La 13ᵉ édition de la Foire Adjafi se tiendra du 21 août au 7 septembre 2025 sur le terrain de football du lycée d’Agoè-Nyivé à Lomé.
Cette année, l’événement se déroulera sous le thème : « Améliorer le packaging des produits togolais pour une meilleure compétitivité des TPME sur le marché de la ZLECAF », avec pour objectif de renforcer la présence des produits locaux sur le marché africain.
À quelques semaines de l’ouverture, le comité d’organisation finalise les préparatifs afin de répondre aux attentes des exposants et des visiteurs. Pour Maxime Minasseh, promoteur de la foire, cet événement s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour le secteur privé, notamment pour les très petites, petites et moyennes entreprises désireuses de se positionner sur le marché continental.
« La ZLECAF est à la fois un défi et une opportunité que nous, jeunes entrepreneurs, devons saisir avant son déploiement complet. Depuis 2023, nous avons orienté notre réflexion sur cette thématique, notamment dans le secteur agroalimentaire, en présentant la ZLECAF comme un levier de compétitivité pour nos entreprises. Cette année, nous mettons l’accent sur le packaging, un élément clé pour préparer nos entreprises à affronter le marché continental », explique Maxime Minasseh.
Au Togo, malgré les initiatives du gouvernement et des partenaires pour promouvoir les produits locaux, de nombreuses entreprises peinent encore à s’imposer face à la concurrence des multinationales, bien implantées sur le continent depuis des années. « Ce thème est donc essentiel. Il permettra aux entrepreneurs de saisir l’importance du packaging pour renforcer la compétitivité et d’identifier des stratégies et bonnes pratiques afin de proposer des produits attractifs, bien présentés, capables de rivaliser sur le marché africain », ajoute le promoteur.
Pour cette édition, des dispositifs spécifiques seront mis en place pour accompagner les exposants dans la définition de leurs stratégies de développement. Comme chaque année, la Foire Adjafi proposera des panels, tables rondes et sessions d’échanges avec des experts et acteurs de divers horizons pour analyser le thème sous plusieurs angles.
« Les conclusions issues de ces discussions seront mises à la disposition des exposants. Le forum prévu à Sokodé à la mi-août, la table ronde dédiée aux TPME et les différentes communications programmées durant la foire permettront de collecter les meilleures pratiques et solutions, qui seront structurées et partagées avec tous les acteurs », précise Maxime Minasseh.
À travers cette 13ᵉ édition, la Foire Adjafi souhaite contribuer activement au renforcement des capacités des entrepreneurs togolais en les dotant d’outils pratiques pour relever le défi de la compétitivité sur le marché continental, à l’ère de la ZLECAF.
Naomi Akakpo, athlète togolaise spécialiste de la course de 100 mètres haies, a lancé à Tsévié, une ville située à 35km au nord de Lomé, un projet de reboisement marqué par la mise en terre de 2028 arbres, en référence aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 auxquels elle se prépare.
Il est prévu à travers ce projet de planter annuellement 2028 arbres à l’horizon 2028, soit 8 112 arbres.
Cette initiative qui s’inscrit à la campagne internationale Sport4Land de la CNULCD a été couplée à une sensibilisation des jeunes à œuvrer à la protection de l’environnement.
Cette action, saluée par les autorités en charge de l’environnement et de la préservation des ressources forestières, associe le sport à la mobilisation des élèves, enseignants, autorités locales et de l’association APEVIA, pour assurer un suivi efficace des plants et faire émerger une forêt « Naomi Akakpo ».
Cet engagement de l’athlète Naomi Akakpo nommée en 2024 « Championne de la CNULCD », suscite déjà l’action auprès des élèves du Lycée de Tsévié-Démé qui ont participé à l’activité de reboisement.
L’athlète togolaise, Noami Akakpo ne veut plus seulement courir pour les trophées et les performances qui font applaudir sur une piste ou dans un stade. Elle se mobilise aussi activement pour l’émergence d’une génération engagée à préserver l’environnement et qui pose des actes écoresponsables.
A Tsévié, dans une ville située à 15 kilomètres au nord de Lomé, elle a procédé, le 5 juin dernier au lancement d’une initiative de mise en terre de 2028 plants. Elle avait à ses côtés la Directrice en charge de l’Environnement, Yaou Merry et sa collègue des ressources forestières Togo, Dr. Amah Atutonu. Cette initiative s’inscrit dans la campagne internationale Sport4Land lancée par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui mobilise des athlètes du monde entier pour faire du sport un moteur de restauration environnementale.
Ce projet qu’elle prévoit mener chaque année d’ici à 2028 en référence aux Jeux Olympiques de Los Angeles pour lesquels elle se prépare activement, vise à éveiller la conscience des jeunes et des sportifs afin d’agir contre la dégradation de l’environnement.
« Cette opération était vraiment une nécessité parce que pour moi, sensibiliser les jeunes à l’importance de reboiser, de planter des arbres, de lutter contre la désertification, c’est vraiment quelque chose qui est important. Le changement climatique est un sujet qui touche tout le monde, mais si on arrive à inculquer les bonnes habitudes, les bonnes manières aux enfants dès le plus jeune âge, cela peut plus tard avoir des conséquences positives sur notre avenir », a-t-elle confié à Mongabay.
A travers cette activité de reboisement couplée de sensibilisation et d’activités sportives, l’athlète Naomi nommée, en 2024, Championne de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (CNULCD) voulait aussi passer un message clé, celui de la responsabilité collective et du lien étroit entre environnement, nutrition et sport, et surtout l’urgence de l’action. « Nous sommes arrivés à un stade où la désertification impacte énormément notre vie. Les terres sont énormément dégradées et l’équivalent de quatre terrains de football de terre est dégradé par seconde dans le monde. C’est énorme et nous sommes tous responsables et nous avons tous notre rôle à jouer. Être ici aujourd’hui pour pouvoir sensibiliser les jeunes, c’est quelque chose qui est réellement primordial et cela me tenait particulièrement à cœur de l’associer également au sport et à ma discipline, le 100 mètres haies, pour pouvoir leur montrer ce que c’était et que le sport, la nutrition et l’environnement sont liés », a dit Akakpo.
Cet engagement de la jeune athlète et cette approche d’associer le sport à l’environnement sont appréciés par le ministère en charge de l’environnement.
« Aujourd’hui, nous observons une belle mobilisation autour de cette activité de reboisement. Elle rassemble différents groupes, différentes initiatives, toutes convergeant vers un même objectif : préserver notre planète. Associer le sport au reboisement est une idée innovante et cette initiative portée par Naomi Akakpo mérite d’être saluée. Elle permet de sensibiliser la jeunesse, les élèves, le grand public, à l’importance de l’environnement et de leur rôle dans sa préservation » a dit Dr Amah Atutonu, Directrice des Ressources Forestières.
Une forêt Naomi Akakpo
Au-delà de l’éveil de conscience et de mobilisation de différents acteurs à contribuer à la préservation de l’environnement, Naomi Akakpo ambitionne, chaque année contribuer à augmenter le couvert végétal au Togo et à restaurer les terres. Elle entend comme résultat de son engagement l’émergence dans les prochaines années d’une forêt. Pour la réalisation de ce rêve, elle a mobilisé les enseignants et élèves du Lycée de Démé, le comité de développement du quartier de Démé et l’Association APEVIA pour l’entretien des plants. « Cette opération est le début de pleines d’actions que j’envisage de mener avec les autorités compétentes. J’ai vraiment hâte de les mettre en pratique à travers toutes les régions du Togo pour ne laisser personne de côté. Le but est de sensibiliser un maximum de personnes dans les cinq régions du pays. Je suis extrêmement persuadée que tous les plants qui ont été mis en terre aujourd’hui vont être entretenus par les élèves du lycée avec les enseignants, mais également par l’association APEVIA avec laquelle je travaille, qui va s’assurer que tout est bien fait parce que planter des arbres c’est facile, mais le plus dur c’est de les entretenir et de faire en sorte qu’ils ne meurent pas. Donc je suis pleinement satisfaite de dire que dans quelques années, il y aura une forêt Naomi Akakpo qui sera visible ici », a dit l’athlète Naomi Akakpo à Mongabay.
Vincent CORSELIS, Directeur exécutif de l’Association APEVIA rassure qu’une stratégie de suivi et d’entretien des plants est prévue. « Le projet prévoit effectivement de prendre soin des arbres plantés. Aujourd’hui, le lycée dans lequel nous nous trouvons, le lycée Démé, s’est engagé à prendre soin des arbres, mais au niveau de notre association, nous allons venir régulièrement arroser, entretenir et fournir si nécessaire de l’engrais biologique et remplacer certains plants pour s’assurer que tous les plants puissent grandir », a dit CORSELIS.
Cette initiative a permis de mettre en terre sur un espace de 3 hectares différentes espèces d’arbres dont le Senna siamea, le Mélina, Terminalia Superba et le Terminalia Catappa, des plants qui favorisent l’ombrage.
Une action qui inspire l’engagement La sensibilisation menée par Naomi Akakpo et soutenue par les personnes ressources du ministère de l’environnement et des ressources forestières a déclenché un éveil de conscience auprès des jeunes.
« Avant tout, j’aimerais remercier madame Naomi Akakpo pour sa présence. Cela m’a vraiment touchée et puis j’ai vraiment apprécié son engagement et je l’encourage à continuer et à nous visiter de temps en temps pour nous donner des informations. Elle est une source d’inspiration pour nous et grâce aux échanges, nous savons comment faire pour suivre ses pas. À propos de la sensibilisation sur le reboisement, j’ai vraiment aimé et j’ai compris pourquoi il est nécessaire de planter des arbres. Aujourd’hui, si nous ne plantons pas beaucoup d’arbres, les temps futurs seront durs pour nous », a confié Abidé Wallabawa, élève en classe de Seconde au Lycée de Démé. Au-delà, de la compréhension des enjeux climatiques et environnementaux, la sensibilisation incite déjà les élèves du Lycée de Tsévié Bémé comme Koffi Akoété, à l’action et à assurer la croissance des plants.
« Nous subissons les effets des changements climatiques et le reboisement est l’un des moyens sûrs pour limiter les dégâts. Nous prévoyons d’entretenir ces plants mis en terre avec soin pour les voir grandir dans les années à venir », dit-il. Pour le censeur du Lycée de Démé « C’est une grande joie d’accueillir cette action qui vise à protéger notre environnement ». « Planter des arbres, c’est protéger le sol et notre environnement. Les arbres, lorsqu’ils vont bien grandir, vont d’abord permettre de purifier l’environnement par l’absorption du gaz à effet de serre et aussi permettre la pluie. Nous avons aussi besoin de ces arbres pour l’ombre et le bien-être des élèves de notre établissement », a-t-il dit.
L’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-Togo) a placé sa campagne électorale sous la protection divine ce dimanche 7 juillet 2025, au cours d’une messe à l’église catholique d’Agbalépédo.
Antoine Folly, président du parti, et ses militants ont prié pour la paix et la réussite des élections municipales du 17 juillet, qu’ils considèrent comme un tournant décisif pour le Togo.
La cérémonie a vu la participation de Kouévi Kouessan Kpeka, tête de liste dans la commune du Golfe 5, accompagné de sympathisants et de fidèles. Ensemble, ils ont remis leur engagement politique entre les mains de Dieu, affirmant leur volonté de mener une campagne sous le signe de la foi et de la responsabilité.
L’UDS-Togo se prépare activement à ces municipales en alignant huit listes dans sept préfectures à l’intérieur du pays. Le parti entend renforcer sa présence dans la gestion des collectivités locales, marquer une nouvelle étape dans son parcours politique et répondre aux besoins concrets des populations.
Dans la commune du Golfe 5, le parti ambitionne d’améliorer les conditions de vie des habitants à travers une gestion de proximité, en apportant des solutions aux défis quotidiens tels que les inondations, la gestion des déchets ou le chômage des jeunes. L’UDS-Togo affirme disposer de cadres et de techniciens compétents pour accompagner cette vision et contribuer à l’autonomie et à l’harmonie de la commune.
Fidèle à ses valeurs de justice sociale, de proximité avec les citoyens et de développement local, le parti social-démocrate veut, à travers ces élections, renouer avec le terrain et proposer une alternative crédible pour la gestion des affaires communales. C’est dans cette logique que les candidatures de l’UDS-Togo ont été positionnées dans des zones stratégiques afin de dynamiser ses structures locales.
Le parti mise sur une campagne de porte-à-porte, afin de recueillir les préoccupations des populations et de les transformer en projets concrets une fois élu, avec pour objectif d’instaurer la justice sociale et de garantir à chacun la possibilité de s’épanouir pleinement.
Avec ces élections municipales, l’UDS-Togo espère insuffler une dynamique nouvelle, adaptée aux réalités sociales et institutionnelles actuelles, tout en consolidant sa place sur l’échiquier politique togolais.
Le Réseau des Journalistes pour la Promotion des systèmes Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJPAPH-AOS) tient depuis ce jeudi 03 juillet 2025 à Lomé, son assemblée générale.
Cette rencontre de deux jours est placée sous le thème « systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques, leviers du développement économique : rôle et accompagnement des Médias ».
Elle rassemble les professionnels de médias de l’Afrique de l’ouest entre autres du Sénégal , du Niger, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Burkina-Faso, du Togo.
En effet, au cours de cette assemblée générale, les participants poseront les bases du fonctionnement du réseau en adoptant ses statuts, son règlement intérieur et en élisant un bureau dirigeant.
« Au cours de cette Assemblée générale nous allons travailler afin de voir quelle dénomination réseau nous devons donner à ce réseau.Nous allons élaborer un plan stratégique pour pouvoir mettre en œuvre les différents activités que nous auront à exécuter », a ajouté Gilles Potchole, le coordonnateur.
Le ReJPAPH-AOS a le soutien de l’’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des Produits Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques (AOCTAH) et l’appui technique et politique de la CEDEAO et de l’AARA.
Boris Piaké, responsable suivi-évaluation de l’AOCTAH, représentant le secrétaire permanent de l’organisation est revenu sur les raisons qui justifient ce choix.
« L’AOCTAH en tant qu’organisation régionale fondée sur la coopération des acteurs du commerce transfrontalier, des produits agro-sylvo pastoraux et halieutiques a choisi d’être un partenaire centrale de ce réseau.Ce choix est motivé par une conviction claire, nous n’avons pas besoin de multiplier les structures mais de mutualiser les compétences, les initiatives et les engagements », a t-il affirmé.
Notons que le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Systèmes Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJPAPH-AOS) vise à soutenir les efforts des décideurs et des partenaires techniques et financiers pour le développement et la promotion des secteurs du Systèmes Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Paradigm Initiative, en partenariat avec le Media and Digital Institute (MDI), a ouvert ce mercredi 2 juillet 2025 à Lomé un atelier stratégique dans le cadre de sa série DIPES (Digital Policy Engagement Series), consacré aux politiques numériques au Togo.
Cette rencontre a pour objectif de favoriser un dialogue technique et juridique entre acteurs nationaux autour du cadre législatif qui encadre les droits numériques, afin de proposer des réformes tenant compte des réalités locales et des engagements internationaux du pays.
Les participants ont procédé à une analyse critique des principaux textes en vigueur, notamment la loi sur la cybersécurité (2018, révisée en 2022), le Code du numérique, la loi sur la sécurité intérieure (2019) et celle sur la protection des données personnelles (2019). Ces textes sont examinés dans un contexte marqué par la montée des enjeux liés à l’intelligence artificielle, à la surveillance et à la liberté d’expression.
Selon Moussa Waly Sene, responsable des programmes francophones à Paradigm Initiative, cet atelier ambitionne de “passer en revue l’ensemble des lois encadrant le numérique au Togo, d’en relever les insuffisances et de formuler des recommandations adaptées aux réalités économiques, sociales et culturelles des citoyens togolais”.
L’atelier réunit des juristes, des responsables d’institutions publiques, des régulateurs, des chercheurs ainsi que des représentants de la société civile, dans le but de dresser un diagnostic des blocages juridiques, d’identifier des pistes de réforme et de poser les bases de l’élaboration d’un policy brief national sur les droits numériques.
Pour Bernard Adzoguenou, directeur de programme au MDI, cette collaboration s’inscrit dans la vision stratégique de l’institut qui œuvre à renforcer la gouvernance de l’Internet au Togo et à sensibiliser les citoyens sur leurs droits numériques.
« Avec l’essor du numérique, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle, il est essentiel que les Togolais comprennent comment leurs données sont collectées, traitées et protégées », a-t-il affirmé.
Paradigm Initiative, organisation à but non lucratif, agit pour connecter les jeunes Africains aux opportunités qu’offre le numérique tout en veillant à la défense des droits numériques. Elle déploie ses actions autour de deux axes : l’inclusion numérique, à travers des formations aux compétences numériques de base, et la promotion des droits numériques par le suivi et l’évaluation des législations dans plusieurs pays africains.
Dans le cadre de cet atelier, l’organisation s’appuie sur le rapport Londa, un outil de référence qui dresse chaque année un état des lieux du numérique dans 27 pays, dont le Togo. Ce rapport souligne les avancées en matière d’accès à Internet et de services publics numériques, tout en relevant des préoccupations persistantes telles que les restrictions de l’espace civique, les arrestations arbitraires et les atteintes à la liberté d’expression en ligne.
Cet atelier DIPES à Lomé ambitionne enfin, selon Moussa Waly Sene, de dissiper les zones d’ombre juridiques, renforcer la confiance des citoyens et créer un cadre de dialogue constructif entre l’État et les citoyens sur les questions numériques, contribuant ainsi à la mise en œuvre efficace de la stratégie nationale « Togo Digital 2025 ».
La grande course hippique organisée à l’occasion de la Tabaski à Sokodé a couronné Gateri Mouhamed, arrivé en tête devant Koura Masdouk et Alkarakpeï Alim ce 29 juin 2025 à Sokodé.
En reconnaissance de sa victoire, le champion a reçu un cheval, un trophée et une enveloppe de 100 000 FCFA offerts par la Fédération des sports équestres du Togo. Ses poursuivants ont également été distingués par des trophées et des enveloppes financières.
Placée sous le parrainage de l’honorable Adoyi Esso-Wavana Ahmed et organisée en collaboration avec la Commission interministérielle de suivi de la Solution Automatisée de Marquage (SAM), cette manifestation vise à mettre en lumière la riche culture équestre de la préfecture de Tchaoudjo tout en renforçant les valeurs de cohésion sociale et d’unité.
L’édition 2025 a innové en introduisant une parade de chevaux, réunissant dix cavaliers qui ont pu démontrer leur maîtrise et la beauté des traditions équestres tem. À l’issue de la parade, les cavaliers les plus talentueux ont été récompensés. Djibril Fadil, Moussa Rachad, Alfa Toga Aminou, Korodowou Alim et Alassani Madjid ont ainsi reçu des prix en espèces en guise de reconnaissance de leur performance.
Bien au-delà d’un simple folklore, la culture tem constitue un socle important pour la communauté, transmettant des valeurs de bravoure, d’honneur, de solidarité et d’attachement aux racines. Le cheval, symbole de puissance et de noblesse, y occupe une place centrale, incarnant le lien entre les générations.
L’honorable Adoyi a rappelé que cette course, qui attire chaque année des spectateurs de toute la région ainsi que des invités venus du Bénin et du Burkina Faso, se déroule traditionnellement après la Tabaski pour célébrer l’héritage équestre local. Il a salué l’introduction de la parade, qui vise à valoriser le talent des cavaliers danseurs et à encourager l’éducation des chevaux dans le respect des traditions.
« Le président Faure Essozimna Gnassingbé a toujours souligné que la paix est un préalable au développement. La préfecture de Tchaoudjo est déterminée à promouvoir l’harmonie et le vivre-ensemble, et les cadres de la région s’engagent aux côtés de la population pour accompagner son développement. Les récompenses décernées aux cavaliers illustrent cet engagement en faveur des talents locaux », a-t-il précisé.
Pour Téouri Hymn, président de la Fédération des sports équestres du Togo, cette compétition constitue une véritable vitrine pour le talent des cavaliers togolais et un encouragement pour les acteurs du secteur. Les lauréats de la course et de la parade ont exprimé leur gratitude aux organisateurs pour leur soutien et la promotion de leur savoir-faire.
Cet événement culturel a également servi de cadre à une sensibilisation sur la Solution Automatisée de Marquage (SAM), un dispositif visant à lutter contre la contrebande, les pratiques illicites et la contrefaçon. Grâce à l’apposition de vignettes sécurisées sur les boissons et les produits du tabac, le système SAM renforce la protection des consommateurs et des industries nationales.
Chaque vignette contient un code unique et des éléments de sécurité vérifiables via l’application SAM, permettant aux citoyens de participer activement à la lutte contre le commerce illicite.
La quatrième édition du Tournoi de football de rue ZEMOZ – Édition Delta se déroulera du 28 juin au 31 août 2025, chaque samedi et dimanche, sur le terrain du Lycée Tokoin Solidarité à Lomé.
Organisé par l’association ZEMOZ, l’événement se tiendra sous le thème évocateur : « Le Petit Poteau, Grande Cause », soulignant la capacité du sport urbain à devenir un puissant vecteur de transformation sociale. Fidèle à sa vocation citoyenne, l’association met cette compétition au service d’initiatives solidaires : reconstruction d’écoles, accompagnement des orphelins, insertion professionnelle des jeunes.
Un format populaire, au service des valeurs sportives
Cette édition réunira 28 équipes, réparties en 7 poules de 4, rassemblant des centaines de jeunes joueurs autour des valeurs de respect, de fair-play et de solidarité. Le tournoi promet, une fois encore, une ambiance festive et engagée.
Des récompenses ambitieuses au cœur d’un projet social
Équipe championne : 3.000.000 FCFA, dont 1.000.000 FCFA alloués à un projet caritatif dans la commune victorieuse.
Finaliste : 850.000 FCFA
Ballon d’Or ZEMOZ : attribué à l’un des meilleurs gardiens, milieux ou attaquants une moto neuve d’une valeur de 740.000 FCFA en récompense
Meilleur entraîneur : 100.000 FCFA + nomination comme sélectionneur des Éperviers ZEMOZ
Meilleur groupe de supporters : 100.000 FCFA
Des innovations pour renforcer l’impact
Une nouveauté notable : le Prix du Président Exemplaire, destiné à récompenser le dirigeant d’équipe s’étant le plus distingué par son sens de l’organisation, la discipline de son effectif et sa qualité de communication.
Autre innovation : à chaque journée (20 au total), le public pourra voter via WhatsApp pour élire le Meilleur joueur de la journée, qui recevra sa récompense (crampons ou autres) lors de la journée suivante.
Un tournoi qui dépasse le terrain
Comme chaque année, ZEMOZ s’engage bien au-delà du sport. En parallèle du tournoi, 30 jeunes supporters bénéficieront d’une formation à la conduite et d’un accompagnement jusqu’à l’obtention de leur permis de conduire.
De plus, une œuvre sociale d’un million de FCFA sera réalisée dans la commune de l’équipe championne. Des messages de sensibilisation seront également diffusés à la mi-temps de chaque match.
Véritable temps fort des vacances à Lomé, le Tournoi ZEMOZ s’impose comme un rendez-vous incontournable, mêlant passion du ballon rond, action sociale et mobilisation citoyenne, dans une ambiance unique et suivie de près sur les réseaux sociaux (Facebook, TikTok, WhatsApp…).
Le 13 juin 2025, à l’occasion de la 11ᵉ Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, l’Association Nationale des Personnes Atteintes d’Albinisme au Togo (ANAT) a tenu une conférence de presse pour alerter l’opinion publique et les autorités sur la situation sanitaire critique des personnes atteintes d’albinisme (PAA) au Togo.
Placée sous le thème « Faisons valoir nos droits : protégez notre peau, préservez nos vies », cette journée a été l’occasion de rappeler les dangers mortels liés à l’exposition solaire prolongée, principale cause de lésions cutanées précancéreuses et cancéreuses chez les PAA.
Une problématique de santé publique encore ignorée
Selon Boukari Abdou Djerima Abdoul Nassirou, président de l’ANAT, cette journée est un moment clé pour sensibiliser à la gravité des risques encourus par les PAA, mais aussi pour interpeller les pouvoirs publics sur l’absence de dispositifs institutionnels dédiés. « Le 13 juin n’est pas qu’une date symbolique. Elle doit servir de tremplin pour réclamer des actions concrètes, notamment sur le plan sanitaire. Trop de personnes atteintes d’albinisme vivent dans l’oubli, sans protection adéquate ni accès aux soins », a-t-il martelé.
Une campagne de dépistage dermatologique, menée en novembre et décembre 2024 par la Société Togolaise de Dermatologie (SOTODERM), en partenariat avec l’ANAT et la Fondation Pierre Fabre, a permis de consulter 514 PAA. Résultat : plus de 58 % présentaient des lésions précancéreuses. Une situation jugée alarmante, d’autant que les chiffres de l’année précédente (60,93 %) étaient déjà préoccupants.
Une autre étude, menée par le Centre Africain de Recherche en Épidémiologie et Santé Publique, a révélé que plus de 70 % des PAA au Togo exercent des activités exposées au soleil, facteur aggravant l’apparition de cancers cutanés.
Une réponse portée par la société civile
Face à l’inaction des pouvoirs publics, c’est la société civile qui comble le vide. L’ANAT, avec l’appui de partenaires comme la SOTODERM, le PNUD, la Fondation Pierre Fabre et CBM, multiplie les initiatives : recensement des PAA, campagnes de sensibilisation, consultations gratuites, distribution de kits solaires comprenant crèmes, chapeaux et lunettes de protection.
« Grâce à ces partenaires, nous parvenons à soulager partiellement les souffrances des PAA. Mais l’État doit prendre ses responsabilités. Nous ne pouvons pas être les seuls à porter cette cause », a insisté le président de l’ANAT.
Des soins gratuits mais limités
Dr Zankpé Kodjo, dermatologue et coordinateur de projet à la SOTODERM, a souligné que des soins dermatologiques gratuits sont actuellement disponibles dans tous les districts sanitaires. En cas de lésions sévères, une chirurgie gratuite est proposée dans les centres régionaux ou, pour les cas les plus graves, au CHU Sylvanus Olympio à Lomé.
Il encourage vivement les PAA à effectuer au moins une consultation par an. « La prévention reste notre meilleure arme. Un dépistage précoce peut sauver des vies », a-t-il souligné.
L’ANAT en appelle à une politique nationale
Dans un contexte marqué par l’absence de programme gouvernemental spécifique, l’ANAT plaide pour l’adoption rapide d’un plan d’action national sur l’albinisme. L’organisation invite également les agences onusiennes à intégrer davantage la question de l’albinisme dans leurs priorités au Togo.
« Les défis sont énormes, mais des solutions existent. Il faut simplement une volonté politique et un engagement collectif. L’inclusion des PAA dans les politiques de santé, d’éducation et d’emploi ne doit plus être optionnelle », a affirmé Souradji Ouro-Yondou, directeur exécutif de l’association.
Créée en 2012, l’ANAT œuvre pour le respect des droits et l’amélioration des conditions de vie des PAA à travers des programmes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’insertion professionnelle. Elle accompagne aujourd’hui plus de 900 bénéficiaires dans les cinq régions du pays.
À l’approche de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée chaque 16 juin en mémoire des enfants de Soweto, la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance (LTPE), en partenariat avec le Ministère de l’Action Sociale de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, l’UNICEF et Plan International Togo, ont organisé un atelier d’envergure le mercredi 04 juin 2025, pour dresser le bilan des politiques publiques en faveur des droits de l’enfant depuis 2010.
Réunis à Lomé, les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile et des spécialistes en protection de l’enfance ont examiné les avancées accomplies en matière de planification et de budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Cette rencontre marque une étape essentielle dans le processus d’évaluation participative des engagements pris par l’État togolais dans ce domaine.
Depuis 2010, le Togo a franchi plusieurs étapes significatives, en intégrant progressivement les droits de l’enfant dans ses politiques nationales et sectorielles. L’atelier visait à capitaliser sur ces progrès, à identifier les lacunes encore existantes et à formuler des recommandations pour un engagement renouvelé et plus structurant, notamment dans un contexte où la planification basée sur les besoins réels devient un impératif.
C’est dans cette perspective que M. YODO Philippe, inspecteur des services, représentant la ministre de l’Action sociale, a tenu à rappeler les fondements de l’action de l’État togolais.
« Au lendemain de la ratification par notre pays de la Convention relative aux droits de l’enfant, le 1er août 1990, le Gouvernement a pris d’importantes mesures afin d’assurer le bien-être de tous les enfants vivant sur le sol togolais.
Ainsi, conformément à sa politique de protection des enfants, le Togo s’est engagé dans un processus d’internalisation effective de l’ensemble des instruments internationaux et régionaux auxquels il est partie, ce qui a conduit à l’adoption de plusieurs textes. », a-t-il rappelé.
La Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance, pionnière dans le domaine de la protection infantile, continue de porter ce plaidoyer avec vigueur. De nombreuses initiatives ont vu le jour au cours de l’année 2024 et du premier semestre 2025 : campagnes de sensibilisation, appui à l’éducation, accès aux soins, distribution de matériel médical, soutien aux structures d’accueil, ou encore consultations oculaires gratuites pour les enfants défavorisés. Cette dynamique s’inscrit dans une vision globale qui fait des droits de l’enfant un pilier du développement équitable.
Dans le contexte actuel de transition vers les budgets programmes, la LTPE appelle à une meilleure prise en compte des spécificités de l’enfance dans l’élaboration des politiques ministérielles. C’est ce qu’a exprimé Mme KAZOULE Nina-Esso Afi, coordinatrice de la LTPE.
« L’Union Africaine à travers ce thème dédié à la journée de l’enfant africain que nous célébrons chaque 16 juin veut sensibiliser les Etats membres à accroitre les budgets réservés aux enfants dans leur planification. C’est un plaidoyer fait en direction des Etats membres pour les amener à augmenter les budgets alloués par les ministères en charge de l’Economie et des Finances des dits Etats aux divers ministères impliqués dans la protection de l’enfance. Pour nous au Togo, nous voulons nous saisir de l’opportunité de l’existence des budgets programmes dans les ministères pour plaider pour une prise en charge plus renforcer des besoins des enfants dans leurs planifications », a-t-elle déclaré.
Au-delà de l’exercice de bilan, cet atelier s’ancre dans la mémoire collective africaine. La Journée de l’Enfant Africain puise ses origines dans la tragédie du 16 juin 1976, où des milliers d’enfants sud-africains furent tués à Soweto pour avoir revendiqué leur droit à une éducation équitable. Depuis 1991, cette journée rend hommage à leur courage et rappelle la nécessité d’un engagement constant des États africains en faveur des enfants.
C’est dans ce sens que Dr KONDOH Kandalè, Directeur général de la protection de l’enfance au ministère de l’Action Sociale, a rappelé l’historique de la célébration.
« Le 16 juin 1976, les étudiants et les enfants ont été massacrés en Afrique du Sud lors de l’apartheid parce qu’ils réclamaient leur droit à l’éducation. Depuis 1991, les Chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA), ont décidé de retenir cette journée pour célébrer cet engagement et ce courage de ces enfants qui ont réclamé leur droit. Et donc l’atelier présent est consacré à cette célébration au cours de laquelle l’Afrique célèbre la 49ᵉ édition. Au Togo, tous les acteurs sont réunis pour les activités à mener dans ce sens, et l’activité phare retenue vise à asseoir les fondamentaux d’une démocratie des droits des enfants. », a-t-il fait savoir.
Par cet atelier, le Togo confirme son ancrage dans une dynamique régionale qui ambitionne de construire un avenir où chaque enfant pourra grandir, apprendre et s’épanouir dans un environnement protecteur et équitable.
Les rideaux sont tombés ce 2 juin 2025 à Lomé sur les travaux de la 3e Conférence ministérielle de l’Alliance Politique Africaine (APA).
Placée sous le thème « Place de l’Afrique dans un monde en mutation : enjeux d’un repositionnement stratégique et diplomatique », cette rencontre a permis aux dirigeants et experts africains de réfléchir à la position du continent sur l’échiquier international, dans un contexte de profonds bouleversements géopolitiques.
Une Afrique actrice de son destin
Les discussions ont mis en lumière la nécessité pour l’Afrique d’assurer sa propre sécurité à travers une autonomie stratégique renforcée en matière de défense et de sécurité. Face aux ingérences extérieures et à la menace d’extension des conflits venus d’Europe ou du Proche-Orient, les participants ont souligné l’urgence d’un repositionnement géopolitique basé sur les intérêts africains.
Deux axes stratégiques au cœur des échanges
Les travaux se sont articulés autour de deux sessions thématiques majeures. La première portait sur l’autonomie stratégique du continent africain dans un monde instable. Les débats ont convergé vers un consensus : l’Afrique doit désormais prendre en main sa sécurité pour préserver sa souveraineté et sa stabilité interne.
La seconde thématique s’est focalisée sur les relations entre l’Afrique et les BRICS. Il s’agissait d’explorer les synergies possibles pour permettre à l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale. Selon les experts, l’inclusion progressive de certains pays africains dans les BRICS ouvre de nouvelles perspectives d’alliance stratégique fondées sur des intérêts communs.
Un repositionnement nécessaire dans un monde en recomposition
Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, le professeur Robert Dussey, a insisté sur l’impératif pour l’Afrique de ne pas rester en marge de l’histoire en marche. Citant Cheikh Anta Diop, il a appelé le continent à prendre conscience de sa responsabilité dans cette période charnière :
« L’Afrique et le monde bougent. Nous ne pouvons rester sans voix ni influence. Les mutations actuelles ne doivent pas nous échapper. »
Une convergence d’objectifs avec les BRICS
Avec ses 54 États membres à l’ONU et son immense richesse en ressources stratégiques, l’Afrique représente un levier majeur dans les rapports de force mondiaux. Les BRICS, dont le poids économique dépasse désormais celui du G7, partagent avec l’Afrique une ambition commune : remodeler les règles du jeu international, du commerce à la monnaie, en passant par la gouvernance mondiale.
L’APA, pour une Afrique maîtresse de son avenir
Dans cette dynamique, l’APA ambitionne de porter la voix d’une Afrique souveraine, forte et consciente de ses intérêts. L’Alliance entend promouvoir une vision panafricaine où le continent écrit désormais sa propre histoire, après avoir été marginalisé pendant des siècles.
Cette conférence marque ainsi une étape clé vers une Afrique stratégiquement positionnée, prête à jouer un rôle central dans le nouveau monde qui se dessine.