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Drame : un étudiant Togolais meurt par noyade au Canada

Le nommé Agbalenyo Kossi, étudiant en Master 2 Ingénierie des matériaux et du développement durable à l’Université de Bourgogne/ESIREM est mort par noyade .

Il était au Canada pour une mobilité d’étude à l’Université de Chicoutimi.

Selon les informations données par Radio Canada, il aurait chuté dans les eaux froides du Chicoutimi alors qu’il essayait de se rafraîchir.

Les deux amis avec qui il était ce mercredi soir en randonnée avaient tenté de le repêcher en vain.

Son corps sans vie n’a été retrouvé qu’au lendemain matin.

C’est par le biais du bureau de l’association des Étudiants Togolais boursiers en France (AETBF) que la nouvelle est parvenue au pays.

La police canadienne est à la recherche de ses proches. Selon les papiers retrouvés sur lui, le jeune homme âgé de 28 a notifié qu’il faille prévenir en cas d’urgence, Josée Renier.

Cette énième noyade survient après celle de 2019 au Maroc où trois étudiants togolais ont perdu la vie.

Afrique du Sud: le confinement a fortement fait baisser la criminalité

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Le ministre sud-africain de la police a confirmé vendredi que le confinement strict imposé à travers le pays a conduit à une baisse de la criminalité. Par contre l’interdiction de vendre l’alcool a un bilan mitigé.

Pour Bheki Cele, ministre de la Police, la criminalité violente a nettement reculé en Afrique du Sud à la faveur du confinement anti coronavirus.
Le nombre de meurtres, de viols et de vols qualifiés a respectivement baissé de 63, 82 et 63% entre le 27 mars, date de l’entrée en vigueur du confinement, et le 19 mai par rapport à la même période de l’année précédente, selon les statistiques présentées par M. Cele.

“Il a eu un important recul, particulièrement dans la catégorie des crimes violents, y compris les violences faites aux femmes”, a-t-il déclaré.

Pour ralentir la pandémie de Covid-19, l’Afrique du Sud est soumise depuis deux mois à un confinement qui a interdit la vente d’alcool et de cigarettes.

Une semaine à peine après le début de cette mesure, Bheki Cele s’était déjà félicité du recul de la délinquance en l’attribuant “à l’impossibilité de se procurer de l’alcool”. Les propos du ministre avaient suscité une vive polémique.

Avec une moyenne de 58 meurtres par jour, selon les chiffres annuels publiés par la police en septembre 2019, l’Afrique du Sud est considérée comme un des pays les plus violents de la planète.

Elle est aussi la plus touchée par le Covid-19 en Afrique subsaharienne, avec 19.137 cas d’infection et 369 morts.

Le 25 mai, l’Afrique a célébré son unité ?

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Ce lundi 25 mai 2020, le continent africain a commémoré la journée mondiale de l’Afrique en hommage à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à laquelle a succédé l’Union africaine (UA) en 2002.

Le 25 mai 1963, des représentants de trente nations africaines se rencontrent à Addis-Abeba, en Éthiopie, accueillis par Haïlé Sélassié. À ce moment, les deux-tiers du continent, dont le Togo (le 27 avril 1960) ont accédé à l’indépendance, arrachée la plupart du temps à des États européens colonialistes. 

C’est à cette occasion qu’est fondée l’Organisation de l’unité africaine, dans le but d’encourager la décolonisation de l’Angola, du Mozambique , alors encore colonies portugaises, de l’Afrique du Sud et de la Rhodésie du Sud sous régime d’ apartheid et dominées par des minorités d’origine européenne. 

L’organisation s’engage à soutenir l’action menée par les combattants de la liberté. Une charte est élaborée, visant à améliorer le niveau de vie dans les États membres. Haïlé Sélassié déclare « Puisse cette union durer mille ans ».

La charte est signée, le 26 mai, par les participants, à l’exception du Maroc. À cette occasion, la « journée africaine de la liberté » est renommé «journée mondiale de l’Afrique ». 

En 2002, l’OUA est remplacée par l’Union africaine (UA). La journée mondiale de l’Afrique continue cependant à être célébrée le 25 mai. Normalement, de nombreuses activités et cérémonies seront organisées à travers le continent.

Malheureusement, les Etats ne se sont pas vraiment engagés dans cette célébration, laissant le flambeau aux activistes panafricanistes.

Côte d’Ivoire : un élève testé positif à la Covid-19 à la reprise des cours

Deux mois après la fermeture des écoles pour lutter contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a autorisé la réouverture des écoles le lundi 18 mai dernier. Une semaine après, un élève a été testé positif au coronavirus. Intriguant, son établissement n’est équipé d’aucun dispositif sanitaire de protection. 

Les syndicats d’enseignants de Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire, ont appelé à une grève de deux semaines après la découverte d’un cas de coronavirus chez un élève, a indiqué samedi à l’AFP un responsable syndical.

“Les cours sont arrêtés depuis vendredi pour une période de 14 jours jusqu‘à nouvel ordre”, a déclaré le secrétaire général du syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire, Ouly Adama, joint par téléphone.

Selon plusieurs sources hospitalières à Yamoussoukro jointes, un élève de terminal du lycée scientifique de la ville a été testé positif au covid-19 et transféré à Abidjan pour être pris en charge. 
Selon lui, il n’y a aucun kit de protection ni de dispositif sanitaire dans les écoles à Yamoussoukro. “Même pour les caches-nez (masques), on nous demande de les acheter”.

Le gouvernement a autorisé tous les élèves qui avaient rejoint leurs familles à Abidjan pendant la fermeture à regagner leurs établissements à l’intérieur du pays pour la reprise des cours, ce qui était le cas de l‘élève infecté détecté à Yamoussoukro.

“Il a fait son test à Abidjan le 12 mai et sans attendre le résultat, il est venu à Yamoussoukro le 16 mai. Le lundi 18 mai, l‘élève est allé au cours comme tous ses camarades. Dans la soirée, le directeur régional de la santé de Yamoussoukro a été informé de son résultat positif. Il a été soustrait discrètement et conduit à Abidjan”, a expliqué à l’AFP, un enseignant sous couvert d’anonymat.

Un réseau de trafiquants de restes humains démantelé à Tsévié

Crânes et ossements humains pleins le sac, un profanateur de tombes s’est fait arrêter à Dalavé (Tsévié/ Zio1) par la population à l’aube de ce vendredi 23 mai.

Après sa mission dans le cimetière de Glodomé, le jeune trafiquant va malheureusement se faire surprendre à son départ par un passant qui à son tour va alerter les riverains.

Pris en flagrant délit de trafic de restes humains, il sera conduit devant le chef du village puis devant les gendarmes, où il va finir par révéler le nom du cerveau de la bande, monsieur Sakpo Yaovi.

La gendarmerie continue de faire son travail pour cofffrer toute la bande tout en comptant sur la précieuse coopération de la population du Zio 1.

Entre temps, un détour auprès de nos défunts pour leur dire bonjour et s’assurer que leur dernière abri n’est pas béante ne serait que salutaire.

COVID 19 : Le Keyna et la Tanzanie évitent de justesse l’incident diplomatique

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Trois routiers tout au plus, assurés d’avoir été préalablement testés négatifs au COVID19 seront désormais autorisés à faire rentrer les remorques tanzanienne sur le sol kéynan et vice versa. C’est l’une des mesures trouvées pour tenter d’éteindre le feu entre les deux pays voisins.
Cette crise a commencé, il y a quelques jours quand suite à la décision de Nairobi de fermer sa frontière sud? après avoir testé positif au Covid-19? plusieurs centaines de chauffeurs routiers tanzaniens. Cette décision a poussé également le gouvernement de Dodoma à interdire tout camion kényan sur son territoire.
S’en est suivi une « série de traitement inhumain » dénoncée et par les chauffeurs tanzaniens de plus en plus stigmatisés et humiliés et par les chauffeurs kényans qui dénoncent également les traitements inhumains qu’ils subissent, coincés de longues heures dans leurs camions dans des files d’attente interminables aux postes frontières.
À compter de ce jour, la nationalité des malades ne pourra plus être divulguée publiquement.

Avec ces mesures, le Keyna et la Tanzanie devraient pouvoir venir à bout de leurs différends et ainsi continuer la cohabitation pacifique nécessaire au soutien de l’économie des deux États.

Eau et Énergie : le français Hydrimpex à la conquête du marché africain

Spécialisé dans la conception et la commercialisation des équipements hydrauliques pour l’Adduction d’Eau Potable, l’Irrigation, le Pompage et les Barrages, le français Hydrimpex a depuis janvier 2020 renforcé sa présence en développant des partenariats de distribution sur le sol africain. Ce partenariat est d’ores et déjà actif au Togo avec la société « HydrAfrique », qui est devenu le premier distributeur officiel d’Hydrimpex sur le continent.

Un pas-de-géant pour la PME française qui ambitionne de se rapprocher davantage du marché africain en plein chantier ; tant sur les infrastructures, l’énergie et l’agriculture où le vent de l’industrialisation souffle. Pour marquer ce pas, le groupe a choisi le Togo. Selon les responsables du groupe, ce choix est fait à dessein, surtout que le responsable du développement de la zone UEMOA n’est personne d’autre que le jeune togolais Pascal Ayayi Creppy.

Une stratégie tournée essentiellement vers l’Afrique 

Favoriser la disponibilité et la qualité tout en conservant une compétitivité forte pour les besoins d’équipements pour l’eau potable, les forages et l’irrigation. Ainsi se définissent les ambitions de l’entreprise française. 
Questionné sur le choix du Togo, le Directeur général d’Hydrimpex Thierry Dumas explique qu’il s’agit d’un choix stratégique qui se justifie notamment sur des aspects économiques et politiques.

« Le Togo est un pays stable, avec un port en eaux profondes, pouvant accueillir nos cargaisons arrivant par bateau. Sa situation géographique dans la sous-région, et la place qu’occupe la capitale Lomé dans la sphère financière en Afrique plus globalement avec les sièges sociaux de grandes entreprises et d’institutions, représentent des atouts considérables pour notre société », a expliqué Thierry Dumas à nos confrères de TogoFirst.


Pour le groupe français, il s’agit déjà de se forger un ancrage solide dans cette zone du continent, développer la clientèle et une relation commerciale durable avant de se diversifier vers les autres zones géographiques. 

Des objectifs qui ont pu recevoir un écho favorable au regard des facilités de création d’entreprise et les réformes pour l’amélioration du climat des affaires que le Togo a entrepris depuis quelques années déjà.

« Grâce à notre partenariat avec HydrAfrique, nous souhaitons favoriser la disponibilité et la qualité tout en conservant une compétitivité forte pour les besoins d’équipements pour l’eau potable, les forages et l’irrigation. Nous sommes à l’écoute en permanence et nous nous adaptons aux besoins et aux urgences de nos clients. Nous sommes présents en nous appuyant sur la distribution locale de produits de qualité, et ainsi nous affichons notre ambition », a expliqué le DG de l’entreprise.

Entrepôt d’Hydrimpex à Lomé, Togo, Avril 2020

Quadriller toute la zone Afrique avec ses produits. Telle peut se résumer la vision d’Hydrimpex pour le continent.

Déclinant les ambitions d’Hydrimpex pour les prochaines années, Thierry Dumas projette à court terme « (…) développer la disponibilité de matériels au Togo, permettant ainsi un déploiement progressif dans l’espace UEMOA ». La vision à moyen terme consiste quant à elle à « (…) apporter notre soutien et notre expertise à HydrAfrique dans son développement en Afrique australe et dans la région des grands lacs ». Et sur le long terme, l’ambition est de « (…) soutenir la création d’une entité HydrAfrique pour l’Afrique centrale à Yaoundé (Cameroun).

HydrAfrique est disponible pour soutenir les projets d’agropoles, mis en œuvre ces dernières années au Togo. Et après une étude des besoins des principaux utilisateurs, la mise à disposition du stock de matériels Hydrimpex est imminent. Aussi, selon lui, HydrAfrique peut aujourd’hui accompagner les projets hydrauliques des pays limitrophes du Togo grâce au bon climat général des affaires au Bénin, au Ghana, Au Burkina Faso et à la Cote d’Ivoire.



Le volet social au profit des populations au centre de la stratégie

Pour l’équipe d’Hydrimpex, soutenir les populations africaines au milieu desquelles l’entreprise s’implante est un impératif. Et ce, dans un contexte socio-économique et sanitaire particulier en raison de la crise due au Coronavirus.

Selon M. Thierry Dumas, « Les populations africaines n’ont pas besoin de paternalisme occidental. Aussi, nous souhaitons faire du transfert de compétences afin que notre soutien permette à terme une autonomie de choix dans les domaines qui nous concernent. Monsieur Ayayi Creppy, le directeur export d’Hydrimpex en charge de l’Afrique nous fait remonter les besoins des populations les plus vulnérables. »

Aussi, poursuit-il,  » Notre politique RSE est donc surtout axée sur le volet social. La situation sanitaire mondiale qui, par ricochet, touche de plus en plus la sous-région nous pousse à nous engager. »

Et justement, en termes de RSE, la PME est fortement engagée. Recrutement de collaborateurs de différentes nationalités au sein de l’entreprise, appuis à travers les dons, engagement dans des opérations dites d’hydraulique villageoise (en études) et possibilités pour les salariés du groupe de devenir des actionnaires des entreprises de distribution soutenues sur le continent ; toutes les stratégies sont mises en œuvre pour faire d’Hydrimpex une entreprise engagée dans le bien-être des populations autochtones.

La dernière en date est le don de matériels de protection à différents services officiels à Lomé.

Pour le dirigeant de l’entreprise, « sensible à l’amélioration de la vie de chacun et à la sauvegarde de notre planète, nous ne pouvions pas rester sans agir face à cette menace mortelle. C’est donc avec humilité que nous offrons ces quelques milliers de masques. »

Dans un contexte africain en plein essor, la problématique d’accès des populations à l’eau potable est devenue une réalité commune à toute l’Afrique subsaharienne avec le développement des villes et la concentration de la population. Une situation que Hydrimpex compte améliorer avec l’assistance d’HydrAfrique, qui se positionne désormais comme un interlocuteur de premier choix face aux autorités et décideurs.

Covid-19 et crise économique : L’ONG Oxfam supprime près de 1 500 emplois

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Dans un communiqué publié ce 18 mai, l’ONG Oxfam a expliqué que la crise sanitaire a accéléré la réorganisation des activités internationales qu’elle avait prévue depuis 2018. Les confinements contraignent l’ONG à fermer ses boutiques et à annuler des événements lui permettant de lever des fonds.

L’ONG Oxfam ferme 18 de ses bureaux (dont ceux en Afghanistan, en Haïti, à Cuba ou encore en Egypte. Il ne conservera une présence que dans 48 pays) dans le monde, supprimant ainsi près de 1.500 emplois.

Privée de financements, elle a décidé de réduire la voilure, d’autant que sa santé financière était fragilisée du fait d’une baisse de dons à la suite du scandale provoqué par les révélations d’abus sexuels commis par certains de ses employés en 2010 en Haïti.

<< Nous avions prévu cela depuis quelques temps mais nous avons accéléré la prise de décisions à la lumière des effets de la pandémie mondiale >>, explique Chema Vera, directeur général de l’ONG Oxfam.

<< Cette réorganisation va prendre du temps et nous nous sentons responsables envers les pays où nous fermons nos bureaux dans lesquels nous continuerons de travailler avec nos partenaires pour soutenir les mouvements sociaux et avoir une influence sur les gouvernements et le secteur privé >>, poursuit-il.

Oxfam assure que cette restructuration va lui permettre de mieux cibler certains pays où elle pense que son action a le plus d’impact.

Crime crapuleux: entre indignations et prises de conscience, la tristesse de Gerry Taama

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Jeudi 21 Mai 2020, alors que le soleil frappait sans répit la capitale togolaise, un jeune succomba a un tire mortel d’un soldat à Avédji SunCity. Très vite l’information a fait le tour réseaux sociaux et sans doute touchée les hautes autorités du pays. La réaction du Député Gerry Taama ne s’est pas fait attendre.

Ce fut dans la nuit profonde, à dix(10) minutes de minuit (00h), quand tous étaient endormi, certains les yeux ouverts à revivre ce macabre scénario, que le président du Nouvel engagement togolais (Net), Gerry Taama s’est prononcé sur sa page officielle Facebook.

«Je suis triste ce soir. Personne ne devrait mourir ainsi. Les règles d’engagement en temps de paix reposent sur deux principes. La légitime défense et la proportionnalité. Pour faire simple, c’est que vous ne faites usage de votre arme que si votre vie est directement menacée et votre riposte doit être proportionnelle à la menace. J’ai écouté le communiqué du ministre de la sécurité ce soir. Même si j’ai confiance en Yark et je le sais de bonne foi, ça ne peut plus continuer ainsi. Nous avons besoin que des punitions fassent exemple. Autrement, même s’il y’a eu refus d’obtempérer, même s’il y a eu résistance, il y’a plusieurs degrés d’intervention avant d’en arriver au tir létal, au tir qui tue. » peut-on lire dans son post.

L’ex officier de l’armée n’a pas manqué de rappeler quelques notions élémentaires que doit normalement connaître n’importe quel policier.

«Comment pouvons nous accepter qu’on nous tire dessus comme des lapins sous le prétexte qu’on a pas obtempéré. Même dans l’hypothèse extrême que le jeune homme ait récupéré le couteau du policier (que fait un couteau dans un interpellation) les règles d’engagement imposent un tir de sommation à terre, puis dans les jambes, par principes de proportionnalité. Un tir pour tuer ne serait acceptable que si le jeune Mohamed avait un fusil qui menaçait le policier.»

Gerry Taama a encore une fois manifester son envie de voir des tribunaux militaires au Togo. Il recommande l’intervention des psychologues dans le processus de recrutement au sein de l’armée car selon lui, «on a désormais trop de jeunes qui jouent aux Rambo, et ternissent le travail de milliers d’autres forces de sécurité qui font bien leur travail. Et tout ça est ruiné par un crétin à la gâchette facile.»

Covid-19 : Les détenu(e)s fabriquent des masques

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Une centaine de détenu(e)s au Maroc, fabriquent chaque jour 20.000 pièces de masques, dans une vingtaine d‘établissements pénitentiaires dont celui de la prison marocaine d’Ain Sebaa.

Derrière les hauts murs de la prison marocaine d’Ain Sebaa, à Casablanca, Khalid, un détenu de 40 ans, se dit “fier” de participer à l’effort de lutte contre la pandémie de coronavirus, en travaillant dans un atelier pilote de fabrication de masques sanitaires.

<< Nous avons le sentiment de contribuer à l’effort collectif, même derrière les murs de la prison >>, confie à l’AFP un détenu. La production maison sera bientôt distribuée aux 80.000 détenus du pays.

L’objectif du programme, lancé début mai à Ain Sebaa, la prison la plus peuplée du Maroc avec quelque 8.000 prisonniers, est aussi de “nourrir l’esprit citoyen” des détenus et de les “aider à gérer leur détention pendant le confinement”, selon la direction de l’administration pénitentiaire.

Dans l’atelier de l’aile réservée aux femmes, Meriem, 35 ans, se dit aussi “heureuse de faire un travail utile aux autres”, même avec une “contribution modeste”.

La prison d’Ain Sebaa, où aucun cas de la maladie Covid-19 n’a été recensé, applique “rigoureusement” les mesures de prévention sanitaire, souligne son directeur Abderrahim Kerrari.

A ce jour, le Royaume a enregistré officiellement 7.043 cas de contamination, dont 194 décès. Les prisons n’ont pas été épargnées avec plus de 300 cas chez les détenus et 70 chez le personnel, répartis dans quatre établissements, selon les chiffres officiels.