La meilleure de l'information du Togo et d'Afrique

Lidi BESSI-KAMA, la nouvelle ministre des Sports et des loisirs

139

 Le médecin-commandant Lidi BESSI-KAMA prend le portefeuille des Sports et des loisirs dans le gouvernement de Victoire DOGBE. Elle est une nouvelle figure et deuxième femme à occuper ce poste au Togo.

Elle mérite ce poste à cause de son engagement dans le domaine sportif et associatif, surtout religieux où elle apporte sa contribution à l’émancipation de la jeune fille.  Médecin militaire, diplômée en médecine du sport, le Commandant BESSI-KAMA Lidi est bien connue dans le domaine du sport, précise le confrère de togoscoop.

Elle est depuis 2006, la Représentante du Togo à l’Organisation Régionale Antidopage (ORAD) zone II et III et depuis le 23 Juillet 2015 passé, elle assure la présidente de cette zone qui regroupe 10 pays. En 2009, elle est élue membre de la Commission Médicale de Confédération Africaine de Hand Ball (C.A.H.B.). En 2009, elle a reçu le trophée CIO Sport et lutte contre le dopage.

A deux reprises, ce Chevalier de l’Ordre National du Mérite   a été du présidium du Forum national de la femme togolaise.

Mme Epiphanie Houmey Eklu-Koevanu, la Coordinatrice du Groupe de réflexion femme démocratie et développement (GF2D) qui a eu à la côtoyer à plusieurs reprises témoigne: « C’est une femme exceptionnelle et pionnière dans son domaine. Une personne très assidue au travail. Elle est très organisée pour allier sa vie professionnelle et son engagement social au service d’autres femmes ».

En 1996, elle fait partie des premières filles à être reçue à l’Ecole des Services de santé de l’Armée de Lomé (ESSAL). Alors qu’elle n’avait que 17 ans, elle fut admise dans cette école pour y recevoir une formation médicale et militaire. En compagnie de 15 jeunes gens dont 4 filles, elle passe huit ans au sein de cette école réputée pour sa rigueur et sa discipline.

Après sa formation de base, BESSI-KAMA, présente sa thèse de doctorat en 2005 sur l’asthme, devenant ainsi, la première femme officier de grade de capitaine dans l’armée togolaise. Un diplôme qui est l’accomplissement de son ambition, celle de concilier deux métiers qui lui plaisent à savoir la médecine et l’armée. Après sa soutenance, son premier poste d’affectation est le Centre médical des familles des forces armées Togolaise (CMFAT).

Mais l’une des expériences les plus exaltantes de sa formation militaire reste le saut en parachute. En 1999 alors qu’elle était en 3ème année, il fallait obligatoirement faire le saut en parachute en avion à une altitude de 600 m. Une expérience aussi agréable que périlleuse pour la jeune femme. Il fallait s’armer de courage pour montrer aux hommes que le statut de femme officier était mérité.

Le jour J malgré ses angoisses, elle a n’a pas craqué, surmontant une appréhension partagée par d’autres camarades. « Si je ne réussissais pas, je pourrai plus m’imposer puisqu’on va dire que je suis une femmelette qui a désisté au moment où on cherchait les vrais hommes », relate-t-elle avec une fierté non dissimulée.

« J’ai ainsi aidé les femmes en brisant ce tabou », souligne-t-elle.

Le confrère précise que cette amazone des temps modernes a réussi à s’imposer dans un monde encore bien dominé par les hommes malgré les efforts des autorités pour promouvoir les femmes. Elle a été nominée comme femme leaders 2019 et est membre de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH)depuis la même année.

Vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...