A bord d’un vol de la compagnie portugaise Azores Airlines, une vingtaine de médecins cubains ont atterri en terre Bissau guinéenne pour leur expertise face à la Covid-19 dans le pays, comme ce fut le cas récemment au Togo.
Du personnel médical cubain se trouvait déjà en Guinée-Bissau avant la pandémie. Mais ces médecins sont les premiers dépêchés en réponse à l‘épidémie, rapporte Africanews.
Le Togo, l’Afrique du sud ou encore la Guinée voisine de Bissau, ont également accueilli des médecins cubains. Depuis le début de la pandémie, Cuba a envoyé environ 3.000 professionnels de santé dans différents pays : Italie, Mexique ou Qatar. A peu près en même temps que la Guinée-Bissau, quinze praticiens cubains ont posé pied en Martinique, dans les Antilles françaises.
La Guinée-Bissau a déclaré 1.614 cas de contamination et 22 décès. L’ONG Médecins sans frontières tirait la sonnette d’alarme en mai devant la progression rapide de l‘épidémie, qui faisait de ce petit pays l’un des plus touchés du continent en proportion de sa population (1,8 million).
Près de 30.000 médecins cubains sont déployés à l’année dans une soixantaine de pays au titre d’un programme lancé dans les années 1960 par Fidel Castro et revigoré par l‘épidémie de Coronavirus.
La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a rend public un communiqué de presse en date du 27 juin 2020, relatif aux enquêtes ouvertes des suites de la mort, le 04 mai dernier, du Colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR).
« Deux mois après l’assassinat ignominieux du Colonel Madjoulba, il est temps que le peuple togolais sache par qui, pourquoi et comment est intervenu ce crime odieux et crapuleux qui a sidéré la nation toute entière, spécialement les force de défense et de sécurité », déclare la DMK dans un communiqué dont Élite d’Afrique dispose d’une copie.
En effet, le 08 mai 2020, une commission d’enquête dirigée par le ministre de la Sécurité, Yark Damehame, a été mise en place pour élucider la mort du Colonel Madjoulba. « 50 jours après le début de sa mission, le peuple togolais n’a toujours aucune information sur les résultats des travaux de ladite commission », constate la Dynamique Mgr Kpodzro.
« Serait-ce donc une manœuvre de dérobade à l’obligation de rendre compte à la famille du défunt, à la communauté Nawdeba et au peuple togolais tout entier ? », s’interroge la Dynamique.
« La DMK s’étonne que cette enquête, menée par des officiers de haut rang, ayant les moyens à leur disposition, piétine à un moment où les hommes et femmes en uniforme et toute la communauté internationale sont vivement préoccupés par l’insécurité record dans le pays et espèrent la fin de l’impunité au Togo », s’indigne-t-elle.
« Le silence du commanditaire de l’investigation tout comme celui de l’état-major des FAT qui a perdu un des siens laisse perplexe plus d’un ! La DMK exige à nouveau que la lumière soit faite dans les meilleurs délais sur cette affaire extrêmement grave afin que les responsabilités soient établies et que la loi de la République soit appliquée dans sa rigueur », exige la DMK.
Selon la Dynamique Mgr Kpodzro, c’est ici et maintenant le devoir de vérité, de mémoire et de justice, et que rien ne saurait lui faire entorse.
Il a été reconduit à l’issue d’une Assemblée générale élective tenue à Lomé dans le strict respect des mesures barrières de lutte contre la Covid-19. Il est ainsi porté à la tête d’un bureau de 12 membres pour une durée de deux ans.
Une fois réélu, le bureau se voit déjà sur plusieurs chantiers en, vue de la professionnalisation du journalisme et l’amélioration des conditions de la presse togolaise.
Pour le Président El-Hadj Tchagnao Arimiyao, cette reconduction du bureau est la preuve d’une satisfaction des membres pour les deux dernières années. Ainsi, il compte travailler davantage avec l’ensemble des membres du bureau afin de trouver des solutions aux maux dont souffrent l’organisation patronale en particulier et la corporation en générale.
« Nous sommes réconfortés parce que tous les membres présents de notre organisation patronale sont satisfaits de ce nous avons fait durant les deux dernières années en nous reconduisant. Il y a encore beaucoup de défis à relever. Nous allons poursuivre le travail de professionnalisation des journalistes », a déclaré El-Hadj Tchagnao Arimiyao.
Pour rappel, à part quelques changements, tout le bureau du CONAPP a été reconduit.
Voici les membres de la nouvelle équipe
Président : Arimiyao Tchagnao, Nouvelle opinion
Vice-Président chargé des télés : Fabrice Patchezi, Libéral
Vice-Président chargé des radios : Aimée Atana, Radio Azur
Vice-Président chargé de la presse écrite : Dieudonné Korolakina, TogoMatin
Vice-Président chargé de la presse en ligne : Joseph Gadah, Economie et Développement
Secrétaire général : Marc Aboflan, Elite d’Afrique
Secrétaire général adjoint : Eugène Bamazé, radio Carré jeune
Trésorier général : Patrick Blandé, radio Zéphyr
Trésorier général adjoint : Olivier Adja, Afreepress
Conseiller chargé des relations extérieures : Michel Tchadja, Waraa les vainqueurs
Conseiller chargé des relations avec les médias de l’extérieur : Mouchoud Boukary, Kozah média
Conseiller chargé de la promotion de l’éthique et de la déontologie : Joachin Loko, Dounia le monde
Le désormais ex attaquant de l’ASCK a été conduit à sa dernière demeure ce samedi. Des supporters du clubs aux fans du joueur en passant par les journalistes sportifs, les joueurs de l’Asck et de la sélection locale, tous ont fait le déplacement pour rendre un dernier hommage à cet espoir du football togolais.
L’emblématique ex capitaine des éperviers, Sheyi Emmanuel Adebayor a également fait le déplacement à Davié pour faire ses adieux à celui qu’il considère comme «le futur du football togolais».
Outre le soutien apporté par Emmanuel Adebayor à la famille du défunt, l’ex numéro 4 a laissé transparaître sa tristesse dans une publication sur sa page Facebook.
« C’était une journée pleine d’émotions pour moi. Kossi Koudagba était un espoir togolais très talentueux avec qui j’ai eu la chance de jouer. Il a été deux fois meilleur buteur en Division 1 et a joué un rôle exceptionnel dans l’obtention du premier titre de champion de son équipe l’ASCK », a affirmé Adebayor avant de poursuivre « En lui, je voyais beaucoup de talents et je voyais le futur du football togolais. Je le projetais même dans les plus grands clubs Européens. C’est avec un grand choc que j’ai appris qu’il nous a quitté. J’ai donc fait le déplacement aujourd’hui pour aller supporter sa famille à Davié ».
Face à la tombe de Koudagba Kossi, Emmanuel Adebayor est resté éberlué. « Une fois devant sa tombe, j’ai vécu une sensation unique que les mots ne pourront décrire ».
« Petit frère, que la terre te soit légère. Pour la famille, je prie pour que vous trouviez la paix du cœur, le courage et la force en cette période de deuil », a conclut Emmanuel Adebayor.
La pandémie du Coronavirus touche de plus en plus de personnes et occupe beaucoup plus de territoire de par le monde. Alors que les efforts se poursuivent pour enrayer ce virus, l’agence de communication Focus Yakou organise une Emission Spéciale « Téléthon Covid-19 » ce dimanche 28 juin. Elle sera diffusée sur trois chaines de télévision du Togo, principalement sur New World Info en synchronisation avec la RTDS et la Télévision Deuxième (TV2), de 12h à 15h.
Un premier volet relatif au bilan sur la Covid-19 après trois (3) mois. Les invités autour de ce plateau 1 sont les Docteurs, Sossinou Awoussi, épidémiologiste, secrétaire général du ministère de la Santé et Lidaw Alain Bawe, infectiologue au CHU Sylvanus Olympio.
Ensuite le plateau 2 autour duquel débattront la Directrice Générale de l’Inam, Myriam Dossou-D’almeida et le professeur Kodjovi Mawuli Couchoro, économiste et vice doyen de la Faseg-UL. Le débat sera axé sur la question de « La vie avec la Covid-19 ».
Le troisième et dernier volet sera consacré à la vie après la Covid-19. L’opportunité sera donnée à différents cadres de réfléchir sur la problématique. Autour du plateau, le Directeur de l’Institut Universitaire de Technologie de Gestion (IUT-Gestion) Prof. Yao Messah Kounetsron, le Prof Didier Ekouevi, médecin épidémiologiste, chef du département de santé-UL et le vice-président du Conseil National du Patronat, M. Yves Badohu.
L’émission spéciale de 180 minutes, soit trois (3) heures se déroulera en duplex de Paris, Genève, Douala et Dakar. Des grands noms du secteur de la santé comme Didier Pittet, Arthur Minsat, Rivolala Ratsimandresy ou encore le Prof. Aimé Bonny seront au rendez-vous de ce grand événement, sans oublier le président d’AfricSearch Group, Didier Acouetey.
Mis aux arrêts il y a une semaine suite à une plainte déposée par son patron pour détournement de fonds présumé, le journaliste camerounais Ernest Obama a été relâché hier. Son patron aurait envoyé une lettre au procureur annulant la plainte.
Derrière les barreaux, Ernest a pu compter sur ses pairs du Syndicat des journalistes camerounais qui toute la semaine n’ont cessé de dénoncer les conditions de son arrestation, il y a huit jours, qualifiée d’« humiliante » et « hors de toute légalité ».
Même si ce syndicat s’estime heureux de cette libération, il n’a pas manqué l’occasion de soulever la question de l’instrumentalisation de la justice camerounaise.
«C’est quand même extraordinaire de voir qu’un justiciable écrit au procureur général pour lui demander de sursoir à la mise en détention d’un citoyen» a t’il déclaré.
«Qu’Ernest Obama soit libéré, ce n’est que l’aboutissement d’un processus où nous disons qu’on était dans le cadre d’une illégalité absolue. Donc, les journalistes du Cameroun sont satisfaits et espèrent que toutes les poursuites seront abandonnées contre Ernest Obama.» a t’il ajouté
Il nous souvient qu’en 2017, suite aux gigantesques manifestations organisées par le président du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam au Togo, le gouvernement avait décidé de couper la fourniture d’Internet du 5 au 10 septembre puis du 19 au 21 septembre 2017.
La condamnation fait suite à des plaintes déposées par un groupe d’organisations de la société civile togolaise auprès de ladite Cour de justice, a-t-on appris de l’agence de presse, Afreepress.
Selon le verdict de la Cour, cette restriction de l’accès à l’internet , «était non fondée par la loi et constituait une violation de la liberté d’expression».
Elle poursuit et « (…) demande aussi aux autorités togolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour la non-répétition d’une telle situation, notamment en adoptant des lois et règlements en la matière, conformes aux droits humains».
Dans un communiqué rendu public ce jeudi 25 juin 2020 par le collectif des organisations plaignantes et rapporté par Afreepress, ces dernières estiment que cette décision est « une victoire très importante pour les droits humains».
Celles-ci, dans leur réquisitoire auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, se sont surtout plaints du fait que cette coupure d’Internet a empêché la société civile de s’organiser pour les manifestations, de s’exprimer et d’informer sur la mobilisation.
Elle les a également empêché de documenter et informer les personnes au Togo et au-delà, concernant les violations des droits humains ainsi que la répression par les forces de sécurité et aussi évoqué les pertes socioéconomiques des travailleurs utilisant Internet.
Pour rappel, la coupure d’Internet en cette période faisait suite à une profusion d’images sanglantes issues des répressions des manifestations organisées alors et des appels à la révolte diffusés sur les réseaux sociaux, notamment via WhatsApp.
L’une des nouvelles pépites d’or de la musique togolaise, nous vous l’avons annoncé est sans doute Laz Qwame, de son vrai nom ADEGNON Komi Avenunye Aka Lazer. Il vient d’accoucher sous la houlette de Manu Lyor du single « Améadé ». Un titre digne de l’appellation : « chef-d’oeuvre » musical. Faire la musique a été pour ce jeune de 28 ans, un rêve et une aspiration profonde dès qu’il était assez instruit pour formuler des textes rimés. La rédaction d’Elite d’Afrique a tendu son micro au jeune dont voici le contenu.
Elite d’Afrique : Présentez-vous à nos chers lecteurs
Laz Qwame : Je me nomme ADEGNON Komi Avénunye Alias Laz Qwame. Je suis architecte, Expert Immobilier près la Cour et Gestionnaire de Projet à l’Agence TORUS CONCEPT. À côté de ces professions de base, je suis instrumentiste, auteur compositeur avec une forte passion pour les arts plastiques.
Elite d’Afrique : Vous allez sortir un single. Quel est le titre et le message véhiculé ?
Laz Qwame : Le titre de mon single est Améadé (Une personne). Un reflet de ma personnalité mystérieuse. La chanson s’adresse à un être imaginaire représentant mon idéal. Le message véhiculé est la persévérance dans l’amour de l’être cher et important. Améadé fait naître aussi le suspens. Qui est-elle ? Elle fera l’objet d’une découverte.
Elite d’Afrique : Pour qui chantez-vous ?
Laz Qwame : Je chante pour ce personnage qui a pris mon cœur en otage. Ce personnage mystérieux que je regarde dans mon miroir et qui me fait tant rêver, que je semble négliger, pour qui je travaille dur.
Elite d’Afrique : Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos chansons ?
Laz Qwame : La plupart de mes compositions se greffent sur les thématiques suivantes :
L’amour de Dieu et du prochain
La persévérance
L’humilité
L’unité
Elite d’Afrique : Qu’est-ce que la musique pour vous ?
Laz Qwame : Définir parfaitement la musique serait trop ambitieux de ma part. Comme l’univers, elle est vaste aux limites inconnues. A mon échelle, je combine des rythmes aux mélodies et des fois aux paroles dans une harmonie relative dépendant du message qui m’inspire. Elle me plonge et me fait voyager dans mon intérieur.
Elite d’Afrique : Racontez-nous votre parcours musical et professionnel
Laz Qwame : Mon histoire avec la musique est longue. Depuis mon enfance, j’ai toujours imité ma maman chanter des chansons traditionnelles, je dirai même que c’est elle la première personne à m’initier. Très tôt j’ai aussi pris goût au piano qui était toujours mon jouet de prédilection. En 2005 j’ai connu Felldy, un cousin qui aussi faisait de la musique et la dance à l’époque, qui me racontait le succès des stars de l’époque. Fasciné par les chansons de 50 Cent, Eminem, Ice cube, Corneille, Koba … je commençai par faire mes propres compositions rap. Mon aventure avec le rap atteindra son paroxysme avec la rencontre en 2007 d’un vieux pote du cours primaire que j’avais perdu de vue depuis 1999. C’est lui qui m’amena pour la première fois au studio Big Thug Record en 2008 où j’enregistrai ma première maquette titrée « Le Mal », un morceau qui fait une lecture en diagonale des maux quotidiens que connaît le monde. Nous étions trois personnes sur le morceau à savoir : Moi (Cezam Lazer), Obelus et Valérie. Obelus et moi formions dès lors le groupe CONSOLAS.
En 2009 nous enregistrions « Silence » avec deux potes de l’époque Mickelo et Snock. Hormis quelques prestations dans les écoles, ces deux morceaux n’ont pas connu de promotion et n’ont jamais été diffusés sur les médias. En 2010, le rappeur Bicharlem s’est joint à nous pour former le groupe ART MATURE duquel va naître un morceau engagé titré « Africa redémarre ». Ce son dénonce en effet, le retard du Togo et des pays africains en général sur biens de plans par rapport aux colons. Il sonne l’alarme aux pays africains de dresser les bilans de leur indépendance et de se réveiller définitivement de leur sommeil. Africa redémarre a été clipé, joué sur les médias et fut l’objet de quelques prestations… Dans la même année, le titre « Démidoeva » s’est ensuivi avec la collaboration du rappeur Mani Mic qui fut aussi clipé et joué sur les médias.
Après l’obtention de mon Baccalauréat en 2010, j’ai passé une année blanche qui m’a permis d’accorder un peu plus de temps à la musique. En effet, j’ai vraiment commencé par étudier la musique et la programmation musicale au studio TW-Sound. Je remercie au passage M. ASSOGBA Prince Constant qui m’a enseigné les accords de bases sur le piano et inculqué les exercices de base du doigté. J’ouvris dès lors un home studio à la maison où je jouais des beats et quelques enregistrements. Après mon entrée à l’EAMAU en 2011, nous enregistrâmes Rap du Sous-sol chez le rappeur Dramatique qui avait aussi un home studio. Nous prestâmes ce morceau à quelques évènements notamment le Break Dance Awards édition 2011.
En 2012, ma rencontre avec deux équato-guinéens, Casko Jackson et Sir Eko constituera un boost pour ma carrière. À l’occasion de la cérémonie de parrainage nous composâmes ensemble avec le camerounais Clodio, le titre « D’où je viens » qui parle un peu de notre parcours de combattant et d’où nous venons. Dans la même année, après une déception amoureuse j’enregistrai au studio Blue Vision Recordz « Je n’ai qu’un mot » qui est un rappel des bons moments passés avec Stéphanie, notre rupture et la détermination de la reconquérir. Dans la même année Casko, Obelus et moi enregistrâmes le titre « Education » pour participer à un concours pour lequel on n’a jamais eu de suite. En 2013, A l’occasion de la journée de la femme, nous effectuâmes nos premières ventes de single après avoir presté le titre « 8 Mars », un morceau qu’on avait spécialement composé pour la circonstance. Dans la même année nous avions enregistré le titre « Essor » qui est resté dans les tiroirs. Blue Vision recordz était en effet le nom du studio qu’avait monté Casko Jackson. Moi je jouais les beats et il faisait la prise de voix, le mixage et mastering des sons que nous produisîmes. Ce fut une collaboration inoubliable. Trois années d’inactivité musicale sont passées.
Après mon diplôme d’architecte, j’avais le vent en poupe pour les instruments de musique. Je commençai à m’entrainer au piano, à la guitare et à la flûte. Passionné aussi par les cuivres, j’ai suivi une formation en théorie et pratique musicale qui m’a permis jusqu’alors d’être membre actif de la Fanfare de la Paroisse Francophone Internationale, avec pour instruments de base le trombone Bass et le Tuba. J’ai eu la grâce de jouer à bon nombre de concert. J’ai aussi appris avec un fin musicien ELOM KOTNER à jouer au saxophone sans oublier ma passion pour la guitare et la flûte où j’évolue en autodidacte. J’ai toujours eu l’idée de relancer ma carrière musicale en solo en financement propre vu l’absence de soutien.
« Améadé » est une chanson que j’ai composée en 2016, enregistré en 2019 et diffusé en 2020. J’ai voulu refaire mon entrée dans l’arène musicale avec ce morceau qui me hantait jour et nuit. Par la grâce de Dieu, j’ai réussi à financer l’essentiel de ce projet avec mes revenus en architecture.
Mon histoire avec l’architecture est tout aussi longue que celle avec la musique. J’ai eu la chance d’avoir un papa dessinateur métreur en bâtiment qui m’a formé très tôt dans le dessin bâtiment et dans le suivi des chantiers. Déjà à 14 ans j’utilisais le logiciel ArchiCad pour dessiner des bâtiments et je dispensais des formations. Ce background m’a permis d’évoluer aisément dans mes études à l’EAMAU et d’obtenir mon Master en Architecture. Du thème de mon mémoire se laissait déjà transparaître ma passion pour les arts en général et la musique en particulier : « Redynamisation des arts du spectacle au Togo : Construction d’un théâtre National dans le Grand Lomé ». Après mon diplôme, j’ai fait un stage de deux ans à l’Agence DESCO sanctionné par ma prestation de serment à l’ONAT (Ordre National des Architectes du Togo) sous le numéro 154 en Janvier 2019 avec le parrainage de l’Architecte AZOUMAH Koffi Dodzi que je salue au passage en disant un grand merci. Parallèlement à mon stage, je faisais aussi un master en Management de Projet. En février 2019 j’ai créé ma société d’Architecture et d’Urbanisme dénommée TORUS CONCEPT en association avec mon ami Urbaniste DZODZOBU Emmanuel. Nous avons travaillé sur des projets tels que : Le Bâtiment Annexe de la Mairie de Tsévié, La réhabilitation du relais de la commune de Tsévié, le siège de l’Union des communes du Togo, un centre de formation professionnelle, des immeubles de pharmacie, d’habitations, bureaux…
Je travaille aussi parallèlement avec un partenaire et doyen de tous les jours M. AKOUETE Bernard dit FABA, Architecte-Urbaniste Paysagiste Artiste plasticien avec qui j’ai eu l’honneur de collaborer sur le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de Kétao, et plusieurs projets d’aménagement d’espace vert dans la sous-région.
Elite d’Afrique : Comment conciliez-vous la musique et l’architecture ?
Laz Qwame : Tous deux ont un dénominateur commun, l’art. L’architecture, c’est la création suivant des règles bien précises, de même que la musique. Cette conciliation a un réel défi, celui de l’organisation et la discipline. J’ai mes temps de travaux d’architecture et mes temps de loisirs. Mes temps de loisirs sont essentiellement consacrés à la musique. J’entends par musique mes entraînements aux instruments d’où sortent souvent mes compositions.
Elite d’Afrique : Si vous devez choisir entre l’architecture et la musique, que choisiriez-vous et pourquoi ?
Laz Qwame : Je choisirais les deux car je les aime tous. C’est comment la pâte et la sauce, il faut la présence des deux pour un repas complet.
Elite d’Afrique : Comment jugez-vous le monde musical au Togo ?
Laz Qwame : Je suis sûr que le Togo a encore plein de talents cachés en dehors de ceux qu’on connaît aujourd’hui. La diversité y est, faisant ainsi la beauté du tapis en faisant référence à Hampaté Bah. Cependant le vaste chantier et le plus important c’est la construction d’une industrie musicale digne de ce nom et en mesure de faire vivre les artistes de leur art. La volonté politique et l’engagement de tous les acteurs culturels doivent être au point pour ce faire. Le public togolais doit aussi accorder une place de choix aux artistes locaux et à leurs œuvres.
Elite d’Afrique : Un message aux togolais
Laz Qwame : Je réitère l’application des mesures barrières contre cet ennemi invisible qu’est la COVID-19. Tant qu’on a la santé tous nos projets seront réalisés.
Dans des documents en date du 24 juin 2020, la Fédération togolaise de football (FTF) a rendu publics, les classements définitifs des championnats de D1 et D2 (saison 2019-2020), précocement arrêtés pour cause de Coronavirus. La Covid-19 a-t-elle facilité ou compliqué les choses ?
En première division, ASKO de Kara (37 points +8) est champion de la saison 2019-2020 à l’issue des 20 journées. Le club jouera à la Ligue africaine des champions, la saison prochaine. Unisport de Sokodé, 2ème (34 points +3) sera en Coupe CAF, la saison prochaine.
Avec juste 3 points de différence entre ASKO et Unisport alors qu’il restait encore 6 journées, le club de Kara est peut-être sauvé par le Coronavirus, quand l’on scrute la grande forme d’Unisport cette saison. Un regret sûrement pour Unisport qui avait les ressources pour être champion.
Revers de la médaille, Unisport devrait aussi remercier le Coronavirus dans le sens où depuis qu’il a perdu son invincibilité face à Gbohloe-Su, il n’était plus dans un état de grâce et le Dynamic togolais (DYTO) était tout près derrière (3e avec 32 points +8), à deux points d’Unisport.
L’ASCK (5e avec 30 points +6), un peu en dedans après une campagne continentale âprement disputée, peut en vouloir au Coronavirus, car avait encore 6 journées pour remonter la pente avec le retour de leur patenté buteur Kossi Koudagba (paix à son âme).
Koroki de Tchamba 13e (18 points -14) et Maranatha dernier (16 points -15) classé bon dernier, peuvent témoigner de leur gratitude au Coronavirus du fait que leur avenir était sérieusement compromis en D1 la saison prochaine. Grâce à l’arrêt, les deux clubs élites de la saison 2018-2019, sont maintenus en première division.
Deuxième division, deuxième fièvre
En deuxième division dans la zone nord, AS Binah de Pagouda (22 points +7), sera en première division grâce à cet arrêt provoqué par la Covid-19 qui n’a plus de souci à se faire pour son dauphin Kakadl de Doufelgou (20 points +5), à seulement deux unités du leader. Gbikinti et CDF Haknour, respectivement 9e et 10e peuvent remercier le coronavirus.
Dans la zone sud, Entente II de Lomé, est « enfin » de retour en D1 avec cet « arrêt coronavirusé » (26 points +14). En tête avec 6 points de plus que son dauphin (Kotoko de Lavié 20 points +4) à 7 journée de la fin, tout était possible mais il serait difficile avec cet écart et la constance des coéquipiers de Victor Nukafu. Koto FC de Morétan et Agaza FC de Lomé sont les deux derniers sauvés par la cloche du Coronavirus.
In fine, l’arrêt des championnats togolais de 1ère et 2e division, a fait autant de satisfaits que de mécontents. Quoi qu’il en soit, les mieux placés au classement le doivent à leur constance et leur travail.
Ce fut une bataille âpre entre les autorités congolaises et le virus Ebola. La fin de cette 10e épidémie a été proclamée par le ministre congolais de la santé Etenie Longondo.
Déclarée le 1er août 2018, cette épidémie hémorragique, la dixième sur le sol congolais a tué 2257 personnes. Elle est considérée comme l’épidémie « la plus longue, la plus complexe, et la plus meurtrière » par les autorités congolaises.
Le leadership dont a fait preuve, d’un côté, le gouvernement congolais et de l’autre, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a permis de surpasser et de dominer ce virus.
« En effet 1151 personnes s’en sont sorties guéries grâce aux innovations dans la lutte et dans la recherche sur le vaccin et le médicament », selon le ministre congolais de la santé.
La population de l’est du pays peut dorénavant pousser un ouf de soulagement. Quant aux habitants de l’ouest, ce n’est pas pour bientôt.
« Au moment où nous déclarons la fin de cette dixième épidémie, notre pays fait face à la onzième épidémie qui s’est déclarée à Mbandaka dans la province de l’équateur depuis le 31 Mai 2020 », déclare Etenie Longondo.
Cette épidémie, déclarée dans le Nord Kivu, le 1er Aout 2018 était la deuxième en importance dans le monde.