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La démocratie et la liberté des valeurs chères à la CEDEAO

En sommet extraordinaire de la CEDEAO, plusieurs dirigeants de l’espace CEDEAO ont examiné ce jeudi 3 février 2022, le rapport de la mission du Comité des Chefs d’Etat-major (CCEM) de l’Institution sous régionale, dépêchées au Burkina Faso, respectivement le 29 et le 31 janvier 2022, en vue d’évaluer la situation politique et sécuritaire qui ont prévalu dans le pays, au lendemain du coup d’Etat.

Ils ont également examiné les mémorandums portant sur la situation politique en Guinée et au Mali, présentés par S.E.M. Jean-Claude Kassi BROU, Président de la Commission de la CEDEAO. La Conférence a salué la qualité des rapports et des mémorandums présentés, puis a pris acte des recommandations qu’ils contiennent.

La Conférence a fermement condamné la tentative de coup d’Etat en Guinée Bissau et exprimé sa solidarité avec le Président Umaro Sissoco EMBALO et avec le peuple de Guinée Bissau. La Conférence, au vu de ces derniers développements, décide de l’envoi d’une Force d’appui à la stabilisation du pays.

Par ailleurs, la Conférence a décidé de maintenir la Mission de la CEDEAO en Gambie (ECOMIG) dans ses composantes police et militaire pour consolider la stabilité du pays.

Elle a réaffirmé sa ferme détermination à protéger la démocratie et la liberté dans la région tout en et réitérant son engagement en faveur du respect du principe de la tolérance zéro pour l’accession au pouvoir par des moyens inconstitutionnels, conformément aux dispositions du Protocole additionnel de 2001 de la CEDEAO, relatif à la Démocratie et la Bonne Gouvernance.

Ainsi s’agissant de la situation politique au Burkina Faso, la Conférence a noté la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, qui requiert un retour rapide à l’ordre constitutionnel afin de pouvoir trouver des solutions efficaces à ces problèmes.

En outre, la Conférence a réitéré sa condamnation absolue du coup d’Etat du 24 janvier 2022 et exprime sa préoccupation face au maintien en détention du Président Roch Marc Christian KABORE. Au vu de ce qui précède et sous peine de sanctions, la Conférence exige la libération sans condition du Président Roch Marc Christian KABORE.

En outre les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont confirmé la suspension du Burkina Faso de toutes les institutions de la CEDEAO, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Ils ont par ailleurs appelé l’autorité militaire à mettre en place les organes de la Transition, à adopter un calendrier électoral et favoriser le retour à l’ordre constitutionnel le plus rapidement. Ils ont instruit la Commission de la CEDEAO à maintenir le contact avec les nouvelles autorités, à travers la mise en place de mécanismes de suivi auxquels seront associés l’Union Africaine et les Nations Unies, dans le but d’accompagner la Transition.

Concernant la situation politique en République de Guinée, la Conférence a pris note de la création récente du Conseil National de Transition (CNT), en tant qu’organe législatif.

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