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L’exhortation de CIFS à l’endroit des acteurs pour booster la production du soja au Togo

Le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS) invite, au travers d’un communiqué en date de ce jeudi 13 juin 2024, les acteurs à apporter tous les appuis nécessaires aux producteurs afin de booster la production, au titre de la campagne de production 2024.

Le Conseil Interprofessionnel de la Filière Soja (CIFS) vient, par la présente, vous remercier pour vos différents efforts contribuant à la promotion et à la pérennité de la filière soja au Togo ces dernières années.

Malgré les difficultés des précédentes campagnes, le président du CIFS appelle toutes les familles, notamment la Fédération Nationale des Coopératives Productrices du Soja (FNCPS), l’Association Togolaise des Transformateurs du Soja (ATTS) et l’Association Nationale des Commerçants Exportateurs du Soja (ANCES) qui font toutes face à la conjoncture des prix ces deux dernières années, à la résistance des banques à accorder des crédits agricoles aux acteurs.

“Nous pouvons aussi noter des jeux malsains entre les producteurs et les commerçants opportunistes ayant conduit à plusieurs factures impayées sur les intrants au niveau des producteurs. Cependant, nous sommes tous d’accord que la plupart de nos activités s’effectuent autour de la graine de soja et son indisponibilité fragilisera encore plus notre secteur. Il est donc de notre responsabilité d’œuvrer à accroitre cette production pour satisfaire nos besoins. En ce début de campagne de production, le CIFS constate que les producteurs sont laissés à eux-mêmes et aussi une insuffisance des intrants (semences, biofertilisants, inoculum, etc.) sur le terrain” a fait comprendre la note de
Komla Kadzakadè, Pdt du CIFS.

C’est dans cette dynamique que le Conseil invite tous les acteurs de la filière notamment les producteurs, les commerçants, les transformateurs et exportateurs à poursuivre l’accompagnement des producteurs en mettant à leur disposition des appuis, notamment, les machines agricoles, les semences, les appuis financiers si possibles pour booster la production.

Par la même occasion, le CIFS invite les producteurs à s’acquitter de leurs engagements vis-à-vis de leurs agrégateurs pour inspirer confiance et contribuer de ce fait à assurer la pérennisation des activités au sein de la filière.

Pour finir, le président du conseil d’administration relève qu’il prend vivement à cœur la situation actuelle et rappelle aux acteurs que ces appuis faits à la production serviront de base pour la délivrance des agréments d’acheteurs et d’exportateurs pour le compte de la campagne commerciale 2024-2025.

Dr. Sandra Ablamba Johnson publie un ouvrage qui montre l’impact positif du numérique sur la croissance des entreprises

Dr. Sandra Ablamba Johnson, secrétaire générale de la présidence de la République, consacre sa plume à la question des dynamiques économiques dans les sociétés africaines. Dans cet article scientifique publié dans le Journal of Economics and Management Studies, la ministre aborde de façon stratégique les dynamiques économiques des pays émergents, en particulier celui du Togo, qui pourrait servir d’exemple sur le continent et dans le monde.

Ce travail scientifique et intellectuel de Dr. Johnson, dans un contexte de recherche permanente d’amélioration du développement économique des sociétés africaines, vise à contribuer au développement des pays émergents, en particulier du Togo.

Dans une analyse approfondie des dynamiques économiques des marchés émergents, la ministre, secrétaire générale de la présidence de la République, présente des clés pour comprendre la dynamique des pays émergents avec un focus sur le Togo.

« Cette publication offre une analyse des stratégies et des tendances qui façonnent les économies émergentes et leur impact sur le développement global », a-t-elle indiqué avant d’ajouter : « En abordant le cas particulièrement révélateur du Togo face aux multiples crises sociales et sanitaires, j’ai illustré le pari stratégique fait par notre pays sur le digital. »

Selon Dr. Johnson, le Togo a pu stabiliser son économie durant des périodes troubles en modernisant ses infrastructures technologiques et en encourageant l’innovation numérique.

Cette transformation digitale a pour mérite la diversification des sources de revenus, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un environnement propice à l’amélioration du climat des affaires.

« Sollicitée par des collègues enseignants-chercheurs, j’ai également apporté ma contribution via des approches de solutions objectives et adaptées à nos réalités en matière de sécurité alimentaire. »

Dans cet article coédité sur le capital humain et la sécurité alimentaire des ménages au Togo, publié dans la Revue Internationale d’Économie et de Gestion, j’explore les liens entre le capital humain et la sécurité alimentaire des ménages au Togo.

J’analyse comment l’éducation et les compétences influencent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des familles », a expliqué la ministre, secrétaire générale de la présidence de la République.

Dans ses différentes publications scientifiques, Dr. Johnson donne les clés permettant de comprendre et de résoudre les défis complexes du monde.

Ainsi, elle invite le public à découvrir et à enrichir sa compréhension sur ces thématiques essentielles.

« Vos avis m’intéressent et contribuent à un débat utile et constructif sur ces questions importantes pour notre pays en particulier et pour le continent africain en général », a-t-elle déclaré.

Message à la Nation : »La Nouvelle Vision peut se féliciter de sa victoire(…) celle de redonner espoir à un peuple moribond, résigné, déboussolé et assujetti à la précarité »

Dans un message adressé à la nation togolaise, ce 11 juin 2024, le président du parti Nouvelle Vision, Dr Thon reste optimiste tout en décidant de multiplier ses missions de contrôle politique et des actions de l’État dans le respect des institutions et pour les intérêts du peuple.


Il faut dire que le parti a aussi participé aux élections législatives et régionales du 29 avril dernier soldé par un bilan tout simplement désastreux pour l’opposition togolaise qui n’a totalisé que 5 sièges à l’Assemblée nationale sur un total de 113. Quant au parti Nouvelle vision de Dr Kodjovi Thon, rien qui n’a eu à l’Assemblée nationale et même en ce qui concerne les élections régionales ne désarme pas.

Découvrez l’intégralité de son discours…

Jeunesse togolaise, Femme togolaise, Homme togolais, Nation togolaise,

Nous venons de tourner la page des élections législatives et régionales d’avril dernier. Sur les 113 sièges mis en jeu à l’Assemblée Nationale, il y en a eu zéro pour la Nouvelle Vision. Même rendement pour notre parti en ce qui concerne les élections régionales.

Pour beaucoup de personnes, ce résultat est synonyme d’un échec cuisant pour le parti. Les uns et les autres ont tenté de chercher des interprétations ici et là alors même que cela n’est pas utile. Certains sont même allés jusqu’à entrevoir un avenir sombre et indécis pour nous.

Mes chers compatriotes,

En allant chercher du bois pour faire du feu, nous savions que nous pourrions nous faire piquer par des épines. Maintenant, devrions-nous arrêter de continuer à cause de ces ronces alors que faire le feu est vital et que nous savons que nous pouvons trouver du bois ? NON. Pour nous à la Nouvelle Vision, rien n’est fini. Tout a commencé avec cette possibilité en vue. D’ailleurs qu’est ce qui justifierait notre engagement, notre déploiement et notre sacrifice si la situation n’était pas telle? Le rapport 108/5 témoigne et certifie que la Nation Togolaise a vraiment besoin de la Nouvelle Vision. Cette expérience électorale pour nous, confirme la nécessite de ne point abandonner et de continuer le combat

Populations togolaises,

Nation togolaise,

En tant que premier responsable du parti, j’avais décidé de ne pas me présenter moi-même afin de me rendre disponible à tous les candidats du parti. J’avais alors décidé de me déployer pour payer la caution à tous les candidats et de subventionner la campagne de tous mes candidats. Cet engagement a été tenu. Tout ceci a été fait de ma part comme promis.

Les démarches entreprises
J’ai eu le temps de sillonner le Togo de Cinkassé à Djankassé. J’ai eu le temps d’échanger avec des têtes couronnées à différents niveaux, des responsables religieux et d’organisations de la société civile. J’ai eu le temps de discuter avec la femme togolaise du nord au sud de notre pays. J’ai eu l’occasion de parler avec des agents de plusieurs corps professionnels, des hommes en uniforme, des professionnels de média, des professionnels de la santé, des membres du corps enseignant, des artistes, etc. J’ai visité et échangé avec des agriculteurs, des cordonniers, des commerçants et des ouvriers. J’ai visité des maisons, des centres de soin, des écoles, des églises, des couvents, etc. J’ai observé, j’ai écouté et j’ai vu.

Le mal est profond et il faut admettre qu’il dépasse deux semaines de campagnes couronnées d’élections. Le rapport 108/5 ne l’illustre que trop bien.

Loin de simplement considérer que le peuple s’est résigné, j’ai vu et j’ai su que nous avons perdu même la raison des élections et des votes, la conscience de réflexion et la conscience du choix. Nous avons perdu la raison de l’engagement. Car le mal dans nos familles, dans nos maisons, dans nos champs et dans nos lieux de travail est très profond. Nous avons donc perdu le goût de tout. Tout sauf le goût de cet espoir retrouvé à travers la Nouvelle Vision.

Togolaises,

Togolais,

Oui, vous avez été nombreux, et très nombreux, à enfin connaître la Nouvelle Vision. Vous avez été des milliers et des milliers de jeunes à vous engager massivement et sans réserve dans la campagne de vulgarisation de la Nouvelle Vision.

Oui, vous vous êtes sacrifiés en vous rendant disponibles sans aucune rémunération car pour vous, c’est un espoir retrouvé, l’avènement de la Nouvelle Vision. Vous vous êtes donnés pour mission de partager cette Nouvelle Vision, cet espoir retrouvé, ce parti plein d’avenir avec des objectifs précis répondant à vos besoin, à tout le reste des togolais et sur toute l’étendue du territoire. Vous l’avez fait.

Je vous dis bravo. Par vos efforts et engagements, aujourd’hui au sortir de ces élections, la Nouvelle Vision peut se féliciter de sa victoire. Non pas celle de zéro siège au parlement, mais celle de redonner espoir à un peuple moribond, à un peuple résigné, à un peuple déboussolé et assujetti à la précarité.

Oui du nord au sud, de Cinkassé à Djankassé, j’ai été témoin de cette joie retrouvée, de cet espoir reconquis à travers votre connaissance de la Nouvelle Vision; car vous et moi comprenons que le mal étant si profond, la cure ne peut pas être attendue d’un simple résultat des urnes, d’une simple représentation au parlement, d’une simple nature de la Constitution, etc., mais d’une vision clairement définie.

Portant sur la défense des droits et intérêts de tous les togolais et qui permet de créer un Togo soudé et émergé. Un Togo qui donne la possibilité à chacun de ses fils et filles de manger tous les jours, de se soigner convenablement au besoin, de vivre sur un territoire qui leur inspire confiance et leur garantit la sécurité, d’appartenir à une nation qui permet à sa population et à sa jeunesse non seulement de rêver, mais aussi d’avoir des paramètres et moyens de réalisation de ces rêves. Et c’est ce que nous sommes, la Nouvelle Vision, votre parti!

Jeunesse togolaise,

Femme togolaise,

Homme togolais,

En qualité de premier commandant de la Nouvelle Vision, permettez-moi de vous rassurer que nous allons poursuivre notre mission avec grande détermination. Que nous allons continuer avec notre stratégie des « 3 C » en nous battant pour vous, pour tous, auprès des grandes institutions de notre Etat et en élargissant la vision basée sur des objectifs qui s’orientent à réduire la précarité, une vision dont le principe d’action permet la création d’un cadre de discussion et d’influences positives sur les grandes décisions politiques.

Avec le peu de moyens dont nous disposons, nous allons renforcer notre engagement non politique en réponse à certains besoins sociaux comme nous savons le faire depuis Togolese Foundation à ce jour, en passant par le Mouvement NOVI.

D’ailleurs, cela a déjà commencé. Pour joindre l’acte à la parole, j’ai ainsi répondu favorablement à un besoin d’appui pour l’électrification dans le village de Zooti Hoganou dans le Bas-Mono. En cette période d’examen, voilà qui pourrait être déjà utile pour quelques élèves. Dans le même milieu où nous avons pourtant eu zéro siège, j’ai effectué un appui pour l’accès à l’eau potable dont l’ouvrage résultant a été inauguré le week-end dernier.

La semaine dernière, j’ai ordonné la phase II du Programme agricole de Yoto (PAY) qui porte sur l’exploitation cette fois de 85 hectares de champs après la phase pilote qui a porté sur 8 hectares. Aussi, j’ai instruit mes équipes pour travailler sur le lancement de la phase expérimentale des Programmes agricoles de l’Avé, du Doufelgou et de Tône.

Je n’oublierai pas de signaler que plusieurs autres projets sont en cours dans différents domaines et dans différentes autres préfectures. J’y accorde une importance capitale car nous savons que ce n’est que par-là que l’espoir retrouvé commencera à se concrétiser.

Chers compatriotes,

Frères et sœurs,

Je ne saurais vous remercier pour votre engagement, votre mobilisation et vos différentes expressions de joie à la rencontre de notre parti la Nouvelle Vision.
En votre nom, nous poursuivrons le combat, en multipliant notre mission de contrôle politique des actions de l’État dans le respect de nos institutions et des intérêts du peuple.

Que le Très-Haut nous illumine davantage, décuple notre énergie et notre détermination, nous protège et nous comble de sa grâce !

Les avocats et agents des États membres francophones à l’école de l’utilisation du système électronique de gestion des affaires

La Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise à Lomé un atelier de sensibilisation et de formation destiné aux avocats et agents des États membres francophones sur l’utilisation du système électronique de gestion des dossiers (ECMS) de la Cour de la CEDEAO.

Du 10 au 12 juin 2024 , cette session qui se déroule en mode hybride (présentiel et virtuel) va permettre de mieux informer les avocats et les agents judiciaires sur l’ECMS de la Cour de la CEDEAO.

La pandémie de Covid-19 a incité la Cour de Justice de la CEDEAO à adopter, le 22 mai 2020, des instructions pratiques pour les audiences virtuelles et la gestion électronique des affaires. Ces directives incluaient des dispositions sur le dépôt électronique et établissaient un cadre juridique pour l’adoption de l’ECMS.

En prévision de la mise en service prochaine de l’ECMS, la Cour doit former les avocats et les agents judiciaires à son utilisation et à l’accès au portail web externe de l’ECMS.

C’est dans ce contexte que se tient à Lomé la présente session hybride, réunissant avocats et agents judiciaires de tous les États membres francophones de la CEDEAO, en présentiel et virtuellement.

Selon Dr. Yaouza Ouro-Sama, greffier en chef de la Cour de Justice de la CEDEAO, ce système a prouvé son efficacité en améliorant l’accès à la Cour et en facilitant l’introduction des procédures. Il permet aux parties de soumettre leurs dossiers depuis leur domicile ou leur bureau.

« Nous sommes convaincus qu’avec votre coopération, le but de cette formation sera atteint. Nous nous réjouissons donc de ce programme de formation passionnant et interactif qui vous permettra d’être mieux informés sur l’ECMS de la Cour de Justice de la CEDEAO », a-t-il déclaré.

Lors de l’ouverture des travaux, M. Nimpab Nam-Tchougli, Garde des Sceaux et ministre de la Justice et de la Législation de la République du Togo, a souligné que la nécessité de la digitalisation s’est manifestée au Togo lors de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Malgré cette crise et les mesures restrictives, le tribunal de commerce de Lomé a pu fonctionner normalement grâce à la digitalisation.

« Il a été possible pour les avocats et les justiciables de produire en ligne leurs écritures et pièces et de consulter électroniquement le statut de leurs affaires et les décisions rendues. La production électronique d’écritures et pièces au tribunal de commerce de Lomé est depuis devenue une pratique acceptée par tous », a ajouté le ministre Nam-Tchougli.

Pour le ministre, la reconnaissance juridique de l’écrit électronique et de la signature électronique par le cadre normatif communautaire permettra de prendre en charge les problématiques liées à la preuve électronique et à la sécurisation des documents essentiels au déroulement des procès.

Il a noté que de nouvelles pratiques pourraient émerger dans le processus judiciaire, telles que la tenue de visioaudiences, l’établissement de décisions en formats électroniques, l’instauration de délais pour l’exécution des décisions commerciales, le dépôt des rapports d’expertise, et la statution sur les demandes de mesures provisoires.

Le Garde des Sceaux a invité les acteurs togolais à adopter les recommandations issues de cette rencontre et à intégrer les exigences de cette nouvelle approche procédurale devant la Cour de Justice de la CEDEAO.

Pour rappel, la Cour de Justice de la CEDEAO a été créée conformément aux articles 6 et 15 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993 comme principal organe judiciaire de la Communauté.

Composée de cinq juges indépendants, nommés pour un mandat de quatre ans non renouvelable par la Conférence des Chefs d’État sur recommandation du Conseil judiciaire de la Communauté, la Cour vise à être une institution judiciaire communautaire indépendante, fiable, efficace et accessible. Elle joue un rôle stratégique dans l’établissement et le maintien d’un environnement juridique favorable à la réalisation des objectifs de la Communauté.

Sa mission est d’assurer et de promouvoir l’interprétation et l’application des textes communautaires ainsi que la protection des droits de l’homme de manière efficace, rapide et économique, avec l’appui d’un personnel bien formé et motivé.

Employabilité à l’international : Messan AYIKA forme les jeunes Africains et acteurs des ONG sur les créneaux porteurs dans le secteur du développement et de l’humanitaire

Dans le but de faciliter l’employabilité des Togolais et des Africains à l’international, M. Messan AYIKA, spécialiste de la coordination et du suivi-évaluation des projets et programmes, avec 7 années d’expérience dans le domaine humanitaire et une carrière internationale dans quatre ONG internationales, à savoir Action Contre la Faim, Handicap International, Solidarités International et Christian Blind Mission International dans plus de sept pays d’Afrique, a lancé un atelier de formation et de renforcement des capacités sur le thème « Décrocher son premier poste expatrié dans le secteur humanitaire / de la solidarité internationale et du développement ».

Cet atelier unique, qui s’est tenu en ligne ce vendredi 7 juin 2024 et qui a rassemblé plus de 200 jeunes Africains et Africaines d’Afrique centrale et de l’Ouest, avait pour objectif de renforcer l’employabilité des jeunes Africains dans les secteurs du développement et de l’humanitaire à l’international. Il visait à éliminer les idées préconçues et les suppositions sur le recrutement des personnels expatriés dans l’humanitaire, à améliorer les connaissances des jeunes Africains sur ce domaine et sur la manière d’y accéder, et à partager des expériences d’autres jeunes Africains ayant déjà fait l’expérience de l’expatriation.

Le promoteur a souligné que, dans un monde de plus en plus interconnecté, les défis globaux tels que les crises humanitaires, les inégalités sociales et le développement durable nécessitent des réponses concertées par des ressources humaines compétentes. Ainsi, l’atelier « Décrocher son premier poste expatrié dans le secteur humanitaire / de la solidarité internationale et du développement » vise à renforcer l’employabilité et la compétitivité des jeunes Africains dans ces domaines cruciaux. Cette initiative cherche à leur offrir les outils et les informations nécessaires pour accéder à des opportunités professionnelles dans les ONG humanitaires internationales, tout en enrichissant leurs perspectives culturelles et professionnelles, a-t-il mentionné.

Au cours du webinaire, une composante essentielle de cette activité a été présentée aux participants, avec un accent particulier sur le système de recrutement des expatriés dans le secteur humanitaire. Il a été noté que de nombreux jeunes Africains talentueux restent à l’écart des opportunités internationales en raison d’un manque de connaissances sur les processus de recrutement spécifiques à ce secteur. C’est pourquoi cette initiative est bienvenue pour combler cette lacune en fournissant des informations détaillées sur les exigences, les compétences recherchées, les étapes de candidature et les meilleures pratiques pour se démarquer dans ce domaine compétitif.

« En favorisant l’émergence de jeunes leaders africains dans le secteur de la solidarité internationale, nous contribuons non seulement à leur épanouissement personnel et professionnel, mais aussi à la construction d’un réseau africain de professionnels engagés dans le développement et la justice sociale. Cette activité se positionne comme une réponse stratégique aux besoins croissants de renforcement des capacités locales et internationales, tout en promouvant un modèle de coopération Sud-Sud et une meilleure représentation africaine dans les instances décisionnelles globales. Grâce à une compréhension approfondie du système de recrutement des expatriés dans l’humanitaire, les jeunes Africains seront mieux équipés pour saisir les opportunités et contribuer de manière significative aux efforts humanitaires mondiaux », a déclaré M. Messan AYIKA.

Les participants ont exhorté le promoteur à réorganiser de pareils événements qui leur a permis de développer leur niveau de connaissance et d’apprendre beaucoup. “L’atelier nous a permis de partager nos expériences et de renforcer nos connaissance sur plusieurs domaines. Si de pareil atelier pouvait encore être organisé nous serons énormément content” a largement souhaité les uns et les autres.

C’est donc un moment de partage, de connexion, de réseautage. En terme de plaidoyer, les participants ont largement souhaité que le promoteur organisé specialement une autre formation sur la question de CV adapté à l’international.

En effet, cet événement, qui a suscité un fort engagement des jeunes Africains d’Afrique centrale et de l’Ouest, a permis d’accroître  leur capacité d’employabilité à l’international dans le secteur humanitaire et du développement international, de développer leur leadership et leur participation aux instances de décisions internationales dans le cadre des activités sociales et humanitaires en Afrique. 

Face à l’enthousiasme et à l’impact de cet atelier, le promoteur envisage d’organiser une deuxième session, avec la participation exclusive des employés des ONG internationales et nationales togolaises aspirant à une carrière internationale.

De plus, cette initiative sera également ouverte aux élèves du secondaire et aux étudiants, afin de leur faire découvrir les métiers des ONG, en particulier dans les secteurs de l’humanitaire et de l’expatriation. Ils seront orientés sur les parcours scolaires et universitaires pouvant aboutir à une carrière dans l’humanitaire.

Des ateliers approfondis sur le système de recrutement des expatriés et sur comment augmenter ses chances seront organisés pour les employés expérimentés des ONG nationales souhaitant s’expatrier. Durant cette phase, les participants auront accès à des ateliers pratiques sur la rédaction de CV et de lettres de motivation adaptés au secteur humanitaire international, à des sessions de simulation d’entretiens et à des conseils de professionnels expérimentés. 

De plus, ils seront informés sur les différentes organisations internationales, ONG et agences de développement, ainsi que sur les plateformes et réseaux où sont publiées les offres d’emploi.

GTPME/PMI et RTPE lancent la première édition de la Semaine Nationale des TPME du 10 au 14 Juin dans les régions du Togo

Les régions du Togo accueillent une nouvelle initiative pour promouvoir l’entrepreneuriat. Il s’agit de la Semaine Nationale des TPME.

C’est une initiative du Groupement Togolais des Petites et Moyennes Entreprises (GTPME/PMI) et le Réseau Togolais pour la Promotion de l’entrepreneuriat (RTPE) avec l’appui de la GIZ et d’IYBA-SEED et en collaboration avec les associations et faîtières des TPME.

Cette 1ère édition de LA SEMAINE NATIONALE DES TPME se tiendra du 10 au 14 Juin 2024 dans les régions du Togo.

Placée sous le thème Charte des TPME, levier de développement et de croissance, cette semaine nationale vise à informer et à sensibiliser les acteurs clés que sont les TPME sur les avantages qu’offrent la charte des TPME et sur leurs obligations qui y sont contenues. 

Il s’agit d’un cadre dynamique d’échanges et de réflexion essentiellement entre TPME sur leurs différents défis afin d’envisager la mise en place d’une stratégie collective de résilience. Par ailleurs, un groupe de discussion sera également consacré aux échanges sur la mise en place d’une plateforme de dialogue entre les femmes au cours de cette semaine.

La semaine nationale réunira dans les régions du Togo, des entrepreneurs, des institutions publiques et privées, des partenaires techniques et financiers et des organisations patronales.

Elle accueillera le 10 juin à Kara, le 12 juin à Atakpamé et le 14 juin à Tsévié 100 acteurs de l’écosystème des TPME autour des activités suivantes: Un panel, une session de brainstorming, un débat en plénière, un déjeuner de réseautage, offrant un cadre privé-privé d’informations, de prospections et d’échanges.

Pour participer aux travaux dans les meilleures conditions, Vous êtes invité à vous inscrire dès maintenant à travers les associations et faîtières de TΡΜΕ partenaires: CNP, CTOP, FEPROMAT, ASOZOF, FEFA, AFCET, RENAFAT, TOGO PME-PMI, CJET, JEUNE-TOGO, ACMA, AFRIMP, REJEAD, RTPE et GTPME/PMI

Pour plus d’informations contactez ces numéros +228 93 70 85 36/93 43 76 56/sntpmetogo@gmail.com

La société ZENER célèbre la Journée du Gaz de Pétrole Liquéfié

La société ZENER célèbre le 7 juin 2024 la Journée du GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié). C’est une journée qui permet de sensibiliser le public sur le GPL comme source d’énergie alternative et d’explorer les métiers du secteur.

Cette journée est également l’occasion pour les ménages, industries et législateurs de se tenir informés des tendances et développements du secteur, de rencontrer des experts, de créer des contacts professionnels et de contribuer au dialogue sur l’avenir de cette énergie importante.

“Le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) est une énergie dérivée du traitement du gaz naturel et du raffinage du pétrole, composée de propane et butane. Il est adapté à de nombreuses utilisations domestiques et industrielles comme la cuisson, le chauffage, et la production d’électricité. Le GPL est également utilisé dans l’agriculture, l’industrie et le commerce” a mentionné la société ZENER dans un communiqué.

La société ZENER, un véritable acteur du GPL. Ainsi, en tant que pionnière dans le domaine de l’énergie propre, ZENER a investi dans des infrastructures de distribution et des partenariats stratégiques pour des solutions locales. ZENER promeut le GPL comme source d’énergie propre et efficace dans l’industrie.

Le 1er mai 2024 à Paris, le GPL a été au centre des discussions lors du sommet mondial sur la cuisson propre en Afrique, avec le président français, Emmanuel Macron. Le président de la BAD a souligné l’importance du GPL pour préserver l’environnement et améliorer la santé des familles africaines, tout en promouvant une croissance économique inclusive.

Le président de la République togolaise a exprimé son engagement à promouvoir le crédit carbone en Afrique, notant que l’Afrique pourrait générer environ deux tiers de la réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce au passage à la cuisson propre.

En effet a l’occasion de la célébration de la célébration de cette journée de GPL, la société ZENER organisé des initiatives pour véritablement marquer la journée.

Ainsi pour marquer la Journée du GPL, ZENER propose des événements éducatifs et des campagnes de sensibilisation. Cette campagne se fera à travers des supports pédagogiques et ressources en ligne pour une utilisation responsable du GPL.

C’est aussi une occasion pour la société de nouer des partenariats avec des acteurs clés pour étendre l’accessibilité du GPL. Soutien à des projets locaux promouvant le GPL, comme des installations de cuisson dans les écoles et hôpitaux.

Il faut relever que la célébration de cette journée culminera en novembre 2024 avec des activités où ZENER et les experts discuteront des avantages du GPL, des innovations récentes et des perspectives.

ZENER est un groupe de sociétés d’énergies, dédié à fournir des solutions énergétiques innovantes et durables. Ancré dans les valeurs de Liberté, Modernité et Mobilité, nous nous engageons à améliorer la vie des communautés par des technologies propres et respectueuses de l’environnement

Interview de AGBOMADJI Kokouvi Selom, Directeur exécutif de l’association Le club des 7 Jours « On ne peut pas gagner la lutte contre le VIH/SIDA sans garantir un environnement favorable pour l’offre efficace de services aux populations clés »

Parlez-nous un peu de votre association Le club des 7 jours ?

Le club des 7 jours est une association de jeunes créée en 2006 et œuvrant dans la lutte contre le VIH auprès des groupes vulnérables. Dans le contexte de la lutte contre le Vih, nous travaillons prioritairement avec les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les professionnelles du sexe et leurs clients, les usagers de drogues, les personnes transgenres, de même que les jeunes qui sont en contacts avec les points chauds. Nous travaillons à la sensibilisation sur le VIH et les IST à travers les pairs éducateurs formés et qui font des causeries éducatives sur le terrain. Nos activités portent aussi sur la documentation des cas de violences basées sur le genre (VBG). Nous assurons le référencement de nos pairs vers les structures de prise en charge notamment pour la confirmation des cas du Vih positifs en communauté ou bien pour le traitement des IST. Nous travaillons aussi au renforcement de capacités et formations de certains acteurs clés notamment des médias, des agents de police ou encore des prestataires de soins dans le sens de la création d’un l’environnement favorable afin de garantir une offre de services adéquate aux populations clés. Nous œuvrons également dans l’empowerment pour le renforcement de l’estime de soi de nos pairs. Il nous arrive aussi d’octroyer des micro-crédits à certains de nos pairs, contribuant ainsi à leur autonomisation financière.

A quels objectifs répond le projet «The scale initiative » que votre association met en œuvre

«The scale initiative » est un projet financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a pour objectif principal la création d’un environnement favorable et plus inclusif pour les populations clés au Togo. L’idée est de sensibiliser à la diversité, de fournir un soutien psychosocial et de plaider pour le droit des populations clés en matière de lutte contre le Vih et le Sida. Le projet travaille au renforcement des capacités des acteurs et responsables des associations identitaires sur les voies et recours en matière de violation des droits de l’homme et sensibiliser les populations clés elles-mêmes sur le contexte légal togolais. A travers ce projet, nous renforçons également le réseau des alliés et personnes friendly à la création d’un environnement favorable dans l’offre de services en droits et santé aux populations clé en matière de lutte contre le Vih afin que le Togo puisse atteindre l’objectif des 3×95 de l’ONUSIDA à l’horizon 2030.

Quelle est de nos jours la situation de la lutte contre le Vih au sein des populations clés notamment des Hommes ayant des rapport Sexuel avec d’autres Hommes (HSH) ?

Le Togo a fait de très grands progrès en matière de lutte contre le Vih notamment auprès des populations clés. On a connu une baisse de la prévalence du Vih qui est passée de 22, 98 % en 2017 à 7,8 % en 2022 selon des données. La lutte est de plus en plus orientée vers les communautés avec une très grande implication des populations clé, ce qui fait que les messages et actions sont ciblés vers les réels besoins de la communauté. De nos jours on ne peut pas parler de la lutte contre le Vih sans les populations clés. C’est la conjugaison de l’ensemble de ces efforts qui a permis d’avoir ce résultat. Les actions gouvernementales et au niveau de la société civile sont donc à saluer. Cependant, à ce taux, il faut dire que la prévalence est encore élevée par rapport à la population générale qui est de à 1,7 % « selon l’estimation EPP/Spectrum de 2022). Ceci suppose qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour venir à bout de l’épidémie du Vih.

Parlant des droits humains, pensez-vous que les droits des minorités sexuelles à la santé en matière du Vih sont suffisamment respectés au Togo ?

Je dirai qu’il y a du positif mais il y a toujours des progrès à faire. Car le rapport de l’enquête « index stigmat 2.0 », montre qu’il y a toujours des cas de stigmatisation et de discrimination dans l’offre des services de soins aux populations clés, notamment aux HSH surtout pour ce qui concerne les pathologies spécifiques à la cible. Les besoins en termes de soins et de traitements sont toujours problématiques à satisfaire, surtout au niveau de l’intérieur du pays. Les personnes efféminées par exemple sont très souvent stigmatisées même en milieu de soins.

Les populations clés, notamment les HSH, sont-elles sujets à des violences basées sur le genre (VBG) ?

Oui, il y a des cas documentés de par le passé et même aujourd’hui. Par exemple, il ressort de nos données documentées dans le cadre du projet que nous mettons actuellement en œuvre, que de février 2024 à avril 2024, (en l’espace de 3 mois), il y a eu 17 cas de VBG et de l’expression de l’identité de genre : les cas vont des agressions verbales aux agressions physique avec malheureusement deux (2) cas de viols. C’est pourquoi, en ce qui nous concerne, nous faisons notre part en sensibilisant nos pairs sur le contexte sociologique et juridique du pays afin d’éviter que certains comportements ne heurtent la sensibilité des gens, et ainsi nous contribuons à prévenir les violences.Quels sont les principaux arguments pour des plaidoyers éventuels des populations clés auprès des décideurs au Togo ? Notre argument phare est la lutte contre le VIH qui demeure un réel problème de santé publique. C’est pourquoi nous travaillons et nous appelons la population à éviter la discrimination et la stigmatisation afin que les populations clés notamment les HSH puissent avoir le courage de se faire dépister et s’offrir les services mis à leur disposition afin de réduire la prévalence du VIH en leur sein. Violenter les HSH ne doit pas être légitimé, juste parce qu’il y a une loi qui condamne l’homosexualité au Togo. C’est pourquoi nous encourageons à l’acceptation de la différence. Dans une société, tout le monde ne peut pas vivre pareil.

Quel est le regard que vous portez sur l’attitude d’exhibition de leur identité sur les réseaux sociaux de la part de certaines personnes de minorités sexuelles ?

Il faut dire que c’est une question un peu compliquée. Peut-être pour ceux-là, c’est de l’activisme car il y a plusieurs manières de faire l’activisme. Mais nous, nous ne sommes pas dans « le faire voir ». Nous faisons de l’activisme passif. Il faut reconnaitre qu’il y a certains agissements de certains de nos pairs de la communauté LGBTQ qui laissent à désirer sur les réseaux sociaux. Ce sont des attitudes que nous-mêmes nous n’apprécions pas. Et souvent, nous rentrons en contact avec certains pour essayer de les canaliser et leur rappeler un certain nombre de réalités du contexte togolais sur la pratique. Car nous constatons que beaucoup ignorent ces réalités notamment sur l’aspect légal. Certains ne savent pas qu’ils peuvent tomber sous le coup de la loi à partir de tel ou tel agissement. Tout ce qui entoure les articles 392 et 393 du code pénal togolais et la question d’entrave aux bonnes mœurs ne sont pas suffisamment maitrisés par tous. De plus, il y a une loi qui porte un regard sur tout ce qui est publié sur les réseaux sociaux. Souvent les attitudes condamnables ne sont pas directement en lien avec l’orientation sexuelle mais plutôt sur l’usage des réseaux sociaux. C’est des situations sur lesquelles nous travaillons pour que cela soit évité autant que faire se peut.

Selon les données à votre disposition, à combien peut-on estimer aujourd’hui les HSH au Togo ?

Selon les données de l’enquête de Surveillance de Seconde Génération (SSG) du VIH couplée de la cartographie programmatique chez les populations clés, réalisé en 2022 par le programme national de lutte contre le Vih Sida (PNLS), l’effectif des HSH au Togo est de 14 012 en moyenne.

Quel est à ce jour l’impact de vos actions sur le changement de comportements surtout en matière de respect des droits et de la dignité des minorités sexuelles ?

D’abord il faut préciser que nous ne travaillons pas seuls et surtout rappeler que les résultats relèvent d’un engagement collégial de toute la communauté, de la partie nationale et des organisations de la société civile. On peut dire clairement qu’aujourd’hui, la majorité de HSH ont accès aux offres de services de prévention des IST et du VIH. De nos actions de sensibilisation, il ressort que les violences, même si elles existent, il y a une amélioration. Avec l’aide de nos partenaires, nous avons des services adaptés sur toute l’étendue du territoire. Nous travaillons avec les structures étatiques comme la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), et des acteurs de défense des droits humains, avec les journalistes et avec les prestataires de soins pour ce qui relève de l’information et de l’éducation de la population et de la création d’un environnement favorable. Globalement, il y a des avancées, mais il faut que le cap soit maintenu. Votre message de fin.Nous saisissons cette opportunité pour témoigner notre gratitude aux structures de l’Etat notamment le Secrétariat Permanent du CNLS-IST et le PNLS-HV-IST, de même que les organisations de la société civile et aux structures de prise en charge. Nos remerciements vont également au PNUD, partenaire du projet « The Scale inititive », et à l’ONUSIDA, partenaire clé de lutte contre le VIH au Togo. Mon message à l’endroit de la population est celui-ci : On ne peut pas gagner la lutte contre le Vih SIDA sans garantir un environnement favorable pour l’offre de services efficace aux populations clés.

La stigmatisation et la discrimination des populations clé notamment des HSH doivent absolument être évitées si nous voulons atteindre l’objectif des 3×95 de l’ONUSIDA à l’horizon 2030.

La Semaine de l’intelligence artificielle officiellement lancée à Lomé 

Lomé est le théâtre de la première édition de la Semaine de l’Intelligence Artificielle (SIA). L’événement a été officiellement lancé ce mardi 4 juin 2024 par Mme le ministre de la Communication, Yawa Kouigan, représentant le chef de l’État, Faure Gnassingbé. 

Cette première édition qui s’ouvre à Lomé pour une semaine est placée sous le thème « L’IA au Togo et en Afrique : état des lieux, opportunités et enjeux sociétaux », vise à sensibiliser le grand public, les étudiants, les décideurs et les institutions sur les avancées et les applications de l’intelligence artificielle (IA).

Pendant cinq jours, les participants vont assister des conférences animées par des experts, à des démonstrations pratiques et à des stands tenus par des entreprises présentant des produits et solutions concrètes. L’événement, organisé sous l’égide de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale du Togo (CNSS), de CONIIA et de Human Al, entend faciliter la compréhension de l’IA à travers divers ateliers interactifs et conférences informatives.

Le président-fondateur de Human Al, Jérôme RIBIERO, a déclaré au lancement des travaux qu’« À travers cette rencontre de Lomé, nous allons cultiver sur l’intelligence artificielle. On va démystifier l’intelligence artificielle, enlever vos peurs et vous donner l’espoir d’un avenir où vous pourrez prendre en main votre destin. Nous vous donnerons les moyens de vous former sur les outils de l’IA et de participer à cette richesse, peut-être même de sauver le monde à travers l’IA.  Ce qui a changé, c’est la puissance de quelques ordinateurs et l’accessibilité à des données. Aujourd’hui, le berceau de l’humanité, c’est l’Afrique, la jeunesse est un atout pour l’Afrique. »

En lançant officiellement les travaux, Mme Yawa Kouigan a invité les participants à profiter pleinement des connaissances partagées au cours de cette semaine de l’IA. « Je vous invite à l’assiduité et à l’ouverture d’esprit, en particulier pour nos jeunes férus de technologie. Profitez au maximum de toutes les connaissances qui seront partagées au cours des conférences, expositions, démonstrations et ateliers pratiques pour établir des connexions et des collaborations durables pour le développement et l’utilisation responsable de l’IA au Togo et en Afrique, » a-t-elle déclaré.

Elle a également réaffirmé l’engagement du gouvernement togolais : « Je vous réitère la disponibilité du gouvernement togolais sous la houlette de Faure Gnassingbé, président de la République, à travailler de concert avec vous pour le développement et la promotion d’une utilisation utile et responsable des nouvelles technologies de l’IA en Afrique et au Togo. La particularité des questions qui nous rassemblent ici à Lomé et leur transversalité absolue montrent que l’IA touche tous les aspects de la vie humaine, de l’accès universel aux soins de santé à la fourniture de l’électricité. ».

Il s’agira, avec cette rencontre, de sensibiliser et d’éduquer le grand public sur l’importance et l’impact croissants de l’IA dans le monde contemporain, de faciliter la compréhension de cette technologie grâce à des approches pratiques, et d’encourager les échanges entre professionnels, académiques et passionnés de technologie. 

Naturellement, cette rencontre est une importante opportunité de réseautage et d’échanges professionnels autour des questions technologiques. Au carrefour de la technologie et de l’humanité, la SIA 2024 célèbre les esprits créatifs qui redéfinissent les possibles. Elle vise à puiser dans notre héritage pour bâtir l’intelligence de demain. La SIA 2024, c’est la célébration de l’esprit innovateur africain au service des communautés

En effet, au cours des travaux, les experts partageront des approches de régulation de l’IA. Les experts expliqueront pourquoi la régulation est nécessaire pour une utilisation sûre et équitable de l’IA. La session inclura des études de cas et des discussions sur les cadres législatifs.

“L’Afrique est à l’aune du développement technologique et le potentiel de l’IA pour transformer nos sociétés, nos économies, nos vies quotidiennes est immense. Nous avons l’opportunité unique d’utiliser ces technologies pour relever certains défis mes plus pressant auxquels nous sommes confrontés tels que la santé, l’accès à l’éducation, l’agriculture durable, les emplois pour les jeunes. Je suis convaincu que cette semaine entièrement consacrée à l’intelligence artificielle sera une source d’inspiration et de motivation pour chacun de nous. Ensemble nous pouvons façonner un avenir où la l’intelligence artificielle est au service des biens communs, un avenir où chaque africain peut toutefois travailler dans un monde augmenté. Cependant cet événement qui réunit différents experts en IA, sera une source d’inspiration et de motivation ou chacun de nous ensemble pourra façonner un avenir où l’évidence de l’intelligence artificielle sera au service bien commun” a relevé Tout mentionnant que “L’IA doit être guidée par des principes d’éthique solides pour veiller à ce que cette technologie soit utilisée de manière spéciale et inclusive. Nous devons nous assurer que l’intelligence artificielle respecte nos valeurs, notre diversité et nos aspirations collectives. La SIA 2024 marque une étape dans notre quête collective pour explorer, comprendre et exploiter le potentiel immense de l’intelligence artificielle sur notre continent. L’État des lieux de l’intelligence artificielle en Afrique et au Togo permet de rendre compte que l’intelligence artificielle est en train de transformer le monde et l’Afrique n’est pas en reste. Des initiatives remarquables sont déjà sur le continent en témoigne notre capacité à innover et à s’adapter aux technologies de pointe. Le Togo a à son tour fait des pas significatifs dans cette révolution numérique et les objectifs de la SIA 2024 sont également conformes à ceux de la feuille de route gouvernementale 2020 2025 notamment l’axe 3 qui vise la digitalisation des principaux services publics. En outre, la participation effective des jeunes à cette première édition de la SIA vient appuyer la politique d’employabilité des jeunes portée par le chef de l’État Faure Gnassingbé. S’agissant des opportunités offertes par l’IA, le Togo et l’Afrique sont immenses et permettent de relever certains de nos défis par le plus pressant notamment le secteur de l’éducation. Aujourd’hui l’IA peut rendre l’éducation beaucoup plus accessible et personnalisée s’agissant des opportunités offertes par l’IA dans n’importe quel domaine relevé certains de nos défis d’apprentissage adaptatif qui peut répondre au besoin individuel des étudiants permettant ainsi une meilleure connaissance” a-t-il expliqué pour finir Dr Malik Mouzou, président du Conseil International de l’IA (CONIIA).

A Séoul, Faure Gnassingbé discute diplomatie avec son homologue coréen

Le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu, ce 03 juin 2024 à Séoul, avec le Président de la République de Corée Yoon Suk-yeol au palais présidentiel, sur la coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun.

Le Togo et la Corée du Sud sont liés par un partenariat dans différents domaines notamment diplomatique, économique, commercial, agricole, éducatif et culturel.

Les deux chefs d’Etat ont convenu des mécanismes de renforcement de cette coopération dans des secteurs prioritaires, notamment l’éducation (science technologie, ingénierie et mathématiques), la santé, les infrastructures et l’autosuffisance alimentaire.

Pour le Togo, il est question de s’inspirer du modèle de développement de la Corée qui, de pays pauvre dans les années 60, est devenu, aujourd’hui, un pays pourvoyeur d’aide.

Le chef de l’Etat et son homologue ont également évoqué les questions d’ordre international relatives à la paix et à la sécurité et surtout au terrorisme et à l’extrémisme violent que connaissent les pays du Sahel et leurs voisins.

La coopération entre Lomé et Séoul remonte à juillet 1963 avec l’établissement des relations diplomatiques. Ce partenariat a connu ces dernières années un nouveau dynamisme avec la visite en mars 2023 du Ministre togolais des affaires étrangères en Corée du Sud et celle du Premier ministre sud-coréen au Togo en octobre 2023.