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Réformes : Après l’atelier du HCRRUN, il faut aller vite

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Au sortir de l’atelier de réflexion et d’échanges du haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), du 11 au 15 juillet 2016, les différentes parties prenantes étaient unanimes sur la nécessité d’opérer les reformes.  Et pourtant, cela traine toujours…

Tous les partis politiques togolais sont d’accord et unanimes sur la nécessité d’aller aux reformes. Même son de cloche du coté de la société civile et des partenaires au développement. Avant cet atelier, les cadres de dialogue et d’échanges se sont succédés. De L’Accord cadre de Lomé (ACL) à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) en passant par les « 22 engagements », l’Accord politique global (APG) et le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), les choses n’ont pas évolués.

Hors, comme l’indique un récent sondage d’Afro baromètre, 85% des togolais, aspirent aux reformes, ce qui exige de manière indubitable de la part des politiques, de faire un consensus large sur la question.

 

Le consensus du HCRRUN

Au dernier atelier du HCRRUN, un consensus a été trouvé entre les différents partis prenants sur des questions essentielles. Il faut trouver une formule pour réduire la pléthore de formations politiques, qui malgré leur nombre, appauvrissent le débat politique, à cause de leur inorganisation. Des formations politiques qui pour beaucoup sont sans activités et sans réels projets de société.

La longue crise politique togolaise est née de  l’absence de confiance entre les acteurs, mais aussi du non respect des engagements ou encore de la violation des textes qui régissent la vie publique.

« A l’unanimité, les participants ont recommandé la limitation du mandat présidentiel à deux, proposé sa durée à cinq et opté pour le scrutin uninominal à deux  tours aussi bien pour le scrutin présidentiel que celui législatif. Les participants n’ont pas réussi à trouver un consensus autour du modèle de régime politique, même si le régime présidentiel et semi-présidentiel semblaient avoir les faveurs de la grande majorité. Ils ont insisté sur la nécessité d’équilibrer davantage les pouvoirs entre les différentes institutions et de prôner des valeurs universelles dans la pratique institutionnelle. La suppression du Sénat, d’ailleurs non opérationnelle à ce jour a été suggérée de même que l’organisation des élections locales sur le modèle ghanéen, avec l’exclusion des partis politiques et les candidatures réservées uniquement aux personnes physiques et en leur nom propre.» indique un compte rendu de l’atelier.

Selon le document final rendu publique par le haut commissariat, les recommandations finales ont  insisté sur la nécessité d’avoir des institutions efficaces et de contrôler davantage ceux qui sont appelés à les animer ou à les diriger. Dans ce sens, il a été retenu un mode de désignation et une composition qui leur assurent une meilleure indépendance et un fonctionnement efficient.

 

Aller au plus vite

Pendant même qu’au flamboyant immeuble retapé du Radisson Blu Lomé, les participants à l’atelier du HCRRUN dégageaient un consensus, les députés de l’ANC et de l’ADDI ont déposé une proposition de loi de révision constitutionnelle à l’assemblée nationale.

En effet, la constitution de la quatrième République, adoptée par référendum le 27 septembre 1992, promulguée le 14 octobre 1992 et révisée par la loi n°2002-029 du 31 décembre 2002 dispose que en son article 144 que: L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’Assemblée nationale. Le projet ou la proposition de révision est considéré comme adopté s’il est voté à la majorité des quatre cinquièmes (4/5) des députés composant l’Assemblée nationale. A défaut de cette majorité, le projet ou la proposition de révision adoptée à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée nationale est soumis au référendum. Le Président de la République peut soumettre au référendum tout projet de loi constitutionnel.

La proposition n’a malheureusement pas prospéré car conformément aux recommandations de l’atelier du HCRRUN, UNIR qui dispose de la majorité absolue au parlement, veut passer à une cinquième république.

Une commission devra être mise en place pour réfléchir sur le nouveau projet de constitution. Mais les choses trainent toujours. Pourquoi ? Aucun interlocuteur crédible pour répondre à cette interrogation, si ce n’est le président de la République qui seul peut nommer les membres de ladite commission et appeler le peuple à un referendum.

Reste à espérer que cela se fasse dans les meilleurs délais, pour doter le pays d’institutions fortes à même d’assurer de manière pérenne, son développement durable.

Crise au CAR: Le parti d’Apevon sera connu en septembre

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La crise au sein du Comité d’Action pour le Renouveau(CAR), va-t-il connaitre bientôt son épilogue ? Une sortie récente d’un groupe de jeunes se réclamant de la jeunesse de ce parti, marque un tournant décisif de la crise, et consacre l’irrémédiable scission des deux camps qui s’opposent au sein de la troisième force politique du pays. Les deux nouvelles entités (le reliquat du CAR sans les partisans de Me Apevon et le nouveau parti)  survivront-ils à cette imminente dissidence ?

 

Les faits

L’histoire ressemble a celle qu’a connu il ya près de six ans, l’Union des Forces du Changement (UFC), alors première force politique du pays. Le 26 février 2016, alors même que le parti CAR était en pleine préparation d’un congrès ordinaire,  Maitre Yawovi Agboyibor, dans une lettre adressée aux militants demande la suspension du processus jusqu’à la résolution définitive de la crise, qui selon lui, secoue le parti.

En effet, le natif de Kouvé, président d’honneur du CAR, dont il est membre fondateur et ancien président, reproche à son poulain, Me Apevon, une position de plus en plus proche de celle de l’ANC (accusé de radicalisme). La crise qui secoue le parti en réalité depuis près de deux ans, vient ainsi d’être relevée au grand jour.

Me Agboyibo dit avoir été sollicité par certains cadres dont James Amaglo, pour reprendre la tête du parti et repositionner le parti, qui perd de plus en plus de terrain aux différentes échéances électorales. Dans la foulée, James AMAGLO, dénonce dans une mise au point, les contres vérités de Yawovi Agboyibor. La crise est donc publique et les deux camps s’affrontent par médias et courriers opposés. D’un coté les légalistes, qui militent pour un respect de l’ordre statutaires au CAR et les anarchistes de l’autre, qui veulent  coûte que coûte le retour aux affaires de Me Agboyibor. Si les uns choisissent la sobriété et la retenue, les autres versent dans la délation et dans la violence verbale, puis physique.

« Pourquoi, deux juristes du niveau d’Apevon et d’Agboyibor, ne comprenne pas qu’il faut arrêter ce désordre, et aller à un congrès, pour résoudre définitivement ce conflit de leadership en s’en remettant aux voies des militants » avait estimé un observateur  à l’époque.

En juin dernier, alors même que Me Apevon était en mission parlementaire en Europe, le camp adverse, acquis à la cause de Me Agboyibo réunit quelques militants et tente un coup de force, pour changer Me Apevon à la tête du parti. La réunion aboutit finalement à un ultimatum. Selon un document issu de la rencontre, 33 fédérations sur les trente six que compte le parti demandent au président en exercice d’organiser le congrès dans un délai d’un mois. Depuis, à chaque mois le groupe, qui en réalité se révèle n’être représentatif que d’une dizaine de fédérations du CAR, adresse un courrier rappel au président du parti.

Interrogé, un des cadres du parti, un peu en retrait par rapport à la crise actuelle, estime que de sa première lettre demandant la suspension de l’organisation du congrès, à la demande d’organisation du congrès, Me Agboyibo, le véritable instigateur de la crise,  a eu le temps de s’assurer qu’il pourrait gagner la bataille du terrain politique et les voies des militants.

Interrogé sur la crise par certains confrères, Apévon a de son coté, décidé de ne pas parler publiquement de la crise. « Le moment viendra où je parlerai de la crise au CAR. Je n’en parle pas pour le moment. Je sais, le moment viendra où on parlera aux Togolais de l’origine de la crise au CAR. Vous avez constaté que, depuis cette crise, je ne parle pas. J’ai décidé volontairement de ne pas parler, mais j’en parlerai. Je l’ai déjà annoncé dans deux de mes réactions, que je parlerai de cette crise, et le jour où je le ferai, tout le monde comprendra d’où vient la crise ? Qui est à l’origine ? Qui manipule, qui tire les ficelles ? Et tout le monde le saura. » a indiqué celui qui est toujours statutairement le président du CAR.

 

Un nouveau parti comme solution

Un homme politique, estimait dans une métaphore assez explicite, que quand on vous chasse de votre propre maison avec des flèches, vous n’avez d’autres choix que de construire votre hutte vous-même, ou de vous abriter chez quelqu’un d’autre. La crise au CAR a atteint son paroxysme. Au point que les partisans des deux partis sont incapables au jour d’aujourd’hui de rester ensemble, sans en venir aux mains. Le divorce entre les deux clans est désormais consommé.

Si l’on peut mettre en cause, la sournoiserie de Me Yaovi Agboyibo  qui veut reprendre la tête de son parti, quoiqu’il lui en coute, malgré même qu’il n’avait véritablement pas pris sa retraite politique comme annoncé en 2008, l’attitude passéiste de Me Apevon, qui n’a pas vite coupé le cordon ombilical qui le liait à son ancien patron a porté également les germes de cette crise.

Pour beaucoup d’observateurs de la vie politique, les partisans d’Apevon s’acheminent  vers la création de leur parti avec celui-ci bien évidemment à la tête.

Samedi dernier, des jeunes venus de toute l’étendue du territoire national se sont réunis à Lomé. Le but était de demander à l’actuel président du CAR de franchir le pas et de créer son propre parti politique comme il l’avait promis au début de la crise en affirmant que « lorsque vous êtes dans une voiture qui tombe en panne, vous devez chercher une autre voiture pour embarquer les passagers afin de poursuivre votre route » (une autre métaphore), rapporte un site d’information.

« Notre parti est aujourd’hui la risée des Togolais il faut que cela s’arrête. Ce qu’il y a lieu de faire c’est que Me Apévon crée son propre parti» a indiqué, Abel, un jeune participant à la rencontre de samedi. Pour sa part,  Sarah, une autre jeune membre du CAR, a indiqué : « Lorsque nous demandons qu’un nouveau parti soit créé c’est parce qu’il y a quelque chose qui va mal et que nous étions en train de dénoncer. Le vivre ensemble n’est plus possible et sur la scène politique togolaise, il n’y a pas de parti politique qui puisse incarner nos visions ». La thèse du ralliement a une autre formation politique, est ainsi écartée.

Du coté des partisans de Me Agboyibor, l’on attend que ce départ des sécessionnistes, pour donner du soulagement, au parti qui est en léthargie depuis des mois.

Pour sa  part, Me Apevon lui-même, se veut rassurant, « nous écoutons les différents appels, et nous n’allons pas en parler, au moment venu, nous irons à l’action et c’est en ce moment que nous en parlerons »

N’empêche que dans son entourage, les idées sont, on ne peut plus claire. Ce ne sont pas seulement les jeunes qui ont appelés le président à créer un parti, indique un cadre des légalistes. « Différentes couches du parti ont demandé au président (ndlr Apévon) de lancer son propre parti et l’affaire est sur la bonne voie ».

Le congrès statutaire du nouveau parti aura lieu mi-septembre, nous a confié une source bien renseignée dans l’entourage de Me Apevon.

Reste que les analystes ne vendent pas chères, l’avenir des deux formations, celle naissante de Me Apevon, et le reliquat du CAR. Même si la nouvelle formation à naitre semble être celle qui aura le plus de poids. Le CAR s’achemine indubitablement vers un scenario à l’UFC. Les deux formations pourront néanmoins compter sur l’assise très régionaliste (Yoto et Vo) du CAR pour démarrer la nouvelle aventure.

Il faut changer l'hymne du Togo

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  • Vainquons ou Mourons : Est une phrase de détermination à vaincre.
  • Vainquons ou Mourons : Est que si nous n’avons pas la victoire c’est que nous somme mors. Autrement dis pas de vie avec une défaite.
  • Maintenant référons nous a la devise de Camp Général AMEYI qu’est Vaincre ou Mourir. Si on dit vaincre ou Mourir, c’est la détermination ardente de la victoire. Et se n’ai qu’après qu’on pourra vivre. Alors si l’hymne actuelle ne reflet te pas notre réalité, je propose au lieu d’en changer son contenus qui est rédiger pour un rappel en mémoire de tout ce qui vivants ou morts ont lutté pour la libération de notre Pays le TOGO, gardons cette hymne telle qu’elle est et changeons carrément une hymne relatant les réalités comme pour dire, a chaque génération ou réalité une nouvelle hymne. Voici ma proposition de deux couplets:   Titre : LE PATRIOTIQUE Debout Togolais, Héritiers de la riche terre de nos aïeux, Libérer  suite à une lutte atroce des années soixante, Débordant d’énergie, Main dans la main, Nous te bâtirons aujourd’hui Pour un lendemain meilleur. Que Dieu, protecteur de l’humanité, Te garde cher Togo en Paix.     Oh terre d’amour, Dans la fraternité et pour une démocratie consensuelle, Tes fils y travail avec joie et paix pour ta construction. Issant leurs drapeau Aux couleurs parlantes. Le rouge symbolisant le sang Sang versé pour ta libération. Plus d’injustice et d’impunité sur ce sol Et que tes fils de tous horizons soit en joie.   Franck TCHARIE]]>

    Les techniciens de la rééducation en congrès à Lomé

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    e) congrès biennal de la Fédération Africaine des Techniciens Orthoprothésistes (FATO) s’est ouvert ce dimanche à Lomé et ce jusqu’au 28 août prochain. Engagée à assurer le bien-être des personnes en situation de handicap, les techniciens de la rééducation et de la réadaptation auront durant ce congrès à, faire une analyse de la situation actuelle de leurs pratiques, capitaliser les efforts et renforcer les acquis dans le domaine. Placer sous le thème « ensemble pour l’avenir », les congressistes issues d’une quarantaine de pays porteront tout de même leurs réflexions sur l’avenir du métier en définissants de nouvelles orientations. « Pendant toute la semaine nous allons travailler de manière pluridisciplinaire. Il y a des professeurs en médecine, des orthoprothésistes, des directeurs nationaux des politiques de leurs pays, des directeurs généraux de firmes orthopédiques donc il y a un public large. Tout ce public va travailler ensemble toute la semaine pour voir comment faire avancer la réadaptation dans l’ensemble des pays africains » a indiqué Mass Niang Président de la FATO. Des visites de centres de formation, des communications scientifiques et ateliers de travaux pratiques sont entre autres activités qui meubleront ce congrès de la FATO.]]>