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Les magistrats engagés dans la lutte contre le blanchiment

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 Depuis ce lundi 07 février, les magistrats, inspecteurs de douanes et officiers de police togolais sont en formation d’une semaine, pour renforcer leur capacité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette session est organisée par le Centre de formation des professions du justice (CFPJ), en partenariat avec le Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA).

Il s’agit d’une formation avancée, la dernière d’une série de trois sessions. Ainsi, les acteurs de la lutte anti-corruption vont plancher sur des thématiques plus pointues; explique Suzane Fiawonou , la directrice du CFPJ: des thématiques comme « les techniques d’enquête spéciales, l’évaluation des risques au niveau national, les sociétés écran et la stratégie de leur identification ».

Ce sera également le lieu d’apprendre et échanger sur les stratégies à mettre en place pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux au Togo. En ce sens, le CFPJ entend faire de cette formation « le couronnement de la lutte contre ces infractions », avec, à terme, la possibilité de poursuites, de condamnations et de saisie des avoirs au profit de l’Etat togolais.

Notons que cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet SAMOUA, de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest, financé par l’Union Européene.

Source: Togofirst

VED à Afangnan pour une formation suivi de consultation gratuite en santé Buccale

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L’Association Voie Eclairée des Enfants démunis (VED), organise dans le cadre de la journée internationale de la femme en collaboration avec  le comité CDQ d’Afangnan Gbléta une formation suivie de consultation gratuite  en santé Buccale  à Afangnan Gbléta  ce 08 mars 2019.

Placé sous le thème la femme au cœur de l’émergence économique et du développement durable, cette association à but non lucratif veut à travers ces actions venir en aide aux sociétés vulnérables et surtout dont l’accès aux soins de santé n’est pas accessible et qui s’exposent à plusieurs maladies.

L'équipe de VED
L’équipe de VED

Il s’agit pour VED à l’occasion de cette journée de la femme célébré les multiples actions qu’elles mènent chaque jour pour le bien-être des enfants et de la famille.

Pour le président de VED, Sena ZANOU, « pour cette journée nous voulons à travers cette consultation leur apporté notre soutien à leur effort car elles ont été des actrices incontournables dans le développement, notamment pour l’autonomie alimentaire et le recul de la famine dans de nombreuses régions du monde. Elles contribuent à nourrir la population mondiale à plus de 60%, à travers des structures agricoles familiales. Ce n’est pas oublié l’hommage qu’a rendu Mr Ban-Ki-Moon à la femme rurale et son rôle essentielle dans la vie et la paix d’une communauté ainsi que son rôle d’éducatrice aux valeurs morales. Qui peut mieux qu’elles transmettre ces valeurs et la vie sur notre planète ? La femme transmet directement la vie pendant les neuf mois. Pendant cette période, sa vie intérieure influence directement le développement de l’embryon et du fœtus que ce soit en négatif ou en positif, selon ce qu’elle ressent. Son environnement écologique, sa nourriture, le milieu socioculturel ont des effets directs sur sa vie, sur son bien-être et donc sur l’enfant qu’elle porte. D’où l’importance de « mieux prendre en compte les conditions extérieures et encourager une éducation positive sur la future humanité dont elle est la génératrice directe ».

A Afangnan, à l’hôpital saint jean de Dieu des techniciens supérieurs en odontostomatologie rompu à la tache vont mettre leurs expertises au service de la population rurale pour son bien-être et son épanouissement a appris l’agence de presse Elite d’Afrique.    

L’association VED apporte depuis trois ans une assistance matérielle, financière aux enfants démunis et assiste ceux affectés par les Infections sexuellement transmissibles, VIH/SIDA.

A travers sa vision elle entend collaborer avec les pouvoirs publics, les collectivités locales, les ONG, les associations nationales et internationales pour lutter contre la pauvreté sous toutes ces formes.

L’Association VED est née de la volonté de jeunes togolais désirant réaliser des missions humanitaires en territoire togolais, en Afrique et dans le monde, donne l’opportunité à chaque personne souhaitant participer au développement humain des pays du tiers monde, d’offrir un don, de participer à l’élaboration des projets et de suivre leur évolution via ces différentes plates-formes. Elle  a pour objectif de développer et d’organiser des actions d’intérêt social dans des pays en développement en fonction des besoins exprimés par les populations locales. Elle intervient dans les domaines environnementaux, éducatifs, sanitaires et culturels. Au travers de ces activités, l’association entend instaurer le partage, la solidarité intercontinentale et sensibiliser les publics aux problématiques du développement durable.

Réservez désormais votre taxi grâce à Gozem

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Les Loméens peuvent désormais commander un taxi (voiture) grâce à l’application Gozem. Après son début avec les zemidjans (taxi-motos), la start-up arrivée au Togo il y a deux mois, vient de dévoiler sa nouvelle offre.

« Gozem est heureux d’ajouter cette nouvelle corde à son arc pour son expansion à Lomé tout en offrant un service innovant, de qualité et avec un prix juste fixé au kilomètre pour ses utilisateurs et chauffeurs. », a  déclaré le Nigerian Emeka Ajene, son Ceo.

« Cette nouvelle fonctionnalité de l’application permettra d’élargir l’offre de Gozem au bénéfice de ses utilisateurs. Elle leur permet depuis aujourd’hui de réserver une voiture taxi privée allant jusqu’à 4 personnes en quelques clics seulement. », a expliqué la pousse togolaise dans un communiqué.

Répondant à la problématique de la sécurité, Gozem assure qu’ « avant le début de leur partenariat avec Gozem, tous les chauffeurs sont formés sur la maîtrise du code de la route et à offrir un service de qualité aux clients de l’application. » Et de poursuivre : « Ces véhicules et leurs chauffeurs sont assurés par Ogar Assurances et le service d’urgence Togo Assistance. »

En deux mois d’activités sur le marché togolais, la start-up revendique plus de 50 000 téléchargements sur Play store et App store. Cette année, elle prévoit d’étendre ses activités au Bénin, au Cameroun, au Burkina Faso et au Mali.

source togofirst

Edem Kodjo « Nous devons chercher la vérité entre nous, nous donner des garanties mutuelles »

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En retrait de la scène politique togolaise depuis plusieurs années, le Président de la Fondation ‘’PAX-AFRICANA’’, Edem Kodjo, est régulièrement sollicité dans d’autres pays. Il était le facilitateur de l’Union Africaine (UA) dans la crise politique en RDC. Ce pays qui vient d’élire un nouveau Président en la personne de Félix Tshisekedi à l’issue d’une présidentielle des plus controversées. C’est justement pour comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce pays continent au sous-sol immensément riche que nous avons réalisé cet entretien. Nous n’avons pas occulté les questions de l’heure, notamment le franc CFA, l’immigration. Et pour la première fois, l’ancien Premier ministre Edem Kodjo a accepté placer deux mots sur la crise politique togolaise. C’est un homme profondément inquiet pour l’avenir de son pays que nous avons interrogé. Lecture !

Bonjour M. Edem Kodjo, La RDC a connu il y a quelques semaines un processus électoral particulier, vous avez été facilitateur de cette crise pour le compte de l’UA. Est-ce la victoire du peuple congolais ou celle de Joseph Kabila ?

Oui, c’est indubitablement la victoire du peuple congolais. La preuve, les Congolais se sont réjouis dans la capitale Kinshasa et dans les différentes provinces. Ils apprécient le dénouement paisible du processus et la paix qui règne actuellement dans le pays.

Mais c’est également la victoire de Joseph Kabila qui a eu raison un peu contre tout le monde. On disait qu’il n’allait pas rendre son tablier, il l’a rendu ; qu’il allait imposer son candidat ; celui-ci n’est arrivé qu’en troisième position et personne n’a été inquiété; qu’il allait s’accrocher au pouvoir, il n’en fut rien. On parle d’un deal avec l’Opposition ? Je n’en sais rien. Toujours est-il qu’il est rentré dans l’Histoire en faisant triompher l’alternance depuis 60 ans.

Et pourtant la France, les USA, la Belgique et même l’UA ont mis en doute les résultats proclamés par la CENI, dénonçant sans le dire ouvertement un deal entre Joseph Kabila et Felix Tshisekedi au détriment du vrai vainqueur Martin Fayulu.

C’est bien ce que nous avons tous constaté. C’est une élection qui n’a laissé personne indifférent. Aussi bien les grandes puissances que les petites. Tous ont défendu la démocratie sous les tropiques. Les Congolais nous ont proposé un modèle de sortie de crise. Est-ce le résultat d’un deal ? Seule l’Histoire nous le dira. On peut au moins se réjouir que l’apocalypse n’ait pas eu lieu comme on le prévoyait de toutes parts.

En dehors des élections et des relents que cela suscite, il faut aussi, en tant qu’Africain, garder à l’esprit que nous sommes face à un pays-continent, de 2.300.000km avec deux fuseaux horaires et un sous-sol gorgé de métaux et de minerais aussi précieux les uns que les autres et que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Autant de spécificités qui suscitent naturellement appétit et convoitise, ce qui ne met pas ce géant d’Afrique hors de portée de surprises diverses. Les prédateurs sont à l’affût.

Comment peut-on comprendre le raz-de-marée du parti de Kabila aux législatives alors que le candidat du pouvoir pour la présidentielle est arrivé troisième ?

Les législatives demandent une attention individuelle de chaque candidat sur son sort personnel. Les deux campagnes ayant été menées simultanément avec toutes les incertitudes annoncées, les candidats se sont-ils plutôt concentrés sur leur propre élection ? Allez savoir. J’ai aussi remarqué que la majorité avait commencé sa campagne dans les provinces déjà pendant le dialogue.

La CENCO que vous connaissez bien a déployé environ 40 000 observateurs, et selon elle, Félix Tshisekedi n’est pas le vrai vainqueur de ce scrutin.

Comme le dit le Président Tshisekedi lui-même, il attend toujours les preuves de ces allégations. La CENCO s’était mise dans une situation de concurrence avec la CENI (ce qui n’est pas admissible) et avait pris les devants pour annoncer un vainqueur. Elle a finalement reculé sur la question. Il faut disposer de beaucoup de moyens pour envoyer 40.000 observateurs sur le terrain. Cette position, plus les interventions intempestives venues de l’extérieur, ont failli faire exploser le Congo; mais heureusement que les Congolais ont su raison garder.

Lors d’un sommet extraordinaire sur la RDC tenu le 17 janvier à Addis- Abeba réunissant une dizaine de chefs d’Etat, l’UA par la voix de son président Paul Kagamé, a émis de sérieux doutes sur les résultats et invité la Cour constitutionnelle à s’abstenir de les proclamer ; une injonction vite rejetée par Kinshasa. Paul Kagamé est-il allé trop loin, selon vous ?

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, M Antonio Gutierrez déclarait à juste titre qu’il ne s’agissait ni d’un organe ni d’un département de l’Union Africaine. C’était une réunion de Chefs d’Etat membres de l’organisation choisis par le Président en exercice, ce qui ne lui conférait pas une autorité réglementaire automatique pour soutenir légalement une telle décision. La preuve, non seulement la RDC ne s’y est pas reconnue, même l’ONU où la question fut portée devant le Conseil de Sécurité n’y a pas adhéré non plus.

Dans une Tribune publiée le 1er février dans le journal ‘’Le Monde’’, Mo Ibrahim et Alan Doss Président de la Fondation Koffi Annan, parlent de la défaite de la démocratie, réclament toujours la vérité des urnes et en appellent à l’émergence d’une transition crédible et respectueuse de la volonté démocratique. Avez-vous pris connaissance de cette Tribune et que pensez-vous de cette démarche ?

C’est à l’honneur de ces deux personnalités de défendre la démocratie jusqu’au bout. Et il y a du travail à cet effet sur le continent. Mo Ibrahim apporte une contribution appréciable à la question de la gouvernance sur le continent et il y met beaucoup d’efforts et de moyens. Le défi est d’arriver à mettre sur pieds une Commission électorale supranationale capable d’être un véritable recours dans une situation comme celle-ci.

Finalement lorsqu’on analyse le processus électoral en RDC, les doutes sérieux qui planent sur les résultats, à quoi servent les élections en Afrique si l’expression populaire doit être travestie par des fameuses Commissions électorales dites souvent indépendantes ?

S’il n’y avait pas d’élections, qu’y aurait-il à la place ? Des régimes centenaires et univoques ? Nous devons à chaque fois remettre l’ouvrage sur le métier jusqu’à ce que nous soyons un jour satisfaits. Avons-nous sauté trop vite à pieds joints sur des modèles de structures gouvernementales en déphasage avec notre culture ? Force est de constater qu’après soixante ans d’indépendance, la greffe n’a pas encore pris et qu’il faut faire d’avantage, notamment dans la partie francophone du continent.

Nos intellectuels ont-ils suffisamment réfléchi ? Nos juristes ont-ils vraiment fait leur part du travail ? Avons-nous pris la mesure des enjeux ? Les élections seules suffisent-elles pour obtenir un atterrissage en douceur dans des pays où un régime est installé depuis de longues décennies ? Ne faut-il pas devant certains cas, un peu plus de lucidité et d’humilité ?

Il me semble qu’il nous reste encore beaucoup de réflexions à mener dans ces domaines.

Lors d’un grand meeting de la coalition Lamuka le 2 février à Kinshassa, Martin Fayulu a rejeté la main tendue de Felix Tshisekedi et appelle ses partisans à la résistance pacifique. La RDC n’est pas au bout de ses peines ?

Le Congo semble cependant en paix et la capitale Kinshasa semble être déjà passé à autre chose. Les Congolais apprécient que l’Opposition ait gagné les élections et c’est bien qu’il y ait une main tendue. Mon conseil est que cette main reste tendue jusqu’à la fin du mandat. Cela peut être utile.

Vous aviez eu le privilège d’assister à l’investiture du nouveau Président Felix Tshisekedi et ce dernier vous a ensuite accordé une audience. Felix Tshisekedi a-t-il les moyens de réussir sa mission dans un contexte où le clan de Joseph Kabila détient encore tous les leviers du pouvoir ?

Nous avons entendu le nouveau Président exprimer sa volonté de gouverner pour tous les Congolais, mais a aussi dit fermement où se trouvent ses priorités. Donnons-lui le temps de ‘’s’exprimer’’ et de déployer sa vision de la RDC. Nous avons aussi longtemps conféré avec le Président sortant. Nous l’avons félicité et exhorté à continuer son soutien à l’alternance. Le comportement de Joseph Kabila dans cette affaire est une leçon pour bien de dirigeants africains.

Votre mission de facilitateur en RDC a suscité des critiques d’une frange de l’opposition et de la société civile. Quel sentiment avez-vous aujourd’hui après la tenue de ces élections ?

J’ai plutôt l’impression que l’Histoire prend sa revanche. Tous ceux qui ont prétendu détricoter l’Accord du 18 Octobre 2016 pour lui substituer des arrangements particuliers se rendent bien compte aujourd’hui de la profondeur de notre travail et sa capacité à voir loin. Du reste, le peuple congolais ne s’y est pas trompé qui nous a réservé un accueil délirant à la cérémonie d’investiture.

Parlons du franc CFA. Vous êtes un panafricaniste qu’on ne présente plus. La question de cette monnaie est revenue encore au-devant de l’actualité ces jours-ci avec les dirigeants italiens de l’extrême droite (Mouvement 5 étoiles) qui accusent ouvertement la France de piller l’Afrique francophone. Ne faut-il pas régler définitivement cette question du francs CFA?

Je suis intervenu longuement dans vos colonnes sur ce sujet. Il serait utile de renvoyer vos lecteurs à cet article de fond, mais ma position n’a pas changé. Créons comme convenu l’Eco, c’est-à-dire la monnaie de la CEDEAO et le CFA cessera d’exister. Ce débat est certes utiles mais attention, il peut aussi cacher ou empêcher un autre plus important, celui du manque de volonté politique de la part de nos leaders pour créer une monnaie commune qui dépasserait le cadre étroit des 8 pays de l’Union Economique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) qui a en partage le Franc CFA. Nous sommes au moins à quatre rendez-vous manqués. Le prochain rendez-vous est pris pour 2020. Il faut veiller à ce que cela tienne et la mobilisation pour cette échéance me paraît plus importante. Les experts disent qu’il y a peu de chance que l’échéance de 2020 soit respectée. Alors on en fixe encor une autre, 2022. Et puis quoi après ? Il faut bouger sur ce dossier.

Le 28 novembre 2017 lors de son passage à Ouagadougou répondant à une question d’un étudiant, Emmanuel Macron le Président français a déclaré que les Africains sont libres de quitter la zone CFA. Visiblement depuis deux ans, aucun chef d’Etat africain ne veut franchir le Rubicon. Finalement, c’est l’Afrique qui maintient cette monnaie ou la France ?

Ma réponse à la question ci-dessus répond parfaitement à celle qui suit. Les pays membres de la CEDEAO ont décidé en toute souveraineté de créer une monnaie unique et ont installé des institutions communautaires qui travaillent sur le sujet et donnent souvent des échéances qui ne sont pas respectées. Le jour où ils agiront de façon concrète, cette question ne se posera plus.

Selon les chiffres publiés par le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), plus de 2260 personnes sont mortes en tentant de traverser la méditerranée en 2018, plus de 3140 l’année précédente, sans compter ceux qui meurent dans le désert. On entend moins l’UA et les autres organisations régionales sur ce drame permanent.

Il est vrai que devant ce drame, on aurait souhaité avoir plus d’échos de nos Etats et de nos organisations régionales et continentales. Au minimum, une tentative d’empêchement de ces candidats à la mort sur chaque territoire national aurait été un signal, montrant que la vie de nos concitoyens a un prix à nos yeux. On me dit que les Etats ne réagissent pas parce qu’ils n’ont pas de travail à leur proposer. Je pense qu’entre la mort et le travail, le choix ne doit pas être si difficile à faire. Il faudra bien une jeunesse bien portante et en vie pour conduire et soutenir la volonté de développement de nos pays.

Vous êtes un afro optimiste. Face aux conflits qui dévastent encore plusieurs pays, le terrorisme qui fragilise les Etats, l’immigration et ses conséquences, les élections contestées débouchant sur des conflits, peut-on continuer à croire à ce continent convoité par toutes les puissances extérieures ?

Si le continent est convoité, c’est bien parce qu’il inspire de l’optimisme aux autres. C’est bien parce qu’ils voient tout ce qu’il a à offrir et ne sous-estiment pas son avenir. Malgré les conflits et le terrorisme, l’Afrique est une force qui va et rien ne pourra l’arrêter.

Vous ne vous exprimez pas souvent sur les affaires de notre pays; et pourtant la situation est difficile, voire dramatique. Depuis les dernières élections, un voile d’incertitudes et d’obscurité semble planer au-dessus de nos têtes. Consentirez-vous à nous livrer votre évaluation de la situation ?

Oui ! C’est avec une profonde tristesse que je suis l’évolution politique de notre pays. On a beau se tenir en marge et choisir de ne plus se mêler de politique politicienne mais on se rend compte que le pays est là ! On n’en a pas trente-six, il n’y en a qu’un. Et son destin nous poursuivra et nous accompagnera toujours. En réalité, je ne me suis jamais désintéressé du sort de la Nation. Me connaissant, vous savez que c’est impossible. Des échos me parviennent de ci, de là que « PAX AFRICANA », ma Fondation ne s’intéresse qu’aux autres pays du continent et ne dit jamais rien sur le Togo. C’est un peu normal, elle a été essentiellement créée pour cela. Ce qui ne veut pas dire qu’elle se désintéresse du Togo.

Mais pour revenir à l’essentiel, je dois vous avouer que je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo. Le combat pour la démocratie et l’alternance mené depuis 1990 ne semble pas aboutir jusqu’à ce jour. Il faut consacrer une réflexion approfondie aux causes de cette étrange situation. Vous savez, la situation actuelle de notre pays a été aggravée par les événements du 19 Août 2017. Devant ces événements, une analyse sans complaisance s’imposait. Au lieu de cela, une réaction inappropriée prévalut. L’option sécuritaire l’emporta. On a pensé qu’il suffisait de maintenir l’ordre par la répression.

Une attitude plus ouverte, je dirai plus politique, c’est-à-dire plus tournée vers le dialogue aurait permis de désamorcer la crise mais ce ne fut pas le cas.

On se souviendra que dans une déclaration du 20 Octobre de cette année-là, j’avais proposé qu’une sorte de médiation initiée par des Togolais, prévale pour prendre à bras-le-corps, la problématique du mal togolais. Je proposais d’en être partie car après tout, nous sommes mieux placés que quiconque pour penser, poser et résoudre nos problèmes avec ce privilège de connaître tous les acteurs. Je connaissais et je connais toujours, au moins une douzaine de compatriotes de tous bords, capables de s’asseoir et de faire avancer notre cause commune.

On préféra la facilitation de la CEDEAO qui s’est révélée désastreuse et je pèse bien mes mots. Désastreuse, j’ai bien dit. L’impression prévaut que cette institution n’a pas fait grand cas du sort et des attentes du Peuple Togolais. Elle n’a proposé que des solutions boiteuses, inappropriées et iniques. Comment peut-on fixer une date pour des élections alors que la feuille de route acceptée de tous, indiquait comme préalable à toute consultation électorale, l’adoption de réformes… j’y perds mon latin.

Aujourd’hui, le mal est fait.

Que devons-nous faire face à cette situation ?

Nous devons être réalistes. Ce qui manque à nos concitoyens, c’est le sens du réalisme. Il convient d’aborder nos problèmes avec beaucoup de courage et de sens pratique. Foin de rodomontades, de vociférations, de proclamations, d’injonctions, de ratiocinations…

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, l’alternance est une chose partagée par la très grande majorité des Togolais. Il y a ceux qui l’avouent, il y a ceux qui le pensent intimement. Mais si l’alternance devait signifier la victoire d’un camp sur l’autre, elle ne se réalisera pas. N’ayons pas peur de nous dire crûment la vérité. Une preuve ? Les élections législatives unilatérales ont donné la victoire au camp présidentiel, mais cette victoire à la Pyrrhus ne sert à rien, ne résout rien. Il en est de même lorsqu’on considère le mal togolais dans sa globalité.

L’espérance d’une victoire totale d’un camp sur l’autre est une chimère. Il faut trouver le moyen d’aboutir à un consensus voire un ‘’pacte national’’ que des élections transparentes et équitables viendraient consolider.

N’est-ce pas la leçon que les Congolais de la RDC viennent de nous donner en acceptant une coopération entre anciens et nouveaux pour le seul bien du pays ?

Je connais personnellement au mois une douzaine de Togolais de tous bords, des patriotes, qui peuvent en dehors de toutes considérations partisanes, s’asseoir, parler, réfléchir et proposer des solutions à nos problèmes. Il faut qu’on les y encourage.

Nous devons chercher la vérité entre nous, nous donner des garanties mutuelles, avoir le courage sinon d’oublier, du moins d’oblitérer le passé, d’aborder les rivages du ‘’Grand Pardon’’ qui a été si mal compris et méprisé dans le passé mais qui remonte, remonte, remonte à la surface.

Il y aurait bien d’autres choses à dire. Le cadre de cette interview ne suffit pas.

Votre mot de fin

Que Vive l’Afrique, Messieurs !

Je vous remercie

source: Presse-Alternative

L’entrepreneuriat des femmes reste un défis pour la société FIDMIQ

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La société FIDMIQ, productrice de bonbons au lait, aux épices et aux plantes thérapeutiques appelés TOF’ FIDOU, a organisé une conférence de presse lundi 11 février à Lomé, pour annoncer le lancement très prochainement de la deuxième édition de l’Entrepreneuriat au Féminin.

Du 22 au 24 mars 2019, se tiendra à Lomé, place Anani Santos, la deuxième édition de l’Entrepreneuriat au Féminin basée sur le thème : Entrepreneuriat féminin en Afrique : Enjeux et perspectives de développement.

Femme et entrepreneuriat, un défi qu’il faut relever. Il n’est pas aisé à la femme entrepreneure de concilier sa vie de famille à sa vie entrepreneuriale. À ceci s’ajoute le faible niveau ou le faible taux d’éducation des femmes.

Mais la solution peut être trouvée et la deuxième édition de l’Entrepreneuriat au Féminin se propose de plancher sur la question.

Trois jours pour un forum et une foire où des institutions publiques et privées, des hommes et étudiants seront sensibilisés à encourager et à promouvoir les initiatives d’entreprendre des femmes a indiqué Fidélia Tokanhan,directrice de FIDMIQ et promotrice de l’Entrepreneuriat au Féminin.

Cette deuxième édition de l’Entrepreneuriat au Féminin espère accueillir 100 exposantes entrepreneures pour 3000 visiteurs.

Les pays attendus sont le Bénin, le Mali, le Niger le Sénégal et d’autres pays de l’Afrique. Des stands de dépistages de maladies sexuellement transmissibles, de don de sang seront disponibles sur le site des expositions. En attractions, des espaces de jeux et deux soirées d’animations culturelles pour valoriser la créativité féminine.

source: africa-talents

La CEET va à l’encontre des branchements anarchiques

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La compagnie d’énergie électrique du Togo (CEET) est confrontée depuis de nombreuses années au phénomène des branchements anarchiques. Les pertes financières sont énormes et ces raccordements sauvages créent d’importants problèmes d’alimentation sur le réseau.

Les câbles utilisés par les fraudeurs provoquent des courts-circuits quand ne n’est pas des électrocutions. 

Ces branchements anarchiques qui passent partout occasionnent des pannes difficiles à repérer, expliquent les responsables de la CEET.

‘La prolifération des branchements anarchiques est due au fait que les villes se développent et s’étendent rapidement ; alors que la desserte électricité ne suit pas le même rythme’, explique Ahamed Boukari, directeur exécution des projets.

L’autre problème auquel est confronté l’opérateur public et l’extension du réseau, notamment à Lomé.

Les besoins sont énormes. Il faudra installer 2000 km de câbles. Le tout est chiffré à 32 milliards de Fcfa. 

La CEET peut compter sur le financement apporté par la Kfw (Allemagne), l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).

Les travaux, annoncés pour début 2020, permettront de desservir Lomé et toutes ses banlieues et d’atténuer la fraude.

Source: republiquetogolaise

25 années au service de Dieu l’Institut Biblique ‘Faith Towers’ s’en felicite

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L’Institut Biblique ‘Faith Towers’ a célébré en cette année ses 25 ans d’existence. Dans le cadre de ces festivités, les premiers responsables de l’institut étaient lundi 11 février face à la presse. Rencontre au cours de laquelle, ils ont dressé le bilan du parcours de l’institut au service de la formation des « ministres de Dieu  et annoncé par la même occasion les activités inscrites à l’agenda de ce 25e anniversaire.

Selon le Révérend KOUAVA Robert, l’Administrateur principal de l’Institut Biblique ‘Faith Towers’,  en 25 ans, l’Institut a formé plus de 25 000 étudiants au service de l’œuvre de Dieu. Ces étudiants devenus des ministres de Dieu grâce à une formation approfondie sont aujourd’hui au service de Dieu au Togo et dans les autres pays du monde, a-t-il confié

« Nous pouvons rendre gloire à Dieu pour les grandes choses qu’il a faites dans la vie de cet institut. C’était une vision que feu Évêque Edem HOPESON a reçue et par la grâce de Dieu, cette vision s’est concrétisée. Aujourd’hui, l’Institut Biblique ‘Faith Towers’ fête ses 25 ans. Depuis 1994, nous avons formé beaucoup d’étudiants et implanté plusieurs campus dans les autres villes du pays à savoir : Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara, Cinkassé et même au-delà de nos frontières, notamment à Komé au Bénin », a-t-il ajouté.

Pour marquer d’un cachet spécial cet événement placé sous le thème : « La connaissance est une puissance », une série d’activités est prévue. Il s’agit notamment d’un concert de louange et d’adoration qui aura lieu le 22 février au siège de l’institut à Lomé et une cérémonie de remise officielle d’attestations aux étudiants des 23e et 24e promotions qui sont arrivés en fin de formation. Cette cérémonie selon le comité d’organisation aura lieu le 23 février 2019 dans la même église.

Pour rappel, ‘Faith Towers Bible Institute’ dispose deux types de formations en théologie. Une formation fondamentale (pôle ministériel) en « français et Ewe » et une formation supérieure (Bac +2, 3 et 4) en français-anglais grâce à un partenariat avec Vision international University de Californie (USA).

En termes de perspectives, l’institut projette élargir ses formations en Master et Doctorat. L’institut annonce également son implantation dans les jours à venir, au Ghana, Burkina Faso et à Porto-Novo au Bénin.

Source: Afreepress

Vers la conscientisation des dirigeants africains

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Les transactions électroniques entre les services financiers digitaux sont en marche dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Plus de 700 milliards de francs CFA y circulent actuellement entre 130 banques, établissements financiers et postaux, structures de micro finance et émetteurs de monnaie électronique. Tout détenteur d’une carte bancaire d’une banque A peut faire des transactions avec un détenteur d’une banque B au coût de 500 francs CFA dans l’espace communautaire. Ceci, grâce au Groupement interbancaire monétique de l’UEMOA (GIM-UEMOA).

L’institution monétique sous régionale, véritable outil d’intégration et d’interopérabilité, avec à sa tête son Directeur général, Blaise Ahouantchede, était face à la presse togolaise et internationale ce mercredi à Lomé, pour vanter les mérites de cette institution, véritable instrument de paiement alternatif et mieux se faire connaître du public.

« Le constat est le suivant : nous avons un projet qui regroupe 130 banques. Il est créé en 2003 au moment où il y avait une absence d’interopérabilité entre les services financiers par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) c’est-à-dire qu’aucun détenteur de carte bancaire ne peut faire des transactions avec une autre banque dont il ne dispose pas de carte », a déclaré M. Ahouantchede.

Bref, cela signifie, a-t-il poursuivi, que GIM-UEMOA n’est pas une banque ni n’émet des cartes bancaires mais est un organisme monétique qui rend possible les opérations entre les banques et autres institutions financières. Le groupement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, même si le travail abattu est colossal. Pour les prochaines 15 années, GIM-UEMOA veut relever d’autres défis.

« Nous voulons être la future plateforme des services financiers digitaux à l’échelle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) parce que c’est un espace de 400 à 500 millions d’habitants. Demain, il va être possible de transférer de l’argent de Tmoney à Mobile Money », a-t-il lancé.

Le Béninois qui se trouve à la tête de cette institution passe pour un grand rêveur qui veut relever plusieurs défis en Afrique. « Je refuse que nous soyons toujours des sous-développés, voilà pourquoi il faut aller vite », a-t-il relevé.

Il n’a pas manqué d’envoyer un message clairs aux dirigeants des pays africains et aux responsables des banques.

« En ce XXIème siècle, il y a encore des gens qui n’ont pas de carte bancaire. Il faut que les autorités travaillent pour la couverture des localités de nos différents pays en électricité et en télécom. La réussite du défi du paiement électronique dépend de la qualité de l’électricité et des télécommunications », a-t-il indiqué.

Quant aux banques, leur défi, selon Blaise Ahouantchede, se trouve dans la création de conditions pour que les transactions durant les jours fériés et les heures de fermeture ne soient pas moindres.

Le GIM-UEMOA couvre 8 pays en Afrique occidentale à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.  

Au Togo, plus de 10 banques participent à cette interopérabilité. 

Source:Global Actu

11 millions des USA pour soutenir les projets au Togo

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Le programme « Self Help » de l’ambassade des Etats Unis au Togo fait de nouveaux bénéficiaires en ce début de mois de février. Une dizaine d’acteurs du monde associatif et communautaire ont ainsi reçu des financements pour des projets à l’intérieur du Togo. Des dotations qui représentent une enveloppe globale de 11 000 000 FCFA.

Self help est un programme d’assistance communautaire, lancé en 1964, qui vise à financer les microprojets de développement provenant des communautés locales. Le principal critère de sélection est l’auto-assistance. En effet, les bénéficiaires ne peuvent plus faire recours une nouvelle fois au programme.

Un accent particulier est mis sur les projets ayant le potentiel de générer des revenus, de créer de l’emploi et de produire des compétences commercialisables (couture, élevage de bétail…).

Le montant maximal octroyé pour chaque projet s’élève à 5000 dollars.

Source: togofirst

Le Togo veut construire un parc logistique multiservice de plus de 50 ha

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En vue de désengorger le Port de Lomé, devenu la principale plateforme portuaire en Afrique de l’Ouest, un parc logistique multiservice de plus de 500 000 mètres carrés (50 ha) va être implanté à Adakpamé, banlieue Est de la capitale.

Le projet serait actuellement à l’étape des études géotechniques sur le site, à quelques encablures de l’enceinte portuaire,  ont confirmé les autorités togolaises, estimant que les travaux proprement dits devraient démarrer dans les prochains mois.

« Ce projet est porté par Togo Invest et aujourd’hui, nous pouvons confirmer que les études géotechniques sont en cours sur le site, avec un financement français, et dans quelques mois, les travaux pourront démarrer. », avait confié , Kanka-Malik Natchaba, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d’Exécution et de Suivi des Projets prioritaires (CPES).

Selon Togo Invest, holding d’Etat chargé des investissements au Togo et porteur du projet, « l’infrastructure sera composée d’une route dédiée avec accès au port, d’un complexe de guérite sécurisée à la limite de la zone portuaire, un espace de stationnement pour les camions, des infrastructures de base sur le site et autres installations appropriées (logistique et centre de contrôle, bureaux, logements et restaurants). »

La réalisation de cette plateforme qui nécessitera à termes, des investissements estimés entre 40 et 60 millions $, se pose comme une solution aux parkings anarchiques.

Selon les autorités locales, le projet « s’intègre parfaitement dans l’axe 1 du PND », qui vise la mise en  place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.

Si aucune information n’a encore filtré en ce qui concerne le volume de camions attendu ainsi que les modalités de financement de cette infrastructure, les statistiques montrent une nette progression du trafic de camions. Au premier semestre 2018, le trafic a atteint 72 630 camions, alors qu’il n’était que de 111 636 pour toute l’année 2017.

Source: togofirst