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La finalisation des accords de MUTAA à Lomé

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La 4e réunion du groupe de travail ministériel pour la mise en œuvre du projet du marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) s’est ouverte vendredi à Lomé.

Piloté par l’Union africaine, le MUTAA vise à mettre en place un large accord Open Sky à l’échelle continentale, dont les mécanismes d’opérationnalisation confiés au président Faure Gnassingbé du Togo.

Ce Marché unique du transport aérien africain reste un projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA visant à créer un seul marché unifié du transport aérien en Afrique, à libéraliser l’aviation civile sur ce continent et à y impulser l’intégration économique.

La rencontre de Lomé tournera au tour des questions comme : la mise en œuvre des mesures immédiates pour le fonctionnement efficace du ciel africain, procéder à l’harmonisation des accords bilatéraux des services aériens (BASA) entre les 25 états déjà membres du marché unique africain et permettre au nouveau membre la signature du protocole des accords Bilatéraux de Services Aériens (BASA) à leurs tour.

Lors de cette réunion de haut niveau, il est aussi question d’œuvrer à l’harmonisation des accords des services entre les pays membres du MUTAA.
Pour le ministre togolais des Transports, Ninsao Gnofam « La réunion de Lomé vise à faciliter la mise en œuvre des décisions des Chefs d’Etat et de gouvernement en vue de traduire dans la réalité le marché unique du transport aérien en Afrique ».

L’instauration de ce projet a pour idée de libéraliser le transport aérien en Afrique née en 1988 au moment de l’adoption de la Déclaration de Yamoussoukro, suivie dix ans plus tard par la Décision de Yamoussoukro (1999). La décision a ensuite été approuvée par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA à Lomé en juillet 2000.

Au moment où se tient cette rencontre , 23 États membres ont adhéré à l’engagement solennel en faveur du marché aérien unique, selon la Commission de l’UA : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cabo Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Gabon, le Ghana , la Guinée, le Kenya, le Libéria, le Mali, la Mozambique, le Niger, le Nigéria, le Rwanda, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, le Swaziland, le Togo et le Zimbabwe.

Aujourd’hui, le marché du ciel de l’Afrique est assuré par des compagnies aériennes non-africaines et représente 80% du trafic aérien.

A la fin de cette réunion, le SAATM devrait directement profiter aux grandes compagnies aériennes africaines comme Ethiopian Airlines, Kenya Airways, SAA, Egypt Air ou la RAM et aux transporteurs régionaux en Afrique de l’Ouest tels qu’Air Côte d’ Ivoire et Asky.

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