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La 7e session du forum régional africain sur le développement lancé à Brazzaville

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La septième session du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD 7) est lancée ce 3 mars à Brazzaville sous le thème « Mieux construire l’avenir : vers une Afrique résiliente et verte pour la réalisation du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 » rapporte horizon news.

« Sur une note d’optimisme sur la marche de l’Afrique vers les ODD et Agenda 2063, je déclare ouvert la septième session du Forum régional africain sur le développement durable FRADD 2021», a déclaré le Président du Congo.

Organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en partenariat avec le gouvernement congolais, ce thème est aligné sur celui du forum politique de haut niveau 2021 sur le développement durable, à savoir «Une reprise durable et résiliente de la pandémie COVID-19 qui favorise les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement durable: construire une voie inclusive et efficace pour la réalisation de l’Agenda 2030 dans le contexte de la décennie d’action et de réalisation pour le développement durable ».

A la cérémonie de lancement  au Centre International de Conférence de Kintélé (Brazzaville) , à laquelle est présente Dr Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Secrétaire exécutive de la CEA, a été officialisé le passage du témoin de la présidence FRADD 2020 du Zimbabwe à la république du Congo pour une durée de 12 mois.

« Notre Bureau avait de nombreuses réalisations: voix de l’Afrique au HLPF, le plaidoyer pour la mise en œuvre de l’Agenda2063 », a déclaré Paul Mavima, le ministre de la Fonction publique du Zimbabwe.

En matière de développement durable, l’Afrique après tout a un avantage par rapport aux grands pays industrialisés: elle n’est pas prisonnière d’un modèle profondément ancré et peut donc s’orienter très vite vers une croissance durable et inclusive. Encore faut-il pour cela être en mesure de saisir la petite marge de manœuvre qui nous reste pour atteindre les objectifs inscrits dans le programme 2030 et l’agenda 2063.

Mieux construire l’avenir sur le continent, cela exige de ne pas accepter un simple retour au statu quo. « Nous devons redéfinir nos modèles de développement pour mieux rebondir. Il faut pour cela une relance verte de nos économies, axée sur une prise de conscience de la véritable valeur de notre capital naturel. Nous pouvons multiplier les emplois dans le secteur agro-forestier, dans l’écotourisme, tout en favorisant des chaînes de valeur durables. Et nous devons absolument mobiliser les financements nécessaires pour que le rôle des citoyens africains en tant que garants de la richesse écologique de notre planète soit reconnu à travers la création d’emplois décents et pérennes fondé sur la nature. Le Fonds bleu nous offre un véhicule de développement dans ce sens, pour catalyser la mobilisation de ressources pour un vrai développement durable », a déclaré Dr Vera Songwe.

L’avenir du climat sur le continent passera par la 4è révolution industrielle « l’économie numérique » avec une politique de développement ambitieuse en Afrique. L’Afrique ne doit pas rater cette révolution qui touche plus les jeunes du continent qui doivent tirer beaucoup de profits.

A cet effet, la CEA a signé un mémorandum d’entente relative à la création du Centre Africain de Recherche sur l’Intelligence Artificielle (CARIA) au sein de l’Université Denis SASSOU NGUESSO.

Ce centre de production ne serait non seulement celui de consommation mais aussi de production scientifique pour une Afrique qui gagne, résiliente, excellente qui marche au rythme de la nouvelle technologie à ce 21è siècle.

« Les Nations Unies seront un partenaire pour l’Afrique pour construire un avenir meilleur », assure la Vice-Secrétaire Générale de l’Organisation des Nations Unies, Mme Amina Mohammed

Une étude sur les investissements verts conduite par la CEA, démontre que les investissements en énergie renouvelable et des solutions basées sur la nature pourraient créer 250% plus d’emplois et 450% plus de valeur ajoutée que les investissements traditionnels reposant sur les hydrocarbures.

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