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Mauvaise haleine : ce geste important que vous négligez

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Aujourd’hui, nous ne parlerons pas de Coronavirus, mais plutôt de santé bucco-dentaire.

Avoir des dents propres et une haleine fraîche est esthétique, mais surtout très important pour la santé.

Et pourtant, nombreux sont ceux qui se brossent régulièrement les dents, mais se retrouvent avec une haleine pas très agréable. La cause, c’est la négligence de certains gestes lors du brossage.

Pour y remédier, il suffit de bien brosser sa langue et son palais (la partie supérieure interne de la bouche).

En effet, la langue est un véritable nid à bactéries. Ces dernières, responsables de la mauvaise haleine se retrouvent en contact permanent avec le palais.

Alors, pensez à bien frotter votre langue et votre palais, lors de votre prochaine séance de brossage des dents, avant de rincer. Et le tour est joué.

Il faut noter qu’un bon brossage dure au moins 2 min et ce au moins 2 fois par jour. Il est également recommandé de se passer du fil dentaire pour enlever les débris d’aliments logés entre les dents et qui sont à l’origine de plusieurs bactéries.

Conseils pour avoir de beaux seins

Les seins sont essentiels à la sexualité. Mais encore faut-il savoir leur garder toute leur beauté ! Il ne te reste qu’à suivre ces conseils…

– Douche-les à l’eau froide.
Brrr ! Ce n’est pas très agréable, mais ultra efficace pour tonifier les tissus. N’oublie pas que les seins ne contiennent aucun muscle, ils ont donc besoin de toute l’aide des tissus qui les soutiennent. Allez, courage !

 – Choisis un bon soutien-gorge.
Un bon soutien-gorge, ça veut dire un soutien-gorge bien adapté, qui soutienne bien les seins sans les comprimer ni les faire souffrir. N’hésite pas à en essayer plusieurs, tu sentiras de toi-même celui dans lequel tu te sentiras à l’aise.

 – Protège-les s’ils doivent être malmenés !
Si tu dois faire du sport, de la randonnée, de la moto ou du 4 x 4, soutiens-les avec un soutien-gorge spécial sport. Choisis-le en coton, avec des bretelles larges. Pas très glamour peut-être, mais hyper efficace pour les protéger des chocs et autres sauts.

 – Évite de les écraser !
Cela paraît logique ! Évite tout ce qui peut les agresser, les écraser ! Ne presse rien de lourd, d’agressif contre eux. De la douceur, rien que de la douceur !

 -Vas-y mollo côté régimes. 
Tu as déjà dû le remarquer, les variations de poids n’arrangent pas la poitrine. Évite donc de maigrir et de grossir sans cesse, les tissus risquent de se distendre et tes seins vont piquer du nez !

 – Fuis les bains trop chauds.
Un conseil valable également pour le reste du corps… Là encore, de l’eau trop chaude risquent d’abîmer les tissus, de les distendre. Un peu plus tiède, le bain donc…

 – Prends-en soin grâce à des produits spécifiquement conçus pour le buste.
D’une efficacité limitée, ils permettent tout au moins de re-tonifier la peau des seins. Mais attention à masser tes seins très doucement, grâce à un massage circulaire.

 – Tiens-toi droite ! 
Eh non, ce n’est pas pour faire plaisir à ta mère, mais pour mettre en valeur tes seins. Rejette tes épaules en arrière, redresse ton dos et tes seins seront tout à leur avantage !

 – Fais de l’exercice.
Si tes seins, on l’a dit, ne possèdent pas de muscles, tu peux en revanche renforcer en douceur tes pectoraux, de manière à améliorer leur maintien. Tes meilleurs alliés : des haltères légers.

Source: VHM

Le sexe pour les femmes enceintes en 5 points

Toutes les études l’assurent, avoir une sexualité épanouie pendant la grossesse aurait des conséquences positives sur la future mère et le bébé. Mais comment réussir à concilier plaisir et confort quand son corps et ses envies évoluent ?

Enceinte, chaque femme perçoit la sexualité différemment. Pour certaines, le désir s’amenuise. Pour d’autres, la libido se réveille. En cas de grossesse à risque, les rapports sexuels peuvent être déconseillés, mais le reste du temps, ils sont plutôt recommandés.

“C’est bon pour votre corps, pour l’image que vous avez de vous, pour votre cœur et votre couple“ explique la sexologue franco-américaine Linda Lou Paget au site Parents.com.

Par ailleurs, les orgasmes peuvent être décuplés car la zone pelvienne est gorgée de sang ce qui favorise la lubrification et intensifie le plaisir. Et pas de panique, les contractions vaginales n’ont aucun rapport avec les contractions utérines !

5 positions pour faire l’amour quand on est enceinte

Selon le site américain d’informations de santé WebMD la pénétration pendant la grossesse n’affecte pas le bébé qui est protégé par l’abdomen et les muscles latéraux de l’utérus. Le liquide amniotique fait même office de petit coussin !

Si le missionnaire n’est pas recommandé après le quatrième mois, voici 5 positions à pratiquer sans modération et en toute sérénité.

La cuillère : classique, tendre et confortable, cette position dégage le poids du ventre et soutient aussi l’utérus. A privilégier en début de grossesse.

La levrette : particulièrement adaptée au troisième trimestre de la grossesse et idéale en cas de douleurs lombaires ou pelviennes, elle offre aussi une stimulation facile du clitoris. Attention cependant, une posture trop droite peut parfois causer une pression douloureuse sur la paroi frontale du vagin. Dans ce cas, décalez vous un peu de côté ou privilégiez une autre position !

Les vignes enlacées : couchés sur le côté et face à face, vous pourrez maintenir un contact visuel et tactile pour une plus grande intimité. Placez un coussin sous votre ventre si vous souffrez de douleurs dorsales.

L’andromaque : assise ou accroupie sur votre partenaire qui est allongé sur le dos, vous contrôlez totalement la situation ! Cette position est aussi l’une des plus confortables puisque votre ventre est dégagé.

La sirène : allongez vous sur le dos, au bord d’un lit ou d’une table, les fesses sur un oreiller et levez les jambes à la verticale tandis que votre partenaire se tient debout ou à genoux. Pour être plus à l’aise, vous pouvez reposer vos pieds sur sa poitrine ou les étendre sur ses épaules.

Cunnilingus et fellations sont également les bienvenus. Assurez vous toutefois que votre partenaire n’expire pas de l’air dans votre vagin, ce qui pourrait bloquer un vaisseau sanguin et engendrer un danger pour la maman et le bébé.

Source: glamourparis

Covid-19 : Le gros coup de pouce du groupe Eiffage au gouvernement

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La pandémie du Coronavirus continue par toucher de plus en plus de monde sur le territoire togolais. Et dans ce contexte où le gouvernement togolais ne ménage pas les efforts pour freiner la propagation de la Covid-19, la société Eiffage ne s’est pas fait prié pour mettre la main à la pâte.

Pour lutter contre le Covid-19, de tout bord, les aides sont les bienvenues et le seul moyen de se mettre à l’abri de ce mal est l’adoption des mesures barrières. La société Eiffage en est consciente. Mis à part les dispositions prises au sein du groupe pour prévenir ces employés du virus, l’entreprise participe activement aux côtés du gouvernement togolais dans la lutte contre le Covid-19.

Dans le processus de désinfection, Eiffage apporte sa contribution en mettant à la disposition du gouvernement des équipements de pulvérisation. Ceux ci permettront de désinfecter les lieux publics et le Centre Hospitalier Régional Lomé-Commune, fief des personnes contaminés par le Covid-19.

Le groupe Eiffage ne s’arrête tout de même pas à ce geste. L’entreprise citoyenne soutient le gouvernement togolais dans sa communication dans cette période sensible que traverse le pays.

La Côte d’Ivoire sous des débris spatiaux

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Les Ivoiriens du centre (Béoumi) ont été confrontés à une pluie d’objets géants qui se sont écrasés dans un grand fracas en ce début de semaine.

Surpris, les habitants se sont précipités sur les lieux d’où semblait venir l’assordissant bruit. Quelle ne fut pas leur surprise de voir échouer dans cette brousse perdue , des objets métalliques de plusieurs mètres ďenvergure . Ne sachant à quelle saint se vouer ils ont fait appel à la gendarmerie.

Les experts internationaux affirment que ce sont des débris de la fusée chinoise Longue-Marche 5, en orbite depuis son lancement le 5 mai dernier. La presse étrangère a vite fait de confirmer cette information. Selon le correspondant de RFI en Côte d’Ivoire , l’écrasement de ces débris d’appareil au large des côtes ouest-africaines, plus précisément dans l’océan Atlantique était prévu.

Malheureusement ceux ci se sont trompés de destination et ont atterri en plein centre de la Côte d’Ivoire.
Plus de peur que de mal, aucun blessé ni de dégâts matériels ne sont à déplorer.

Les autorités ivoiriennes quant à elles , ne voulant se prononcer de manière hasardeuse, poursuivent leurs investigations pour trouver et exiger en fin de compte des explications à qui de droit. Néanmoins selon le responsable de la communication du ministère de la Sécurité, Yves Zogbo, tout laisse à croire qu’il s’agit bien ďun engin spatial.

« À quoi est dû l’augmentation soudaine des cas de contamination au Togo ? », le président de la coordination répond

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La coordination nationale de la gestion de la riposte contre le Covid-19 a animé une conférence de presse conjointe avec l’Union Européenne, l’Ambassade de France, d’Allemagne et Eurochame, ce mercredi 13 mai, Objectif, dresser le tableau de la situation actuelle de la maladie au Togo et faire part des pistes de collaboration pour sa maîtrise.

En effet, le pays a passé ce 13 mai, la barre des 200 cas confirmés et des 10 décès. Un tableau plus ou moins sombre mais maîtrisable selon l’évolution de la situation, à en croire le Médecin-Colonel Djibril Mohaman, président de la coordination nationale de la gestion de la riposte contre le Covid-19.

« Il y a deux semaines, nous pensions maîtriser la situation et le soin des malades surtout dans le grand Lomé. Mais actuellement, le nombre de cas est à 199 (ndlr : chiffres du 12 mai 2020). Depuis une semaine nous avons une liste de 24 nouveaux cas. Le nombre de guéris est à 92 et celui des décès est de 11. Quand on regarde de façon globale les chiffres, le nombre de décès tourne autour de 5%, la prévalence de cas tourne autour de 1,8% », détaille le médecin.

Mais pourquoi les chiffres augmentent-ils alors?

Pour le président de la coordination nationale de la riposte, la première cause est l’assouplissement des mesures dans les pays voisins et l’autre est la porosité de nos frontières.

« Ces dernières semaines nous avons vu l’augmentation des cas dans nos préfectures et ceci à cause de l’assouplissement des mesures dans les pays voisins notamment au Ghana, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire. Ceci a fait qu’il y a beaucoup de nouvelles vagues de voyageurs qui arrivent dans notre pays. Vous connaissez bien nos pays, même si les frontières sont fermées, nos frontières africaines sont poreuses. Il y a beaucoup de voyageurs togolais qui reviennent parce qu’il y a déconfinement dans les autres pays. C’est la cause de l’augmentation des cas dans la préfecture de Mô (Djarkpanga), où tous les cas sont des voyageurs revenus du Ghana. (…) » et  » c’est la raison pour laquelle les cas positifs augmentent actuellement plus vite « , explique-t-il

Mais le Togo est loin d’être au bout de ses peines. Si le pays compte ce 13 mai, 219 cas confirmés pour 11 décès, « (…) actuellement, plus de 2.800 voyageurs sont mis en quarantaines dans presque toutes les préfectures que nous testons pour chercher tous les jours les cas positifs. », a laissé entendre Médecin-Colonel Djibril Mohaman.

COVID-19 : L’Europe, solidaire plus que jamais avec le Togo dans la lutte

La pandémie de Coronavirus n’épargne pas le Togo. Le pays a enregistré à ce jour 219 cas confirmés dont 96 guéris, 11 décès, 112 actifs pour 11374 tests effectué sur tout l’étendue du territoire national. Une situation qui mets à rude épreuve les économies des pays en développement dont le Togo.

Pour le président de la chambre de commerce européenne au Togo, Charles K. Gafan, « (…) Cette pandémie contre laquelle personne n’était préparée et sur laquelle aucune information n’était connue a non seulement porté un coup dur aux économies nationales, mais a aussi et surtout plongé les entreprises et les ménages dans une rupture systématique tout en occasionnant des changements d’habitude ».

Mais, pour y faire face à cette situation de crise, le Togo peut compter sur le soutien et la solidarité des pays et partenaires européens. C’est justement afin de faire le point sur les actions menées à ce jour que la coordination nationale de la gestion de la riposte contre le Covid-19, l’Union Européenne, l’Ambassade de France, d’Allemagne et les différents partenaires européens au développement ont rencontré la presse ce mercredi 13 mai.

« L’Europe est touchée de plein fouet par le Coronavirus. Mais nous restons solidaires avec notre continent frère, l’Afrique. Le 8 avril dernier, l’UE et ses 27 Etats membres ont lancé l’initiative « Team Europe ». », a indiqué le Chargé des Affaires de la Délégation de l’UE au Togo.

L’initiative Team Europe
L’initiative Team Europe

Aussi, précise-t-il, « Depuis, nous avons mobilisé plus de 20 milliards d’Euros pour soutenir la lutte contre le Coronavirus d’une manière combinée et coordonnée. Au Togo, ce sont l’UE, l’Allemagne, la France et la Chambre de commerce européen au Togo qui constituent la « Team Europe ». Nous travaillons en étroite collaboration avec la cellule nationale de riposte et d’autres partenaires. Ceci nous a permis de mobiliser au total, 26 milliards de FCFA pour accompagner les mesures prises par le gouvernement », a indiqué le Chargé des Affaires de la Délégation de l’UE au Togo.

En dehors des actions concertées, les pays européens rassurent quant à leur disponibilité à accompagner le pays via des actions individuelles. C’est le cas de l’Allemagne qui rassure le gouvernement togolais de sa disponibilité d’apporter son appui en ligne avec les besoins exprimés dans le plan togolais de riposte à la maladie.

Selon l’ambassadeur de la République allemande au Togo, Matthias Veltin, l’engagement du gouvernement fédéral a pour axes prioritaires le renforcement des systèmes de santé, ainsi que la gestion des conséquences sociales et économiques de la crise.

« L’Allemagne a déjà mis à disposition dans le cadre des actions visant à appuyer la gestion de la crise et la riposte sanitaire un montant total de plus de deux milliards de FCFA. Le but de cet appui est d’améliorer les capacités de riposte en terme de communication, protection, diagnostic du pays ainsi que la prise en charge des malades » a rappelé le diplomate allemand.

L’Université de Lomé crée une entreprise et mise sur l’innovation et l’entrepreneuriat

L’Université de Lomé, depuis le début de la pandémie à Coronavirus s’est engagée sur divers fronts dans la lutte, notamment à travers la recherche et le développement de solutions innovantes.

Elle vient ainsi d’annoncer la création de la « Société pour l’innovation et l’entrepreneuriat UL » (SIE/UL- SARL). Selon l’institution, l’objectif de cette société est d’aboutir à une certaine professionnalisation des actions et un arrimage aux marchés devant permettre à l’UL de booster ses ressources financières par rapport aux produits fabriqués et ceux à venir ».

Cette entreprise vient ainsi faire de l’Université de Lomé, un opérateur économique à part entière comme l’y autorise une loi prise en 2014. En effet, grâce à ce texte juridique, la plus grande université du pays est en mesure de commercialiser les produits des recherches de ses différents départements afin d’accroître ses ressources propres, de faire des prestations de services et de postuler aux appels d’offres publics, comme tout acteur économique.

Il faut noter que depuis le début de la pandémie au Togo, les recherches à l’Université de Lomé ont permis de fabriquer des masques, des solutions hydroalcoolique et des respirateurs artificiels entre autres. Objectif, faciliter l’accès desdits produits aux populations et lutter contre leur spéculation sur le marché.

COVID-19 : l’heure de l’assouplissement des mesures a-t-elle vraiment sonné pour l’Afrique?

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Depuis quelques jours, on assiste à une multiplication des annonces d’assouplissement des mesures édictées par les gouvernements africains pour riposter contre le Covid-19.

C’est le Ghana, qui ouvrait, le 20 avril dernier, le bal en décrétant le déconfinement dans ses villes principales (Accra et Koumassi). Puis plusieurs pays notamment d’Afrique de l’ouest ont suivi. Après la Côte d’Ivoire, la semaine dernière, c’est le Togo (10 mai) et le Sénégal (12 mai) qui ont décidé à leur tour, d’assouplir les mesures édictées par leurs gouvernements respectifs.

Réouverture des commerces, des écoles ou encore des lieux de culte pour certains pays, réduction des horaires de couvre-feu sont quelques unes des nouvelles mesures prises. Et pourtant, les chiffres de nombre de cas contaminés confirmés ne sont pas à la baisse.

On assiste au contraire à une augmentation quasi quotidienne des nombres de cas de personnes testées positives après l’adoption de ces mesures.

Au Ghana par exemple, après la levée du confinement, le nombre de cas a quasiment doublé, passant de 1061 à 2 169 cas et 17 morts au 2 mai, rattrapant ainsi le Nigeria.

La Côte d’Ivoire enregistre quant à elle un bond de 127 nouveaux cas, ce mardi 12 mai 2020, portant à 1857 le nombre total des personnes testées positives avec 820 guéries et 21 décès. La situation n’est pas meilleure au Togo puisque le pays enregistre à la date du 13 mai un total de 219 cas confirmés au total contre 116 cas le 30 avril, soit une progression nette de 103 nouveaux cas confirmés avec 96 guérisons.

Ce qui emmène à se demander si le moment est bien choisi en Afrique pour assouplir les mesures de riposte, notamment le confinement ainsi que la réouverture des lieux de rassemblement comme les écoles et les lieux de culte. La nécessité n’est-elle pas plutôt à leur renforcement ?

La réponse semble évidente car, si les mesures comme le confinement entre autres sont assouplies trop tôt, les pays africains risquent de connaître le plus fort niveau de cas de Coronavirus dans les semaines à venir comme prédit par l’OMS.

S’adressant à la population le dimanche 10 mai dernier, le président togolais, Faure Gnassingbé déclarait  » (…) En décidant d’assouplir quelque peu les modalités du couvre feu, je voudrais nous inviter à continuer d’observer strictement les gestes barrières et autres mesures préventive ».

Pour l’heure, au Togo, le nombre de cas confirmés est en hausse avec 20 nouveaux cas enregistrés ce mercredi 13 mai. Il faut noter que parmi mesures d’assouplissement prises par le gouvernement, on compte la réduction des heures de couvre-feu qui vont désormais de 21h à 5h, le passage des heures de travail de 8h à 16 h contre 9h à 16 précédemment, la réouverture à compter de début juin, des établissements scolaires entre autres.

Qui est Agbéyomé Kodjo, l’animal politique togolais aux multiples frasques?

Résumer la personnalité de Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo pourrait tenir en 2 mots : le courage et l’audace. Des traits de caractère qui ont fait de lui, un dinosaure de la politique togolaise pendant ces trente dernières années.

Son parcours pourrait être digne d’une intrigue de série politique américaine à succès. Et pourtant nous sommes au Togo. De 1980 à 2003, puis à partir de 2005, l’homme aura fait couler beaucoup de salive, d’encre et de sueurs froides aux barons du RPT.

Né en 1954 à Tokpli, dans la préfecture de Yoto, le futur protégé de Gnassingbé Eyadéma a fait ses études supérieures en France. En Janvier 1983, il en sortira de l’Université de Poitiers nanti d’un diplôme en gestion organisationnelle. Issu d’un milieu modeste, très intelligent et ambitieux, le jeune Agbéyomé ne va pas tarder à se faire une place de choix dans les hautes sphères du pouvoir détenu à l’époque par le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), dès son retour au pays.

Directeur commercial de la SONACOM de 1985 à 1988, il sera par la suite fait ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture le 19 décembre 1988. Un poste qu’il va occuper jusqu’en septembre 1991.

Commence alors son long périple sur la scène politique togolaise. Il devra alors slalomer entre embûches, coups bas et mauvais-oeil du jeu politique desquels il n’aurait pu s’en sortir et réaliser ses rêves de grandeur qu’avec le concours de ses bonnes relations avec le père de la nation. En effet, le jeune politicien pouvait compter sur la bonne presse qu’il avait auprès du Général Eyadéma.

Après l’instabilité politique qui a conduit le pays à la conférence nationale souveraine puis au gouvernement de transition, Agbéyomé a été nommé ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité en septembre 1992. Même si Me Joseph Kokou Koffigoh, premier ministre de la transition d’alors le limogea de son poste en novembre 1992, le fils de Yoto et l’un de ses collègues, Benjamin Agbeka, quant à lui ministre de de la Communication et de la Culture, avec le soutien du président de la République refusèrent de quitter le gouvernement. Il occupera alors ses fonctions jusqu’en février 1993. Il sera ensuite nommé Directeur général du Port autonome de Lomé qu’il dirigera pendant six ans.

En 1999, Kodjo a été élu à l’Assemblée nationale comme député du RPT dans la troisième circonscription de la préfecture de Yoto puis président de l’Assemblée nationale en juin 1999. Un peu plus d’un an plus tard, il fut nommé premier ministre, le 29 août 2000, en remplacement d’Eugène Koffi Adoboli, par le président Eyadema suite à un vote de confiance dont il est supposé avoir tiré les ficelles.

Le 30 août 2001, le jeune politique vole au secours de son mentor en demandant que la Constitution soit modifiée pour lui permettre de briguer un troisième mandat en 2003.

La voie du fauteuil présidentiel semblait enfin tracé pour lui, puisqu’il était présagé successeur du général Eyadéma. Mais, les choses ne se s’étant pas passées comme prévu, un conflit sur fond de divergence d’opinion au sein du RPT naquit entre Agbéyomé et le président de Eyadéma qui le démet de ses fonctions de Premier ministre le 27 juin 2002.

Ainsi commence la descente aux enfers de l’ex « petit protégé » du Général Eyadéma qui va tôt faire de devenir l’un de ses plus farouches adversaires. Il est vite considéré comme une épine dans le pied du pouvoir qu’il faudra ôter coûte que coûte.

Activement recherché par le pouvoir de Lomé 2 pour avoir déshonoré le père de la nation et trouble à l’ordre public, il sera contraint à l’exil d’où il continuera à déballer les revers et les magouilles de la gouvernance de son ancien mentor et père spirituel.

En avril 2005, à l’annonce de la mort du Général Eyadéma, il rentrera au pays. Mais, manque de pot, il se fera arrêter et emprisonner pour détournement de fonds présumé alors qu’il était Directeur général du port autonome de Lomé.

En septembre 2005, il crée avec Dahuku Péré, un autre rejeton du RPT, un nouveau parti politique : l’Alliance démocratique pour la patrie (connue simplement sous le nom de l’Alliance), signant son entrée officielle dans l’opposition togolaise. Il créera ensuite en prélude à l’élection présidentielle de 2010, son propre parti baptisé : Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS).

Très friand du changement, l’ancien premier ministre transformera le nom de son parti (OBUTS), en Mouvement patriotique pour la démocratie et développement (MPDD). Parti sous lequel il deviendra député à l’Assemblée nationale en 2019. Il sera ensuite choisi et investi par Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro comme candidat à l’élection présidentielle du 22 février pour le compte de la « Dynamique Kpodzro ».

Mais pour celui qui aura accumulé tous les postes clés au Togo, celui de « Président de la République » lui filera encore une fois entre les doigts à la suite de la présidentielle de 2020 où il ne s’en sortira que 2e derrière le « Champion » du parti UNIR avec des contestations qui peinent à recevoir un écho favorable devant les juridictions nationales habiletées.

Désenchanté depuis son arrestation en avril dernier pour troubles aggravés à l’ordre public et utilisation frauduleuse des insignes de l’État entre autres puis sa libération et sa mise sous contrôle judiciaire, Agbéyomé Messan Gabriel Kodjo continue de ruminer sa défaite en attendant de trouver une autre opportunité pour rebondir.

Le parcours d’Agbeyomé est la preuve qu’en politique, les amis d’hier peuvent devenir les ennemis de demain et que rien n’est acquis. Pas même le rêve de devenir président au Togo même avec toute la volonté possible.