Accueil Blog Page 671

Moïse Katumbi : « Nous allons aider Martin Fayulu et Félix Tshisekedi à se rencontrer parce qu’ils sont des frères »

0

Le coordonnateur de la coalition Lumuka, Moïse Katumbi a tenu un point de presse dans sa résidence privée à Lubumbashi ce mercredi 22 mai 2019 au cours duquel il a fait savoir qu’il « ne travaillera surtout pas dans le gouvernement actuel ».

« Le plus important pour moi c’est la population congolaise. On peut aider notre pays sans entrer dans le gouvernement. Je n’y entrerai pas. Pour l’instant, je vais observer ce qui se passe, je suis comme un stylo rouge, je vais apprécier ce qui sera bien fait et condamner ce qui ne sera pas bien aussi. Tout ce que nous allons faire, c’est de pousser le gouvernement à faire mieux, une façon d’écrire notre propre histoire. L’UDPS s’est battue pendant plus de 30 ans. Les vrais militants de l’UDPS qui se sont battus doivent occuper des postes. Ils se sont battus pour le changement dans le pays. Je vois très mal comment Moïse Katumbi va chercher à occuper un poste gouvernemental », a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne un probable rapprochement avec le nouveau régime, Moïse Katumbi informe qu’il reste toujours opposant. « Moïse Katumbi est dans une coalition qui milite pour une opposition républicaine. Nous n’allons plus accepter la corruption dans notre pays. Nous devons combattre le trafic d’influence. Je m’engage à respecter la charte de la plateforme politique Lamuka, je confirme que toutes mes actions s’inscrivent dans le respect de cette charte », a-t-il dit.

A propos de l’ex-président Joseph Kabila, Moïse Katumbi avoue ne pas avoir un problème avec ce dernier : « Je n’ai pas la haine contre Kabila. J’ai travaillé avec lui. J’avais expliqué pourquoi je l’avais quitté. Nous étions à six, gouverneurs qui voulions démissionner. Le jour J, il y en a qui ont éteint leurs téléphones », s’est-il rappelé.

« Je ne cherche pas la vengeance. Je suis un Chrétien et je suis sincère : je suis venu pour la Paix. Si j’ai la haine contre quelqu’un, le bon Dieu écoutera-t-il mes prières ? Je ne suis pas le Christ mais je suis un de ses fils ».

Et de poursuivre : « Martin Fayulu et Félix Tshisekedi sont des frères, nous allons travailler pour qu’ils puissent être ensemble, pas dans le gouvernement mais nous allons tous être ensemble. »

Accusé de mauvaise gestion de l’ex-province du Katanga, particulièrement dans le Lualaba, l’ex-gouverneur fixe l’opinion : « J’ai construit le plus grand pont du Congo sans appui du gouvernement j’ai fait 29 ponts dans le Lualaba, j’ai créé un service de douane à la frontière de Dilolo. J’ai interdit l’exploitation illégale à Kolwezi. Pour votre information, j’ai éclairé le premier village au Congo au Kasanji. On audite le compte du gouvernement qui a travaillé. Lorsque je suis parti à la tête du gouvernement provincial du Katanga on a audité le compte du gouvernent 22 fois », a-t-il martelé

S’expliquant sur l’affaire du passeport de son conseiller Salomon Kalonda, le président d’Ensemble pour le changement se résume en disant : « Tout Congolais a droit à son passeport. La situation autour du dossier évolue, le problème sera résolu pour qu’il puisse revenir au pays ». 

Moïse Katumbi confirme avoir parlé de deux chauffeurs : « J’ai parlé de deux chauffeurs et je confirme. C’est comme avec la Bible, chacun interprétera à sa façon. »

En ce qui concerne l’équipe de Mazembe, le prédisent Moïse Katumbi pense qu’il va continuer à la diriger. « J’ai essayé de réfléchir, mais je pense que je suis toujours là, d’ailleurs, je dois me rendre au stade pour lancer le début du renouvèlement de la pelouse synthétique », a-t-il signalé.

Devant les chevaliers de la plume, Moïse Katumbi entamera sa tournée dans peu de temps.

source: MediaCongo

Une rivière de plastique à qui la faute?

0

Une rivière de plastique au cœur de la capitale de la République démocratique du Congo. Ce sont les correspondants de Media Congo Press qui ont alerté l’opinion publique et les journalistes étrangers. Les affluents du fleuve Congo sont chargés de déchets. Des détritus qui se retrouvent ensuite sur les berges du fleuve puis dans l’océan Atlantique.

On se croirait dans une décharge publique. Les bouteilles flottent sur l’eau. Elles recouvrent toute la surface de la rivière. Des gosses marchent sur ce tapis de plastique dans l’indifférence presque générale.

« Ça a commencé en 2003-2004, l’entassement des déchets plastiques et les gens qui jettent les déchets plastiques » explique Eric Katankupole, un habitant de la commune de Kalamu. « Surtout lorsqu’il pleut, tout le monde profite de jeter les ordures sous la pluie, dans la rivière de Kalamu. »

La rivière Mososo traverse le quartier dont elle porte le nom, un quartier défavorisé de la capitale kinoise. Une pollution visible mais largement évitable puisque causée par les habitants eux-mêmes.

« C’est déplorable » estime un voisin. « Quand j’étais enfant, je venais me baigner dans cette rivière parce que l’eau était propre. Mais aujourd’hui, les bouteilles et toutes sortes d’ordures y ont élu domicile. C’est regrettable. »

En plein cœur de Kinshasa: une rivière de plastique
En plein cœur de Kinshasa: une rivière de plastique – © Tous droits réservés

Une triste réalité qui implique d’autres rivières, d’autres cours d’eau.

En décembre 2017, un décret avait été signé. Il interdisait la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des emballages en plastique. Il est bien entré en vigueur en juillet 2018. Il n’a pas vraiment produit les effets escomptés…

Une situation qui peut bien être sauver si les populations sont sensibilisé sur l’hygiène et la citoyenneté et aussi la mise place des comités de veilles environnementales dans les quartiers pour la surveillance des actions inciviques dans les quartiers.

Le Rwanda annonce envoyer un autre satellite dans l’espace en juillet prochain

Le Rwanda devrait envoyer un autre satellite dans l’espace, en orbite basse, au cours du mois de juillet de cette année. Le pays relève un défi de très louable dans ce domaine en Afrique. Il annonce être prêt pour ce nouveau défi qui confirmera ses progrès dans le développement spatial en Afrique.

Il s’agit du CubeSat, un équipement miniaturisé, destiné à la recherche spatiale. Il aidera le gouvernement dans la surveillance des ressources en eau, des catastrophes naturelles, l’agriculture, la météorologie. Les données collectées dans le ciel seront ensuite transmises aux centres de contrôle au sol. 

Le CubeSat, fruit d’un partenariat entre le Japon et le Rwanda signé le 9 mai 2018, sera propulsé dans l’espace quelques semaines après le lancement par OneWeb, du satellite de télécommunications rwandais baptisé Icyerekezo. Le CubeSat, d’une dimension de 10 cm sur 10, pesant pas plus de 1,2 kg, a été officiellement présenté le 16 mai 2019 au Transform Africa Summit et remis à la ministre des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire (photo).

« J’APPRÉCIE LE PARTENARIAT. LORSQUE NOUS AVONS COMMENCÉ À ÉLABORER ET À CONCEVOIR NOTRE PROGRAMME SPATIAL NATIONAL, NOUS SAVIONS QUE LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS ALLAIT ÊTRE UNE BASE. NOUS TRAVAILLONS AVEC DIFFÉRENTS PARTENAIRES, NOTAMMENT LE GOUVERNEMENT JAPONAIS ET L’UNIVERSITÉ DE TOKYO.» a déclaré Paula Ingabire.

D’après la ministre, le CubeSat est un témoignage de l’avancée du Rwanda dans son programme spatial. Il témoigne également des progrès enregistrés par le pays dans l’amélioration des capacités des ingénieurs rwandais à construire des satellites cubes et d’autres types d’équipements.

Mablé Agbodan nominée pour les Delali Awards 2019

Mablé Agbodan, architecte d’intérieur à succès, spécialisée dans le design de luxe, et fondatrice du Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat du Togo, est nominée pour les Delali Awards, dans la catégorie « Entrepreneuriat industriel ». Il en est de même pour son compatriote togolais, Ayité Ajavon, promoteur des bouillons de cuisine bio Africube, également nominé pour ces trophées.

Les Delali Awards, qui en sont à leur deuxième édition, récompensent l’entrepreneuriat et le leadership dans la diaspora africaine, en vue d’encourager plus d’africains et afrodescendants à faire le pari d’entreprendre.

Pour rappel la première édition, dont la cérémonie apothéose s’est tenue à Montréal l’année dernière, a mis en lumière diverses figures d’Afrique et de la diaspora, notamment les Camerounais Constant Nemale, PDG de la chaine de télévision Africa 24, et Serge Mouangue, célèbre designer. Ou encore la Canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean, ancienne secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Cette année, la cérémonie de remise des prix se tiendra le mercredi 2 Octobre 2019, à New York.

Crash d’Ethiopian Airlines, une veuve dépose une plainte contre Boeing

La veuve française d’une victime du crash d’Ethiopian Airlines a déposé, le 20 mai, une plainte à Chicago contre Boeing, en estimant que le constructeur américain était au courant des défaillances de ses appareils 737 max.

Veuve de Johathan Seex, 45 ans, l’une des 157 victimes du crash du Boeing 737 max 8 d’Ethiopian Airlines le 10 mars, Nadège Dubois-Seex s’attend à mener un combat long et difficile « contre Goliath » au lendemain de la plainte qu’elle a déposée à Chicago contre l’avionneur américain. Une plainte qui s’ajoute aux autres actions en justice menées par d’autres familles de victimes depuis plusieurs semaines.
« Aidez-nous à ce que la vérité soit faite et la justice rendue ».

Accompagnée de la mère du défunt, venue de Stockholm, et de son avocat, l’Américain Noman Husain, qui défend 12 familles de victimes kényanes et polonaises de la catastrophe, la Française, qui vivait au Kenya avec son époux (suédois d’origine) depuis dix ans, a exprimé de l’émotion, mais aussi et surtout de la colère, ce 21 mai à Paris, lors d’une conférence de presse.

« La vie de mon mari a été volée sciemment. Boeing connaissait les problèmes de ses appareils. Je suis la victime collatérale d’une stratégie d’entreprise qui a fait le choix de ne pas prendre les mesures qui s’imposaient », a-t-elle accusé. Ce alors que Boeing a pour la première fois admis, le 18 mai, des défauts liés au simulateur de vol de son 737 max.

Un premier aveu alors que jusque-là, le constructeur affirmait que les deux accidents étaient dûs à une « chaîne d’événements » pouvant inclure des erreurs des pilotes. La plainte mettra en avant le fait que Boeing n’a pas informé correctement les pilotes des dangers et des risques présentés par son nouveau logiciel « MCAS » et ses capteurs d’angle d’attaque.

Spécialisé dans les cas de catastrophes aériennes, le plaideur américain charge lourdement la firme américaine, soulignant qu’après les premières livraisons du 737 max en mai 2017, Boeing a commencé à recevoir des plaintes de pilotes – qu’il a ignorées. Puis il évoque les « négligences » qui ont suivi le crash du premier 737 max de Lion Air en octobre 2018.

« L’accident était évitable. Boeing était au courant des problèmes de logiciels de navigation et de capteurs d’angle mais a dit que c’était l’appareil le plus sûr. Il a mis en cause les pilotes et préféré préserver ses profits à la sécurité. Ils ont continué agressivement à vendre des avions » indique l’avocat qui rappelle que l’avionneur a reçu 248 commandes de 737 max, qui était son best-seller, pour 3,7 milliards de dollars entre les deux crashs.

L’avocat réclame 276 millions de dollars de dédommagements, soit l’équivalent d’une journée de revenus brut de l’entreprise, qu’il souhaiterait voir redistribués aux familles.

Présents dans la salle, en soutien à Nadège Dubois-Seex, des membres des familles des neuf victimes françaises n’ont pas encore porté plainte, mais ont lancé une association « pour la recherche de la vérité », ouverte aussi aux familles étrangères, selon une de ses initiatrices.

Le pas judiciaire reste difficile à accomplir pour les personnes endeuillées. « Beaucoup de familles kényanes sont dans le désarroi, ne sont pas informées, et ne savent pas par où commencer » témoigne Nadège Dubois-Seex, émue mais déterminée

source : jeuneafrique

Edoh Amenounve lance l’émission d’obligations de la Diaspora

La Banque de l’Habitat du Sénégal a officiellement démarré mardi lors d’une cérémonie à la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières) émission d’obligations de la Diaspora.

C’est une première dans l’UEMOA, en Afrique et sans doute dans le monde, a souligné le Togolais Kossi Félix Edoh Amenounve, le patron de la Bourse régionale.

Cette initiative a pour objectif de collecter les fonds de la Diaspora via un support de marché (obligations) pour financer les pays africains, notamment dans le secteur stratégique qu’est l’habitat qui devient une réalité aujourd’hui.

Par ce geste la BRVM vient de concrétiser un de ses projets majeurs. Le Sénégal fait figure de pays pionnier sur le marché financier régional après l’introduction de la Sonatel, première jusqu’à ce jour de la BRVM (1998) et l’émission d’obligations islamiques appelées Sukuk (2014).

OCDE: Dogbé représente le Togo à la réunion du comité directeur

Une délégation togolaise, conduite par le ministre en charge du développement à la base, Victoire Tomégah-Dogbé, a pris part à Paris à la réunion du comité directeur du centre de développement de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Cette réunion de haut niveau, qui en est à sa 5ème édition, s’avère particulière pour le Togo, qui y participe pour la toute première fois en qualité de pays membre.

Le Togo avait en effet accepté le lundi 13 mai dernier, l’invitation à devenir membre à part entière de l’institution qui travaille avec les économies émergentes et en développement à « bâtir un monde plus fort, plus saint et plus juste ».

« Nous espérons que cette admission contribuera à approfondir le partage d’expérience que ce soit dans l’évaluation des politiques publiques ou le renforcement des capacités pour la mobilisation des ressources internes ou de développement des outils performants d’inclusion », a indiqué le ministre sur son compte twitter.

Et d’ajouter : « Le Togo et les Togolais s’engagent avec détermination à partager leur expérience dans le domaine du développement inclusif et durable ».

Voici la prière de Nicolas Lawson pour Faure Gnassingbé de libérer Kpatcha

« Tout peuple, dans sa majorité, parvient toujours à la conquête pleine et entière de ses droits… si le Pape François n’est pas arrivé à convaincre le Président Faure Gnassingbé de pardonner à son frère Kpatcha Gnassingbé et le libérer, ce n’est pas Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro ni moi qui y parviendrait. Que Dieu lui-même inspire Mr Faure Gnassingbé, le guide et nous accorde sa miséricorde pour notre rédemption. Sachez, mes chers compatriotes, que nous avons déjà notre feuille de route. C’est notre devise nationale : ’’Travail, Liberté, Patrie’’ ». C’est là la forte conviction que partage le président du PPR avec ses concitoyens togolais à la veille de cette nouvelle semaine qui s’ouvre dans quelques heures. Lecture !

PROFESSION DE FOI DU PRR

Mes chers compatriotes,

Je viens vous rappeler qu’il n’y a pas de politique qui vaille en dehors de celle qui élève tous les citoyens de la nation à la dignité humaine et qui serve au prestige de la patrie. Qu’importe le nombre d’infrastructures construites, tant qu’il y a des millions de citoyens, qui sont laissés pour compte et qui végètent dans la misère et l’indignité, la politique conduite demeure une banqueroute. La faillite économique, sociale et morale de notre pays est aggravée par l’inconséquence des politiciens du pays et leur aveuglement tragique. Contrairement à ce que nos anciens colonisateurs nous disent, il ne peut exister une véritable démocratie sans un niveau convenable de développement et d’éducation de la population.

C’est l’ignorance qui tue et en plus, comme l’a constaté le philosophe : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Ce n’est donc pas en organisant des élections que l’on sert au progrès de la démocratie, surtout quand ces élections sont frauduleuses, non équitables et non libres. Faire voter une population à plus de 80% d’analphabètes est une forme de déviance de la démocratie ? Cela conduit forcément à l’achat des consciences, à des dérèglements et à des vices de toutes sortes. C’est un appât pour les parvenus et un attrait pour les plus médiocres, les arrivistes et les plus corrompus de la société. Avec un système de l’éducation aussi défaillant, un pouvoir d’achat des travailleurs aussi bas. Avec notre propension à la division, à l’ostracisme et au sectarisme, il n’est pas facile de faire triompher la raison et la méthode. Le pouvoir, sans les moyens et le discernement pour l’exercer, peut devenir scabreux et casse-gueule. C’est la raison pour laquelle, j’ai proposé des dotations financières annuelles de 3 milliards de FCFA pour chaque préfecture sur 2 années afin qu’elles élaborent et réalisent des projets de développement à la base avant leur suppression et l’organisation des élections locales.

Malheureusement, toutes mes propositions sont appropriées, escamotées et dévoyées. On en fait des mirages pour en bercer la population et s’en servir pour s’enrichir personnellement ou pour conserver sa fonction. Ceux qui vivent sur le compte de l’État et qui n’ont plus des émoluments de députés, s’empressent pour devenir maires. Il leur suffit de fourberie pour justifier leur déloyauté ou leur traîtrise. C’est une question de survie pour eux puisqu’ils sont des professionnels de la politique et ne savent rien faire d’autre. Pauvre peuple togolais ! Depuis 1956, les politiciens vous divisent, vous violentent et vous humilient. Ils abaissent le pays et vous habituent à détester les patriotes, à succomber à la calomnie et à vous soumettre aux prédateurs étrangers dont ils se servent pour piller les ressources nationales. Je sais que les voies de la vérité et de la justice sont difficilement aperçues de la multitude. Alors les opportunistes, les adroits ennemis de la droiture et de l’impartialité ont toujours intenté perfidement aux patriotes les accusations de ne pas être des opposants.

J’éprouve ainsi cette douleur lancinante quand je vois une foule de mes compatriotes que cette divagation de vils politiciens ravale au-dessous de la condition humaine. Le salut de notre nation et de la liberté sur la terre de nos aïeux commande impérieusement un changement radical dans la gouvernance de l’État et de notre état d’esprit. Dieu abhorre le mensonge, la haine, le ressentiment et l’esprit de vengeance ou de revanche. C’est la raison pour laquelle, j’ai toujours trouvé contraire aux intérêts de nos populations de les livrer légèrement à des convulsions dont le résultat serait plus division, de violence et de ressentiment. On n’a pas le droit moralement de faire ériger une nouvelle tyrannie sur celle qui existe.

Sachez mes chers compatriotes, que seule une égale répartition des charges et des jouissances est le véritable moyen pour avoir la paix dans le pays, le moyen le plus sûr pour la perfection de l’État et le seul remède pour bannir pour longtemps l’oppression et la misère. Nous devons rendre impossibles ou très difficiles les ravages de l’ambition non justifiée, du cumul des fonctions et de la corruption. Nous ne devons mettre en action la force du peuple et la faire triompher que par l’ascendant de la vérité, par l’amour de la liberté et de la justice. Que nos frères et sœurs, qui jouissent aujourd’hui du pouvoir sans retenue et même en abusent, sachent que l’on peut réprimer pour un temps les élans prématurés de la résistance populaire mais on ne peut jamais éteindre son énergie que par le rétablissement de la justice sociale. Tout peuple, dans sa majorité, parvient toujours à la conquête pleine et entière de ses droits. Par ailleurs, sachant que Dieu a oint Jésus Christ pour avoir professé la foi, l’amour et le pardon, j’ai fait mien le message du Christ. C’est ce qui guide ma vie. C’est aussi cette réalité qui me fait comprendre que si le Pape François n’est pas arrivé à convaincre le Président Faure Gnassingbé de pardonner à son frère Kpatcha Gnassingbé et le libérer, ce n’est pas Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro ni moi qui y parviendrait. Que Dieu lui-même inspire Mr Faure Gnassingbé, le guide et nous accorde sa miséricorde pour notre rédemption.

Sachez, mes chers compatriotes, que nous avons déjà notre feuille de route. C’est notre devise nationale : « Travail, Liberté, Patrie. ». Elle est l’œuvre et l’héritage de nos devanciers. Nous n’avons pas besoin d’une autre feuille de route. Ce serait une haute trahison de notre destinée. J’ai foi en Dieu et j’ai confiance dans l’avenir de notre nation. J’appelle donc tous les patriotes à espérer et à œuvrer pour la préservation de l’unité nationale et du progrès de notre patrie. Que Dieu Tout-Puissant, miséricordieux et bon, nous inspire, veille sur notre nation et nous protège.

Fait à Paris : le 19 Mai 2019

Nicolas LAWSON
Président du PRR

source: Togotribune

Le Président Faure Gnassingbé annule son voyage

Annoncé en visite officielle de travail ce mardi 21 mai à Abidjan, le Président de la République Faure Gnassingbé ne se rendra finalement pas en Côte d’Ivoire.

Le Chef de l’État togolais qui était annoncé dans la capitale économique ivoirienne ce mardi aux environs de 11 heures et qui devrait avoir un entretien à 12 heures avec son homologue ivoirien au Palais présidentiel, a finalement annulé son voyage à la dernière minute.

« Nous apprenons qu’un peu souffrant, le président togolais a préféré reporter sa visite à Abidjan d’où cette soudaine modification de l’agenda présidentiel », avance le site koaci.com dans une dépêche publiée à 10 heures GMT ce mardi.

Une version que dément le Directeur de l’Information et de la Communication de la présidence togolaise. Selon M. Toba Tanama, il s’agit plutôt d’un « changement de dernière minute intervenu dans l’agenda du chef de l’Etat ».

Il faut rappeler que le Chef de l’État Faure Gnassingbé avait reçu en audience lundi 20 mai 2019, le ministre de la Sécurité nationale du Ghana, dépêché au Togo par Nana Akufo-Addo.

Source: Afreepress

Visions Solidaires dénonce l’augmentation des frais de visas en France

0


Certains services de visas du Consulat de France sont privatisés. Ce qui engendre l’augmentation des frais de visas pour les Togolais qui demandent à séjourner en France. Une situation qui monter l’association Visions Solidaires au créneau. Lire le Communiqué de cette association !

Privatisation des services de visas de la France

Communiqué de presse

L’Etat togolais doit défendre ses citoyens
C’est avec consternation que l’association Visions Solidaires a appris l’annonce de la privatisation par le Consulat de France au Togo d’une partie de ses services liés à la demande de visas. Après l’externalisation des prises de rendez-vous par téléphone moyennant le montant de 5000F Cfa (9€), cette nouvelle mesure vient démontrer la volonté des autorités françaises de saigner à blanc les Togolais désireux de séjourner dans l’hexagone. Les citoyens togolais seront tenus, à partir du 28 mai, de débourser la somme de 58.500F Cfa (90€) pour demander un visa de court séjour sans même la garantie de l’avoir pendant que les Français déboursent 10.000F Cfa (20€) à l’aéroport de Lomé pour le visa togolais. Les frais de visa se voient ainsi augmentés de 46% par rapport aux frais de dossier légaux de 40.000F Cfa (60€) décidés par l’Union Européenne.

Pour rappel, c’est à la demande des autorités françaises que l’Union Européenne a revu en 2006 les frais de demande de visa pour les pays de l’espace Schengen les faisant passer de 35€ à 60€. Cette hausse fut une belle aubaine financière pour la France. Rien que pour l’année 2011, les frais payés sur les demandes de visa ont permis à l’Etat français d’avoir un bénéfice net de 78 millions d’euro (51 milliards de F Cfa)[1]. Loin de faire preuve de ses valeurs humanistes en puisant dans ces bénéfices pour alléger les souffrances vécues par les demandeurs de visa des pays dits « pauvres », la France offre, au contraire, une manne bénie à une entreprise privée occidentale sur le dos des Africains.

Une fois encore, Visions Solidaires vient interpeller l’Etat togolais sur la responsabilité qu’il a de défendre ses citoyens face aux politiques migratoires injustes des Etats européens. Le silence de l’Etat togolais face à l’arbitraire que subissent les citoyens togolais demandant des visas dans les ambassades européennes et américaines est contraire au bon sens patriotique. La preuve des injustices subies est faite depuis longtemps par bon nombre de Togolais qui se sont vus, dans un premier temps, refuser un visa puis voir la décision changée suite à l’intervention d’une tierce personne. Au-delà de ces injustices, la manne financière que représentent les frais de visa pour les ambassades occidentales accréditées au Togo (plus de 390 millions de F Cfa par an juste pour l’ambassade de France au Togo) amène à ce que l’Etat togolais prenne des mesures pour défendre le droit de ses citoyens à une mobilité légale et sûre.

Nous ne le dirons jamais assez, la difficulté à avoir un visa en toute légalité est à l’origine de la mort de migrants togolais dans le désert du Sahara et dans la mer méditerranée. Ces Togolais de la diaspora morts de façon dramatique auraient pu contribuer, par leur transfert de fonds au bien-être de leur famille et du pays s’ils avaient eu la chance de voyager en toute légalité avec un visa.

Visions Solidaires invite les autorités togolaises à aborder lors de leur prochain dialogue politique avec l’Union Européenne et les ambassadeurs des pays européens accrédités au Togo cette question essentielle pour les citoyens et le développement national.

Visions Solidaires exhorte également le gouvernement togolais à exiger de l’ambassade de France des garanties sur les mesures prises pour la protection des données des citoyens togolais qui seront collectées par l’entreprise prestataire dans le cadre de cette privatisation.

Fait à Lomé le 17 mai 2019
L’Association Visions Solidaires
Contact Presse : Samir ABI, email : visionssolidaires@gmail.com Tél : (+228) 90794412
[1] Rapport 2013 de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale Française.

Source: icilomé