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Le président Félix Tshisekedi accusé d’être un traître

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Amnesty International a accusé ce 16 juin, le président Félix Tshisekedi, de “renier sa promesse de rendre justice aux victimes” des répressions qui ont ensanglanté les dernières années du régime de son prédécesseur Joseph Kabila.

Investi le 24 janvier 2019, le président de la République démocratique du Congo laisse “dans le désespoir des centaines de familles dont des membres ont été tués lors de la crise pré-électorale”, soulève Amnesty dans un rapport intitulé “Sans suite!”, rapporté par l’AFP.

L’ONG est revenue sur les principales manifestations réprimées dans le sang, en janvier 2015, septembre et décembre 2016, et lors de trois marches organisées par les catholiques fin 2017-début 2018, rapporte “Africanews”.

A l’époque dans l’opposition, le président Tshisekedi “n’a rien fait pour que des enquêtes soient menées sur la mort d’au moins 320 personnes tuées lors des manifestations survenues entre 2015 et 2018”, accuse Amnesty.

“Après neuf mois de présidence, il a déclaré qu’il ne voulait pas fouiner dans le passé“, rappelle l’ONG, en référence à une déclaration du chef de l’État congolais lors d’un entretien avec des médias français en septembre dernier.

“Quand il était encore un opposant, Félix Tshisekedi est venu nous voir et m’a dit : Nous serons toujours là pour vous. Mais depuis qu’il est devenu président, il n’a donné aucun signe”, a déclaré à l’ONG, Kelly Tshimanga, le fils de Rossy Mukendi Tshimanga, un militant des droits de l’homme tué par balle lors de la dernière marche des catholiques à Kinshasa le 25 février 2018.

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