‘Transparence, équité, développement. Telle est la devise de l’ARMP, l’Autorité de régulation des marchés publics, qui voit veiller au respect des règles en matière d’attribution des contrats d’Etat.
Aftar Touré Morou, le nouveau directeur général, nommé il y a quelques jours, entend renforcer le dispositif.
Première apparition publique lundi à l’occasion d’un séminaire consacré au contrôle de régularité des marchés publics.
Une mission d’évaluation réalisée conjointement par le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) a conclu que le niveau de qualité des contrôles internes était très faible.
En cause, les personnes siégeant dans les commissions n’ont jamais été formées ou le sont de façon insuffisante, a souligné M. Morou.
Ces dysfonctionnements ne sont pas les seuls et le nouveau patron de l’ARMP veut renforcer les mécanismes permettant d’offrir le maximum de garanties aux soumissionnaires et à l’Etat.
Aftar Touré Morou est ce que l’on appelle une tête bien faite. Il a fréquenté l’université de Lomé, l’Ecole nationale d’administration (ENA, France, promotion Jean Zay) et l’Institut d’études politiques de Strasbourg.
Il a été pendant plusieurs années économiste à la division Budget de l’Etat et précédemment au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances comme conseiller sur diverses questions économiques, notamment sur les réformes des finances publiques.
Il était passé en 2012 par ‘France Stratégie’, un Think Thank dépendant du Premier Ministre français.
M. Morou est un ancien du programme de leadership du Département d’Etat américain.
Avec ces compétences, l’ARMP est entre de bonnes mains.
Lors de l’exposition « Mon Valence à Moi » organisée par la Cavéa en novembre dernier, les œuvres présentées étaient autant de cadeaux faits aux visiteurs par les Valenciens qui montraient leur attachement à notre village. Ce jour-là, chacun pouvait aussi découvrir un long poème déroulé sur la pellicule d’un film : l’auteur de ce poème, qui le déclama lors du vernissage, remplissant d’émotion les auditeurs, est un jeune slameur sénégalais de Dakar, Moussa Sow, venu pour travailler son livre, son CD et son clip, à Valence-sur-Baïse, illustrant ainsi ses textes slamés de paysages gersois.
Tout récemment, à Dakar, ont eu lieu les présentations de ses productions qui reçurent un accueil chaleureux, assorti d’excellentes critiques.
Le samedi 09 février 2019 avait lieu aux éditions de l’Harmattan à Dakar, la présentation du premier livre de Moussa Sow : « Ressentis » est un recueil de 50 poèmes. Le maître de cérémonie, El Aziz Gueye menait son déroulement avec brio et compétence. Devant un public nombreux (plus de 150 personnes dont de nombreuses personnalités, notamment du monde littéraire), le jeune écrivain, très ému, pouvait être légitimement fier de son travail. Abdoulaye Diallo, directeur de l’Harmattan, accueillait ses invités et se montrait très élogieux envers Moussa, « N’importe qui n’est pas édité ici ». A la tribune, l’auteur était entouré de Tafsir Ndické Dièye, écrivain de grand renom qui a exposé une biographie de l’auteur ; Madame Fatou Yelly Faye, une des plus grandes poétesses actuelles au Sénégal, qui a dit combien elle estimait Moussa et reconnaissait, en lui, la marque d’un grand poète ; Jean-Pierre Puyal, adjoint au maire, en charge de la Culture de Valence-sur-Baïse dont l’aide apportée à Moussa a été vivement saluée et qui a retracé, avec émotion et finesse, sa rencontre avec Moussa, il y a presque deux ans pour arriver à cette réalisation ; Ndongo Mbaye, écrivain qui a livré une analyse très pointue de l’œuvre présentée, n’hésitant pas à comparer Moussa Sow à des poètes, tel Senghor, et qui a exprimé tout haut, combien il pensait que « Ressentis » pourrait être étudié au lycée ou même à l’université. Des intervenants se succédaient ensuite pour témoigner : des membres de sa famille comme son oncle Ardo Bâ, son professeur de français, Diouf, Karim Sadji avec lequel il a partagé de belles expériences théâtrales, car Moussa est aussi comédien. Chacun s’accordait à dire qu’il attendait le prochain livre avec impatience et gourmandise.
Le mercredi 13 février avait donc lieu un second événement toujours sous l’égide de El Aziz Gueye. Cette fois, il s’agissait pour Moussa Sow de présenter son CD au Centre Culturel Blaise Senghor de Dakar. C’est Balla Ndiaye, directeur du Centre, qui accueillait Moussa et ses invités dont Madame Nogaye Diop, responsable de la médiathèque de l’Institut français de Dakar. Il avouait combien il appréciait les morceaux de ce premier CD. Entre chaque prise de paroles des intervenants, Moussa slama un titre ou deux au public (sur une musique remarquée et excellente dont le compositeur est René Sowatché) ; Moussa gratifiait son monde de ses si beaux textes de sa voix profonde, chaude et évocatrice.
Puis ce fut Jean-Pierre Puyal qui retraçait l’histoire de ce CD et du clip, illustrant l’un des titres et : « La Route » que chacun peut retrouver sur You tube (Muwossa). Enfin Massamba Gueye, professeur, conteur, écrivain, dramaturge, félicitait Moussa, disant le travail remarquable qu’il avait fait, produit d’un parcours patient ; il martelait que la culture est la base de tout et que Moussa, en homme cultivé, avait su attendre pour présenter aujourd’hui ce CD, fruit d’une graine semée, il y a de longues années. Massamba Gueye s’autorisait un conte pour illustrer son propos et dire que savoir garder espoir.
Enfin, après un dernier morceau de Moussa Sow, la scène était donnée aux slameurs présents : Thibou, Double Servo, Khanza, Rahim, Black Yay Falle, Moussa, Cathy, Héléna ; on découvrait un Massamba slameur et Fatou Yelly Faye terminait cette scène pleine de spontanéité et d’amitié.
Un cocktail achevait cette seconde cérémonie réussie pour Moussa Sow.
Photo ci-dessous : de gauche à droite : Massamba Gueye, professeur, conteur, écrivain, dramaturge, El Aziz Gueye, comédien, animateur culturel, et maître de cérémonie ce jour, Balla Ndiaye, directeur du Centre Culturel Blaise Senghor, Moussa Sow, Jean-Pierre Puyal, adjoint au maire à la culture de Valence-sur-Baïse, France, administrateur de la Malle d’Emile. Moussa SOW
Le FESPACO célèbre cette année son 50e anniversaire. A cette occasion plusieurs films et documentaires togolais seront projetés. Quatre sont en compétition dans les catégories films scolaire, d’animation et documentaires dont Roger Gbekou.
Commencé depuis le 23 février, il prendra fin le 2 mars à Ouagadougou (Burkina-Faso).
Le FESPACO est le Festival panafricain du cinéma et de la télévision. il constitue l’un des rendez-vous majeurs du 7e art en Afrique.
La délégation est conduite par Dénis Koutom, le directeur national de la Cinématographie.
Après le dépouillement effectué dans les deux bureaux de vote installés au consulat, le président sortant Macky Sall obtient 64,57% des suffrages. Binéta Samba-Bâ, l’ambassadrice du Sénégal au Togo, s’est félicitée lundi du bon déroulement du vote dans son pays et à Lomé où plus de 700 ressortissants sénégalais étaient inscrits.
Le président sortant Macky Sall a battu haut les mains ses quatre autres adversaires avec 257 voix, soit 64,57% contre 86 voix pour Ousmane Sonko (21,60%).
Binéta Samba-Bâ
‘Je rappelle que ce ne sont que des résultats provisoires. Tout ce qu’on peut dire pour le moment, c’est qu’à Lomé Macky Sall est largement devant les autres candidats’, a précisé la diplomate.
Le camp du chef de l’Etat sortant a revendiqué, dans la nuit de dimanche à lundi, sa victoire dès le premier tour de la présidentielle. Un résultat que les deux principaux rivaux de Macky Sall avaient contesté par avance.
Les résultats officiels des commissions de recensement des votes doivent être publiés dans chaque département avant mardi à midi. Ils seront ensuite proclamés à l’échelle du pays par la Commission nationale de recensement au plus tard vendredi à minuit.
Le groupe BCP a procédé au déploiement de son identité visuelle au Togo à travers le réseau Banque Atlantique. Le groupe finalise ainsi le processus entamé au mois d’avril 2018 au sein de sa holding Atlantic Business International et Banque Atlantique sa filiale locomotive en Afrique Subsaharienne. Les deux compagnies d’assurance du groupe, présentes au Togo devront suivre dans les semaines à venir.
La
cérémonie de lancement de la nouvelle identité visuelle s’est déroulée le vendredi
25 janvier dernier à Lomé au siège de Banque Atlantique en présence du
Directeur Général M. Mohamed SIMPORE et de plusieurs collaborateurs.
Banque Atlantique renforce son image à travers l’implémentation de l’emblème du « cheval » au Togo afin de refléter l’ADN du groupe BCP à l’instar des sept autres filiales de Côte d’Ivoire, du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, du Sénégal et du Niger qui l’ont précédé dans cette démarche structurante.
Le Plan national de développement (PND) ambitionne d’être le pilier du développement économique et social du Togo. Les autorités misent tout ou presque sur sa réussite. Il sera officiellement lancé le 4 mars prochain à Lomé.
Mais d’ores et déjà, les représentations diplomatiques se mobilisent. Celle installée au Maroc vient d’organiser une réunion d’information destinée à la Diaspora installée dans le royaume.
Une présentation des trois grands axes de cette stratégie avec les opportunités en matière d’emploi pour les diplômés et les étudiants.
La conférence a été animée par le chargé d’Affaires du Togo, Koudjo Adanou, et par Edmond Comlan Amoussou, le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE).
Depuis quelques semaines, une peur panique s’est emparée de toute la ville de Sokodé et de ses environs. Pour cause, des phénomènes de transe touchant uniquement des filles dans un certain nombre d’établissements scolaire de la ville. Depuis, les théories explicatives de ce phénomène, sont nombreuses, des plus folles aux plus réalistes. Meme si Elite d’Afrique a son approche sur la question, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste de ces questions, qui a suivi « les filles de Sokodé » depuis le début. Pour M. SEDO Joseph, Psychologue clinicien en service au Centre Hospitalier Régional de Sokodé, Doctorant en psychopathologie et psychologie clinique à l’Université de Picardie Jules Verne, ce phénomène a une explication psychologique plausible. Selon lui, il y a une très grande labilité émotionnelle couplée d’une absence de canaux efficaces de verbalisation des difficultés et d’un environnement anxiogène qui entretiennent la crise. Lecture.
Bonjour
Monsieur. Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plait.
Je suis Joseph Yaovi Nofe SEDO, Psychologue clinicien
au Centre Hospitalier Régional de Sokodé, Doctorant en psychopathologie et
psychologie clinique à l’Université de Picardie Jules Verne.
Dites-nous,
Monsieur SEDO, comment peut-on comprendre le phénomène de transe qui arrive aux
filles dans les établissements scolaires de la ville de Sokodé?
Merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour donner
d’amples explications sur le phénomène de transe à la population. Tout d’abord,
je pense qu’il serait judicieux de parler de comment se manifeste le phénomène
et ensuite penser à lui donner un sens.
De ce fait, en avril 2018 et janvier 2019, environ une
quarantaine voire cinquantaine de filles se sont écroulées à l’école. Le
phénomène a commencé par les mêmes filles et a recruté 02 ou 03 filles de plus
c’est-à-dire il y a eu plusieurs épisodes d’écroulement collectif et les filles
qui sont tombées dans le premier épisode sont les mêmes à tomber en second
temps avec quelques-unes qui se sont écroulées pour leur première fois. Environ
2/3 des filles sont à leur première crise et 1/3 est à leur deuxième ou
troisième épisode à ce jour. Certaines filles ont fait la crise à l’école,
d’autres à l’église ou encore au marché.
La crise se manifeste par des sensations
d’étouffement, un mal de cœur, des polypnées, puis un écroulement avec
roulement par terre, des cris, des pleurs et des propos incohérents. La crise
dure minimum 05 minutes et maximum 10 minutes avec des rémissions le même jour
ou les jours suivants. Elle touche les filles âgées de 12 à 21 ans et de
plusieurs ethnies. Après la crise, il n’y a pas de blessures physiques sur les
filles, l’état de conscience est normal, la mémoire est conservée et elles
communiquent parfaitement. Après l’observation de la crise, nous avons fait des
entretiens avec certaines filles et avec certains parents. Il ressort de ces
entretiens psychologiques que les filles estiment avoir eu peur en voyant une
camarade tombée. L’une d’entre elle nous confia que le jour où elle est tombée,
elle ne tenait pas son eau bénite (en effet quand la crise a eu lieu la
première fois dans son école, elle allait tous les jours avec l’eau bénite). Certaines
ont affirmé qu’elles ont eu mal au cœur, puis elles ont perdu connaissances.
Nous avons noté un antécédent de drépanocytose, d’asthme et de problèmes
cardiaques chez au moins le tiers des filles. En explorant le contexte familial
et socioculturel nous avons trouvé un fait marquant : aucune des filles n’habite
avec ses parents géniteurs. Elles sont soit chez les grands-parents, ou soit chez
un proche parent ou encore dans une famille reconstituée. Elles sont dans une
situation de précarité, et de difficultés relationnelles. Par exemple, une
fille hospitalisée a même refusé de voir son père, qui d’ailleurs était le seul
accompagnant. De plus, la plupart ne mange pas avant d’aller en classe. Les
propos tenus au cours de la crise sont en rapport à des faits déjà vécus par
les filles.
Aucune des filles touchée par le phénomène n’habite avec ses parents géniteurs
Q :
Au regard de tous les faits que vous venez de détailler, pensez-vous que la
cause est psychologique ?
Oui, puisque beaucoup d’éléments convergent là. L’anamnèse
relève une discontinuité ou le manque de la figure parentale qui est soit
décédée ou soit absente au cours du développement psychosexuel. Les filles ont
vécu des événements traumatisants comme le viol, la rupture affective et
amoureuse…Nous trouvons qu’il y a une très grande labilité émotionnelle couplée
d’une absence de canaux efficaces de verbalisation des difficultés et d’un
environnement anxiogène qui entretiennent la crise. La grande suggestibilité
des filles explique les écroulements en masse. Un monologue intérieur est très
manifeste chez ces filles qui commencent la crise. Tout ceci amène à formuler
des hypothèses d’une crise conversive ou d’une crise d’angoisse. Toutefois, l’exploration
psychologique continue.
Q:
Certaines personnes pensent que la cause est spirituelle ? Pourquoi n’êtes
pas vous de cet avis déjà qu’une fille fait la crise par manque d’eau bénite.
En fait, il faut retenir que l’être humain est un tout : physique, psychologique, social et spirituel. Nous disons ici que les filles traduisent un conflit interne. Ce conflit peut être spirituel ou social ou encore psychologique. Alors si certaines personnes pensent que le problème est spirituel, nous ne disons pas vrai ni faux, car nous ne sommes pas spirituel pour poser un tel diagnostic. Seulement nous savons qu’un conflit religieux, un contrat démoniaque non respecté ou autres peut entraîner des conflits psychiques que ces enfants extériorisent. Pour la fille qui parle d’eau bénite, quand le phénomène de transe s’est passé dans son école sans qu’elle ne fasse la crise, sa tante lui a remis de l’eau bénite qu’elle emporte sur elle chaque jour pour aller à l’école. C’est le jour qu’elle n’a pas pris son eau bénite qu’elle a fait la crise. C’est comme elle cherche son protecteur, ne l’ayant pas vu, elle a eu peur et a aussitôt fait la crise.
Q:
Y a-t-il un moyen de prévenir cela?
La prévention chez les filles qui font déjà la crise
est possible. Il faut un suivi psychologique qui amènera à d’autres actions au
besoin par exemple l’initiation d’une thérapie familiale. Le suivi aura pour
objectif de trouver des moyens d’expression
des conflits autre que le corps. A défaut de ce suivi, les filles pourront
reprendre la crise, car elles présentent des prédispositions fragiles et la
crise peut survenir à tout moment. Pour prévenir de façon générale, la réponse doit
être écosystémique ou plusieurs acteurs doivent être impliqués tels que les
parents qui doivent jouer leur rôle surtout en matière d’éducation familiale, les
membres de la société qui ne doivent pas alarmer mais soutenir les personnes en
difficultés et l’Etat qui doit mener des actions de sensibilisation sur la
santé mentale.
Q :
Pour finir, qu’avez-vous à dire à la
population ?
De ne pas paniquer. Quelle qu’en soit l’hypothèse que
chacun formule, l’essentiel c’est de bien la vérifier avant de la divulguer.
Les gens donnent leur avis et proposent des actions sans pour autant bien
maîtriser le contour. Il faut que la population s’inscrive en toute situation,
à la démarche : comprendre le problème, cerner les contours et la cause puis développer
un plan de résolution. Pour un problème de santé, il faut d’abord chercher à
avoir l’avis des professionnels de la santé. Et quand ceux-ci se retrouvent
dans l’incapacité d’apporter des solutions, là on peut se tourner vers le
spirituel. Une fois encore merci à vous.
Le mandat actuel du Président de la République, Faure Gnassingbé s’achèvera en 2020 ouvrant la voie à l’organisation d’une élection présidentielle. Sur ce, l’ANC présente son candidat.
A quelques mois de cette échéance, les choses se précisent et les candidatures se font jour. Après l’annonce de la candidature du Président Faure Gnassingbé à cette élection par le Secrétaire exécutif de son parti, l’Union pour la République (UNIR), c’est le tour de l’Alliance nationales pour le changement (ANC), de faire connaître l’identité de son future candidat à cette élection.
Au cours d’un meeting organisé dimanche 24 février 2019, par la jeunesse de l’ANC au quartier Bé Kodjindji, l’ancien député de ce parti, M. DRAH Seveamenou, a indiqué que sa formation politique avait déjà le nom de son candidat pour la présidentielle de 2020.
Et ce candidat, qualifié de « naturel » a-t-il révélé, c’est Jean Pierre Fabre.
Mais de là à affirmer que l’ex-chef de file de l’opposition et patron incontesté de l’ANC sera le prochain candidat unique de la C14, il y a un pas à ne pas franchir, indiquent plusieurs analystes de la vie sociopolitique du pays.
Les grandes manœuvres se mettent ainsi en place pour cette élection attendue pour 2020.
Les dignes fils et filles du Mango (Grand Oti) ont célébrés la fête de « Koudapaani » la fête traditionnelle des moissons, dans la joie et dans la gaieté ce samedi. Le gouvernement a été représenté par le ministre du Tourisme et de la Culture, Kossivi Egbetonyo.
‘Cette fête nous offre l’heureuse occasion de vivre les multiples expressions de l’identité de cette mosaïque de, peuples : Anoufoh, Konkomba, Gam-Gam, des Gourma, Komba, Koumonga, et Natchaab, qui, au départ, célébraient, à différents moments, les fêtes Kouroubi, Dakou et Tingbanpaani et dont elle signe, désormais, l’unité dans la diversité linguistique et culturelle’, a déclaré l’officiel.
Le nom de Koudapaani est un condensé de trois appellations différentes employées par les populations mais qui signifient toutes fécondité et moisson : ‘Kouroubi – Dakou – Tigbanpaani’.
Enfin le congrès de la FTF a tenu sa promesse. c’est la salle de conférence de l’hôtel Sancta Maria de Lomé a pris la place, le samedi 23 février, des matchs des championnats nationaux, pour le congrès ordinaire annuel de l’instance faîtière du football national. Inscrits à l’ordre du jour : le vote concernant la proposition de modification des statuts, l’approbation du congrès annuel de Kara et des comptes annuels 2017, 2018 et du budget annuel 2019, des cas de violences.
Lors de ce congrès ordinaire, des décisions importantes ont été prises notamment l’approbation des acteurs du budget annuel 2019 estimé à 2.253.136.355 FCFA, des modifications des statuts de la FTF en ses articles 23, 34, 44, 49, 50, 51, 69 et 70 et la résolution du Comex de la FTF qui donne droit de vote au congrès électif de 2020, aux 12 premières équipes de D1 et 12 également de la D2 soit 5 au nord et 7 au sud au terme de cette saison sportive. La Fédération Togolaise de Football (FTF) a élucidé les acteurs du football togolais sur sa nouvelle vision couvrant la période 2019-2023. En ouvrant les travaux de ce congrès ordinaire, Folly-Bazi Katari, le ministre des sports a salué l’effort du chef de l’État, de la FTF à l’avancement du sport roi au Togo et a appelé toute la population à se mobiliser derrière les Éperviers pour son match fatidique face aux écureuils le 24 mars prochain. « Je remercie le Chef de l’Etat qui a consenti un effort considérable pour avoir doté l’équipe nationale d’un sélectionneur de très haut niveau. Je salue la FTF qui, a pris l’initiative, en collaboration avec la FIFA, de rénover les stades d’Atakpamé, Kara et Sokodé afin de les doter des pelouses synthétiques. Par la suite, nos stades seront mis dans de bonnes conditions pour éviter des cas de violences. J’exhorte tout le monde à être derrière les Éperviers pour le match du 24 mars. Nous sommes à quelques doigt de notre qualification pour la CAN 2019 et je crois que nous allons le faire dans une union d’esprit », a-t-il affirmé. A la fin des travaux du congrès, le Col Guy Akpovy, président de la FTF est revenu sur les violences dans les stades en indiquant du rôle que jouera la commission fairplay de la FTF pour mettre fin à cette situation. « De ce congrès, nous retenons comme grande ligne les projets avec la FIFA. Le projet Forward 1.0 où nous avons parlé des poses des pelouses synthétiques dans les différentes régions. Dans le projet Forward 2.0, c’est notre vision à parfaire tout ce que nous pensons pour le bien de la FTF surtout la construction d’un centre technique et beaucoup de choses qui vont arriver après. C’est un congrès ordinaire qui nous permet d’évaluer ce que nous avons fait de par le passé et voir nos perspectives d’avenir. La commission fairplay fait son travail et donnera ses conclusions à la fin des championnats. Cette commission est en train de réfléchir pour mettre en place une structure en collaboration avec une association pour pouvoir sensibiliser nos supporters sur les violences dans nos stades avant les matchs ou à la mi-temps en leur disant que le football c’est la joie, c’est le fairplay. Je crois que c’est un travail de longue haleine et nous devons mettre les bouchées doubles pour y arriver. Je lance un appel pressant à tous les supporters qui doivent comprendre que les lois de jeu changent, les arbitres peuvent commettre des erreurs et aujourd’hui la FIFA ne tolère pas ces genres de situations. Nous avons reçu une sanction en payant une amende en 2016 lorsque le public a envahi le terrain après avoir su que le Togo s’est qualifié pour la CAN 2017. A long terme, nous allons mettre des caméras dans les stades pour regarder tout ce qui se passe, même quand vous insultez un arbitre », a-t-il indiqué.
A quelques semaines de cette rencontre importante entre le Bénin et le Togo, le président de la FTF appelle à la mobilisation. « Je lance un appel à tous les présidents de clubs, à toute la population, de laisser tomber les rancœurs, les suspicions. Aujourd’hui, c’est une affaire nationale et je voudrais que tout le monde y participe pour qu’ensemble nous puissions aller gagner ce match qui est capital pour notre qualification », a-t-il déclaré.
Des dispositions à court et à long terme sont prises pour faire disparaître les scènes de violences enregistrées il y a quelques jours dans les différents stades notamment Kabou, Dapaong, Badou. A court terme on peut citer entre autres, le contrôle systématique des mesures de sécurité à l’intérieur et à l’extérieur du stade par le commissaire au match ou le responsable de sécurité de la FTF avant chaque match, l’organisation de la gestion des supporters, la sanction des arbitres sur les fautes techniques et erreurs avérées. Sur le long terme, la mise en place d’une coordination avec le ministère des sports, de la sécurité, de l’administration territoriale et de la justice pour un parfait partage d’informations, la formation des stadiers en agent de surveillance en sécurité privée et veiller à la stabilité de leur affectation à l’intérieur du stade, inciter les clubs à se doter de vraies associations de supporters capable de dialoguer avec la fédération et les pouvoirs publics.