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L’essentiel à retenir du rapport de la LTDH

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a fait sortir ce mercredi un nouveau rapport sur la situation des droits humains au Togo. L’organisation dirigé par Me Célestin Agbogan, le rapport a pour objet de présenter les violations des droits de l’Homme commises au Togo qui couvre la période allant de début août 2018 au 13 avril 2019 et décrit une « alarmante recrudescence des violations des droits de l’Homme ».

« Elles se sont traduites par des pertes en vies humaines, des actes cruels, inhumains et dégradants, donnent, rétrospectivement, raison aux dénonciations précédemment faites par la LTDH au travers de son rapport du 30 juillet 2018 », a indiqué la LTDH dans l’introduction de leur rapport

Rapport intitulé « Togo : La Terreur contre le Peuple, 31 juillet 2018-27 avril 2019 ». Il couvre plusieurs villes ou localités des régions maritimes, des Plateaux, Centrale, de la Kara et des Savanes.

Dans son rapport, l’organisation relève des « assassinats et tentatives d’assassinat, des atteintes à l’intégrité physique, des maltraitances psychologiques, des Destructions, extorsions de biens, pillages et vols, des disparitions forcées, tentatives d’enlèvement et menaces, des exactions commises sur les mineurs, des entraves aux libertés publiques au Togo. La LTDH déplore également la situation des personnes détenues et celles qui ont bénéficié d’une remise en liberté ou qui sont sous contrôle judiciaire. La LTHD pointe également du doigt des opérations de maintien d’ordre qui se transforment rapidement en opérations de police judiciaire.

Toujours dans ce volet, l’organisation note que les gardes à vue sont plutôt des gardes pour « torturer et maltraiter » les personnes mises en cause et fustige le « caractère non fiable des Procès-verbaux d’enquête préliminaire ». Dans son rapport, la LTDH dénonce la partialité de certains juges.

« Juge unique, juge inique : une pratique en vogue à l’intérieur du pays et qui constitue une grave entrave à un procès équitable », note l’organisation dans le document dans lequel on lit par ailleurs : « Les tribunaux établis dans les différentes villes de l’intérieur du pays souffrent cruellement d’irrégularités fonctionnelles au point où, au lieu d’établir une justice, ils tendent à créer l’injustice ».

Les agents de police et de gendarmerie des différentes localités, de même que les préfets ne sont pas épargnés par le rapport qui condamne leurs agissements.

Pour la LTDH, des cas de traitements cruels, inhumains et dégradants sont nombreux au Togo depuis le 19 août 2017.

« 95% des personnes arrêtées au cours des manifestations en tant que manifestants ou non manifestants et celles arrêtées après les manifestations, ont témoigné avoir été victimes de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Outre les personnes qui ont été arrêtées dans les villes comme Sokodé, Bafilo et Mango, les populations ont été victimes dans les rues et dans les maisons de ces traitements inhumains et dégradants au point que certains ont été contraints de fuir leur domicile », argumente l’organisation dans le rapport.

L’organisation de défense des droits de l’homme n’oublie pas le cas des personnes exilées dont la plupart recevraient toujours des menaces de la part des « individus malintentionnés ». Le rapport déplore la situation des personnes encore en détention de même que le traitement de certains défenseurs de droits humains arrêtés et détenus parmi lesquels Foly Satchivi du mouvement « En aucun cas ».

Au chapitre des recommandations, la LTDH demande aux autorités togolaises de faire preuve de sincérité pour la résolution des crises, de procéder à la libération des personnes encore en détentions dont Foly Satchivi ainsi que les leaders du PNP  à savoir Ouro-Djikpa Tchatikpi, Sébabé-Guéffé T. Nouridine, Kezire Azizou.

Elle invite l’Etat à garantir la liberté de manifestation conformément à la Constitution togolaise et à la loi N° 011 du 11 mai 2011 portant « Liberté de manifestation sur les lieux publics », à ouvrir une enquête sur des cas de tortures allégés au niveau du SRI. D’autres recommandations sont formulées à l’endroit de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme.

source : togobreankingnews

Des chauffeurs de poids lourds 100% Femmes au Ghana

Au Ghana, cette entreprise est la « première compagnie de transport au monde à n’employer que des femmes ». Elles sont 21 conductrices de poids lourds à sillonner chaque jour ce pays d’Afrique de l’Ouest de près de 240 000 km².

Tous les regards se tournent vers Abigail Asumadu-Amoah lorsqu’elle slalome entre les nids-de-poule des routes ghanéennes, au volant de son énorme camion-citerne. Mais elle garde les yeux rivés sur la route. Cette mère de famille de 44 ans fait partie des 21 conductrices de poids lourds de Ladybird Logistics, la « première compagnie de transport au monde à n’employer que des femmes », de la directrice générale à la mécanicienne.

« Conduire avec assurance, mais toujours avec prudence », telle est la devise d’Abigail Asumadu-Amoah. Elle et ses collègues transportent à chaque fois 47 000 litres d’essence vers les mines d’or du Ghana, un pays d’Afrique de l’Ouest de près de 240 000 km², soit pratiquement la superficie du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale.

Basées dans la ville côtière de Takoradi, ces femmes font en général des trajets de quatre heures, le plus long étant de sept heures. « Ce que font les hommes, nous pouvons le faire aussi », lâche Abigail, en attendant de remplir sa citerne dans le port de Takoradi, à plus de 200 kilomètres de la capitale Accra. Elle espère d’ailleurs inspirer d’autres femmes. « C’est une résolution que j’ai prise. »

Trafic d’essence

Au Ghana, les secteurs du transport et du stockage fournissent de nombreux emplois, 8% des hommes actifs y travaillant, mais restent largement dominés par la gent masculine. Alors Abigail et ses collègues bousculent les habitudes… notamment celle consistant à revendre l’essence au marché noir. Certains chauffeurs siphonnent le précieux liquide entre le port et les mines où il doit être acheminé et le revendent dans des circuits parallèles pour compléter – ou plutôt doubler – leurs fins de mois.

William Tewiah, le directeur général de Zen Petroleum, l’un des leaders du transport d’hydrocarbures au Ghana, estime ainsi qu’il peut perdre jusqu’à 50 000 dollars par mois (44 000 euros) à cause de ce trafic. « Il fallait trouver un moyen d’arrêter ça », dit-il à l’AFP.

Recruter des femmes a fait partie des solutions choisies par ce chef d’entreprise qui, fin 2017, a lui-même poussé Payin Marfo, alors conseillère en gestion, à prendre la tête d’une compagnie de transport entièrement féminine. Elle est ainsi devenue la directrice générale de Ladybird, dont le capital appartient à un groupe d’actionnaires et qui, en octobre 2018, a commencé à approvisionner en pétrole les mines pour le compte de Zen Petroleum.

Six mois après le début des activités de Ladybird, dont son entreprise est toujours le seul client, l’expérience dépasse ses attentes : « Je suis son plus grand fan », plaisante-t-il. Maintenant, la nuit, je dors tranquille ! »

Nouvelles candidates

Beaucoup des employées de cette société de transport, âgées de 28 à 45 ans, étaient déjà conductrices de cars ou de bus et avaient le permis poids lourd avant de conduire des camions-citernes. Elles ont suivi un entraînement militaire, notamment avec des cours de self-defense, en plus de leur formation professionnelle.

Payin Marfo est très satisfaite des résultats de l’entreprise qu’elle dirige dont elle ambitionne de multiplier par deux le personnel et d’accroître le parc des camions. « De plus en plus de femmes s’intéressent au métier de chauffeur », avance Payin Marfo. Chaque semaine, de nouvelles candidates se présentent à son bureau. « Pour moi, c’est déjà une victoire », se réjouit-elle.

Au Ghana, on n’a jamais considéré qu’être routier était un métier pour les femmes. Mais maintenant, elles y voient une profession

Payin Marfo, directrice de Ladybird.

Un acte de rébellion

Pour Beatrice Frimpong, une mécanicienne de 28 ans, cet emploi n’est pas seulement un gagne-pain. « J’espère que ça va encourager d’autres personnes à faire des choses hors du commun. » Ses collègues masculins lui avaient toujours dit qu’elle était trop petite et trop frêle pour un tel travail et qu’elle devrait plutôt s’en tenir aux véhicules légers.

Alors, réparer des camions-citernes et des poids lourds s’est apparenté pour cette jeune femme à un acte de rébellion. « Je voulais leur prouver que je pouvais le faire, lâche-t-elle. Peu importe que je sois grande, forte ou petite. »

Les salariées de Ladybird ont désormais de nombreux admirateurs. Leurs collègues louent avant tout leur patience, l’une des plus grandes qualités nécessaires lorsqu’on défie les routes d’Afrique de l’Ouest. Justice Zoiku, un routier, le promet : si un jour sa fille lui dit qu’elle veut devenir chauffeure, il l’encouragera. « Après tout, ce que font les hommes, les femmes le peuvent aussi, en mieux… », lance-t-il.

Voici la commune dans laquelle vous pourrez vous retrouver après les élections locales

Le découpage territorial du Togo se précise de plus en plus et sera visible après les élections locales du 30 juin prochain. Dans les cinq (5) régions du Togo, on dénombre 39 préfectures dont celle du Golfe. Sur les 117 communes que compte le pays, la préfecture du Golfe en a 7. Voici la commune dans laquelle vous pourrez vous retrouver après les élections locales.

Commune Golfe 1 – Ressort territorial de Bè Est (Chef-lieu : Bè-Afedomé)

Quartiers : Hédjé, Bè-Apéyémé, Bè-Dangbuipé, Bè Adzrometi, Bè-Agodo, Bè-Agodogan, Bè-Allaglo, Bè-Ahligo, Bè-Hounvémé, Bè-Adanlékponsi, Bè-Wétékomé, Bè-Akodessewa, Bè Kotokou-kondji, Bè-Ablogamé, Bè-Kanyikopé, Bè-Adakpamé, Bè-Adakpamé-Dangbuipé, Bè-Adakpamé-Apéyémé, Bè-Adakpamé-Kpota Colas, Bè-Kpota-Adidomé, Bè-Akodessewa-Kpota, Bè-Akodessewa-Kponou, Bè-Kpota-Tokoin N’tifafa Kome Nord, Bè-Attiégou, Bè-Souza Nètimé n°1, Bè-Souza Nètimé n°2, Bè-Souza Nètimé n°3, Bè-Anthony-Nètimé, Katanga, Kélégougan, Klobatèmé

Commune Golfe 2 – Ressort territorial de Bè-Centre (Chef-lieu : Hedzranawoé)

Tokoin-Wuiti, Tokoin-Tamé, Tokoin-Enyonam, Hedzranawoé n°1, Hedzranawoé n°2 (Togo 2000), Tokoin-Aviation, Kégué, Attiégou

Commune Golfe 3 – Ressort territorial de Bè-Ouest (Chef-lieu : Doumassesse)

Tokoin-Elavagnon Lycée (Camp Général EYADEMA, CICA TOYOTA, SOTED), Tokoin-Gbonvié, Doumassesse (Adewui et Université de Lomé), Tokoin-Kleve (Cité OUA), Tokoin-Elavagnon Atchanti (Lomé II, Nouvelle Présidence, Habitats de la caisse), Kélégouvi (Stade de Kégué), Massouhoin, Hanoukopé-Est (Camp Gendarmerie)

Commune Golfe 4 – Ressort territorial d’Amoutivé

Amoutivé, Bassadji, N’tifafa-Komé-Sud, Doulassamé, Lom-nava, Hanoukopé, Adoboukomé, Aguiakomé, Anagokomé, Adawlato, Beniglato, Biossé, Assivito, Sanguéra, Xlétivikondji, Octaviano-Nétimé, Kodjoviakopé, Nyékonakpoè, Adjololo, Kodomé, Tokoin Gbadago, CHU Sylvanus Olympio, Dogbéavu, Abové, Bè-Klikamé, Atikoumé-Adjomayi

Commune Golfe 5 : Zone Aflao-Gakli

Commune Golfe 6 : Canton de Baguida

Commune Golfe 7 : Aflao Sagbado

Une série d’échange avec les artistes lancée par le Ministre de la Culture

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Le Ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs a lancé une série de rencontre d’échanges avec le monde des artistes le mardi 21 mai 2019 à Lomé, dans l’optique d’avoir un ancrage culturel pour promouvoir le développement économique et social et la réalisation d’une étude sur l’économie et les bienfaits de la culture.

L’objectif de cette entrevue est de  relever les défis majeurs pour faire de l’art et de la culture, un véritable socle de développement. Il est question de l’insuffisance d’investissement dans le domaine de l’industrie culturelle et artistique, du piratage et la contrefaçon des œuvres des artistes et de la faible intégration de la culture dans le commerce international. 

Le gouvernement conscient de la valeur et de la place qu’occupe la culture dans le Plan National de Développement (PND), souhaite voir les entreprises culturelles devenir plus compétitives, créatrices de richesses et d’emplois décents, a souligné le Ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs, M. Kossivi EGBETONYO. Il voudrait pouvoir compter sur les acteurs du monde culturel à accompagner le PND à faire la « Terre de nos aïeux », un pays culturellement rayonnant au firmament des nations.

Selon l’artiste AGBOTI Yao Mawuena, de la chanson togolaise, pour réorganiser le secteur de la culture et de la musique togolaise, il faut une structure de formation pour renforcer les capacités et soutenir les artistes pour pouvoir faire avancer et promouvoir ce secteur.

Plan stratégique de la HAAC: Aliou DIA s’imprègne des modalités de sa mise en oeuvre

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Le nouveau Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a effectué une visite à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) le mercredi 22 mai.

Il s’agit pour le diplomate d’échanger avec le Président et les membres du bureau de la HAAC sur les modalités de mise en œuvre du plan stratégique de l’institution.

Au cours des échanges les discussions ont essentiellement porté sur le plan stratégique de la HAAC élaboré avec la collaboration du PNUD et sa mise en œuvre, l’organisation des élections locales et le renforcement des capacités des médias. Le diplomate a également visité les différents services au sein de la HAAC.

M. Aliou DIA, le Représentant Résident du PNUD au Togo a réitéré son engagement à accompagner la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication dans la mise en œuvre de son plan stratégique et sur les problématiques des priorités nationales. Selon lui c’est un mandat pour le PNUD d’accompagner les institutions nationales dans tous les domaines.

Vers l’appropriation du fonctionnement des institutions de la République

Le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP) entend apporter sa contribution pour le renforcement de la démocratie au Togo. Les 11 et 12 juin prochain, il organise un colloque portant sur le thème « Religion et institution de la République ».

A en croire ses organisateurs, cette rencontre, prévue à Lomé, la capitale togolaise, vise à permettre aux leaders religieux de s’approprier le fonctionnement des institutions de la République.

« A travers des communications et des réflexions qui seront faites par les représentants des institutions de la République, les universitaires et les acteurs de la société civile, il s’agira de discerner la responsabilité et le rôle possible des religieux dans la consolidation des institutions de la République. Chaque communicateur proposera des recommandations qui seront étudiées par une plateforme de religieux dénommée la ‘‘ligue Jean-Baptiste’’ », a relevé les initiateurs de cette rencontre.

Le colloque, il faut le rappeler, sera organisé en collaboration avec le Projet d’Accompagnement Œcuménique pour le Togo (un programme pour la paix des Eglises presbytérienne et méthodiste), les religions musulmane et traditionnelle.

Le CEJP est une organisation de l’Eglise Catholique dont les activités portent sur les questions de la justice sociale, de la dignité de la personne humaine, des droits humains et de la paix. Il travaille à l’émergence d’une société plus juste et à la cohésion sociale.

Les ministres de la Sécurité de la CEDEAO s’unissent pour faire face aux défis liés à la sécurité de la région

Les ministres chargés de la Sécurité dans les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont désireux de renforcer la collaboration avec le Nigeria, afin de favoriser la sécurité et la stabilité de la région.

Ce souhait a été exprimé à l’occasion du 12ème Forum ministériel annuel, qui s’est tenu en marge de l’Assemblée générale du Comité des Chefs de police de l’Afrique de l’Ouest (CCPAO), le 16 mai 2019 à Abuja, au Nigeria. 

Dans un message adressé aux participants, le Président de la République fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, Muhammadu Buhari, a souligné que les ministres sont réunis à un moment où il est plus nécessaire que jamais d’assurer une synergie entre les Etats membres de la CEDEAO et en leur sein, pour la lutte contre la criminalité dans la région.

Dans ce message, le Président Buhari, représenté à la réunion par le Ministre de l’Intérieur de son pays, le Général à la retraite Abdulrahman Bello Dambazau, a déclaré que les problèmes d’insécurité engendrés par la corruption, le terrorisme, les affrontements entre communautés, les conflits entre éleveurs et agriculteurs, le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains, les enlèvements contre rançon, le banditisme armé, la prolifération des armes légères et de petit calibre, le blanchiment d’argent et les autres formes de crimes transnationaux organisés, font partie des menaces à la paix régionale, ainsi qu’au progrès, à l’intégration et au développement de la région. A cela s’ajoutent d’autres menaces liées au changement climatique et à la dégradation de l’environnement, à l’extrême pauvreté et à la mauvaise gouvernance, auxquelles il convient d’accorder une attention particulière. 

Outre la porosité des frontières et la proximité du Sahel, qui exposent la région à toutes sortes d’activités criminelles, il est noté dans le message que les activités du groupe terroriste Boko Haram, visant le Nigeria et les pays du bassin du Lac Tchad tels que le Tchad et le Cameroun en Afrique centrale, ont créé de nouveaux problèmes humanitaires, avec les déplacements de populations en dehors de leurs communautés, posant de graves menaces pour la sécurité de la région.

Assurant que les résolutions qui sortiront de la réunion serviront de mesure de la performance réalisée et contribueront de ce fait à la protection, le président Buhari a appelé à la réalisation d’un juste équilibre avec le Protocole de la CEDEAO relatif à la Libre circulation des personnes, des biens et des services.

Il a exhorté les responsables de la sécurité à “partager (leurs) expériences, réévaluer et harmoniser les stratégies et les opérations de contrôle de la criminalité dans nos différents pays, de sorte que nous puissions mettre en place des institutions fortes et dynamiques qui mèneront une lutte plus efficace contre la criminalité et veilleront à la sécurité des vies et des biens”.

Pour sa part, le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, dans le message lu par son représentant, le Général Francis Béhanzin, Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité, a déclaré que le forum joue un rôle central dans la détermination de l’orientation des politiques relatives aux questions fondamentales de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest.

Soulignant que la sécurité demeure précaire, avec l’émergence de nouvelles menaces transnationales, notamment le terrorisme, la piraterie maritime, le trafic de drogue, la prolifération des armes, le trafic d’êtres humains et la contrebande, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité et diverses pratiques liées à la contrefaçon, il a relevé que cela a conduit à une situation où les questions concernant la paix et la sécurité continuent de dominer l’agenda de la Commission.

Le Président Brou a ensuite affirmé que : “Nos efforts, qu’ils soient collectifs ou individuels, ne permettront pas d’atteindre les résultats escomptés si nous voulons traiter les questions concernant l’insécurité de manière ad hoc ou avec légèreté. Vous conviendrez avec moi que la sécurité est le fondement de la vie, le fondement du développement et, sans elle, le potentiel humain ne peut être pleinement exploité”. 

Le Président de la Commission a, par ailleurs, observé que les principales causes de l’insécurité en Afrique de l’Ouest sont diverses et demeurent inchangées, tandis que la prévalence de la corruption, la mauvaise gouvernance, les inégalités structurelles, les taux élevés de l’analphabétisme, de la pauvreté et du chômage, ainsi que les tensions ethniques et religieuses que connaissent certains Etats membres, entre autres, ne sont pas pour améliorer la situation. Il a assuré que la Commission de la CEDEAO continuera d’apporter son assistance aux personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays, au Nigeria et dans d’autres parties de la région.

Félicitant le gouvernement du Président Muhammadu Buhari, pour les efforts louables engagés afin de faire plier Boko Haram, il a exhorté les Etats membres à “renforcer leur collaboration avec le Nigeria et faire preuve d’un plus grand engagement et d’une réelle détermination à combattre le groupe” en adoptant une attitude plus proactive en matière de partage de renseignements. Il a également adressé ses remerciements aux Nations Unies, à l’Union européenne, à INTERPOL, à l’Institut pour les Etudes de Sécurité et à tous ceux qui, de diverse manière, ont apporté un soutien à la CEDEAO, lui permettant d’élargir son rayon d’action et de faire face aux défis multiformes de sécurité qui se posent à la région.

Quant au Ministre de l’Intérieur du Nigeria, au travers de sa représentante, Mme Georgina Ekeoma Ehuriah, Secrétaire Générale du ministère, il a exprimé sa conviction que les ministres pourront arriver à trouver des solutions durables aux problèmes de sécurité de la région, en faisant preuve de leadership, en formulant des politiques et en veillant à la mise en place d’infrastructures et de financements adéquats afin d’assurer la fourniture de services efficaces. Les ministres chargés de la Sécurité examineront par ailleurs les rapports issus de l’Assemblée générale du Comité de Chefs de police de l’Afrique de l’Ouest (CCPAO) et du Comité des Chefs de services de sécurité de la CEDEAO (CCSSC), qui s’est tenue les 14 et 15 mai 2019.

source: news.alome

7 milliards à mobiliser pour lancer 500 nouveaux Eco-villages

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Le Togo envisage de créer 500 nouveaux Eco-villages pour un coût total de 7 milliards FCFA. Ce projet fait suite au constat de succès de la phase pilote expérimentée à Donomadé, village situé dans la préfecture de Yoto, à 104 kilomètres au Sud-Est de Lomé, la capitale togolaise.

Il devrait permettre de développer dans le pays, des localités disposant d’infrastructures sociocommunautaires (écoles, centres de santé) écologiques et bénéficiant d’un accès à des services sociaux.

A la phase pilote, ce projet mis en œuvre grâce à un appui financier du PNUD, a permis la réalisation d’un forage avec trois points de puisage, d’une mini-centrale solaire de 10 KVA qui donne l’électricité au village de Donomadé.  

On note également

le développement à Donomadé, d’activités génératrices de revenus  notamment l’exploitation d’un moulin à farine et à manioc alimenté en énergie par une plateforme multifonctionnelle mise en place grâce à une synergie d’actions entre le ministère de l’environnement et celui en charge du développement à la base.

Sur le plan agricole, la culture du soja et du piment s’y développe. Grâce aux géniteurs performants et produits vétérinaires octroyés au village, l’élevage booste son développement, entre autres.

Cette phase d’expérimentation écologique pour le développement durable des communautés togolaises comprend également Andokpomey, localité située dans la préfecture de l’Avé.

Source: Togofirst

ForumUE: Les opportunités d’investissements au Togo

L’avant première présentation des opportunités d’investir au Togo est présentée aux investisseurs à Paris dans le cadre du forum Togo-UE.

La délégation est composée du ministre du commerce, Kodjo Adedze et Sandra Johnson, ministre déléguée chargée de l’amélioration du climat des affaires. Ils sont à Paris ce mercredi dans le cadre d’une rencontre d’échanges avec des investisseurs.

La réunion, qui se tient en prélude du prochain forum économique Togo-UE, vise à faire découvrir les différentes opportunités d’investissements et d’affaires au Togo, le tout sur fond de présentation du PND 2018-2022.

Les échanges portent également sur les principaux enjeux de ce forum au cours duquel 300 investisseurs sont attendus.

Notons aussi la participation aux échanges, de l’ambassadeur du Togo en France, Calixte Madjoulba Batossie.

Accord de Paris: Le Pnud appuiera le Togo à hauteur de 500 000 dollars

Le ministre en charge des questions environnementales, David Olatokoun Wonou et Aliou Dia, le représentant résident du Pnud au Togo ont échangé lundi.

A la suite de leur échange l’institution onusienne injectera 500 000 $ dans un projet destiné à appuyer le Togo dans la mise en œuvre de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN), un des instruments de l’Accord de Paris sur le climat.

L’objectif étant de transformer le CDN en plan d’investissement arrimé au Plan national de développement, ce qui permettra de renforcer la résilience du Togo face aux changements climatiques.

Outre cet appui, le Pnud envisage également d’initier d’autres activités et projets, de concert avec le gouvernement. Les deux personnalités ont ainsi évoqué l’organisation prochaine d’un atelier avec l’ensemble des partenaires pour passer en revue les opportunités de financement de l’action climatique pour le Togo. L’objectif de cet évènement sera de réfléchir à la mise en place par le gouvernement et le Pnud, d’un Fond National Climat.