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Awa-Nana suspend sa tournée pour élaborer les reformes

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Dans un communiqué publié lundi, la commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles trouve satisfaisante les informations recueillies jusqu’alors et estiment qu’elles constituent la préoccupation profonde des Togolais sur les réformes à opérer au Togo.

Alors que la tournée nationale qu’elle a entamée tirait presque à sa fin, la structure présidée par AWANANA-DABOYA qui n’a pas encore tenue de séance dans les préfectures d’Agoe-Nyivé, du Golfe et des Lacs, suspend la tournée  pour accélérer  l’élaboration du texte des réformes.

« Dans le but d’accélérer son travail pour répondre aux besoins de plus en plus pressant du peuple de voir ces réformes intervenir, la commission réformes à décidé de reporter les rencontres prévues pour ce lundi 28 et mardi 29 Août 2017 respectivement dans les préfectures des Lacs, du Golfe et d’Agoe-Nyivé » lit-on dans un communiqué parvenu à Elite d’Afrique.

A moins d’un mois de la transmission du rapport final de cette commission, l’urgence fait apparemment surface.

L’union de l’opposition couplée à la mobilisation et la détermination des populations  pour  descendre dans les rues serait-elle à la base de cette urgence?

En tout cas, les regards sont désormais tournés vers la commission pour son rapport final.

 

Manifestations grandeur nature les 06 et 07 septembre

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Reportées sine die, Les manifestations synchronisées du CAP2015, du groupe de six partis politiques et du PNP auront lieu les 6 et 7 septembre prochain.

Ces manifestations qui seront synchronisés sur toute l’étendue du territoire national après la démonstration grandeur nature du 29 aout dernier du parti UNIR dans les rues de Lomé.

Selon un communiqué conjoint signé par les organisateurs des marches, les appels pressants de toutes les populations de l’intérieur pour  s’associer dès le premier jour aux manifestations, les ont décidés à reporter les marches pour se donner le temps d’une bonne mobilisation.

« CAP2015, le groupe de six partis politiques et le PNP invitent toutes les populations togolaises, sur toute l’étendue du territoire national à répondre massivement aux grandes marches qu’ils organisent les mercredi 6 et jeudi 7septembre 2017 à Lomé et dans tous les chefs-lieux de préfecture pour dire: 50ans de règnes RPT/UNIR ça suffit », précise le communiqué parvenue à la rédaction d’Elite d’Afrique.

Le regroupement de l’opposition insiste sur le caractère national, patriotique et pacifique de ces manifestations et demande aux vaillantes populations du Togo de prendre part massivement munies des drapelet du Togo. Selon eux, les itinéraires précis décès marchés seront communiqués ultérieurement.

 

Gratitude

L’opposition dans son ensemble a tenu a remercié par le même communiqué toute la population pour avoir suivi massivement le mot d’ordre lancée pour faire du vendredi 25 aout dernier, une journée de recueillement, de prière et de cessation de toute activité professionnelle et économique en hommage aux victimes des massacres des 19 et 20 Août 2017.

La diaspora aussi n’a pas été oubliée pour sa mobilisation et détermination dans la lutte pour la libération du Togo.

« Votre mobilisation autour de ce mot d’ordre de l’opposition en dépit des manœuvres les plus grossières et les intimidations de toutes sortes orchestrées par le gouvernement constitue la preuve de votre combat commun pour la libération du Togo » stipule le communiqué.

Le regroupement de l’opposition s’étonne de l’attitude du gouvernement qui au lieu d’écouter les populations Togolaise en détresse décide plutôt de lancer dans la rue son gouvernement et le parti RPT/UNIR dans la rue, le seul but de se maintenir indéfiniment au pouvoir contre la volonté du peuple souverain.

L’Aïd el-Kebir aura lieu vendredi prochain

La fête de l' »Aïd el-kebir » encore appelé Tabaski aura lieu le vendredi premier septembre prochain. Célébration importante, qui signifie littéralement “ la grande fête“ ou Aïd el-aldha qui veut dire la fête du sacrifice, elle est honorée chaque année par les musulmans du monde entier.

 

Petite histoire

TABASKI ou la grande fête représente un sacrifice d’Abraham ou Ibrahim. Cette histoire est relatée à la fois dans le Coran et dans l’Ancien Testament, sous une forme un peu différente. Selon le coran, Dieu demanda à Ibrahim de sacrifier son fils,pour le mettre à l’épreuve. Alors que l’homme s’apprêtait à immoler l’enfant à l’aide d’un couteau, l’ange Gabriel (ou Jibril) arrêta son geste et remplaça le corps de l’enfant par un bélier.

Depuis, cet événement est commémoré par les musulmans sous la forme du sacrifice animal.

 

Célébration

C’est une fête dont la date de célébration n’est jamais fixe pour des raisons déterminées notamment l’observation de la lune. Celle de 2017 est annoncée pour le premier septembre 2017.

Pendant cette commémoration, les fidèles, habillés de leurs plus beaux vêtements, se rendent tôt le matin dans les mosquées pour la prière. A cet effet, ceux qui ont les moyens, se font immoler une bête par un sacrificateur (mouton, vache, chèvre…) dont la viande sera partagée en trois : un tiers pour la famille, un tiers pour les amis et le dernier pour les pauvres.

 

Cornelia ADOMAYAKPO succède à Balbina D’ALMEIDA

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Le rideau est tombé ce soir sur la 23ème élection de la reine de la beauté togolaise, Miss Togo 2017. A l’issue d’une soirée riche en couleurs, c’est ADOMAYAKPO Cornelia Dédévi Ayaba qui succède à D’ALMEIDA Kokoe Mawubedzro Balbina.

Le concours Miss Togo 2017 vient de rentrer dans l’histoire. Pour la 23ème édition du plus grand concours de la beauté togolaise, qui réunit chaque année les plus belles filles du pays, le comité d’organisation a voulu placer la barre haute.

Au total, 22 candidates étaient dans les starting-block. A l’issue des épreuves, c’est la candidate numéro 1, Mademoiselle ADOMAYAKPO Cornelia Dédévi Ayaba,âgée de 21 ans avec une taille de 1.75 m et un poids 55 kg, étudiante en première année de droit qui s’empare de la couronne. Elle succède ainsi à Mademoiselle D’ALMEIDA Kokoe Mawubedzro Balbina, Miss Togo 2016.

La 1ère dauphine est Mlle KANKOE-AHO Molière Brenda Eyram, et la seconde dauphine,  Mlle NASSINI NADINE Nsonais.

Au cours d’une soirée des lauriers, le jeudi prochain, la nouvelle reine de la beauté togolaise recevra ses prix et va présenter au public, son projet social.

Une photo de la soirée

Que font les étudiants pendant leur vacances ?

Chaque chose a son temps, un temps pour travailler un temps pour se reposer, dit-on. Comme dans toute structure où les employés prennent des congés ou des vacances, le rituel est le même dans les écoles et universités où après environ neuf (9) mois de cours, les élèves et étudiants abandonnent cahiers et amphithéâtres pour plus de 2 mois de vacances. Que font-ils pendant ce temps? Elite d’Afrique a enquêté. Car si cette période est un moment de repos pour certains , c’est aussi une période d’activités lucratifs intenses pour d’autres.

Ils sont nombreux à ne pas dormir ou à se vouer aux loisirs de tout vent. En effet, en abandonnant les activités pédagogiques pour un temps, certains étudiants à l’instar de Clarisse, étudiante à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestions (FASEG) à l’Université de Lomé vont à la quête des activités pécuniaires communément appelés « job de vacances » afin de se faire une économie pour la nouvelle année. « Je vends des pagnes avec une dame au grand marché de Lomé. Pendant ces ventes non seulement je gagne de l’argent mais aussi des compétences dans mon domaine », a-t-elle confié à un reporter d’Elite d’Afrique.

Dodji, étudiant en marketing préfère vendre des produits vestimentaires afin que ses revenus journaliers lui permettent de garantir sa rentrée prochaine. C’est préférable que d’être à la quête d’un stage car la plupart des stages ne sont pas rémunérés. «Comme dans notre pays, le stage est l’or et l’emploi est le diamant, je préfère vendre les produits vestimentaires et c’est ce que je fais pour bien préparer la rentrée puisque je gagne au moins deux milles franc CFA par jour après mes dépenses journalières », a laissé entendre Dodji.

Si certains s’adonnent aux activités génératrices de revenus d’autres sont dans des laboratoires ou dans les bureaux pour effectuer des stages pédagogiques ou professionnelles.

Le stage pratique étant obligatoire dans certaines facultés et unités d’enseignement, les vacances constitue le temps favorable pour nombreux de ces étudiants pour d’effectuer leurs stages et acquérir leurs premières expérience professionnelle. « Comme d’autres unités d’enseignements nous avons au programme un stage d’initiation en milieu hospitalier et les vacances constituent pour nous le moment favorable pour compléter notre formation », confie Pierre.

Certains étudiants eux passent leurs vacances à la maison pour motifs de n’avoir rien trouvé comme job de vacances. Certains étant à la charge de leurs parents qui disposent des moyens préfèrent en ces périodes de vacances effectuer des voyages. D’autres encore rejoignent leurs familles aux villages où ils entreprennent les activités génératrices de revenus.

S’ils entreprennent les jours ouvrables, ces étudiants se divertissent aux heures de pause et dans les week-ends. La musique, les jeux de divertissements, le sport, les ballades entre amis, et des détentes dans des night-clubs sont entre autres loisirs auxquelles s’adonnent ces étudiants.

Les vacances sont vécues par chaque étudiant à sa manière. Nous retenons pourtant que les vacances sont pour les étudiants une période pour vaquer à des activités génératrices de revenus afin de bien démarrer leur rentrée prochaine. Mais d’autres étudiants aussi acquièrent leurs premières expériences à travers des stages mêmes si leur camarade beaucoup plus aisé s’embarque pour des voyages et découvertes.

Victor Bénissan : le dandy de la mode togolaise

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Couturier togolais spécialisé dans le haut de gamme, Victor Bénissan se définit plutôt comme un artiste. De retour à Lomé après plus d’une vingtaine d’année à l’extérieur du pays, l’homme ambitionne mettre son savoir faire au service de la jeunesse de son pays. Focus Infos l’a rencontré.

Ils sont nombreux, ces togolais qui après d’enrichissantes carrières à l’extérieur du pays généralement en Europe et en Amérique du Nord, choisissent de rentrer au pays pour s’y installer et faire profiter le fruit de leur labeur et leurs expériences à leur terre natale. C’est le cas de Victor Bénissan, artiste couturier, qui après une vingtaine d’année dans la mode et le grand luxe, de Paris en passant par Londres, vient de poser ses valises à Lomé. Au-delà de son art qu’il entend partager pour éclore des talents togolais dans le domaine de la couture, Victor souhaite se mettre au service des jeunes togolais issues de milieux défavorisés en leur donnant les moyens d’avoir accès à un éducation de qualité, mais aussi à internet et à l’apprentissage des métiers des arts, dans des « maisons de quartiers ».

 

Presque tout prédestinait Victor Bénissan à devenir artiste. Né d’une mère artiste peintre plasticienne, le futur couturier a grandi à Lomé dans un environnement assez créatif, qui sera l’inspiration et le début de son amour pour l’esthétique.

Quand il débarque à Paris dans les années 90, Victor Bénissan travaille dans le grand luxe pour des maisons comme Yves St Laurent et Christian Loboutin (chaussures de luxe) comme directeur de magasins et chef de commande pour la clientèle VIP. Sa tâche principale était de choisir des collections pour les magasins et de superviser la commande des clients VIP auprès des ateliers sur mesure.

En 2011, mue par le désir d’apprendre un peu plus et d’enrichir son expérience, il arrive à Londres, où il poursuit ses études en couture et patronage. La même année, il lance sa ligne de vêtements Le Cavalier.

Une des créations LeCavalier

La vie du jeune togolais au sourire presque contagieux est désormais partagée entre ses créations de mode et les cours de tennis. Car sportif et ancien champion junior de tennis du Togo, Victor n’a jamais abandonné son amour pour le racket qu’il transpose par delà les frontières. « C’était compliqué financièrement parlant de se lancer immédiatement dans la production de collections massives », confie t’il à Focus Infos dans un lieu huppé à Lomé. Il se spécialise dans le « sur mesure » et accroche rapidement une clientèle chic qui commence a apprécier ces œuvres.

Avant de revenir s’installer définitivement à Lomé, Victor a déjà tâté le terrain. Devrait-il revenir s’installer dans son pays natal ou produire à Londres pour le revendre  sur place, En participant à des événements de mode à Lomé, notamment au Cotton Club, au  Maquis Chic chez Flo et à la Villa, le choix est vite fait. C’est économiquement plus viable et plus rentable.

L’idée aujourd’hui est de former une équipe de tailleurs locaux qui peuvent répondre aux normes exigés sur le plan international. « Ce que j’essaie de vendre dans mon métier, c’est la qualité de finition et ce que j’ai remarqué ici à Lomé, en travaillant avec des tailleurs, c’est qu’il ya beaucoup de compétences, mais il ya un manque d’équipement. Actuellement j’ai ramené beaucoup d’équipement et tous ce dont les tailleurs locaux auront besoin pour une bonne qualité de finition.» Le challenge en gros est de ramener une qualité de finition standard et précise pour une clientèle avisée à Lomé, explique t’il. Cette clientèle existe et est exigeante.

Bénissan qui a été le directeur artistique de la dernière édition du Festival ELIMA, nous confie qu’il a une admiration particulière pour Yves St Laurent qui a su donner une certaine élégance aux femmes, et Channel qui a redonné le pouvoir aux dames. Au plan local, les créations de Gil Touré, Ayannick, Nadiaka, Kris Kali sont pour lui source d’inspiration.

Quand agents formés sur le tas régissent des dispensaires

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A la tête de plusieurs formations sanitaires du pays, se trouvent des agents formés sur le tas, contrairement aux prescriptions du code de la santé Publique du Togo. Une situation qui a court depuis des années, avec la complicité des directeurs préfectoraux de la santé et sous le regard passif du ministère de la santé. Au grand dam de la population dont la santé est sacrifiée. Revue !

Le système de santé du Togo est organisé en une pyramide sanitaire à trois niveaux : central, intermédiaire et périphérique qui s’appuie sur un partenariat communautaire très dynamique. Bien que ce système soit très organisé, la santé reste l’un des maillons faibles du processus de développement du pays.

. Au plan administratif il ya une pyramide sanitaire à trois niveaux : central, intermédiaire et périphérique. Le niveau central est représenté par le cabinet du ministère, le secrétariat général  (SG), deux directions générales et une dizaine de directions centrales avec leurs divisions et services, ainsi que les institutions de santé à portée nationale. Le niveau intermédiaire comprend 6 directions régionales de la santé (DRS); le niveau périphérique est représenté par le district sanitaire qui constitue l’entité opérationnelle. L’administration des districts sanitaires est assurée par les 30 directions préfectorales de la santé (DPS) et 5 directions de district sanitaire (DDS).

 

Organisation

Le système de prestations de soins est également organisé en trois niveaux de soins : primaire, secondaire et tertiaire. Le niveau primaire est constitué des structures de soins de santé primaires autour du district sanitaire et comprend deux échelons : les structures de soins de base (USP, cabinet privé de soins et PMI) et les structures de soins de première référence (HD) publiques ou privées avec ou sans Antenne chirurgicale ; Le niveau secondaire est représenté par les Centre Hospitalier Régional (CHR) et hôpitaux spécialisés de référence ; Le niveau tertiaire est constitué par les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et les institutions spécialisées de santé  de portée nationale.

Le Togo compte 3 CHU (2 à Lomé et 1 dans la région de Kara), 6 CHR (1 par région sanitaire), 39 hôpitaux publics et privés et 242 cliniques/cabinet privés. On recense également 639 Unités de Soins Périphériques. Au total, selon le document des Principaux Indicateurs de santé de 2013, le Togo compte 1019 formations sanitaires toutes catégories confondus.

Le partenariat communautaire dans le système de santé est un élément clef permettant de réduire les disparités dans l’accès aux soins de santé de base. Ce renforcement de la participation communautaire sera réalisé à travers la mise en place d’actions favorisant : les dynamiques communautaires existantes (comités de santé, comités de gestion-COGES, coopératives et groupements d’intérêt économique, etc..) afin de leur donner un rôle central dans le processus de gouvernance du système de santé décentralisé ; la participation des communautés dans le processus de planification notamment dans l’analyse des contraintes et dans le suivi de la mise en œuvre des soins de santé primaires ; les initiatives communautaires de santé comme l’Assainissement Total Par la Communauté (ATPC).

Cette organisation est définie par le code de la santé publique adopté le 13 mai 2017 qui régit également les questions de santé dans le pays.

Ce code dispose que nul ne peut exercer des professions paramédicales au Togo s’il n’est  titulaire d’un diplôme d’Etat correspondant à l’une des professions paramédicales ou d’un diplôme reconnu et jugé équivalent par le gouvernement togolais.

 

Inquiétudes

Ce même code dans son article 616 indique que la formation initiale des professionnels de santé est assurée sous la responsabilité et le contrôle de l’Etat. Et que seuls sont habilités à dispenser la formation prévue à l’article 616 ci-dessus les écoles ou facultés de médecine et de pharmacie, les écoles ou centres de formation des paramédicaux, les écoles ou centres de formation en santé publique, les écoles ou centres de formation en gestion et administration des services de santé, nationaux ou étrangers, créés ou reconnus par l’Etat.(article 617).

Force est de constater que malgré ces dispositions, des structures de formation sur le tas sortent légions et chaque années, des centaines de professionnels de la santé sortent de ces formations.

Le constat est que contrairement aux dispositions pertinentes de la constitution et du code sur le droit à la santé, la gestion de structures de formation sanitaires sont confiés à du personnel formé sur le tas au mépris du droit inaliénable à la santé sans distinction d’origine, de sexe, d’âge, de condition sociale, de race et de religion qui relève de la responsabilité de l’Etat.

Selon l’ANIT, l’association nationale des Infirmiers du Togo, ce sont près de 15 % des 639 Unités de Soins Périphériques communément appelés dispensaires repartis sur l’ensemble du territoire qui sont concernés par le phénomène.

Les principaux responsables de ce phénomène sont les Directeurs préfectoraux de la santé, qui désignent les responsables des USP. Il faut néanmoins reconnaitre qu’il ya des districts sanitaires bon élève comme le Haho, ou presque tous les responsables des USP sont des agents diplômés d’état. Et moins bon, comme le Yoto, ou nous avons repéré le phénomène.

Contacté, les DPS concernés mettent en avant le manque de personnel disponible et le manque de ressources. Faux, rétorque l’ANIT qui affirme que des infirmiers diplômés d’Etat(IDE) et des sages femmes sont nombreux, disponible et au chômage.

Le Togo s’étant engagé sur la réforme du système de la santé afin de répondre aux attentes de la population et trouver des solutions audacieuses et innovantes adaptées afin d’atteindre la couverture sanitaire universelle (CSU) qui se définit comme la situation dans laquelle toutes les populations peuvent obtenir les services de santé de qualité dont elles ont besoin sans que le coût de ces services n’entraîne des difficultés pour les usagers. La CSU repose sur trois piliers : l’équité, la qualité des soins et l’accès à des soins de qualité.

Seif Al Islam – Fatou Bensouda, Chasse à l’homme épisode 2

« Seïf Al-Islam est mis en liberté et se trouve sur le sol libyen. C’est tout ce que je peux vous dire ». C’est en ces termes que le Colonel Ajmi Al-Atiri, chef de la brigade d’Aboubakr Al Seddik et responsable des prisons de la ville libyenne de Zintane a confirmé la libération de Seif Al Islam. Après plus de cinq ans de détention, le second fils de Kadhafi et homme fort du régime de son père recouvre la liberté vendredi 9 juin 2017 au soir.

Tout commence en novembre 2011, un mois après la chute du régime du leader libyen Mouammar Kadhafi, quand, à la frontière entre le Niger et la Libye, Seif Al Islam fut arrêté. Jugé et condamné par contumace à la peine de mort par le tribunal de Tripoli à la solde du gouvernement tripolitain, Seif Al Islam fut reconnu coupable de crimes de guerres.

D’ailleurs, le prétexte fut tout trouvé par les occidentaux pour intervenir en Libye. Moins de six ans d’expérience de la démocratie à l’oncle Sam suffisent amplement aux Libyens pour faire une petite comparaison entre la « dictature kadhafiste » et la « démoncratie occidentale ». La libération de Seif Kadhafi, est-ce un message de maturité des Libyens ou un épisode du feuilleton de recherche de suprématie entre les deux hommes forts du moment, Fayez el-Sarraj et Khalifa Haftar ? Les Libyens et le temps nous le diront.

Chose qui n’a surpris personne, la griotte de la CPI, la dame de Banjul, Fatou Bensouda ne s’est pas faite supplier pour lancer ses chiens de garde derrière Seif Al Islam. Recherché par la CPI bien avant la chute du régime de son père, pour avoir joué « un rôle-clé dans la mise en oeuvre d’un plan » visant à « réprimer par tous les moyens nécessaires » le soulèvement des Libyens, le cadet des fils kadhafi a vu son mandat d’arrêt international renouvelé. Lucidité ou zèle de la part du bureau de la procureure de la CPI ? Bien malin celui qui trouvera une réponse impartiale à cette question. Néanmoins, Bensouda a une image mitigée en Afrique, sa terre natale. Pour nombre d’observateurs, elle serait à la solde de la « communauté internationale » et un outil de néocolonialisme en Afrique. C’est donc sans surprise que maints pays africains avaient décidé de quitter l’instance judiciaire internationale.

La CPI aura-t-elle raison de celui qui, en 2015, fut désigné chef du Conseil suprême des tribus libyennes alors qu’il était toujours en détention ? Deux  chose sont sures ; capturé par l’un des groupes rivaux de Libye, Seif Al Islam ne sera probablement pas transféré à la CPI et en liberté, il constitue un sérieux prétendant au fauteuil de son père. Comme quoi, entre la prison et la présidence, il n’y a qu’un seul pas.

Dernière journée de D1 : Maranatha et Gbikinti suspendus

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Si sa réaction est attendue par les amoureux du football au Togo, la FTF ne s’est faite prier pour suspendre GBIKINTI de Bassar et Maranatha de Fiokpo pour cause de soupçon d’arrangement de match de la dernière journée de la D1. Lors d’une réunion d’urgence tenue hier à son siège à Lomé, la FTF suspend de toutes ses activités les Messagers de Fiokpo et leurs adversaires de dimanche soir jusqu’à nouvelle ordre.

En effet, le public sportif togolais a été abasourdi par l’issue de la rencontre ayant opposé les deux équipes à Bassar. Maranatha de Fiokpo se serait laissé battre sur un score soviétique de 11 buts à zéro par Gbikinti de la localité. Si ce score n’a rien d’étonnant dans le football mondial, le contexte du match et la forme des deux équipes n’auguraient rien de ce scénario. Pour rappel, le club de Womé était troisième avec 40 points avant la dernière journée et Gbikinti était le premier relégable avec 31 points.

Selon certaines indiscrétions  d’un Commissaire au match de la Fédération, l’ambiance était morose hier au siège de la FTF avec hébétement de l’arbitre qui n’en revenait toujours pas. Selon toujours ce commissaire, si on ne peut reprocher à ce match, d’erreurs graves d’arbitrage, les évènements qui se sont produits peuvent justifier dans l’apparence ce score. Des changements de gardiens à la garde des buts par un joueur de champs, en passant par des tirs de loin vers les buts et les plaintes de gardiens qui souffraient de problèmes de vue, tout ce cocktail  était fait pour une victoire sans appel de Gbikinti en présence du président de Maranatha de Fiokpo, Gabriel Améyi, un ancien président de la Fédération togolaise de football. Cette issue malheureuse envoie en D2 les Show Boys de Gomido de Kpalimé, le grand rival du grand Kloto de Maranatha.

Pour lever tout doute et se désengager d’éventuels discrédits, la Fédération togolaise de football, lors d’une rencontre tenue hier à son siège, a suspendu provisoirement Maranatha de Fiokpo et Gbikinti de Bassar de toute activité qu’elle organise conformément à l’alinéa 4 de l’article 65 des statuts de la FTF. Au même moment, l’instance faîtière du football togolais a « décidé de confier le dossier du match Gbikinti vs Maranatha à la Chambre d’instruction de la Commission d’Ethique afin d’enquêter sur les infractions potentiels aux dispositions du code d’Ethique ».

Nous y reviendrons.

Côte-d’Ivoire : Les ex-rebelles faiseurs du Roi Alassane Outara paralysent le pays.

Si un calme précaire et trompeur a régné en Côte-d’Ivoire ce week-end, la situation s’est empirée le lundi 15 mai à Abidjan, Bouaké, et dans certains centres urbains du pays. Les ex-rebelles des Forces Nouvelles qui, à coup de mutinerie, avaient obtenu la promesse du versement d’une prime et l’amélioration de leur condition de vie et de travail, sont à nouveau descendus dans les grandes artères du pays. Pour cause, la diffusion d’une séance de demande pardon et de renoncement de ces mêmes primes par certains de leurs frères d’armes sur la chaine nationale ivoirienne.

Selon le porte-parole des mutins, « Ce n’est pas un coup d’Etat. Nous voulons nos primes. Le président a signé un papier pour dire qu’il était d’accord pour nos primes. Quand il paiera, on rentrera chez nous. On ira jusqu’au bout. On ne baissera pas les armes. Nous sommes les 8 500 qui avons porté Ouattara au pouvoir, on ne veut pas le faire partir mais il doit tenir sa parole. C’est simple. ». Ces propos, en eux seuls, témoignent du rôle capital de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles dans le couronnement d’ADO.

En effet, après les élections de 2010 qui auraient vu la victoire de Alassane Ouatara, et face au refus de Laurent GBAGBO de quitter le pouvoir, ADO a fait appel à un groupe d’hommes armés pour entrer en possession de son dû. Amis hier, adversaires aujourd’hui. Entre l’entente pour chasser Gbagbo du pouvoir pour le mettre au cachot à la CPI et la mésentente des  jadis alliés, il n’y a qu’un seul pas.

La situation semble être réglée avec l’intervention d’Alassane Ouatara, le 7 janvier dernier, reconnaissant la légitimité des réclamations des mutins et acceptant le règlement des primes réclamées. Mais avec la comédie musicale jouée sur la chaine nationale ivoirienne le 11 mai dernier, avec comme contralto et chef d’orchestre Alassane Outara qui a accepté pardonner ses « jeunes », où certains soldats ont été exhibés demandant pardon et renonçant aux primes réclamées autrefois, le pays s’est à nouveau plongé dans l’incertitude. C’est dire que certains hommes d’Etats africains, oublient vite l’histoire et préfèrent prendre des cours de rattrapage express avec les évènements. Comme le dirait l’autre, le chemin qui mène à la cime, est le même qui ramène à terre.

Le nouvel accord annoncé, suite à cette nouvelle mutinerie suffira-t-il à calmer les uns et les autres ? L’avenir n’attend rien de plus de nous pour nous le dire un jour. Mais déjà, on peut s’assurer d’une chose, le payement de ces primes aura un impact considérable sur l’économie d’un pays qui s’apprête à lancer un emprunt.