Les mystères de la pierre sacrée en pays guin
La 354e édition de Kpessosso (Epé Ekpé), la fête traditionnelle du peuple Guin, aura lieu le 01 septembre prochain à Glidji (50km à l’est de Lomé) dans la préfecture des Lacs. Rite traditionnel et ancestral, Kpessosso, ou la prise de la pierre sacrée, marque le Nouvel An chez les Guins.
La couleur de la pierre est le présage de la nouvelle année.
Trois temps forts vont marquer la cérémonie: Epé-Ekpé, ou la prise de la pierre dans la forêt sacrée ; Yékéyéké, la dégustation du couscous de maïs et Sitoutou, le rituel de purification.
Pendant les cérémonies, divers présents sont offerts aux divinités et aux ancêtres pour demander leur protection pour la nouvelle année.
Cette année, la fête aura un goût amer vu les mésententes entre différents clans. Jusqu’alors, les guins ne se sont pas entendus sur le prêtre qui devrait accomplir les rites.
Si certains chefs traditionnels et prêtres ont indiqué vouloir célébrer l’événement cette année dans l’intimité des couvents et des lieux sacrés, d’autres sous la houlette de cadres de la localité annoncent que la fête grand public aura bel et bien lieu. Du grabuge en perspective à Gbatsomé, lieu de prise de la pierre sacrée.
Répartis au sud du Togo, du Bénin et du Ghana, le peuple Guin fait de Kpessosso une occasion de retrouvailles et de promotion de l’identité culturelle.
WAYLS : 100 jeunes à Lomé pour parler migration clandestine
A quelques jours, cinq pour être précis, de la tenue du West African Youngs Leaders Summit (WAYLS), à Lomé, Elite d’Afrique a rencontré Elom Atissogbé, président du comité d’organisation de cette rencontre. Il revient dans cet entretien sur les préparatifs du sommet, qui vont bon train, et explique, qu’il faut trouver des solutions drastiques pour décourager la migration clandestine.
Elite d’Afrique : Quel est le point aujourd’hui des préparatifs du West African Youngs Leaders Summit ( WAYLS) ?
Elom A. : Disons que les préparatifs vont bon train. Nous avons recueilli au total 1223 candidatures de jeunes de 16 pays de la CEDEAO c’est-à-dire 15 pays de la CEDEAO officiellement plus la Mauritanie qui n’est plus dans la CEDEAO depuis 2000 et donc nous avons sélectionné 100 participants à ce grand rendez-vous international qui va consister à réfléchir aux alternatives durables au drame de la migration clandestines. Donc, à quelques jours du sommet les préparatifs vont bon train et on est entrain de régler beaucoup de choses dans la dernière ligne droite de cette organisation et justement dans quelques jours on aura à Lomé les différentes délégations qui vont séjourner du 06 au 08 Septembre 2016 pour parler de la question de la migration, discuter de thématiques et définir ensemble des solutions par rapport à cette crise.
Elite d’Afrique : Pouvez vous nous rappelez quelques uns des principaux orateurs attendus à cet évènement ?
Il ya plusieurs orateurs attendus à cet évènement dont des togolais, des béninois et des officiels. Souffrez que je ne donne pas de noms vous verrez vous même le programme une fois que vous serrez là.
Donc ce que je peux dire aussi c’est que à la fin de ce sommet il y aura différents documents qui seront élaborés, qui seront validés à soumettre à l’attention des décideurs et des politiques vis-à-vis de la crise des migrants puisqu’il y a beaucoup qui pensent que c’est un manque de volonté politique qui fait que cette crise perdure. On va faire un plan d’action sur la période 2016-2017 par rapport à une initiative sous régionale qui va se mettre en musique au niveau de la CEDEAO puisqu’on veut travailler sur le long terme et ensuite lors de ce sommet justement, il y aura des projets de jeunes qui seront soutenus. Il faut que les gens sachent qu’il ya des jeunes togolais qui seront porteurs de projets, des projets nobles etc. qui sont soutenus par rapport à leur idées de créations d’entreprises.
Nous ferons tout pour que ces projets puissent passer du rêve à la réalité.
La grippe aviaire de retour, Agadazi maitrise la situation
Les deux pôles Adidogomé et Adétikopé, repérés comme foyers du virus de la grippe aviaire seraient bien maitrisé à en croire le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique villageoise, Col. Ouro-Koura Agadazi lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi.
Selon ce dernier, toutes les dispositions sont mises en place par le gouvernement afin de préserver la population d’une propagation de la maladie. « Une riposte de taille a été déclenchée pour faire barrage à tout ce qui touche à cette maladie et la situation est sur le point d’être maitrisée » a indiqué le Ministre Col Ouro-Koura Agadazi. Outre le suivi des personnes ayant été en contact avec les volailles des deux foyers, les marchés d’Adétikopé, d’Adidogomé, de Gbossimé et de Lomé Abattoir, sont désinfectés et sous surveillance.]]>Réformes : Après l’atelier du HCRRUN, il faut aller vite
Au sortir de l’atelier de réflexion et d’échanges du haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), du 11 au 15 juillet 2016, les différentes parties prenantes étaient unanimes sur la nécessité d’opérer les reformes. Et pourtant, cela traine toujours…
Tous les partis politiques togolais sont d’accord et unanimes sur la nécessité d’aller aux reformes. Même son de cloche du coté de la société civile et des partenaires au développement. Avant cet atelier, les cadres de dialogue et d’échanges se sont succédés. De L’Accord cadre de Lomé (ACL) à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) en passant par les « 22 engagements », l’Accord politique global (APG) et le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), les choses n’ont pas évolués.
Hors, comme l’indique un récent sondage d’Afro baromètre, 85% des togolais, aspirent aux reformes, ce qui exige de manière indubitable de la part des politiques, de faire un consensus large sur la question.
Le consensus du HCRRUN
Au dernier atelier du HCRRUN, un consensus a été trouvé entre les différents partis prenants sur des questions essentielles. Il faut trouver une formule pour réduire la pléthore de formations politiques, qui malgré leur nombre, appauvrissent le débat politique, à cause de leur inorganisation. Des formations politiques qui pour beaucoup sont sans activités et sans réels projets de société.
La longue crise politique togolaise est née de l’absence de confiance entre les acteurs, mais aussi du non respect des engagements ou encore de la violation des textes qui régissent la vie publique.
« A l’unanimité, les participants ont recommandé la limitation du mandat présidentiel à deux, proposé sa durée à cinq et opté pour le scrutin uninominal à deux tours aussi bien pour le scrutin présidentiel que celui législatif. Les participants n’ont pas réussi à trouver un consensus autour du modèle de régime politique, même si le régime présidentiel et semi-présidentiel semblaient avoir les faveurs de la grande majorité. Ils ont insisté sur la nécessité d’équilibrer davantage les pouvoirs entre les différentes institutions et de prôner des valeurs universelles dans la pratique institutionnelle. La suppression du Sénat, d’ailleurs non opérationnelle à ce jour a été suggérée de même que l’organisation des élections locales sur le modèle ghanéen, avec l’exclusion des partis politiques et les candidatures réservées uniquement aux personnes physiques et en leur nom propre.» indique un compte rendu de l’atelier.
Selon le document final rendu publique par le haut commissariat, les recommandations finales ont insisté sur la nécessité d’avoir des institutions efficaces et de contrôler davantage ceux qui sont appelés à les animer ou à les diriger. Dans ce sens, il a été retenu un mode de désignation et une composition qui leur assurent une meilleure indépendance et un fonctionnement efficient.
Aller au plus vite
Pendant même qu’au flamboyant immeuble retapé du Radisson Blu Lomé, les participants à l’atelier du HCRRUN dégageaient un consensus, les députés de l’ANC et de l’ADDI ont déposé une proposition de loi de révision constitutionnelle à l’assemblée nationale.
En effet, la constitution de la quatrième République, adoptée par référendum le 27 septembre 1992, promulguée le 14 octobre 1992 et révisée par la loi n°2002-029 du 31 décembre 2002 dispose que en son article 144 que: L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’Assemblée nationale. Le projet ou la proposition de révision est considéré comme adopté s’il est voté à la majorité des quatre cinquièmes (4/5) des députés composant l’Assemblée nationale. A défaut de cette majorité, le projet ou la proposition de révision adoptée à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée nationale est soumis au référendum. Le Président de la République peut soumettre au référendum tout projet de loi constitutionnel.
La proposition n’a malheureusement pas prospéré car conformément aux recommandations de l’atelier du HCRRUN, UNIR qui dispose de la majorité absolue au parlement, veut passer à une cinquième république.
Une commission devra être mise en place pour réfléchir sur le nouveau projet de constitution. Mais les choses trainent toujours. Pourquoi ? Aucun interlocuteur crédible pour répondre à cette interrogation, si ce n’est le président de la République qui seul peut nommer les membres de ladite commission et appeler le peuple à un referendum.
Reste à espérer que cela se fasse dans les meilleurs délais, pour doter le pays d’institutions fortes à même d’assurer de manière pérenne, son développement durable.

