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Ghana : grosse bagarre entre les députés lors d’une séance plénière

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Une grosse bagarre a éclaté entre les députés lors d’une séance plénière au Ghana. Cette scène chaotique s’est déroulée ce lundi 19 déccembre suite à la proposition du gouvernement d’introduire une taxe sur toutes les transactions électroniques, y compris l’argent mobile.

Le ministre des finances Ken Ofori-Artta a proposé une taxe de 1,75 % sur les transactions électroniques, qui incluent les paiements par téléphonie mobile. Le ministre affirme que cette mesure est nécessaire pour élargir le filet fiscal et collecter 6,9 milliards de cedi ghanéens (600 milliards de F CFA; 870 millions de livres sterling) supplémentaires l’année prochaine.

Cependant, l’opposition s’oppose à la taxe de 1,75 % sur les transactions électroniques, estimant qu’elle affectera de manière disproportionnée les personnes pauvres et celles qui ne font pas partie du secteur bancaire officiel.

Après un débat animé sur la question, les députés de l’opposition ont tenté d’empêcher physiquement le vice-président du Parlement, Joseph Osei Owusu, de voter. Cette tentative a déclenché une bagarre massive, les députés du parti au pouvoir ayant riposté en chargeant leurs homologues.

La session parlementaire a dû être ajournée en raison du chaos qui régnait alors que les poings volaient entre les députés rivaux.

 

Les poings volent au Parlement du Ghana sur l’introduction d’une taxe sur l’argent mobile de type Mthuli
Les poings volent au parlement ghanéen à propos de l’introduction d’une taxe sur l’argent mobile de type Mthuli-Type.

 

Le ministre des Finances et du Développement économique, Mthuli Ncube, a introduit une taxe similaire de 2 % sur toutes les transactions électroniques au Zimbabwe en 2018. Cependant, contrairement au Ghana, il n’y a pas eu d’opposition véhémente à cette taxe.

 

 

Selon la publication Graphic, la commission des finances du parlement a approuvé la taxe proposée par 13 voix contre 12, mais seulement après que son président ait émis la voix décisive en faveur de la proposition.

Le Parlement s’est à nouveau réuni mardi, mais les députés n’ont pas voté sur le prélèvement proposé après avoir convenu d’ajourner la session à janvier.

La politique ghanéenne est agitée depuis les élections de l’année dernière, au cours desquelles le NDC et le NPP ont obtenu chacun 137 sièges parlementaires.

Un siège est détenu par un indépendant, qui s’est rangé derrière le NPP, lui donnant ainsi l’avantage.

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