Alfred Kolani, journaliste sportif à la Télévision togolaise (TVT) n’est plus. Souffrant et hospitalisé depuis environ trois (03) semaines déjà au CHU Syvanus Olympio, le confrère a rendu l’âme ce lundi 11 février 2019, selon les informations.
Souffrant et hospitalisé depuis environs trois (03) semaines au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, selon les informations, Alfred Kolani a suivi une opération le mercredi 06 février 2019. A en croire les sources, admis à la réanimation à cause de la dégradation de son état de santé, M. Kolani a rendu l’âme dans la nuit de ce lundi 11 février aux environs de 20 heures.
Responsable du département sportif à la TVT, « le doyen » comme on l’appel est un pion incontournable dans les sujets sportifs de la télévision et du pays. Sa disparition est un coup dure pour la télévision nationale et le sport en général. Paix à son âme.
La deuxième édition de TEDx Tokoin, un espace d’échange et de partage d’expériences en entrepreneuriat, s’est tenue le samedi 9 février à Lomé.
Placée sous le thème « Les défis de demain », cette édition a permis de débattre autour des questions d’actualités comme l’emploi des jeunes, le réchauffement climatique, la communication digitale, la conquête de l’espace, l’agriculture du future, le leadership et bien d’autres.
Cette édition a connu la présence d’orateurs ayant réussis dans leurs entreprises, entre autres, le Togolais Ousia Assiongbon Foli-Bébé, fondateur et directeur exécutif de « Eco Tec Lab/Green Innovation Makers » ; l’Ivoirienne Linda Nanan Vallée, fondatrice et directrice exécutive de « la Fondation Jeunesse Numérique », enseignant-chercheur et Gilles Atayi, fondateur de ‘’Afrique Emergence’’, directeur associé du groupe G&A et auteur du bestseller « les 51 pratiques fondamentales des leaders ». Ces orateurs ont partagé avec les jeunes entrepreneurs, leurs expériences (peines et réussites) dans la création et le maintien en activité de leurs entreprises.
Pour le promoteur de cet évènement, Wilfried Sandon Dabire l’objectif est de provoquer chez les jeunes entrepreneurs togolais un changement de mentalité qui force à l’action. A l’en croire, cette édition a connu un succès, vu la sortie massive, surtout des jeunes entrepreneurs togolais, leur engouement et l’intérêt qu’ils portent à cette initiative en posant des questions d’éclaircissement aux orateurs. Il a invité les jeunes entrepreneurs qui n’ont pas pu faire le déplacement à consulter les communications faites sur le site http://www.tedxtokoin.com, pour leur propre gouverne.
TEDxTokoin est un évènement annuel, une plateforme de partage d’expériences, généralement dans trois domaines à savoir la Technologie, le divertissement et la créativité, mais qui s’ouvre aussi à d’autres secteurs porteurs de croissance.
Le 3ème atelier de formation sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme se tient du 11 au 15 février au Centre de formation des professions de justice (CFPJ) à Lomé.
Elle cible les acteurs et participants des deux précédentes formations, notamment des fonctionnaires des agences d’application de la loi en charge du renseignement et des investigations judiciaires, des responsables des enquêtes douanières et des formateurs des écoles et centres de formation, des magistrats du ministère public et des magistrats du siège.
Cette formation entre dans le cadre du projet de Renforcement des capacités de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’Ouest (SAMWA). Elle est initiée par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Le but est de renforcer davantage les connaissances techniques et managériales des participants dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Il s’agit d’optimiser les connaissances pratiques d’enquête et de poursuites pénales en matière de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La finalité est d’accroître l’efficacité en matière de condamnations ; de saisies et de confiscations des avoirs criminels et terroristes de façon à avoir un impact significatif sur la réduction de la criminalité au Togo.
Les participants seront instruits sur l’approche stratégique contre les organisations criminelles, l’évaluation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme au niveau national et l’enquête dans les systèmes de transfert de fonds. Ils seront aussi renseignés les nouveaux moyens de payement et les techniques spéciales d’enquête en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Le directeur de la législation, Sronvie Yaovi a rappelé que pour lutter contre ce fléau, le GIABA, une institution spécialisée de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée en 2000 pour aider les Etats-membres à empêcher que leurs économies et secteurs financiers ne soient utilisés à des fins de financement criminel.
Il a souligné que le Togo a pris également à cœur cette lutte en promulguant le 6 juillet 2007 la loi n°2007-016 relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux au Togo. Il a rappelé que la CENTIF avec des membres qualifiés a été aussi mise en place ainsi qu’un comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en vue d’identifier, d’évaluer et d’atténuer les risques de blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. « Cela démontre la volonté des autorités politiques à protéger l’économie et le système financier du pays contre l’usage de l’argent sale », a-t-il précisé.
La directrice du CFPJ, Mme Soukoude Suzanne a rappelé que le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme sont des infractions graves qui portent atteinte au développement économique et social des individus et des Etats. Pour elle, ces deux infractions sont liées et leur degré de dangerosité, ainsi que leurs impacts négatifs sur la société sont une réalité. L’oratrice a pour cela remercié tous les partenaires techniques et financiers et tous ceux qui ont contribué à la réalisation des séries de formation. La secrétaire générale du CENTIF, représentant le représentant de GIABA, Mme Hounkanli Amivi a salué les efforts du gouvernement togolais qui a doté le Togo d’un dispositif efficace de Lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LBC/FT). L’efficacité du dispositif de LBC/FT sera prouvée en obtenant des résultats palpables tels que les condamnations des auteurs de blanchiment de capitaux, la confiscation de leurs biens et le recouvrement des avoirs criminels, a-t-elle souligné. A l’en croire, les résultats préliminaires de l’évaluation nationale des risques, dont le rapport général est en cours de finalisation, montrent que la menace de blanchiment de capitaux est réelle dans le pays.
Le GIABA a été établi en 2000 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Il est une institution spécialisée de la CEDEAO, chargée du renforcement des capacités des Etats membres dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région.
Ils sont 84 ménages à bénéficier ce vendredi 08 février du premier transfert trimestriel de 15 000 FCFA chacun, dans le cadre du projet Filets sociaux et services de base (FSB).
C’était dans la localité de Gapé Aloyi, préfecture de Zio, (41,9 km au nord de Lomé).
Ce projet de Filets sociaux, mis en œuvre par le ministère en charge du développement à la base, à travers l’Agence nationale d’Appui à la base (Anadeb), vise à faire reculer la pauvreté dans les zones réputées vulnérables du Togo, grâce à des transferts de fonds trimestriels alloués aux populations ciblées.
En tout, 3 villages ont bénéficié de ces premiers transferts de fond pour cette phase test, en attendant de passer à plus grande échelle.
Le FSB a été inauguré en début d’année dernière (2018) par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé. Cofinancé par le Togo et le groupe de la Banque mondiale, ce projet vise à atteindre 120 000 ménages bénéficiaires d’ici 3 ans.
Des arbitres ont été molestés hier à Bassar et à Dapaong lors de matchs comptant pour la 16e journée du championnat de D1.
L’association nationale des arbitres de football du Togo a publié lundi un communiqué pour dénoncer ces actes de violence et a appelé au boycott des prochaines rencontres de D1, D2 et D3 ainsi que des championnats régionaux.
‘La sécurité sur les stades est l’une des conditions de base pour la pratique du football’, rappellent les arbitres.
Si il serait exagéré de parler d’hooliganisme, les incivilités et des incidents plus graves sont assez fréquents dans les stades. Bagarres entre supporteurs, menaces sur les arbitres, envahissement du terrain, la situation est compliquée à gérer pour la Fédération et les responsables de clubs.
Les sanctions à l’égard des équipes tenues pour responsables ne dissuadent pas les plus excités.
D’ou l’intérêt pour les monde du football et la se de doter d’arsenal répressif avec, par exemple, une interdiction administrative des stades aux supporters récidivistes. C’est une piste ; il y en a d’autres.
Le conclave de la coalition des 14 partis politiques
de l’opposition togolaise en lutte pour l’alternance vient d’être repoussé aux
14 et 15 Févriers prochains. C’est du moins ce qu’a annoncé Antoine Folly le
premier responsable de l’Union pour la Démocratie Sociale (UDS-Togo), parti
membre de la coalition sur victoire FM, une radio de la place.
Selon cet ancien président du comité de
normalisation de la FTF, le premier report est dû à l’indisponibilité des
leaders de la coalition, tant disque le second est lié aux contraintes logistiques.
« Le conclave devrait se tenir le 06 février dernier mais reporté
pour raison d’agenda des membres de la coalition. Le 12 février il n’y avait
aucun problème, mais compte tenu de l’importance des sujets à débattre nous
avons jugé bon qu’il ait lieu sur deux jours. Malheureusement la salle réservée
pour l’évènement ne sera pas disposée le 13 février. Voilà pourquoi nous avons
décidé de décaler le conclave pour le tenir le 14 et 15 février » a-t-il
expliqué ce lundi sur Victoire FM.
Même si M. Folly dit, le report n’a aucun lien avec la lettre du CAR, il a du moins reconnu que le boycott du CAR serait la conséquence des mésententes qui ont besoin d’être corrigées.
« Aujourd’hui même, il y a une rencontre qui est prévue entre une délégation du CAR et les autres membres de la coalition pour comprendre les motivations de sa décision. Peut-être qu’il y a des malentendus, peut-être qu’il y a des équivoques qu’il faut lever et continuer dans la dynamique unitaire », a-t-il expliqué.
Pour la 10e année consécutive, le groupe Cleantech (CTG) présente la liste des 100 entreprises les plus innovantes en matière d’innovation et de technologies propres.
Le Global Cleantech 100 est un guide des opérateurs les plus innovants et prometteurs, susceptibles d’influencer le marché et l’avenir des industries mondiales au cours des dix prochaines années
Sélectionnée en 2019, la Britannique bboxx, spécialiste de la distribution d’énergie hors-réseau (off grid).
Elle est l’un des leaders mondiaux de la fourniture de kits solaires pour les foyers des zones rurales en Afrique.
Son expertise reconnue a conduit le gouvernement togolais à nouer un partenariat avec cette société de façon à accélérer de manière significative l’accès à l’énergie.
La présence de bboxx s’intègre dans le projet CIZO qui ambitionne de raccorder 2 millions d’habitants dans les quatre prochaines années.
L’équipement bboxx distribué au Togo est composé de panneaux solaires et de batteries permettant de stocker l’électricité qui est payable via un téléphone portable. Les clients peuvent alimenter un ensemble d’appareils domestiques (télévision, radio, ventilateur, etc.) basse consommation également fournis par la coentreprise.
Le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a présenté vendredi 8 févier, trois (3) de ses nouvelles publications axées sur la place du numérique dans l’espace francophone et la mise en œuvre à l’échelle locale, des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Il s’agit des publications contenues dans le rapport 2018 de l’organisation à savoir : « l’état de la Francophonie numérique », « guide pratique de la cybersécurité et de la cyberdéfense » et « un guide d’intégration des ODD dans les plans locaux de développement ».
Dans le cadre de la stratégie de la francophonie numérique horizon 2020, l’OIF a pris l’initiative, selon sa représentation nationale, de soutenir la population et d’encourager la réflexion dans le pays.
Le rapport 2018 de l’organisation est axé sur l’état des lieux du numérique dans la Francophonie. Il souligne entre autres, les progrès accomplis durant la période 2017-2018 et le chemin à parcourir par les États et gouvernements membres de la Francophonie dans ce domaine. Pour se faire, les trois documents (francophonie numérique, guides pratiques de la cybersécurité et de la cyberdéfense et le guide d’intégration des ODD), produits par l’OIF ont pour but d’accroître la contribution de l’OIF dans l’amélioration du quotidien des populations pour une francophonie moderne.
« En 2020, nous allons fêter le cinquantaine de la francophonie. En 50 ans, les missions de l’organisation ont évolué de l’origine, la langue française et la culture, maintenant nous sommes surtout à l’heure de la francophonie économique et du numérique. À travers ces documents, nous voyons se refléter donc cette évolution des missions de l’organisation qui s’occupe surtout du développement du numérique dans l’espace francophone, du développement des ODD dans les communes et de la cybersécurité dans les pays membres », a confié à le Représentant régional de l’OIF, Eric ADJA.
Ces documents, font savoir les responsables du Bureau régional pour l’Afrique de l’ouest de l’OIF, sont des ouvrages d’intérêt pour les acteurs des domaines concernés qui selon eux, peuvent y trouver des données pertinentes pour apprécier les enjeux du numérique pour l’espace francophone, et des pratiques inspirantes pour la planification locale des ODD.
Pour rappel, l’OIF compte 88 États et gouvernements de plein droit dont 61 membres et 27 observateurs. Son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, basé à Lomé couvre au total 13 pays.
Jeune entrepreneur en informatique et patron d’une petite entreprise, SKE Group, Kiyou Ekpaou Sama s’est révélé au Togo le 15 février 2018, en lançant officiellement « Zovu », une plateforme qui se veut un accompagnateur éducatif dans un monde de plus en plus sous l’emprise des TIC. Si le nom séduit d’emblée et fait même sourire dans les écoles parce que rappelant facilement les cartouches, ou ces épreuves déjà traitées qui reviennent en examen et assurant les bonnes notes, le concept plaît et est rapidement adopté. Mieux, le modèle d’entrepreneuriat est apprécié dans la sous-région où il décroche le prix du « Meilleur Manager d’entreprise de l’UEMOA à la 4ième édition du Salon des Banques et PME de l’UEMOA en 2018 ». Zovu, MêWê Long,
T.F. : Pour les profanes, Zovu, c’est quoi ?
K.S. : Zovu est une plateforme numérique qui permet aux acteurs du monde éducatif d’opérer un certain nombre de choses pour le bien de l’apprenant. Une sorte d’accompagnateur dans le secteur de l’excellence, un secteur où le niveau des élèves est en train de baisser sérieusement, faute de moyens adéquats pour les suivre. Zovu, c’est la façon que nous avons trouvé pour accompagner les apprenants. Et dans un monde actuel où les TIC, et les réseaux sociaux surtout, font la loi, il est très important de leur offrir la possibilité de mieux utiliser les outils numériques pour accéder à l’excellence, qui est la clé pour réussir dans la vie.
Photo de famille avec les éleves du concours MêWê Long
T.F. : Lorsque parlez d’apprenant, à qui pensez-vous précisément ? Elèves, Lycéens, Etudiants ?
K.S. : Ça va même au-delà des étudiants, le terme peut couvrir aussi ceux qui pour diverses raisons n’ont pas pu progresser dans leur scolarisation et se retrouvent un peu « analphabète ». A un certain moment, ces personnes cherchent également à s’insérer dans le monde d’aujourd’hui, qui demande un certain niveau éducatif. Cela dit, dans un premier temps, au niveau de notre plateforme, nous nous focalisons beaucoup plus sur les élèves, notamment, ceux du collège et du lycée. Plus tard, nous irons vers le primaire, et aussi le supérieur. Nous ambitionnons également d’offrir des programmes d’alphabétisation. Zovu se veut dans un futur proche, un moyen utile et facile d’apprendre, tout en faisant un bon usage des TIC.
T.F. : D’où est venue l’idée de créer cette plateforme ?
K.S. : Tout a commencé en 2012, lorsqu’une de mes cousines m’a demandé des épreuves du collège. Je lui ai promis de les lui trouver parce que je me disais que même si je ne trouvais pas les miennes propres, en quelques coups de fil, je les aurai par des amis, des camarades ou des connaissances. Figurez-vous que jusqu’à la fin de l’année, je n’ai pas trouvé une seule épreuve. Le plus douloureux est que ma cousine a échoué à son examen en fin d’année et a redoublé. Cela m’a profondément marqué. Je culpabilisais et je n’arrêtais pas de me répéter que si j’avais trouvé quelques épreuves pour elles, elle aurait peut-être réussi. Et en y réfléchissant, je me suis demandé pourquoi elle devrait avoir autant de mal à trouver des épreuves, et être obligée de le demander à des anciens élèves. Pourquoi n’y a-t-il pas une banque d’épreuves quelque part, un peu comme les annales qui se vendent souvent, où elle pouvait tout simplement aller les récupérer ?
Dans un monde désormais dirigé par le numérique et dans lequel l’accès à l’information est de plus en plus aisé, pourquoi les contenus locaux ne sont pas facilement disponibles ? J’ai donc pris un calepin et un crayon et j’ai commencé par élaborer un programme qui pourrait faciliter tout cela. J’ai vu un peu mon propre parcours, mes difficultés, mon entourage, mes amis dans l’enseignement, à différents niveau et j’ai fait une petite étude.
Le président de la plateforme ZOVU, Kiyou Ekpaou Sama
J’ai assemblé un cahier de charge, que j’ai bien structuré, et quelques années plus tard, en 2015, avec une équipe dont je me suis entouré, la version beta du logiciel a été conçue. Nous l’avons mise en exploitation pour observer les interactions et intégrer au fur et à mesure les corrections dans la mesure de nos moyens et par la grâce de Dieu, en février de l’année dernière, nous avons enfin procédé au lancement de la plateforme Zovu (qui signifie en argot scolaire de la langue mina, « épreuve déjà vue ou traitée », ndlr).
T.F : Aviez-vous au préalable une formation ou une qualification en informatique ?
K.S. : Disons que j’ai un parcours vraiment atypique. Après le bac, j’ai un peu déambulé sur le campus. « Je me suis cherché », comme on dit chez nous. Le temps passant, j’ai décidé de rentrer dans la vie active et ne plus dépendre des parents. J’ai donc enchainé les petits boulots, jusqu’au jour où un proche ayant une société dans le développement d’applications m’a proposé de venir travailler dans son entreprise. C’est là que j’ai découvert l’univers du développement et de l’informatique en général. Je n’étais pas forcément emballé mais au moins j’apprenais des choses et ça servait. Lorsque je me suis senti capable de voler de mes propres ailes, j’ai décidé de monter une structure dans le numérique parce que j’avais finalement accumulé assez de contacts et j’ai créé mon entreprise SKE Group. C’est d’ailleurs sous cette bannière qu’on a initié Zovu avec mon groupe d’amis.
T.F. : Comment ça fonctionne ?
K.S. : Il permet aux apprenants d’avoir accès aux épreuves corrigées des établissements partenaires qui sont sur la plateforme. Il y a donc les fournisseurs de contenus, les écoles, les professeurs qui veulent bien rendre accessible leur données et les utilisateurs de contenu qui sont les élèves et tous ceux qui sont intéressés par les contenus. Les professeurs sont eux aussi parfois utilisateurs de ces contenus.
Zovu en tant que structure ne crée aucun contenu. Nous sommes juste une interface qui héberge les épreuves que d’autres viennent consulter et utiliser. Maintenant Zovu compte offrir d’autres services. Nous ne concentrons plus uniquement sur la plateforme, parce que nous nous sommes rendu compte au bout de deux ans de phase pilote qu’au-delà de la plateforme elle-même, il y a pas mal de chose qu’il faut faire en amont.
Au niveau de notre entreprise, il n’était pas logique de commencer simplement avec cette plateforme pour être viable, parce qu’économiquement on ne peut pas tenir, surtout si l’on devait seulement compter sur les entrées liées aux fonctionnalités qu’on a développé.
La pénétration d’Internet au pays n’est pas encore optimale et nous risquons de n’offrir des services qu’à une frange d’élèves. Vu que nous comptons à un moment rendre payants quelques services.
Nous développons donc actuellement d’autres stratégies, qui vont, tout en nous rendant plus visibles, permettre de poursuivre notre idéal qui est de voir le maximum d’apprenants ou de personnes dans le secteur éducatif s’épanouir et réussir.
D’où le concours « MêWê Long » par exemple, le « Tableau d’honneur », le « Meeting exam sport », activité que nous allons lancer bientôt et qui permet aux élèves qui ne pratiquent pas de matières sportives le long de l’année, faute d’installation sportives ou de personnel dans leur école, de bien se préparer pour leur examen sport.
Nous prévoyons également un Forum d’Orientation des apprenants, pour informer ceux qui sont en classe d’examen, et leur donner des conseils utiles afin de mieux s’orienter une fois à l’université.
T.F. : MêWê Long, on en parle ? Qu’est-ce que c’est ?
K.S. : Mêwê Long veut dire « Je suis intelligent » en Kabyè (langue du nord du pays, ndlr). C’est un concours qu’on organise via la plateforme, pour permettre à des élèves qui sont bons dans leur matière de base, mais pas dans toutes les matières, d’être récompensés. Notre système est tel qu’il fait la promotion de ceux qui sont juste excellents dans tous les domaines. Nous nous voulons détecter les cracks, disciplines par disciplines, surtout scientifiques.
Des élèves recevant leurs prix
T.F. : Est-ce que vous bénéficiez d’un accompagnement, des partenaires ou des sponsors ?
K.S.: Oui nous avons quelques partenaires qui nous accompagnent au niveau de quelques activités comme Mèwê Long par exemple. Nous avons des sociétés comme Teolis, la DOSI (délégation à l’organisation du secteur informel, ndlr), T-Oil, Ogar Assurance qui ont décidé de nous accompagner. C’est le lieu de leur dire Merci.
Mais le défi est important et nous profitons de votre canal pour lancer un appel aux sponsors ou aux entreprises qui voudraient bien s’impliquer dans le secteur de l’éducation. Nous envoyons des centaines de courriers mais nous n’avons pratiquement pas de retour donc c’est un peu difficile de concrétiser notre vision.
T.F: Quelles sont vos ambitions ou vos perspectives pour le futur?
K.S.: Jusqu’à la fin 2019, l’objectif est de se déployer à l’extérieur et essayer notre modèle aussi là. D’ici là, nous voulons avancer encore un peu plus, mettre Zovu dans les habitudes. Il y a des opportunités qui s’offrent à nous et nous pensons qu’elles vont nous aider à mieux nous développer.
Zovu est le fruit d’un travail qui a commencé en 2015 et depuis tout ce temps nous avons évolué en auto financement. Bien sûr nous avons fait des progrès, gagné même un prix à l’extérieur mais il nous faut un accompagnement afin de nous permettre de sortir la tête de l’eau.
Aujourd’hui nous avons 25 établissements partenaires, 250 enseignants avec lesquels nous travaillons et près de 1000 personnes qui ont déjà utilisé Zovu. Mais pour que cela soit encore plus impactant, il faudra que les décideurs, les bonnes volontés nous accompagnent, parce que les élites qui constitueront le Togo de demain se trouvent justement sur les bancs et ils ont besoin de nous.
La commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de boucler son rapport d’activités relatif aux législatives de décembre 2018. Il sera remis au chef de l’Etat, puis rendu public.
La Céni, dirigée par Kodjona Kadanga, a accompli un sans faute en organisant dans des conditions difficiles le scrutin. Le processus s’est bien déroulé et a abouti à des élections jugées libres et transparentes.
Il n’empêche que le dispositif peut être amélioré pour les prochaines échéances (locales et présidentielle). Le rapport contient un certain nombre de recommandations en ce sens.