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L’association Petite Sœur à Sœur associe les autorités étatiques et traditionnelles à la lutte contre la prostitution des jeunes filles

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La prostitution des jeunes filles est devenue aujourd’hui récurrente dans nos sociétés. Une situation qui préoccupe l’association Petite Sœur à Sœur, qui lutte depuis des années pour enrayer le danger. Mais toujours le phénomène persiste et gangrène l’émancipation de la jeune fille et son développement.

Pour toucher le phénomène à sa racine et faire contribuer les premières autorités du pays, l’association sœur à sœur pense mettre à contribution les autorités étatiques et traditionnelles.

Ainsi ce mardi 23 novembre une journée de réflexion a été initiée avec les autorités administratives et traditionnelles de Lomé sur le thème : « la contribution des autorités étatiques et traditionnelles à la lutte contre la prostitution des jeunes filles ».

Pour la présidente de cette association Petite Sœur à Sœur, madame Yawo-Akototse Ama « Aujourd’hui nous avons rassemblé les autorités administratives et traditionnelles notamment les mairies et la chefferie y compris les CDQ pour réfléchir sur comment ces acteurs peuvent contribuer à la lutte contre le phénomène de la prostitution des jeunes filles dans notre pays. Nous avons constaté que le phénomène de la prostitution est devenu maintenant l’apanage des jeunes filles ». Un phénomène qui devient récurrent et est visible les soirs dans plusieurs coins de la capitale et certaines villes du pays.

Elle précise que « Dans certains coins chauds de la capitale, on retrouve des jeunes filles de moins de 18 ans qui sont dans ce phénomène et dans certaines grandes villes telle que Atakpamé, Lomé, Sokodé, le long du corridors d’Aného à Kodjoviakope ou de Lomé à cinkassé. Le phénomène de la prostitution des jeunes filles se développe… ».  C’est pourquoi il faut agir et vite pour stopper le phénomène. C’est pourquoi à travers cette activité, « Nous sommes en train de voir comment la chefferie, la mairie et d’autres acteurs peuvent contribués dans leur localité à établir des plans d’action pour lutter contre ce phénomène » a-t-elle précisé.

Pour lutter contre ce phénomène, l’association Petite Sœur à sœur a mené plusieurs actions à travers des sensibilisations mais toujours le phénomène persiste d’où l’adhésion des autorités pour associer ceux-ci à aller à une nouvelle forme d’éducation en faisant jouer la partition des parents.

« Beaucoup de choses explique le phénomène.  Il y en’ a qui sont dedans délibérément et d’autres à la recherche de leur survie quotidienne et qui n’ont aucune qualification professionnelle. Donc si on arrive à trouver des solutions à ces problèmes là je crois qu’on peut venir à bout du phénomène » rassure-t-elle.

Pour arriver à freiner ce phénomène, l’Association Petite Sœur à sœur pense commencer par la sensibilisation à la base « si dans chaque famille les parents peuvent prendre leur responsabilité en scolarisant ou en mettant en formation leur enfant, en leur éduquant surtout instaurer la communication entre parent enfant, on peut venir à bout de ce phénomène » a-t-elle suggéré.

Une sollicitation qu’a favorablement adhéré les autorités traditionnelles qui par ailleurs ont félicité l’initiative de l’association Petite Sœur à  Sœur. Ils ont promis faire de leur mieux pour l’atteinte du combat lancé à leur endroit.

 

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