Les travaux du congrès de FTF ont démarré à Notsé
Le Congrès ordinaire de la Fédération togolaise de Football (FTF) s’est ouvert ce matin à Notsè(100km au nord de Lomé). Un congrès qui sera décisif dans l’aboutissement de la normalisation de l’administration de l’instance de direction du football national.
A partir de ce congrès, « la FTF retrouvera le rythme normal de fonctionnement d’une faitière sportive comme le préconise l’article 9 du décret N° 2015-081/PR fixant les conditions d’octroi d’agrément aux associations et fédérations sportives et définissant les modalités de délégation de pouvoir aux fédérations sportives nationales, sans passer sous silence les directives de nos instances internationales de football, notamment la FIFA et la CAF et les dispositions pertinentes de nos Statuts. » a indiqué à l’ouverture des travaux, le président de la FTF, le colonel Guy Akpovy.
En effet, ce congrès devra marquer le début du nouvel élan promis à la tête de la FTF. Selon le Colonel Akpovy, les assises de Notsè représentent une étape déterminante, dans son engagement de donner un nouvel élan au football national.
A son tour, Manu Adjiwanu, représentant le ministre des sports a déclaré que « les signaux de la modernisation de notre football sont au vert ». Même optimisme affiché par le Préfet de Haho, qui dans on mot de bienvenue a salué effectués « en peu de temps et dans des conditions difficiles(…), pour une refondation et une professionnalisation du football togolais »3
Plusieurs points sont à l’ordre du jour de ce congrès, conformément aux statuts de la fédération, notamment la présentation des comptes annuels et du budget de la fédération, ainsi que l’élection des membres des organes juridictionnels.
Se renforcer dans la voie des réformes
Depuis 2014, le gouvernement s’est engagé pour que le Togo soit éligible au Millenium Challenge Account(MCA), un fonds du gouvernement américain, dont l’objectif est d’aider les pays qui démontrent leur engagement en réformes pour le développement économique, à lutter contre la pauvreté.
La Cellule MCA Togo, cadre institutionnel mis en place pour coordonner le processus d’éligibilité, a initié plusieurs études dont les résultats serviront de base aux réformes indispensables à l’éligibilité du pays au programme.
Ces études ont portés sur la gestion de la concurrence, la lutte contre la corruption, la délivrance accélérée des actes d’état civil et administratifs et l’accès des femmes à la terre…..
Les experts nationaux de ces différentes questions planchent sur les résultats de ces études . L’idée est de recevoir les contributions de tous les acteurs, pour enrichir les documents, indique Stanislas Baba, Coordonnateur national de la Cellule MCA Togo.
Il est indispensable d’accélérer la mise en œuvre des réformes stratégiques et dynamiques en matière de gouvernance politique et institutionnelle, de gouvernance économique et dans les secteurs sociaux, rappelle Kossi Assimaidou, ministre chargé de la planification du développement.
Les efforts du Togo sont perceptibles. Le pays a gagné 15 points dans le dernier rapport Doing business de la Banque Mondiale, et a déjà réalisé sept (07) indicateurs MCC en 2015.
La FTF dévoile le calendrier du championnat
1) va bel et bien débuté le 11 septembre comme prévu dans le chronogramme des activités de la Fédération Togolaise de Football (FTF). La FTF vient dévoiler le calendrier complet des matchs au programme de la saison sportive 2016-2017. Le souhait des acteurs reste que la date soit maintenue et que les violences ne s’invitent pas dans les ambiances sur les pelouses. Pour vous, le programme de la 1ère journée (11 septembre) Dyto – Maranatha Gbikinti – ASKO Unisport – Kotoko AS OTR – Semassi Koroki – Anges FC Foadan – Agaza Gomido – AS Togo Port Calendrier complet D1 Calendrier D2 zone Sud Calendrier D2 Zone Nord]]>
WACEMGATE : Jean-Pierre Fabre exige des audits
Le chef de file de l’opposition, Jean Pierre Fabre vient d’envoyer un courrier au premier ministre Selom Klassou. Ce nouveau courrier fait suite aux révélations de certains journaux dans la foulée du scandale financier, Panama Papers, sur l’évasion fiscale pratiquée par des responsables de la société WACEM dans laquelle l’Etat détient des participations.
Deux mois après sa première lettre(toujours sans réponse) au chef du gouvernement, demandant à celui-ci de lui fournir des renseignements sur la gestion des sociétés d’Etat ainsi que des sociétés dans lesquelles l’Etat détient une participation, le président National de l’Alliance national pour le Changement (ANC), vient d’envoyer une nouvelle correspondance à Komi Sélom Klassou.
Ce courrier selon Jean Pierre Fabre fait suite aux informations rendues publiques le 26 juillet dernier, dans le cadre du scandale «Panama Papers », par les journaux togolais Liberté et l’Alternative, et le journal en ligne français, Le Monde Afrique.
« Ces informations et révélations, traduisent les graves dérives et la mal gouvernance économique et politique au Togo » écrit le chef de file de l’opposition qui relève trois problématiques. La première est relative à l’évasion fiscale, pratiquée par les dirigeants de WACEM, par le biais de combinaisons sophistiquées, privant ainsi l’Etat togolais d’importantes recettes budgétaires. La seconde concerne la violation de la législation en vigueur dans le pays, du fait que l’entreprise WACEM bénéficie du statut de zone franche de même que son maintien en zone franche, malgré l’expiration du délai légal (qui est de 10 ans). La troisième fait état de la présence dans l’actionnariat de WACEM, de plusieurs ministres et personnalités du régime RPT/UNIR dont le premier ministre lui-même, discréditant ainsi la fonction gouvernementale.
Par conséquent, le chef de file de l’opposition, demande au gouvernement de diligenter 1) une enquête indépendante sur les opérations off-shore de la société WACEM objet des publications des « Panama Papers » ; 2) un audit institutionnel destiné à clarifier le statut juridique et légal de WACEM au Togo ; 3) un audit comptable et fiscal de la société WACEM permettant de procéder, le cas échéant, à un redressement fiscal conséquent ; et 4) un audit de la zone franche permettant une évaluation générale : des conditions dans lesquelles le statut de zone franche est effectivement accordé, des modalités de gestion des avantages accordés, du suivi et du contrôle de conformité des entreprises admises en zone franche, de l’organisation et du fonctionnement des structures administratives en charge de ces missions.
Si pour le moment la primature qui a accusé réception du courrier s’est refusé à tout commentaire officiellement, beaucoup d’observateurs se posent la question de savoir si le premier ministre va répondre à ce énième courrier.
« Si les ministres qu’il a interpellé à plusieurs reprises, n’ont pas répondu à ses courriers, pensez vous que ce soit le premier ministre qui va le faire ? » a fait remarqué un député du parti UNIR, la majorité dont est issue le premier ministre.
« Dans quelle partie de la constitution est-il écrit que le Premier ministre a des comptes à rendre à un chef de file de l’opposition ? Est-ce lui qui l’a nommé à ce poste?», s’est interrogé un fonctionnaire de la primature qui a requis l’anonymat. Il est vrai que depuis la formalisation de la fonction de chef de fil de l’opposition comme institution, aucun membre du gouvernement n’a daigné répondre aux différentes interpellations de Jean Pierre Fabre.
En effet, légalement la seule possibilité pour Jean-Pierre Fabre d’intervenir dans l’action gouvernementale est d’interpeller le Premier Ministre ou ses Ministres devant le parlement en tant que député. Car la constitution dit que le Parlement contrôle l’action gouvernementale (art 81). Aucun autre texte ne précise les conditions et les raisons de saisine du gouvernement par le chef de file de l’opposition, notamment sur la reddition des comptes. Une omission imputable au texte de loi portant statut de l’opposition et au décret fixant les attributions et avantages du Chef de file de l’opposition.
Mais, rappelle Dany Ayida, consultant en géopolitique, « les attributions tout comme la marge de manœuvre du tenant de la fonction du chef de file de l’opposition ne relèvent pas nécessairement d’un texte de loi. Cela procède plutôt de la pratique politique et démocratique de tout pays. L’opposition institutionnelle peut donc demander des comptes au Président de la République tout comme il peut interpeller le laquais de la lointaine préfecture ».
Il ne faut pas oublier qu’au Togo la fonction est nouvelle et son apport à la vitalité politique ne peut se mesurer qu’à la capacité du leader de l’ANC à innover, mais aussi à la décence des animateurs de l’exécutif de lui répondre.
Les fauves convoqués pour Togo- Djibouti
Gardiens de but : Agassa Kossi, Mokpowovo Sabam Alassane, Tchagouni Baba Défenseurs : Akakpo Serge, Bossou Vincent, Djene Dakonam, Donou Kokou, Kouloum Maklibè, Mamah Gaffar, Ouro-Akoriko Sadat. Les Milieux de terrains : Agagbe Léonel, Agbegniadan Komlan, Atakora Lalawélé, Atchou Koffi Franco, Ayite Floyd, Bebou Ihlas, Dossevi Mathieu, Eninful Henritsè, Gakpe Serge, Romao Alaixys, Attaquants : Adebayor Emmanuel Shéyi, Laba Fodoh, Placca Fessou]]>
Cauris contre Alberto Olympio : vers un impossible procès?
Le procès du président du parti des togolais, Alberto Olympio qui devait se tenir mercredi dernier au tribunal de Lomé a été reporté au 31 août prochain. L’informaticien, ancien président PDG et directeur général de la société Axxend, doit répondre à des accusations de détournement et de faux de la part de ses anciens partenaires, du fond d’investissement Cauris Management.
Dans la foulée, les conseils d’Alberto Olympio ont déposé une plainte contre le procureur et le juge du second cabinet d’instruction, qu’ils accusent de manipulation de documents et de collusion. La ligne de défense du premier candidat déclaré aux élections présidentielles de 2015 consistait jusque là à dire qu’il s’agissait d’une simple affaire commerciale.
Mais depuis deux semaines, plusieurs partisans du parti des togolais qui commencent déjà par enregistrer quelques défections de taille, avancent la théorie du complot et de l’acharnement politique.
Reste que dans une mise au point relayée abondamment sur les réseaux sociaux jeudi, La cellule de communication d’Alberto OLYMPIO indique n’avoir jamais parlé de procès politique. Alberto Olympio « attaque des hauts magistrats pour des malversations commises dans l’exercice de leurs fonctions. Il leur appartient d’apporter les preuves de leur innocence ou de s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés » signifie le document.
Délit de fuite ?
« Si Alberto est aussi innocent qu’il le clame, pourquoi ne revient-il pas à Lomé pour se défendre », estime un observateur. Il est vrai que le néo-politicien est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice togolaise pour « délit de fuite » et que ce sont ses conseils qui répondent désormais à toutes ses convocations au tribunal.
« Monsieur Olympio a dit au juge qu’il quittait le territoire pour « raisons professionnelles » il n’a jamais été question d’une semaine » indique un document émanant du QG d’Alberto Olympio ; seulement qu’au niveau de la justice, l’on indique que le président du parti des togolais, avait demandé huit jours au juge qui a autorisé sa sortie du territoire
Du coté de Cauris Management que Alberto veut désormais faire sortir du capital d’Axxend, l’on se refuse à commenter le dossier, en instance devant les tribunaux. Seule précision de taille, Axxend dont le management est des plus instables actuellement, se serait jointe à l’accusation.
Affaire à suivre

