sur les Réformes institutionnelles et politiques organisé par le gouvernement et qui ont vu la participation de plusieurs acteurs issus de différents secteurs, les échanges ont porté sur différents thèmes. « De la démocratie et de la gouvernance locale », « la République de demain face aux enjeux et défis » ou encore « les enjeux et défis de la mise en œuvre des réformes dans le processus de réconciliation nationale et de renforcement de l’Etat de droit : emphase sur les réformes en cours ».

Les travaux de cet atelier national ont été remis au chef de l’Etat qui s’est engagé à œuvrer ardemment pour la réalisation des réformes institutionnelles et politiques. Une commission nationale de réflexion sur les réformes politiques, constitutionnelles et institutionnelles a été créée avec à sa tête Mme Awa Nana Daboya. Le 3 janvier dernier, sept personnalités ont été nommées pour aider la présidente de la commission Awa Nana Daboya à réfléchir sur les réformes. Il s’agit de l’ancien Premier ministre, Séléagodji Ahumey-Zunu, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Adji-Othèt Ayassor, le président de l’Université de Lomé, Prof Dodji Kokoroko, le Professeur Adama Kpodar, le Professeur Essohanam Batchana, du Dr David Ekoudé Ihou, de M. Afanvi Koffi Koumelio et de M. Yabré Dago.

Après une série de rencontres avec les différents acteurs notamment les acteurs de la société civile et les politiques, la commission est allée à la rencontre des populations. « Dans le cadre de ses missions, la commission a en premier lieu, rencontré les acteurs politiques, étatiques et/ ou non étatiques et les leaders d’opinion de notre pays afin de partager et recueillir leurs idées, suggestions, conseils sur les réformes envisagées. Elle a organisé le 20 juin 2017 à Lomé, une rencontre avec les leaders d’opinion que sont les membres des Comités Préfectoraux de Paix et les représentants de la Chefferie traditionnelle.», rappelle un communiqué de la présidente de la commission, qui vient d’entamer une tournée nationale. Il s’agit d’une tournée consultative qui vise à « recueillir les avis et suggestions des populations dans les différentes localités, pour nourrir la réflexion et proposer des réformes qui tiennent compte de notre histoire et reflètent les réalités et répondent aux aspirations du peuple togolais », a indiqué Mme Awa Nana.

 

Préoccupations essentielles

« La constitution n’est pas une tente dressée par les partis politiques pour les partis politiques. C’est pour tout le peuple et  c’est ce qui justifie la tenue de ces rencontres. La méthodologie adoptée est la meilleure et permettra à la fin d’avoir des réformes qui ne soient pas politiques mais globales et qui rassemblent tout le peuple», a laissé entendre le premier rapporteur de la commission, Adama Kpodar.

Dans toutes les localités où la commission est passée, le message des populations est quasiment le même. Les populations ne tarissent pas de recommandations pour la « vitalité de notre démocratie ».

Presque qu’à l’unanimité, les populations rencontrés ont souhaité la limitation de mandats à deux et la revue du mode de scrutin actuel pour qu’il passe à deux tours. Ils ont également évoqué la nécessité de créer les conditions favorables pour une alternance apaisée. Les populations ont exprimé leur volonté de vivre en paix dans la diversité ethnique et culturelle de leur milieu.

Pour les populations du grand nord, la préoccupation première est le développement de leurs localités, la création d’emploi pour les jeunes, l’amélioration des voies d’accès aux localités et un renforcement du vivre ensemble.

Les problèmes dans le système sanitaire et scolaire, dans le recrutement dans la fonction publique en général et dans l’armée en particulier, le renforcement du système judiciaire et son indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques ainsi que la caducité du système éducatif ont été abordés.

La situation des travailleurs à la retraite, la restauration de la prime de départ à la retraite, la question de la cherté des intrants agricoles et l’inéquitable répartition des richesses nationales défavorisant certaines préfectures au profit d’autres, les problème de la chefferie traditionnelle, la déconcentration des services administratifs et la redéfinition du rôle des organisations de la société civile se sont également invités au débat.

Cette option participative ne déplaît pas finalement à l’opposition, en constante contradiction. Même si pour Eric Dupuy, conseiller de l’ANC, cette tournée de la commission est une perte de temps, il conseille aux Togolais, surtout les militants du parti orange, d’aller à la rencontre de Awa Nana et sa délégation pour leur dire leur 4 vérités. “Allez à la réunion de Awa Nana pour exprimer votre pensée sur les réformes”, a-t-il recommandé. Selon lui, c’est une bonne occasion pour réitérer à ces envoyés du régime, leur vœu politique le plus cher. Celui de la mise en œuvre rapide et consensuelle des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales au Togo.

Un nouveau partenariat commercial entre les USA et l’Afrique

0

Les travaux du 16ème forum annuel de l’ AGOA (African Growth and Opportunities Act), la loi sur la croissance et les opportunités pour l’Afrique, se sont tenus dans la capitale togolaise du 08 au 10 août dernier. Une occasion pour les hauts représentants commerciaux américains de s’entretenir avec des délégations ministérielles africaines sur les voies et moyens de faire d’ AGOA un outil de stratégique pour booster la croissance en Afrique.

Plus de 1000 experts et spécialistes de haut niveau des pays d’Afrique et des Etats-Unis, ont assisté aux travaux de ce seizième forum annuel de l’AGOA qui s’est tenu à Lomé. Placé sous le thème : « Les Etats-Unis et l’Afrique : partenariat pour la prospérité à travers le commerce », ce forum est le premier sous l’ère Donald Trump, qui jusqu’ici fait rarement cas du commerce avec l’Afrique, qui aujourd’hui encore représente moins de 01% des importations des USA.

En ouvrant les travaux des premières sessions consacrés au secteur privé et à la société civile, le premier ministre togolais, Komi Selom Klassou, qui représentait le chef de l’Etat, a salué le rôle de cette loi qui constitue un important pilier de la relation commerciale entre les pays d’Afrique et les Etats-Unis. « Ces sessions constituent des cadres de discussions par excellence pour lever les goulots d’étranglement observés dans la mise en œuvre de cet accord de partenariat qu’est l’AGOA, entre les Etats-Unis d’Amérique et les pays éligibles de l’Afrique subsaharienne. » a indiqué M. Klassou avant d’appeler les responsables d’entreprises et d’organisations sociales présents au forum à faire leur la question de l’inclusion avec un accent particulier sur l’Agrobusiness.

« La question de l’inclusion est un élément clé afin de permettre aux populations, surtout celles des zones rurales, de profiter pleinement des opportunités qu’offre l’AGOA.  L’agrobusiness représente également une occasion pour la diversification des produits de qualité à l’exportation et l’accroissement de l’investissement dans les infrastructures », a déclaré le chef du gouvernement.

« Nous nourrissons l’espoir qu’à l’issue de ce forum, vous prendrez des résolutions pour un secteur privé et une société civile dynamiques et performants, permettant de renforcer et de diversifier les exportations afin de saisir les multiples opportunités qu’offrent les marchés internationaux », a relevé Mme Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé, tout en reconnaissant que les dispositions fixées par l’AGOA n’avaient pas été exploitées de façon optimale par les pays du Sud..

 

Un nouveau partenariat

Le forum de Lomé a voulu redéfinir une nouvelle approche afin de permettre aux pays éligibles à la loi, de faire du commerce un véritable levier de développement socio-économique de leurs pays.

Une approche qui doit s’inscrire dans la dynamique tridimensionnelle du forum de Lomé à savoir : « produire, transformer et commercialiser » afin d’accroitre la part des pays africains en général et en particulier ceux éligibles à la loi AGOA dans le commerce mondial.

«Le thème de ce Forum « Etats-Unis/Afrique : partenariat pour la prospérité à travers le commerce» nous encourage à examiner les actions qui nous permettrons de saisir les opportunités de l’AGOA pour être compétitif sur le marché américain et profiter des avantages pour faire augmenter les revenus à nos populations pour une Afrique prospère et épanouie » a rappelé Bernadette Legezim-Balouki.

 

Komi Selom Klassou, à l’ouverture des travaux du Forum Ministériel de Coopération Economique et Commercial Etats-Unis/Afrique a souligné le rôle de la réduction de la pauvreté par la croissance économique que joue l’AGOA. « Au regard de sa finalité qui est de réaliser les conditions d’une prospérité partagée en agissant sur les leviers de la lutte contre la pauvreté, le partenariat instauré par l’AGOA doit être sans cesse évalué, repensé et amélioré pour rester efficace » a exhorté le chef du gouvernement.

« Cette rencontre représente un important jalon pour les acteurs présents en vue de faire de la coopération un outil de prospérité partagée », a-t-il déclaré.

Les participants africains au forum de Lomé ont tenté de trouver avec leur partenaire américain, des solutions aux difficultés liées à la mise en œuvre dans leurs différents pays de cette importante loi pour le développement du commerce; Lomé a été également une occasion d’envisager le futur des relations commerciales Afrique –Etats Unis après 2025 qui marque la fin de cette coopération économique.

Le manque d’infrastructures, les lacunes institutionnelles et culturelles, etc. sont quelques-unes des causes d’une utilisation limitée de l’AGOA par les pays éligibles qui sont actuellement au nombre de 38. Ces pays doivent remplir des conditions concernant les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la protection des travailleurs.

Le forum de Lomé marque également un regain d’intérêt de Washington pour l’Afrique sur le plan commercial. Le nouveau président américain Donald Trump n’a pas montré de signes très encourageants pour le continent lors de ses premiers mois à la Maison Blanche. Il s’est jusqu’à présent concentré sur les accords de libre-échange nord-américains ou sur les accords commerciaux avec la Chine. Mais la délégation américaine de Lomé etait présidée par Robert Lighthizer, le représentant au Commerce des Etats-Unis, qui a souvent porté la voix de la maison blanche sur les questions de commerce. «Washinton a un intérêt très important pour le marché africain », a souligné M. Lighthizer.

Le forum s’est achevé sur un certain nombre de recommandations destinées à relancer la coopération économique entre les deux continents. Les responsables américains ont encouragé les Etats bénéficiaires à accélérer l’industrialisation et à réformer leurs économies en profondeur. Il a été recommandé une plus grande intégration régionale africaine grâce à des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Les pays éligibles sont invités à adopter une position commune dans leurs relations commerciales et d’investissement avec les États-Unis.

Les autorités américaines se sont engagées à étendre leur appui aux membres de l’Agoa via l’Accord de facilitation économique (AFE) de l’OMC, en particulier en faveur de ceux qui n’ont pas accès au littoral pour réduire les coûts commerciaux et faire circuler les marchandises librement d’un Etat à l’autre.

« Il y a des opportunités pour les investisseurs américains dans plusieurs secteurs, a-t-il expliqué à l’AFP. Par exemple, dans le secteur de l’énergie électrique, les opportunités sont énormes. Il y a également l’agriculture. Les structures en Afrique doivent se moderniser, d’où l’accompagnement du secteur privé américain. » a indiqué le représentant américain.

 

Le Togo grand gagnant

Le forum de Lomé a été une réussite. Tant sur le plan organisationnel que sur le plan des recommandations sorties des travaux. Une belle prise que le pays qui veut se positionner comme centre de grands rendez-vous internationaux peut accrocher à son portfolio. « Tous mes collègues venus des Etats-Unis ont été très impressionnés par la façon dont les Togolais ont organisé cette conférence. Et c’est bon pour l’image de ce pays qui a montré qu’il a toutes les capacités d’accueillir de grands sommets et forums internationaux », a confié David Gilmour, l’ambassadeur des Etats-Unis à Lomé au site RepublicofTogo.

« Les résultats auxquels nous sommes parvenus me permettent d’affirmer sans me tromper que le forum a tenu toutes ses promesses », a affirmé Bernadette Legzim-Balouki, en clôturant les travaux. Toutes les parties se sont engagées à faire de la loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique un cadre de partenariat gagnant-gagnant, a-t-elle ajouté.

Il faut dire que le Togo s’est dotée depuis belle lurette d’un plan d’action qui vise à renforcer sa capacité d’offre, à accroître et à diversifier ses exportations vers les Etats Unis. Cette stratégie a pour ambitions de faire du Togo un pays compétitif sur le marché américain en matière de commerce, contribuant ainsi de façon significative à la croissance durable de l’économie nationale.

Ce plan comprend un certain nombre d’axes majeurs comme le positionnement du secteur privé comme acteur principal, la mobilisation des investissements pour soutenir la production, la transformation et l’exportation dans les filières prioritaires retenues, la promotion du commerce équitable et la promotion des productions biologiques, notamment.

Le pays a été également honoré de décrocher un nouveau visa d’exportation vers les Etats unis, le visa textile. Annonce faite pendant le forum par le représentant américain. Ce visa textile est une bonne nouvelle à condition que le Togo développe sa production. Une bonne occasion pour le secteur privé de développer la filière locale. « C’est une bonne nouvelle pour notre pays. Il faut qu’on sensibilise maintenant nos opérateurs pour saisir cette opportunité », s’est félicité la ministre Legzim-Balouki.

Grâce à l’orientation de l’ambassade du Togo aux Etats-Unis, les opérateurs économiques togolais pourront désormais décrocher des contrats puis exporter leurs produits éligibles à l’AGOA sur le marché américain selon l’Ambassadeur Frédéric Hegbe. « L’Ambassade du Togo aux USA a une conseillère économique qui facilitera les échanges entre les opérateurs économiques togolais et américains. Avec la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Togo, nous allons sélectionner un échantillon de produits « Made in Togo » afin d’organiser périodiquement des rencontres festives de présentation du génie créateur Togolais. Naturellement, ce sera des produits éligibles à la loi AGAOA » a-t’il expliqué.

Les participants au forum de Lomé ont pris rendez vous en 2019 à Abidjan en Cote d’Ivoire qui organise la prochaine édition du forum annuel AGOA.