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La semaine sainte ou la marche vers la résurrection

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Le dimanche 09 avril 2017, les chrétiens sont entrés dans la semaine sainte pour la 1987e commémoration de la résurrection du Christ. La semaine sainte, une préparation à la rédemption et à une nouvelle vie avec le Seigneur Jésus-Christ selon les chrétiens, a des origines qui remontent aux premières années de l’Eglise.

En effet, si l’on ne peut retracer avec exactitude l’année de l’institution de la semaine sainte, il faut néanmoins retenir qu’elle fut célébrée déjà dans sa forme actuelle depuis le IIIe après Jésus-Christ. Selon l’époque et l’espace géographique, elle fut désignée, La Grande Semaine, La Semaine peineuse ou pénible, La Semaine d’Indulgence, etc. Selon Jean Chrysostome, cette semaine est particulière : « Non pas, qu’elle ait plus de jours que les autres, ou que les jours y soient composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la grandeur des mystères que l’on y célèbre. »

La semaine sainte est constituée de deux parties majeures. La premières va du dimanche des rameaux au mercredi saint. Hormis la célébration des rameaux, elle n’est marquée de célébration liturgique particulière. Mais la deuxième partie est constituée du Jeudi Saint (la Sainte Cène), du Vendredi Saint (Chemin de Croix et Crucifixion du Christ) et le Samedi Saint (La Descente aux enfers). Cette dernière célébration prend fin avec la résurrection du Christ à minuit.

Au Togo, la semaine sainte 2017, a débuté par la célébration de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem connu sous le nom de Dimanche des rameaux ce 9 avril 2017. Le Samedi de Lazare, veille du dimanche des rameaux, mettant fin au carême, fut marqué par la confession pascale et l’achat des rameaux sur plusieurs paroisses. Au-delà de la liturgie, il donna lieu au commerce de rameaux et d’objet de piété surtout à Lomé et dans les villes du Togo.

Rapport sur développement humain du PNUD 2016: le Togo perd 4 places

Le 21 mars 2017, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a sorti son rapport annuel sur l’état du développement humain dans le monde. Le Togo, classé 166e sur 188 pays en 2016, perd 4 places sur le classement de 2015. Cette tendance baissière confirme le recul constaté depuis le début de quinquennat où le Togo est passé de la 139e en 2010 à la 162e place en 2015.

Réalisé par le Bureau du Rapport sur le développement humain (BRDH), le rapport fait un diagnostic du développement humain dans le monde, retrace les défis auxquels le monde est confronté et fait des recommandations. Il se base sur l’espérance de vie à la naissance, la durée moyenne de scolarisation et le revenu national brut par habitant.

Ce recul amène à questionner l’importance des différentes politiques de développement socioéconomique du Togo. La réponse n’est pas si évidente, mais l’on tend à accorder du crédit à Nicolàs Berlanga Martinez quand il évoqua le risque d’utilisation de l’EMERGENCE comme alibi pour renvoyer à un futur imprécis, les problèmes pressants.

Les plans de développement du Togo sont légions. Les plans quinquennaux, qui placèrent le pays sous perfusion financière du FMI/BM à l’horizon 1985, en lieu et place du développement auto-entretenu, les PAS, les différentes politiques de lutte contre la pauvreté, les DSRP, le plan SCAPE, etc. en sont des exemples vivants. Mais les résultats mitigés des initiatives ont poussé le Togo  a mobilisé tout l’appareil étatique pour être éligible à l’initiative PPTE en 2010.

C’est le lieu d’interpeller, les forces vives du Togo à contribuer par leurs réflexions à la réussite de la nouvelle orientation de la politique économique du pays, la Vision Togo 2030 et les gouvernants à être ouverts aux critiques, véritables levier de la réussite de la Vision Togo 2030.

Hamad Bin Abdulaziz AL-KAWARI: «Mon ambition est d’être au service de l’humanité»

 

Il est candidat au poste  de  directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO)  et compte parmi les favoris de cette élection  qui se déroulera  au cours du dernier trimestre de l’année. Reçu le 04 mars dernier à Lomé par le Premier Ministre Komi KLASSOU, Hamad Bin Abdulaziz AL-KAWARI, en campagne dans la zone Afrique, est venu solliciter le soutien  des autorités togolaises. Dans un entretien exclusif  qu’il a accordé au confrère FOCUS INFOS à l’issue de l’audience, il trace les grandes lignes de son projet. Celui qui se définit comme « un citoyen du monde » met en avant son riche parcours diplomatique ainsi que  son expérience établie au sein du système des Nations Unies,  promet un nouvel élan s’il est élu. Lecture !

 

Dans quel cadre s’inscrit votre séjour au Togo ?

Dans quelques mois, notre grande organisation qu’est l’UNESCO élira son directeur général. Candidat soutenu par mon pays le Qatar pour ce poste, j’effectue une tournée à travers le monde, afin de rencontrer les  dirigeants et présenter mon ambitieux projet de relance de notre maison commune.

Mon séjour dans votre beau pays s’inscrit dans ce cadre. Je voudrais exprimer  ma profonde gratitude aux plus hautes autorités du Togo, notamment le Chef de l’Etat, un homme de vision, qui est en train de transformer le visage de son pays à travers une série de réformes. J’en profite également pour saluer la réussite du dernier sommet sur la Sécurité maritime, signe de l’engagement du Togo dans les grandes causes mondiales.

Nos remerciements vont par ailleurs au Premier Ministre, qui a fait preuve de disponibilité et d’un esprit d’écoute qui nous réconforte. Vous savez, nos deux pays entretiennent de cordiales relations, à travers les différentes organisations dans lesquelles ils siègent. Dans ce contexte, s’effectuent des échanges de vote. Je suis venu à Lomé solliciter le soutien du Togo. Ma délégation et moi repartons avec beaucoup de satisfaction.

 

Qu’est-ce qui motive votre candidature à l’UNESCO ?

L’UNESCO  est une organisation importante : elle est la conscience de l’humanité. Depuis sa création il y a soixante-dix ans,  le monde a beaucoup évolué. Il a  changé peut-être encore plus rapidement depuis le début du XXIè siècle. Cette brutale accélération de l’Histoire abolit les distances et rétrécit la planète. Le besoin de multicultularisme redevient une évidence, tout comme la protection légitime des identités. .

 

Des millions de jeunes, de femmes, et de personnes qui souffrent sur terre perdent graduellement l’espoir en raison de conditions d’existence déplorables à tous les égards. Il en résulte un élargissement des zones de tension et une multiplication des conflits internes et externes. L’ombre de ces malheurs ne cesse de s’étendre avec des conséquences souvent tragiques : migrations massives, enfermement identitaire, et poussée du fanatisme et du terrorisme.

Nous nous retrouvons face à une crise de valeurs qui menace le monde entier.

Dans ce contexte, je suis convaincu que nous devrons nous armer des idéaux et de l’éthique de l’UNESCO basés sur les principes partagés de dignité humaine, de justice sociale et de respect mutuel entre les nations. C’est ce projet  que je porte. Aujourd’ hui, l’Humanité a un besoin urgent de ce système de valeurs et de l’expertise accumulée le long des années par cette organisation.

Nous avons donc l’intention de nous hâter de relancer les initiatives de l’UNESCO, tirant profit des succès achevés et des alternatives que nous proposent les hommes de science, les intellectuels et les chercheurs de divers horizons. Moi qui ai eu la chance d’avoir un parcours professionnel très riche, en ayant été ministre, diplomate et homme d’affaires, je n’ai en réalité qu’une seule ambition à travers ma candidature : rendre au monde ce qu’il m’a offert, être au service de l’humanité.  C’est pour cela que je propose un nouvel élan que nous imaginerons ensemble.

 

Quels sont les atouts et qualités que vous mettriez en avant pour cette élection ?

 Je me considère  avant tout comme un citoyen du monde, à l’aise avec toutes les cultures et en  lien étroit avec l’ensemble des continents. Je crois que l’esprit fédérateur et consensuel d’entente et d’harmonie devrait présider mes efforts visant à donner à l’UNESCO un nouvel élan.  Né au Qatar, mon cursus universitaire m’ a amené dans les grandes universités notamment au Caire (Egypte), à Beyrouth (Liban), New-York ( Etats-Unis) etc ; expression de la diversité de ma formation.

Mon parcours professionnel a été également très enrichissant et une occasion unique  pour moi  de rencontres culturelles dans toute la diversité du monde, notamment en  France, en Argentine, au Brésil, au Canada ou encore au Mexique etc comme ambassadeur ou chargé d’affaires.

Je suis donc préparé à ce poste d’autant plus que j’ai officié pendant plusieurs années au sein du système des Nations dont je maîtrise les rouages.

Et surtout, je connais très bien l’UNESCO pour y avoir été ambassadeur de mon pays. J’ai donc cet avantage de pouvoir être opérationnel dès le premier jour de ma prise de fonction.

 

Si vous êtes élu, ce serait la première fois qu’un diplomate d’un pays arabe dirigerait l’UNESCO. Cela serait-il un plus pour l’organisation ?

Mon élection sera indubitablement une occasion précieuse pour renforcer la coopération multilatérale,  le destin commun de l’Humanité, et tendre les ponts entre la civilisation arabo-musulmane et les autres civilisations du monde. Avec à sa tête un diplomate d’un pays arabe, c’est la vocation universelle de l’UNESCO qui en sortira fortifiée.

 

Quels sont les principaux chantiers auxquels vous entendez vous atteler ?

Fondamentalement, mon projet est de créer, dans une démarche inclusive, les conditions qui projetteront l’Organisation dans l’avenir, donneront un nouveau souffle au nécessaire débat d’idées, l’oxygène naturel de l’UNESCO, et lui assureront un nouveau confort dans son fonctionnement quotidien.

L’une des raisons d’être de notre organisation est son engagement en faveur de l’éducation.

Il est de notre responsabilité historique et de notre devoir d’amplifier de façon massive cet engagement. Je me sens fort d’une expérience conduite par mon pays en partenariat avec l’UNESCO et qui a commencé à porter ses fruits : parmi les 58 millions d’enfants non scolarisés dans le monde, les initiatives conjuguées du Qatar et de l’UNESCO « Eduquez un enfant » ont permis à la fin de l’année 2015 de financer la scolarisation de 10 millions d’enfants des deux sexes dans les régions les plus défavorisées et enclavées.

Sans éducation, on ne peut espérer de dialogue, et sans un enseignement de qualité, on ne peut prétendre à une qualité de vie meilleure pour les générations futures. Il est également de la plus haute importance que l’UNESCO continue d’interagir avec les pôles de savoirs contemporains.

La science au service des hommes est un sujet qui m’est particulièrement cher, et je ne peux omettre de rappeler que la civilisation arabe  a donné au monde des mathématiciens, des astronomes et des médecins de premier plan. Nous favoriserons la mise en place de panels d’experts, en encourageant les échanges universitaires, les mises en réseau de chercheurs et de connexions susceptibles de produire des applications concrètes et immédiates dans tous les domaines qui vont décider de l’avenir de l’homme.

La science et l’éducation doivent être mises au service du développement durable. Les pays membres de l’ONU ont adopté un nouveau programme pour le développement durable articulé autour de 17 objectifs prioritaires permettant de construire un monde meilleur. L’UNESCO est naturellement associée à cet ambitieux programme. S’il donne le ton pour la planète, il est fondamental que notre organisation joue sa partition dans ce domaine et qu’elle réalise pleinement sa vision culturelle.

En outre, le patrimoine mondial est la « marque » reconnue de l’UNESCO. C’est grâce au patrimoine mondial que l’action de l’UNESCO est connue et comprise.

Celle-ci ne se contentera pas de tout faire pour protéger ce qui doit l’être, mais elle devrait être aussi au premier rang de tous les ateliers et les chantiers visant à numériser des manuscrits, à reconstruire des bibliothèques et monuments détruits, et à faire revivre ces sites qui parlent à la mémoire de tous les hommes.

Il s’agira de s’engager pleinement dans la protection de la diversité naturelle et linguistique, et celle du patrimoine culturel matériel, et immatériel, et aussi du patrimoine submergé.

Par ailleurs et c’est peut-être l’un des défis prioritaires, nous nous attellerons à résoudre la crise financière que traverse l’UNESCO.

 

Quelles est la place des pays en développement dans votre projet.

Il n’y a pas lieu de marginaliser les pays en développement ; notamment en Afrique où effectivement des millions de personnes manquent d’éducation et de formation. J’ai l’intention de soutenir les pays africains et sud-américains sans oublier les Etats insulaires. Nous pourrons lancer des partenariats visant un progrès dans le domaine du développement durable et la lutte contre les catastrophes naturelles car il en va de l’intérêt de la communauté internationale dans son ensemble.

Par ailleurs, nous ferons tout pour que les connaissances scientifiques les plus avancées soient mises à la disposition du plus grand nombre, en encourageant une science plus ouverte et plus transparente.

Je vous le confie, l’Afrique sera une priorité pour moi car j’ai avec ce continent, une attache particulière. Par exemple, délégué officiel du Qatar auprès de l’ONU de 1984 à 1990, j’ai été vice-président du Comité contre l’apartheid et la société sud-africaine, arc-en-ciel,  telle que l’a voulue Nelson Mandela m’inspire énormément.

 

Quelle place vous ferez à la femme ?

Une place centrale. La femme est un facteur commun de progrès. Nous ferons la promotion de l’égalité. Nous développerons notre action pour l’éducation des femmes dans le monde entier et ne négligerons pas les régions plongées dans l’ignorance qui fait le lit de tous les fanatismes et entrave tout développement économique. Notre insistance sur l’éducation des femmes vise à soutenir leur participation à la construction de sociétés équilibrées comptant sur un développement global et durable.

 

Un dernier mot ?

J’ai démarré ma campagne sur ce grand continent qu’est l’Afrique afin d’écouter ses aspirations. Je voudrais remercier l’ensemble des dirigeants qui m’ont reçu, écouté et apporté leur soutien.

Tous les pays ont besoin de l’UNESCO et celle-ci a aussi besoin d’eux. Travaillons ensemble à redynamiser l’organisation et à lui redonner son lustre et ses lettres de noblesse d’antan. Bâtissons ensemble une UNESCO au cœur de l’humanité, en lui donnant un nouvel élan.

La protection civile au centre d’une politique nationale

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Le samedi 25 février 2017, s’est tenu à Lomé, le traditionnel conseil des ministres de la république togolaise. Une mesure phare de cette rencontre entre les ministres et le chef de l’Etat togolais, l’adoption d’une politique nationale de protection civile.

Cette politique nationale de protection civile est structurée en trois points essentiels. Il s’agit primo de « la promotion de la stratégie de la prévention contre les catastrophes et les risques », secundo de « la promotion de la stratégie de riposte face aux catastrophes » et tertio du « renforcement des capacités de résilience des populations face aux différentes catastrophes ».

L’objectif de cette politique est de permettre au pays de « faire face aux différentes catastrophes et menaces ».

Le consensus: la pomme de discorde entre l’ANC et le pouvoir

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Dans une lettre adressée au président de la Commission de réflexion sur les réformes(CRR) en réponse à une autre qui lui aurait été envoyée par ce dernier, Jean Pierre Fabre, égal à lui-même, remet en cause la légitimité de la CRR parce que mise en place contrairement aux recommandations de l’Accord politique globale (APG). Qu’en est-il réellement ?

En 2005, alors que le pays venait de perdre son président, Gnassingbé Eyadéma, le Togo fut plongé dans une crise politique sans précédent. Les élections présidentielles qui ont suivi, le 24 avril 2005, ne vinrent qu’envenimer une situation déjà insupportable pour les hommes politiques et la population. Si le bilan des violences post-électorales de 2005 divergent qu’on soit d’un bord ou de l’autre, celui qui revient dans nombre d’écrits fait état de 500 morts au moins. C’est pour éviter que le tissu social ne parte en lambeau que furent initiées les discussions qui ont abouti en août 2006 à l’APG.

L’APG est un accord qui a semblé indiquer aux Togolais le bout d’un tunnel politique  sombre et étroit. La grandiose cérémonie de sa signature à laquelle ont pris part l’ex-président du Burkina Faso (Blaise Compaoré), le président togolais Faure Gnassingbé, les responsables politiques, les chefs religieux et traditionnels et les représentants d’organisations internationales, en dit long sur l’espoir qu’il a suscité. Mais que dit-il sur la suite ?

Le mot CONSENSUS est utilisé dans l’APG à deux reprises. Une fois à l’article 1.2., où il est question des institutions et des conditions devant conduire à l’élection des membres d’une nouvelle assemblée nationale. La seconde fois, c’est à l’article 3.1., où il est question des « institutions issues du Dialogue » qui doivent œuvrer « à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance », que CONSENSUS est utilisé. Le verbe « conviennent » (Les parties prenantes conviennent), repris à plusieurs reprises, n’a indiqué que les résultats auxquels sont parvenus les signataires. Même si l’article 3.1. semble indiquer le contraire, il n’a jamais été question dans l’APG de former de manière consensuelle les institutions devant œuvrer aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il est dit clairement que ces institutions devront travailler de manière consensuelle. L’APG est resté muet sur le processus de leur constitution. Pour le pouvoir en place, c’est de bonne guerre que les membres de la CRR ont été nommés par décret présidentiel sans concertation aucune des parties signataires. Que conclure ?

Au-delà de toute analyse partisane, il est clair que l’APG est restée muet sur un certain nombre de détails vitaux qui créent aujourd’hui un clivage entre le pouvoir en place et l’opposition. Loin de chercher des boucs émissaires à cette situation, il est également évident que l’opposition en place à l’époque a certes fait des efforts, vu le contexte d’alors, mais n’a pas été vigilante sur les détails de désignation des membres des institutions en question. Cela ne peut faire que l’affaire du pouvoir en place, si on sait que le pouvoir s’acquiert et s’exerce pour le garder et non pour le perdre.

La trêve du dialogue et du concret

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La Coordination des syndicats de l’éducation du  Togo (CSET) a décidé de suspendre temporairement les mouvements répétitifs de grèves  dans le scolaire pour donner une chance au dialogue initié par le gouvernement au sein du groupe de travail sur le secteur de l’éducation d’aboutir.

Une trêve pour permettre aux discussions en cours au sein du groupe de travail d’aboutir à du concret, selon les responsables du mouvement syndical.

Les membres du CSET, souhaiteraient que le gouvernement aborde directement les questions financières. « Nous souhaiterons qu’on puisse toucher du doigt les questions concrètes qui soulagent tout le monde, notamment les aspects financiers de la chose » a souligné Atchou Atcha, coordonateur du CSET.

Selon les enseignants, si rien n’est fait pendant la trêve par les enseignants, la grève va reprendre de plus belle.

DEVELOPPEMENT A LA BASE: L’extrême pauvreté a enfin son répondant au Togo

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Pour concrétiser la lutte contre la pauvreté, le gouvernement Togolais a initié une politique de développement à la base, dont l’objectif est de donner la priorité à l’être humain comme acteur principal de son propre développement en se basant sur les principes fondamentaux que sont la participation, la responsabilisation et l’autonomisation des populations. Aux commandes de cette politique, mis en branle depuis bientôt une dizaine d’année, le Ministère du Développement à la Base conduit par Victoire Dogbé. Plongée au cœur de la stratégie de lutte contre la pauvreté du Togo.

L’exécutif togolais a voulu mettre en œuvre une politique de développement visant à combattre la pauvreté en prenant en compte les besoins fondamentaux des populations dans une approche participative et inclusive. Objectif, assurer durablement à l’horizon 2032, un accès universel de toutes les communautés à un minimum vital commun. Il est question prioritairement de l’alimentation et de la nutrition, de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, du développement de la capacité des populations à générer la richesse (énergie, services financiers etc..) et du désenclavement des localités (pistes rurales..) etc.

Le programme national de développement à la base propose quatre (4) axes d’intervention : le renforcement des capacités des communautés à la base notamment la restructuration et la dynamisation des Comités de Développement à la Base (CDBs) dans une perspective de décentralisation  et d’élaboration de plans d’action de développement à l’échelle du village et du canton; la valorisation des potentialités productives locales à travers notamment la promotion des Activités Génératrices de Revenu (AGR) ; l’amélioration de l’accès aux services financiers via la finance inclusive et l’amélioration des infrastructures de base et la promotion des filets sociaux.

Pour réussir la mission, le Togo va dénicher grâce à son premier ministre d’alors, Victoire Dogbe Tomegah, une ancienne du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)rompue aux rouages des programmes de développement et des circuits de financement. Sa mission, elle en connaît l’étendueet trouve les mots justes, pour l’expliquer. « Mettre en œuvre des initiatives destinées à répondre aux besoins fondamentaux des populations les plus vulnérables du Togo, tant en milieu rural, qu’en zones urbaines et périurbaines. L’idée est d’offrir aux populations à la base un « minimum vital commun », indique t-elle.

La mise en place de l’agence nationale de développement à la base(ANADEB) en 2009 avec des programmes de développement ciblant aussi bien le monde rural qu’urbain, notamment le Programme de Soutien aux Microprojets d’Infrastructures Communautaires (PSMICO), le Programme de Développement Communautaire en Zones Urbaines (PDC-ZU) et Projet de soutien aux activités économiques des groupements (PSAEG) ; du programme national des plateformes multifonctionnelles, du fonds national de la finance inclusive constituent autant d’initiatives lancées pour faire de l’inclusion sociale et financière une réalité au Togo. Un accent particulier est mis sur l’intégration des femmes ainsi que la promotion de l’insertion socio-économique des jeunes et des artisans.

 

Des résultats au delà des attentes

De 2009 à nos jours, les résultats obtenus sur le PSMICO dont le budget s’élève à 2,5 milliards de francs sont plus qu’édifiants. Des centaines d’ouvrages dont 66 bâtiments scolaires, 23 d’adduction d’eau, 76 d’assainissement,  77 hangars de marché préfectoral,  110 hangars de marché cantonal, 57 magasins,  des maisons des jeunes et de la femme, etc. reconstruits. Le PDC-ZU a permis d’accompagner 99 quartiers pour un total de 5 521 emplois permanents créé rien qu’en 2015, pour un coût total de 500 millions FCFA par an. Au titre du PSAEG, qui cible les groupements ruraux évoluant dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, la transformation et la commercialisation, 6 073 groupements ont bénéficié d’un total de 6 351 221 971 de FCFA de crédit.

Le Projet de développement communautaire et des filets sociaux (PDCPlus) a permis de réaliser 290 microprojets d’infrastructures. 60934 écoliers ont désormais accès aux cantines scolaires. Aujourd’hui, près de 166500 personnes bénéficient des plateformes multifonctionnelles avec plus de 2000 emplois créés. D’un coût total de 66,48 milliards FCFA, le FNFI a permis à 8 322 jeunes en 2015, d’avoir accès aux services financiers, grâce à son produit dédié AJSEF (Accès des Jeunes aux Services Financiers).

En 2015, 600 000 personnes au total  ont bénéficié de l’appui du fonds qui  ambitionne atteindre 2 millions de Togolais à l’horizon 2018.

A Bidjadjadé (300km au nord de Lomé) Mme Assoti, bénéficiaire avec ses consœurs d’une plateforme multifonctionnelle(PTMF) témoigne : « l’arrivée de la PTMF a considérablement changé nos vies. Nous n’avons plus à parcourir des kilomètres pour moudre notre grain et nous sommes devenus autonomes et avons une activité génératrice de revenus permanente.» Même son de cloche chez Hodabalo, jeune cordonnier auquel le FNFI a permis d’avoir un atelier à Kara. « Je suis maintenant mon propre patron », se réjouit-il.

De temps en temps, la ministre Dogbé visite les bénéficiaires des projets et programmes de son ministère, « Il s’agit d’apporter notre soutien aux communautés et organisations à la base engagées dans le développement participatif de leurs communautés, et d’échanger avec elles sur leurs besoins, leurs difficultés et leurs attentes. » rappelle Mme Dogbé.

Pour aller plus loin, dans la satisfaction des attentes des populations, le gouvernement a pensé et mis en place, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Cet ambitieux programme doté de plus 155 milliards de francs CFA et piloté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), vise à améliorer de façon significative les conditions de vie des populations vivant dans les zones peu ou mal desservies par les infrastructures et services sociaux et économiques de base et la réduction des inégalités sociales au Togo.

Le CIMA honore Myriam Dossou de l’INAM

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Le Conseil international des managers africains (CIMA) a distingué la directrice générale de l’Institut National d’Assurance Maladie(INAM), Mme Myriam Dossou, le 10 décembre dernier à Paris au cours du gala de Leadership des Managers Africains.

Représentant le Togo à cette tribune qui récompense une trentaine de managers du continent, qui se sont distingués par la qualité de leur leadership, Mme Dossou a été honorée du prix de l’oscar de l’Excellence et du leadership.

 

Cette distinction est le fruit du travail laborieux et de la dynamique impulsée par cette quadra à l’INAM (un établissement public créé en mars 2012 avec pour mission d’assurer la couverture des risques liés à la maladie, aux accidents et maladies non professionnelles et à la maternité des fonctionnaires, et de leurs familles), commente un proche de la directrice générale.

Titulaire d’un MBA, en management d’entreprise d’assurance, Myriam Dossou, qui a fait ses armes au sein du groupe NSIA, où elle a dirigé le département NSIA Participations Holding, a pris la tête de l’INAM dès sa création.

En rappel, le gala du Leadership des Managers Africains a mis fin à la 23ème conférence annuelle du forum économique de l’Afrique gagnante qui s’est tenue du 9 au 10 décembre dernier à Paris sur le thème: l’Afrique en pleine mutation.

Cet événement est organisé par le CIMA qui se définit comme le pionnier dans l’organisation des rencontres économiques pour renforcer l’image d’une Afrique Gagnante.

A quand la publication des Comptes de la CAN 2013?

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Compte de la participation du Togo à la CAN 2013, l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) stupéfait par le mutisme des premiers responsables du pays. 

Il y a de cela trois ans le Togo participait à la CAN 2013 en Afrique du sud.  Ainsi pour une bonne participation de notre sélection à cette messe continentale du football, le chef de l’état avait pris un décret présidentiel pour mettre sur pied trois commissions. Celle de l’organisation, de la mobilisation et de la supervision. Des fonds ont été alors soutirés de la communication et les prix de la bière et du ciment ont été augmentés pour récolter  de l’argent pour cette participation. Trois ans après, aucun compte de la gestion de ces fonds n’est fait, l’Association Togolaise des Consommateurs dénonce le silence des autorités de ce pays.

Trois ans après la participation du Togo à la CAN 2013 avec des fonds soutirés auprès des togolais, aucun compte n’est fait jusqu’à présent ce malgré toutes les assurances que l’ancien Premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu avait données. A cette époque Premier ministre et  président du Comité de supervision qui chapeautait ceux d’organisation et de mobilisation des fonds pour la CAN 2013, il  disait que personne ne garderait par-devers lui un seul centime et les comptes de la CAN seront effectués. Cette promesse n’as pas été tenu jusqu’à son départ de la primature en 2015. Ahoomey Zunu promettait toujours que même après son départ les comptes seront effectués mais  les fameux comptes ne sont toujours pas connus des Togolais alors que les éperviers participeront de nouveau à la prochaine compétition  au Gabon du 14 janvier-5 février 2017.

Plus d’un an après avoir remplacé Ahoomey à la primature,  Selom Klassou, aussi est muet comme une carpe sur ce sujet. Quand on sait que la gouvernance c’est la continuité des actions et que le PM devrait nous rentre compte de la gestion de la CAN 2013, l’on ne comprend pas pourquoi ce mutisme à la tête du gouvernement.

Craignant donc une nouvelle demande de participation aux contribuables togolais,  l’ATC est sortie lors d’une  conférence de presse pour dénoncer le silence des responsables qui s’apparente à une complicité de la part de ceux qui ont géré ces fonds.

Pour  l’Association togolaise des consommateurs, « il est inexplicable, voire incompréhensible pour le commun des citoyens qu’un mutisme total soit entretenu sur cette affaire par les autorités. C’est pourquoi, en janvier dernier, l’ATC, par courrier, avait demandé au nouveau Premier ministre d’instruire les structures concernées pour ce compte rendu ». Mais toujours aucune action n’a été entreprise. Etant donné que « la lutte contre la corruption, le sabotage économique et le détournement des fonds publics, étant des maux que combat le gouvernement », l’ATC « reste convaincue que les autorités feront diligence par respect et considération pour le peuple togolais, après cette sortie médiatique ».

Selon cette association de défense des droits des consommateurs, « la ferme volonté du gouvernement à œuvrer pour la pratique d’une bonne gouvernance et d’une gestion transparente de la chose publique doit se traduire dans les faits, afin que les comptes de la gestion des fonds de la CAN 2013 soient faits une fois pour toute ».  Pour elle, seul le président de la république Faure Gnassingbé peut obtenir la publication des Comptes de la CAN d’autant plus que les trois commissions ont été créées par décret présidentiel du 11 décembre 2012.

Le Togo participera de nouveau à la messe continentale de football prochain du 14 janvier-5 février 2017 au Gabon.

 

Loin d’être chauvin Allez les Eperviers

Faure Gnassingbé renouvele l’engagement du Togo à la Cop22

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Le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé a participé ce mardi au lancement de la 22ème Conférence de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient à Marrakech, du 7 au 18 novembre 2016 sous le thème «COP22, COP D’ACTION».

« Après l’Accord de Paris, je suis heureux d’être avec mes pairs à la COP22 pour réitérer notre engagement collectif », a écrit le président de la République, Faure Gnassingbé.

Au total 196 pays participent à Marrakech à cette conférence sur les changements climatiques. La COP22 constitue un cadre de discussion sur la mise en place de l’Accord de Paris qui vient d’entrer en vigueur après sa ratification par au moins 55 Etats parties, représentant 55% des émissions.

Durant son séjour marocain, Faure Gnassingbé doit s’entretenir avec plusieurs personnalités dont le Secrétaire général sortant des Nations unies, M. Ban Ki MOON. Le chef de l’Etat togolais doit aussi participer au Sommet des chefs d’Etat africains, organisé en marge de la COP 22 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

En outre, le Président de la République prendra part à la réunion de haut niveau des chefs d’Etat africains relative à l’Initiative Africaine sur les Énergies Renouvelables (I.A.E.R) organisée par le Président de la République de Guinée, SEM Alpha Condé, en sa qualité de Coordonnateur pour les énergies renouvelables.

Pour rappel, le Togo fait partie des pays qui ont signé l’Accord de Paris sur le climat, et a déjà mis en place un plan national d’adaptation aux changements climatiques.