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L’Institut Confucius de Lomé à l’endroit de ses étudiants

Il est porté à la connaissance des apprenants du niveau II, III, IV et V de l‘Institut Confucius de l’Université de Lomé, qu’un examen de HSK (niveau 3, 4 et 5) et HSKK (niveau intermédiaire) est organisé à leur intention  le 13 juillet 2019 dans les locaux de l’Institut Confucius. 

Par conséquent, il est demandé à tous ceux qui sont intéressés par ce test de payer chez la comptable et s’inscrire chez le directeur adjoint. 
Les inscriptions ont commencé le vendredi 24 mai 2019 et prendront fin le vendredi 07 juin  2019 à 17 heures 00 GMT. 

 Les frais d’inscription de HSK (niveau 3 et 4) s’élèvent à vingt mille (20000) Les frais d’inscription de HSK (niveau 5) s’élèvent à vingt-cinq mille (25000) CFA. Les frais d’inscription de HSKK (niveau intermédiaire) s’élèvent à vingt mille (20 000) CFA.

Se munir d’une photo d’identité numérique inférieure à 100 kb, de la copie de la carte d’identité ou du passeport. Pour tous renseignements, contacter les enseignantes chinoises.  15 BP. 190, LOME (TOGO), TEL. + 228 22 51 49 52

Source: Radiooréole

La BAD satisfait des prouesses de PAIEJ-SP

Le projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP), a reçu en fin de semaine dernière le satisfécit de ses principaux partenaires financiers. Ceci, à la faveur d’une émission diffusée en fin de semaine dernière sur la télévision nationale, à laquelle a notamment participé le ministre en charge de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé.

Le représentant pays de la BAD (Banque Africaine de développement), principal partenaire du projet, qu’elle a soutenu depuis 2016 à hauteur de 1,7 million de dollars, a révélé que cette initiative lancée en 2016 « est un projet à succès ». « Pour la BAD, le PAIEJSP a montré son avantage comparatif : la promotion des PME et de l’emploi des jeunes dans les chaînes de valeur agricole au Togo », a déclaré Georges Bohoussou.

Michel Dorkenoo, Directeur Général Adjoint d’Orabank, un autre partenaire du projet a insisté pour sa part sur la fiabilité du mécanisme. « Sur le projet PAIEJSP, on a eu un taux de remboursement de 100%. Les autres secteurs n’en font pas autant », s’est-il réjoui.

Le ministre a de son côté affirmé que ce projet qui est le fruit d’un travail collectif, qui a impliqué aussi bien le gouvernement que les acteurs des chaînes de valeurs, « est vraiment l’exemple palpable de la gestion axée sur les résultats ».  

Rappelons que le PAEIJ-SP, lancé par le gouvernement en 2016 et mis en œuvre par le ministère en charge de l’emploi des jeunes, vise à créer les conditions d’une croissance inclusive, à travers la promotion de entrepreneuriat et l’auto-emploi des jeunes. En moins de 2 ans, plus de 35 000 emplois directs ont été créés, plus que les 20 000 attendus initialement.

Voici le programme complet des matchs de la CAN Egypte 2019

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La fête continentale, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN Egypte 2019) démarre le 21 juin prochain au pays des Pharaons. Cette édition regroupera au total 52 matchs qui seront disputés lors de la phase de poule. Cette messe du football continentale est le rendez-vous des meilleures nations africaines et de meilleurs talents du continent. La CAF a donc rendu publique, toutes ces affiches ainsi qu’une projection sur les matchs du tour suivant jusqu’en finale.

Programme complet des matchs

Vendredi 21 juin : 20 heures : Egypte-Zimbabwe (groupe A), au Caire

Samedi 22 juin : 14h30 : RD Congo–Ouganda (groupe A), au Caire

17 heures : Nigeria-Burundi (groupe B), à Alexandrie

20 heures : Guinée-Madagascar (groupe B), à Alexandrie

Dimanche 23 juin : 14h30 : Maroc-Namibie (groupe D), au Caire

17 heures : Sénégal-Tanzanie (groupe C), au Caire

20 heures : Algérie-Kenya (groupe C), au Caire

Lundi 24 juin : 14h30 : Côte d’Ivoire–Afrique du Sud (groupe D), au Caire

17 heures : Tunisie-Angola (groupe E), à Suez

20 heures : Mali-Mauritanie (groupe E), à Suez

Mardi 25 juin : 17 heures : Cameroun – Guinée-Bissau (groupe F), à Ismaila

20 heures : Ghana-Bénin (groupe F), à Ismaila

Mercredi 26 juin : 14h30 : Nigeria-Guinée (groupe B), à Alexandrie

17 heures : Ouganda-Zimbabwe (groupe A), au Caire

20 heures : Egypte – RD Congo (groupe A), au Caire

Jeudi 27 juin : 14h30 : Madagascar-Burundi (groupe B), à Alexandrie

17 heures : Sénégal-Algérie (groupe C), au Caire

20 heures : Kenya-Tanzanie (groupe C), au Caire

Vendredi 28 juin : 14h30 : Tunisie-Mali (groupe E), à Suez

17 heures : Maroc – Côte d’Ivoire (groupe D), au Caire

20 heures : Afrique du Sud – Namibie (groupe D), au Caire

Samedi 29 juin : 14h30 : Mauritanie-Angola (groupe E), à Suez

17 heures : Cameroun-Ghana (groupe F), à Ismaila

20 heures : Bénin – Guinée-Bissau (groupe F), à Ismaila

Dimanche 30 juin : 16 heures : Madagascar-Nigeria (groupe B), à Alexandrie

16 heures : Burundi-Guinée (groupe B), au Caire

19 heures : Ouganda-Egypte (groupe A), au Caire

19 heures : Zimbabwe – RD Congo (groupe A), au Caire

Lundi 1er juillet : 16 heures : Afrique du Sud – Maroc (groupe D), au Caire

16 heures : Namibie – Côte d’Ivoire (groupe D), au Caire

19 heures : Kenya-Sénégal (groupe C), au Caire

19 heures : Tanzanie-Algérie (groupe C), au Caire

Mardi 2 juillet : 16 heures : Bénin-Cameroun (groupe F), à Ismaila

16 heures : Guinée-Bissau – Ghana (groupe F), à Suez

19 heures : Mauritanie-Tunisie (groupe E), à Suez

19 heures : Angola-Mali (groupe E), à Ismaila

Huitièmes de finale

Vendredi 5 juillet : 16 heures : 1er du groupe D – 3e du groupe B/E/F, au Caire

19 heures : 2e du groupe A – 2e du groupe C, au Caire

Samedi 6 juillet : 16 heures : 2e du groupe B – 2e du groupe F, à Alexandrie

19 heures : 1er du groupe A – 3e du groupe C/D/E, au Caire

Dimanche 7 juillet : 16 heures : 1er du groupe B – 3e du groupe A/C/D, à Alexandrie

19 heures : 1er du groupe C – 3e du groupe A/B/F, au Caire

Lundi 8 juillet : 16 heures : 1er du groupe E – 2e du groupe D, à Suez

19 heures : 1er du groupe F – 2e du groupe E, à Ismaila

Quarts de finale      

Mercredi 10 juillet : 16 heures : quart de finale 1, au Caire

19 heures : quart de finale 2, au Caire

Jeudi 11 juillet : 16 heures : quart de finale 3, à Suez

19 heures : quart de finale 4, au Caire

Demi-finale

Dimanche 14 juillet : 16 heures : demi-finale 1, au Caire

19 heures : demi-finale 2, au Caire

Match de classement

Mercredi 17 juillet : 19 heures, au Caire

 Finale

Vendredi 19 juillet : 19 heures, au Caire

L’opération d’adressage des rues de Lomé amuse la toile

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La polémique née sur les réseaux sociaux avec les noms donnés lors de l’opération d’adressage des rues de Lomé a fait réagir les autorités.
Au cours de l’intervention sur la radio Kanal Fm ce jour, M. Clément Edjam-Etchaki, Directeur Adjoint des services techniques de la mairie de Lomé, est revenu sur cette opération.

Des fakes- news ont submergé sur a toile, mais tout n’est pas faux a reconnu ce dernier
Les noms tels que Hampaté-Bas, crapeaux sont des erreurs survenues lors de l’impression des plaques par l’entreprise
Elles seront corrigées dans les brefs délais avant la réception officielle des travaux d’adressage, a –t-il promit.
Par ailleurs, le responsable, a encouragé les citoyens à consulter la direction de l’urbanisme et de l’adressage de la ville de Lomé pour déceler les vrais noms des faux.

Le Mouvement EN AUCUN CAS se retire des locales

Le Mouvement EN AUCUN CAS n’ira plus aux prochaines élections locales. Dans un communiqué rendu public, le Mouvement de l’activiste Folly Satchivi dénonce la manière dont l’opération de révision de listes électorales a été bâclée, et craint la fraude. Par ailleurs, il demande à ses membres qui ambitionnaient d’être candidats à ces élections de ne plus déposer leur candidature, le cas échéant de la retirer. Lecture!

 COMMUNIQUÉ : Les élections n’ont de sens que si tous les citoyens en âge de voter disposent de leurs cartes d’électeurs.

Il y a quelques semaines, pensant pouvoir restreindre, par les urnes le pouvoir et les marges de manœuvre du régime dictatoriale qui régente le Togo depuis 52 ans, nous avons appelé les citoyens à aller massivement se faire inscrire afin de porter à la tête des communes des grandes villes du pays les candidats issues de l’opposition démocratique.

Mais en suivant attentivement l’évolution du processus, depuis l’annonce de la date des élections locales jusqu’au recensement bâclé, nous constatons que le régime, fidèle à ses vieilles habitudes et à ses méthodes archaïques a tout verrouillé et n’a aucunement l’intention de céder un seul pan de son pouvoir aux forces en lutte pour le changement.

En effet, nous constatons d’une part que des centaines de milliers de citoyens acquis à la cause des forces démocratiques ont été volontairement privés de carte d’électeurs. Or, une élection n’a de sens que si tous les citoyens en âge de voter disposent de leurs cartes d’électeurs. Ce qui n’est actuellement pas le cas dans notre pays.

Ainsi, un candidat de l’opposition bien que populaire et très aimé par sa communauté, n’a aucune chance d’être élu. Tout simplement parce que ceux qui l’aiment et sont censés le voter n’ont pas de carte d’électeur.

D’autre part, nous remarquons qu’avec le fichier électoral actuel, une personne mal intentionnée ou pistonnée par le pouvoir en place peut voter au moins cinq (5) fois ; C’est-à-dire dans cinq (5) communes différentes. Ce qui doit faire réfléchir les candidats de l’opposition.

De même, nous apprenons de sources concordantes que des citoyens des pays frontaliers (Bénin, Ghana et Burkina ) avaient été payés par certains barrons du régime pour venir s’inscrire et voter le 30 juin pour le Parti au pouvoir.

La fraude étant donc réelle et très avérée et, surtout après le refus systématique du gouvernement et de la CENI de poursuivre les opérations de révision des listes électorales, le Comité Exécutif du Mouvement EN AUCUN CAS s’est urgemment réuni et a, après une réflexion approfondie décidé de se retirer du processus en cours et a, dans la même logique instruit tous les membres du Mouvement qui ambitionnaient d’être candidats à ces élections aux issues déjà connues de ne plus déposer leur candidature, le cas échéant de la retirer.

Aussi, estimant que le salut du peuple ne viendra que d’une lutte populaire, organisée et non-violente, le Mouvement EN AUCUN CAS a décidé de ne plus jamais s’associer à une élection organisée par le régime cinquantenaire en place.

Ceci étant, le Mouvement EN AUCUN CAS ne se battra désormais, au plan politique que pour la libération des détenus politiques, la défense des droits et libertés acquises au prix d’énormes sacrifices par le peuple Togolais, le départ de Faure GNASSINGBE au terme de son mandat, la mise en place d’une transition démocratique et la mise en place d’un organe ad hoc chargé d’organiser les élections présidentielles de 2020.

L’enjeu étant donc de taille, nous avons besoin d’une opposition unie, conquérante et audacieuse dotée d’une stratégie gagnante.

C’est pourquoi nous appelons toutes les organisations politiques et citoyennes ayant œuvrer de près ou de loin pour le boycott massif de la tragi-comédie électorale du 2018 par plus de 85% de la population à se mettre ensemble.

Fait à Lomé, le 27 mai 2019

Le Comité Exécutif

Alibaba bientôt partenaire de poids avec le Togo

Le géant chinois du commerce électronique, Alibaba et le Togo pourraient s’accorder dans le cadre d’un partenariat renforcé en ce qui concerne les échanges commerciaux.

Le sujet a été évoqué ce lundi entre le ministre des mines et de l’énergie, Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon et Brian Wong, vice-président du groupe.

C’était à la faveur d’une rencontre qui s’est tenue après la cérémonie inaugurale du « New Economy Workshop », un programme initié par Alibaba et qui vise à former des cadres et fonctionnaires des administrations publiques. 14 Togolais y prennent part cette année.

Le ministre a officiellement transmis au n°2 du holding, une lettre d’invitation du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé au patron du groupe, Jack Ma, pour une visite de travail au Togo.

Rappelons qu’en septembre dernier, le Président de la République avait effectué une visite à Xixi Park, le campus d’Alibaba où il avait eu un tête-à-tête avec Jack Ma.

La FPI prêt à une discussion avec le RHDP de Ouattara

En Côte d’Ivoire, le secrétaire général du FPI, Assoa Adou, a expliqué lundi 27 mai aux journalistes le vaste projet de réconciliation nationale que le parti de Laurent Gbagbo entend entreprendre dans les mois à venir avec le PDCI et les autres partis qui le souhaiteront, dont la formation d’Alassane Ouattara du RHDP. Le FPI ira à la rencontre des formations politiques, y compris du RHDP.

Le PDCI qui, lui, courtise le FPI pour construire sa grande plate-forme politique en vue de 2020, devra encore patienter sur cette question.

École, santé, environnement, économie, recul de la démocratie, immixtion du pouvoir dans la vie des partis politiques… Selon Assoa Adou, rien ne va dans la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara. Mais surtout, pour le secrétaire général du FPI Gbagbo, les événements récents de Béoumi – onze morts dans des affrontements communautaires – sont « source de grande inquiétude » et ne « sont pas un cas isolé ». Ils témoignent du fait que « des armes circulent de manière incontrôlée » et de « l’échec de la réconciliation ». Bref, dit Assoa Adou, la situation sociale est « potentiellement explosive ».

Un seul remède, assène le proche de Laurent Gbagbo : une réconciliation nationale véritable et un dialogue constructif entre partis politiques, société civile et responsables religieux et coutumiers. Les rencontres de Bruxelles et de Daoukro entre des délégations FPI et PDCI s’inscrivent dans ce cadre, a-t-il expliqué. La réconciliation, c’est l’urgence, explique en substance le FPI Gbagbo. Pour ce qui est d’une plate-forme politique ou d’une alliance électorale souhaitée par le PDCI, on verra plus tard.

Quant au « FPI Affi N’Guessan », reconnu par la justice ivoirienne, il rappelle dans un communiqué que, lui, participe depuis quatre mois à la mise en œuvre de la plate-forme initiée par Henri Konan Bedié et déplore que le PDCI prenne de son côté « d’autres engagements ».

Source: RfiAfrique

La performance artistique prône l’union des plasticiens

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Les plasticiens du Togo organisent une performance artistique sur le thème « Mi nɔ du » (Unissons-nous en éwé- langue du Sud Togo), le 4 juin à Lomé, plus précisément au Bas-fond d’Amoutiévé.

L’idée est née des plasticiens comme Sokey Edorh, Ras Sankara Agboka, Richard Laté Lawson-Body et Dzotsi Agbessi Dilazoti..

La performance des artistes du 4 juin prochain se situe dans le cadre du lancement de l’édition 2019 du projet «Montagn’art», qui aura lieu à Agou. Une occasion pour les artistes de démontrer leur savoir-faire en peinture et en performance.

Ils veulent à travers ce thème « Mi nɔ du» souhaiter l’unissons des plasticiens. Un appel à l’endroit du milieu plasticien quelque peu divisé et qui peine à s’organiser, promouvoir et défendre ses intérêts. Pour Sokey Edorh, le promoteur de ce projet, l’union fait la force.  Dans un environnement social paradoxalement marqué par l’individualisme effréné, les artistes voudraient attirer l’attention sur un besoin de solidarité.

Mais l’actualité politique colle également au thème, à l’heure où existe au sein de l’opinion une prévalence pour l’union des fils et filles du Togo

La performance est un domaine plastique exploré par Sokey Edorh et Raouf Tchakondo, le second en a fait son domaine de prédilection. Et dans les années 2000, Sokey Edorh le déclinait sur le mode de la dénonciation et la conscientisation avec ces « journées sans mensonges ».

Cependant, l’artiste Ras Sankara Agboka, passé par la photographie, réalise des performances non négligeables. Engagé contre le régime, Ras Sankara Agboka prend une balle dans une jambe au cours des soubresauts démocratiques de 2017-2018. Sorti de l’hôpital, ses performances sont d’une telle virulence politique.

Quant à Richard Laté Lawson-Body, il est spécialisé dans l’art abstrait ne manque pas d’intérêt. Il traite de façon lyrique des problèmes relatifs à la violence, au sport et au quotidien.

« Montagn’art » est un projet bisannuel au long cours qui se déroule à Agou à la résidence de Sokey Edorh. Il se décline généralement en résidence pour les artistes mais aussi en initiation aux arts plastiques aux collégiens et lycéens de la préfecture.  Elle regroupera périodiquement en milieu rural   des jeunes talents et acteurs du domaine des arts (Peintre, sculpteur, dessinateur, designer, graphiste, architecte, vidéaste, scénographe, etc.) du Togo et d’ailleurs. 

« Montagn’Art » se positionne comme un grand carrefour national, régional et mondial des professionnels des arts visuels et plastiques dans l’esprit de redynamiser ce secteur. Pour cette édition, « Montagn’Art» met en avant de jeunes artistes plasticiens émergents togolais.  

Cette édition 2019 comporte une touche spéciale : les artistes rendront hommage à l’artiste El Loko décédé le 15 septembre 2016 à Pedakondji. Ancien élève de l’Allemand Beuys, El Loko a marqué l’art contemporain africain de son empreinte ; il était respecté sur le marché des arts. Il résidait à Düsseldorf (Allemagne). « Montagn’art » ira avec d’autres artistes Pedakondji pour rendre hommage à l’un des plus grands artistes togolais.

Rappelons que le projet  « Montagn’art » a reçu un accompagnement du Fonds d’Aide à la Culture, soit un petit coup de pouce de 2,5 millions CFA.

Djimon Oré:  » les partis engagés dans le processus électoral ont déjà négocié auprès du pouvoir »

Le président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD) pense que ce qui se passe, ressemble à l’image de ‘poulets’ et ‘coqs’ (partis d’opposition) qui courent pour avoir quelques grains, derrière un ‘homme’ (le pouvoir) qui tient un épi de maïs.

Pour cet ancien ministre et ancien député, après avoir procédé à la nomination des députés à l’Assemblée nationale à l’issue des élections législatives du 20 décembre 2018, le régime en place s’apprête à organiser une ‘parodie’ d’élection et un ‘maquillage’ pour faire nommer de pseudo-conseillers municipaux qui ne serviront à rien.

« Tous les partis politiques engagés dans ce processus ont déjà négocié auprès du pouvoir. Pour les législatives, nous avons été abordés. Ceux qui y vont ont déjà trouvé un terrain d’entente en catimini avec le pouvoir. Sinon, sur la base du fichier électoral actuel, le régime peut proclamer comme conseiller municipal ou maire qui il veut », a-t-il déclaré mardi sur la radio Nana FM.

De son point de vue, le pouvoir de Lomé ‘clochardise’ des partis politiques de l’opposition en agitant la carotte. Et les conseillers municipaux qui sortiront de ces élections locales, soutient-il, seront sous l’autorité du préfet. Il n’y a pas de démocratie à la base qui tienne, fait-il savoir.

Après avoir qualifié cette attitude de ses amis de l’opposition qui participent aux élections locales prochaines d’‘inconsistance’, Djimon Oré persiste et signe qu’ils devraient avoir le ‘courage politique’ de dire ‘non’, quel que soit le prix à payer.

« L’opposition a fait le jeu du pouvoir pendant pratiquement 3 décennies et cela n’a rien donné. Il faut prendre du recul et demander à la population de se plier dans la résistance totale pour faire plier le régime », a-t-il indiqué, soulignant que la solution se trouve dans une remobilisation, pas pour les intérêts partisans de certains de l’opposition, mais pour imposer une assise nationale en vue de mettre en place les réformes à travers une constituante.

Selon lui, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a encore quelques mois pour présenter ses excuses et celles de son père (Gnassingbé Eyadéma) au peuple togolais avant 2020 et aller à une assise nationale.  

Accusé par certains auditeurs d’avoir lui aussi à un moment donné été ministre dans le gouvernement de Faure Gnassingbé, sur la base de l’accord politique historique que l’Union des forces de changement (UFC) avait signé avec le pouvoir en mai 2010, Djimon Oré a tenté de se défendre.

« Je ne suis pas allé au gouvernement en ma qualité de leader politique. J’étais militant d’un parti politique appelé UFC et je ne savais pas quand et comment l’accord a été négocié. Mais il y a une scission au sein de l’UFC mais je me suis rangé du côté de Gilchrist Olympio pour des raisons claires. Mais il nous a amenés à une compromission inacceptable », a-t-il relevé.

Le président du FPD a aussi fait savoir qu’à l’époque, il ne pouvait pas suivre Jean-Pierre Fabre. Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) est pour M. Oré ’le plus dangereux’ de tous les acteurs politiques togolais.

source : global actu

L’Amérique latine: L’article 75 est inutile

Face aux réactions suscitées par le nouvel article 75 dans la Constitution « re-toilettée » le 8 mai 2019, j’avais relativisé en soulignant que cela ne concernait pas la période allant de 2005 à mai 2019, même si l’on interprétait la constitution selon les gymnastiques cérébrales d’Abdou Assouma.

L’article 75 est inutile pour une deuxième raison : l’Amérique latine.

Vers la fin des années 80, les dictateurs de l’Amérique latine, notamment les chefs de juntes militaires, avaient eux-aussi pensé à des retraites paisibles pour eux et leurs hommes de main. Cela s’est fait d’abord par la mise en place des parlements aux ordres des juntes militaires ; ces parlements à leur tour ont voté des Constitutions taillées sur mesure, garantissant une immunité à vie, et/ou un poste de sénateur à vie pour les anciens dictateurs aux mains souillées du sang de leurs compatriotes. En Argentine et au Chili par exemple, la loi offrait même l’immunité aux officiers de l’armée qui avaient obéi aux « ordres dont ils ignoraient l’illégalité ».

Cette comédie de très mauvais goût a failli réussir, mais a fini par faire pschitt. Comment ?

Eh bien lorsqu’une constitution stipule dans son préambule que la nation est fondée sur la primauté du droit et que les droits individuels sont inaliénables, c’est que la raison d’État (ici la loi d’amnistie) devient secondaire, qu’elle soit énoncée directement ou en annexe dans la même constitution. Cela signifie qu’au nom du principe de la primauté du droit, les besoins de justice des victimes d’abus et de violations des droits humains priment sur toutes les garanties données aux dictateurs pour assurer leur départ.

En Amérique latine, une fois les dictateurs partis, leurs successeurs élus n’ont pas remis leur immunité en question. Mais les citoyens l’ont fait avec brio. Et ont réussi à faire tomber les anciens dictateurs et chefs d’États dans les mailles de la justice, invoquant la primauté du droit des personnes. Car au nom de ce principe énoncé dans les préambules ou dans les tous premiers articles des constitutions de ces pays, tout le monde est redevable de la violation des lois existantes, ce qui n’exclut pas les chefs d’État.

Avec le temps, la justice des pays d’Amérique latine s’étant affranchie des pressions politiques, c’est devant cette justice indépendante que les citoyens victimes des actes des dictateurs ont attaqué les clauses concernant l’immunité des anciens chefs d’État. Et les juges, par une interprétation très astucieuse des lois nationales et des traités internationaux, leur ont donné raison, ce qui a conduit à la levée de l’immunité de ces anciens chefs d’État, à leur arrestation, à leur jugement et à leur emprisonnement pour des crimes qu’ils ont commis lorsqu’ils étaient en fonction.

Dans les pays où la justice a été lente à réagir, les victimes qui ont acquis des nationalités européennes ou avaient la double nationalité au moment des faits, ont saisi la justice dans leurs pays d’accueil, forçant par exemple l’Argentine à extrader près de 40 officiers de l’armée dans ces pays, bien que ces officiers aient bénéficié des lois d’amnistie dites « Point Final » ou « Devoir d’obéissance ».

En 2002, face au projet de « toilettage » de la constitution envisagé par le parlement, le président de l’institution, le sieur Natchaba Fambare avait déclaré que ce que l’homme fait, c’est l’homme qui le défait ; la constitution de 1992 « faite » par l’opposition étant injuste à leurs yeux, c’est normal de « défaire » cette constitution. Natchaba avait raison hier, il a raison aujourd’hui et il aura éternellement raison sur ce point, car c’est un principe universel. C’est au nom de ce principe que l’article 75 sera défait.

Pas forcément par une autre assemblée revancharde, mais par des citoyens pour qui la primauté du droit et des garanties qu’il offre aux victimes de crime sont au-dessus de la quiétude des anciens chefs d’État. La raison d’État n’est pas un droit fondamental ; le droit à la justice en est un, et ce droit prévaudra. Comme disait Fiat justicia, et pereat mundus !

Source: Togotribune