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9e édition du congrès panafricain: l’Afrique va mobiliser les ressources et se réinventer pour agir

Les Africains du continent, de la diaspora, et les afrodescendants sont conviés à la 9e édition du congrès panafricain qui se tiendra à Lomé du 29 octobre au 2 novembre 2024.

 Annoncé lors d’une conférence de presse ce 11 mars 2024 au ministère des affaires étrangères, l’événement réunira les participants autour du thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir. »

Le directeur guichet de la Diaspora, M. SEDAMINOU A. Kouakou, et le directeur de l’Intégration africaine, PETCHEZI Essohanam, ont présenté cet événement qui marque le 4e congrès sur le continent, succédant aux éditions tenues à Dar Es Salam, Kampala et en Afrique du Sud.

Le thème, « très large avec une visée de mobilisation », vise à réinventer le panafricanisme dans un monde en transition et en crise, explique M. SEDAMINOU A. Kouakou. L’événement sera l’occasion pour les Africains de s’interroger sur leur devenir dans un contexte mondial instable, incitant à une responsabilité collective et à une gouvernance concertée.

Dans le cadre de la Décennie 2021-2031, ce congrès s’inscrit comme un outil institutionnel et panafricain pour valoriser les contributions des diasporas et des Afro-descendants au développement et à un panafricanisme réinventé. Plusieurs conférences préparatoires auront lieu dans différentes régions du continent, dont la conférence de l’Afrique de l’Ouest à Bamako, traitant du thème « Diasporas, afro-descendants et développement » du 14 au 15 mars 2024.

Le 9e congrès panafricain de Lomé réunira plus de 1000 participants, avec pour objectif de concevoir une vision et des principes fondateurs pour un panafricanisme renouvelé. Les travaux aboutiront à une déclaration qui abordera le devenir de l’Africain dans un monde en mutation, la nécessité d’une vision commune, et les stratégies de mobilisation des ressources pour l’Afrique.

Le ministre Kokou Eke Hodin lance la première cohorte du nouveau format de formation continue des enseignants ou formateurs de l’ETFP

Le Togo s’est engagé depuis un certain temps dans l’amélioration de son système de formation. Selon le ministre Kokou Eke Hodin, la formation continue apporte plus de qualité et de compétences dans le domaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Le ministre délégué de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP), Hodin Kokou, a officiellement lancé jeudi 7 mars 2024, la première cohorte du nouveau format de formation continue des enseignants ou formateurs de l’ETFP à l’Institut National de Formation et de Perfectionnement Professionnel (INFPP).

Cette initiative de formation continue des formateurs, souligne le ministre Hodin, répond aux dispositions concernant l’organisation des examens et concours professionnels de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Elle oblige les candidats à valider en formation continue des modules pédagogiques et techniques requis dans leur spécialité, dans un institut public ou privé reconnu par l’État.

« Plusieurs résultats ont été obtenus pour une meilleure qualité de notre système de formation grâce à un recrutement régulier et à la formation des enseignants. Le document de politique nationale sur les enseignants élaboré en 2018 préconise des actions concrètes en faveur de la profession enseignante pour assurer une éducation de qualité », a déclaré Kokou Eke Hodin, ministre délégué de l’ETFP.

Pendant six mois, une trentaine d’enseignants ou de formateurs suivront deux phases de travaux, à savoir la phase de modules transversaux liés au métier de l’enseignement, et la seconde phase, le module technique renfermant les métiers de spécialisation.

Selon Émile N’Guissan, directeur de l’INFPP, le document de politique nationale sur les enseignants vise à mobiliser la communauté éducative, les décideurs et les partenaires au développement du Togo pour mettre en place des actions concrètes en faveur de la profession enseignante en vue d’une éducation de qualité.

« Il était indispensable que l’INFPP élabore des offres de formation continue répondant aux besoins des enseignants/formateurs de l’ETFP dans toutes les spécialités concernées. Le processus a été long, nécessitant la mise en place d’une équipe technique composée de cadres des différentes directions et services du secteur de l’éducation », a révélé Émile N’Guissan, le directeur de l’INFPP.

À noter que le processus a débuté en avril 2023, conduisant à l’élaboration de modules et à la préparation de tous les documents pédagogiques et techniques. La formation continue des enseignants/formateurs de l’ETFP compte 268 inscrits, dont 43 femmes, répartis en 41 en catégorie B, 191 en catégorie A3 et 36 en catégorie A2

9ème Congrès panafricain de Lomé: la conférence préparatoire régionale de l’Afrique de l’Ouest en vue les 14 et 15 mars prochains au Mali

La capitale malienne, Bamako, accueillera les 14 et 15 mars 2024 la prochaine conférence préparatoire régionale de l’Afrique de l’Ouest pour le 9ème Congrès panafricain de Lomé, axé sur le thème “Diasporas, afro-descendants et développement”.

L’objectif de cette conférence est d’établir des liens institutionnels solides entre les pays de la région ouest-africaine et leurs diasporas, en préparation du congrès à venir au Togo. Les discussions cherchent également à formuler des propositions concrètes à présenter lors du rassemblement prévu à Lomé.

Après Bamako, cinq autres conférences préparatoires se tiendront dans différentes régions.

Le Congrès de Lomé est prévu du 29 octobre au 2 novembre 2024 et sera le quatrième du genre sur le continent, succédant à ceux de Dar es Salam (Tanzanie), Kampala (Ouganda) et Johannesburg (Afrique du Sud). Son objectif est de raviver le panafricanisme dans l’intérêt de l’Afrique et de ses diasporas.

Contre les pratiques avilissantes portant atteinte à la vie sociale de la femme, l’ONG ALAFIA initie des actions dans la région de la Kara

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Dans le but de lutter contre les mariages précoces dans les sept préfectures de la région de la Kara au Togo, l’ONG ALAFIA, initie des projets dans ce sens pour proteger celles-ci. C’était avec le soutien financier d’African Women Development Fund (AWDF). Malgré les progrès dans certaines zones, les violences persistantes à l’égard des femmes nécessitent une intervention étendue. 

Il est constater que dans la région de la Kara, des pratiques de mariage avilissantes causent d’énormes préjudices physiques, mentaux et sociaux aux femmes, allant parfois jusqu’à entraîner la mort.

Une étude de base réalisée en avril 2022 a révélé que plus d’un tiers des répondants sont victimes ou ont des proches victimes de mariages forcés et précoces par enlèvement de filles mineures dans le nord de la région.

Selon Women in Law and Development in Africa (WiLDAF), 29,1% des femmes togolaises de 20 à 49 ans se marient avant 18 ans, et 7% avant 15 ans. 

Les enlèvements, souvent orchestrés par les parents en échange de biens, de main-d’œuvre agricole, ou en nature, affectent principalement des adolescentes de 12 à 17 ans, avec des cas extrêmes chez les Peuls où les victimes ont entre 8 et 12 ans. Les conséquences incluent des grossesses précoces, des maladies, et parfois la mort.

L’étude de l’ONG ALAFIA a révélé que 70% des filles manquent de connaissances sur leurs droits, tandis que 90% n’ont pas accès aux services d’aide. Cette vulnérabilité conduit à des tragédies telles que le suicide ou la fuite vers d’autres pays voisins. Les institutions traditionnelles et judiciaires ne sont pas suffisamment équipées pour aider les victimes.

La lutte contre ces violences exige une révision des lois coutumières pour garantir les droits des filles, un renforcement des lois étatiques pour réduire la pression sociale, et un changement de mentalité par la sensibilisation des parents, des leaders traditionnels et des femmes leaders. Il est essentiel d’établir un système actif d’alerte pour détecter les cas, sauver les filles et punir les contrevenants. 

L’ONG ALAFIA a déjà réalisé des projets réussis de 2018 à 2021, aboutissant à une déclaration commune des chefs et prêtres traditionnels, la lutte contre ces violences exige une révision des lois coutumières pour garantir les droits des filles, un renforcement des lois étatiques pour réduire la pression sociale, et un changement de mentalité par la sensibilisation des parents, des leaders traditionnels et des femmes leaders mettant fin aux pratiques néfastes du veuvage dans la préfecture de Dankpen.

Dans la phase actuelle du projet, l’ONG ALAFIA a eu à sensibiliser la population pour intégrer ces nouvelles dispositions dans les habitudes et à éradiquer les pratiques culturelles attentatoires aux droits des filles et des femmes dans la région de la Kara. 

Les résultats de l’étude ont élargi la compréhension de la problématique à toutes les préfectures de la région, soulignant la nécessité d’une action coordonnée.

COFEDA: les inscriptions pour la deuxième édition de la clinique des entrepreneurs africains officiellement lancées

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L’association Collectif des Formateurs et Éducateurs d’Afrique (COFEDA) lance la deuxième édition de la Clinique des Entrepreneurs Africains du 23 au 26 avril 2024 à Lomé, après le succès de la première édition. Cette information a été divulguée lors d’une conférence de presse le 7 mars 2024 à Lomé, réunissant entrepreneurs et professionnels des médias.

Sous le haut parrainage du ministère de la Culture et du Tourisme, avec le soutien des ministères de l’Environnement et des Ressources Forestières, du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, ainsi que des Sports et des Loisirs, cet événement vise à offrir un soutien précieux et personnalisé aux acteurs culturels et environnementaux. Il leur propose des outils, des formations et des conseils pour renforcer leurs compétences entrepreneuriales.

Cette envergure se tiendra du 23 au 26 avril 2024 à Lomé, au Togo, sous le thème « L’innovation, la clé pour assurer la santé des initiatives des jeunes et des femmes, en vue d’une paix durable et d’un développement intégré. » Trois sous-thèmes seront également abordés : « L’innovation et la gestion efficace des Déchets », « L’innovation et la professionnalisation des acteurs culturels », et « Industries culturelles et créatives, source de promotion de la paix et de la cohésion sociale ».

La Clinique des Entrepreneurs Africains, un programme d’accompagnement, vise à développer les réflexes entrepreneuriaux et à cultiver la proactivité des jeunes et femmes entrepreneurs à travers des séances de diagnostic suivies de thérapies.

Lucien Koffi Agbeko, directeur exécutif de COFEDA, coordonnateur du programme, explique que l’initiative vise à apporter des solutions de diagnostics et de thérapies aux entreprises, comparant le processus à celui d’un être humain malade se rendant à l’hôpital. Pour cette deuxième édition, l’accent est mis sur la spécialisation dans le secteur culturel et environnemental.

Les formations seront dirigées par des experts des ministères de la culture, du sport, du développement à la base, des artistes et des cadres internationaux de haut niveau. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur les canaux digitaux de COFEDA. Liens pour s’inscrire.

Cet événement comprendra des activités telles que des formations, des consultations et des conférences axées sur les thèmes du secteur culturel et environnemental. Une conférence sur la Paix est prévue, et des activités sportives seront organisées en collaboration avec le ministère des sports et des loisirs pour promouvoir la cohésion sociale et la paix. Lien pour soutenir l’événement.

Les entrepreneurs, souvent confrontés à des problèmes de financement, bénéficieront de conseils sur la législation du secteur, afin de favoriser leur progression. COFEDA, une organisation à but non lucratif présente dans 7 pays, vise à contribuer à l’épanouissement socio-économique et culturel des populations africaines.

L’ONG ALAFIA ressource les femmes de son organisation sur leur responsabilité

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Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, célébrée le 8 mars de chaque année, l’ONG ALAFIA a organisé, le 7 mars 2024, une formation axée sur le renforcement des compétences de ses membres, centrée sur le rôle et les responsabilités des femmes au sein d’une organisation non gouvernementale (ONG). 

Les discussions lors de cette formation ont abordé des thèmes cruciaux tels que le leadership féminin, la transparence organisationnelle et les compétences essentielles pour un leadership efficace.

 L’objectif principal était d’offrir aux participantes une compréhension approfondie du fonctionnement des ONG, en examinant les rôles spécifiques et les responsabilités des membres au sein de ces organisations. 

De plus, tout en célébrant la Journée internationale des droits des femmes, la formation visait à renforcer leurs compétences en matière de leadership et à les encourager à activement prendre part à la gouvernance de l’organisation. 

Cet événement a également été une occasion pour l’ONG ALAFIA de promouvoir l’engagement des femmes dans le développement communautaire par le biais des ONG. Les participantes ont également bénéficié des contenus couvrant des aspects tels que l’importance des ONG dans le développement communautaire, la structuration et la gouvernance des ONG, les modèles de gouvernance, les organes de décision au sein d’une ONG  l’importance de la représentation équilibrée des genres au sein des ONG, ainsi qu’à la promotion active de la participation des femmes aux postes de direction et de prise de décision. 

Dans l’ensemble, les formations ont permis aux femmes de mieux comprendre les rôles et responsabilités des membres d’une ONG, en mettant l’accent sur leur participation aux réunions et aux activités, le respect des valeurs et de la mission de l’ONG, ainsi que leur engagement dans les projets et programmes de l’organisation, incluant leur contribution financière et en nature.

Ces formations ont ainsi renforcé les capacités des participantes et contribué à favoriser un environnement plus inclusif au sein des ONG.

Élections législatives et régionales : FOSELR 2024 en formation

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La Force Sécurité Élections Législatives et Régionales (FOSELR 2024) est activement engagée dans l’accomplissement de sa mis sion visant à assurer la sécurité du double scrutin (législatives et régionales) prévu le 20 avril 2024 au Togo.

Depuis le lundi 4 mars 2024, un programme de formation des formateurs a débuté à Lomé pour les membres de cette force. Sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, en collaboration avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et les Nations Unies, cette formation a pour objectif de fournir une compréhension approfondie du contexte sécuritaire, tant au niveau national que régional.

Au cours de cinq jours, l’accent sera mis sur la sensibilisation des parties prenantes aux dimensions liées à la prévention de l’extrémisme violent et du terrorisme dans l’exercice de leurs responsabilités. Les travaux aborderont également des modules essentiels tels que le respect des Droits de l’Homme, la protection des enfants, le droit international humanitaire, et l’importance de maintenir une proximité avec les populations.

Lors de l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Calixte Madjoulba, a souligné l’importance de garder à l’esprit que chaque élection comporte des enjeux et des défis nouveaux en matière de sécurité. Il a insisté sur la tolérance zéro pour les bavures pendant ces échéances, exhortant les participants à faire preuve de professionnalisme et à adopter une conduite irréprochable sur le terrain.

La FOSELR 2024, créée par décret le 8 février 2024, regroupe les forces de défense et de sécurité du pays, notamment la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Réserve opérationnelle. Sa mission est de garantir la sécurité et de maintenir un climat de paix et de sérénité sur le territoire national avant, pendant et après les élections législatives et régionales prévues pour le 20 avril prochain.

Plaidoyer pour la transition agroécologique : ActionAid mobilise les médias ouest africain


Face au challenge de la souveraineté alimentaire et de consommation saine dans un contexte de changement climatique, les pratiques agricoles doivent s’adapter pour continuer à satisfaire les besoins d’une population de plus en plus croissante.


Face à ces défis, l’agroécologie qui présente de nombreux avantages, tant sur le plan environnemental, économique que social émerge comme la pratique agricole idéal à laquelle les pays surtout d’Afrique déjà vulnérable devrait recourir.
De fait, l’agroécologie permet de réduire l’utilisation des pesticides chimiques, qui sont nocifs pour la santé humaine et l’environnement, et qui sont souvent importés à des coûts élevés. Elle contribue à améliorer la fertilité des sols, à accroître les rendements agricoles, à diversifier les sources de revenus et à renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux aléas climatiques. Elle favorise aussi l’autonomie des agriculteurs, la souveraineté alimentaire, la justice sociale et la solidarité entre les acteurs.


Afin de promouvoir cette approche et sensibiliser les médias, les décideurs et les agriculteurs, l’ONG ActionAid avec l’appui de ses partenaires a organisé un webinaire le 20 février 2024. Ce webinaire avait pour objectif d’outiller des journalistes d’Afrique de l’Ouest sur les enjeux de la transition agroécologique et de la justice climatique, afin de les encourager à diffuser des informations pertinentes et fiables sur ces thématiques.


Le webinaire a réuni plus d’une cinquantaine de participants, dont des journalistes, des experts, des représentants d’organisations paysannes et des chercheurs issus de différents pays dont le Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et le Nigéria. Plusieurs présentations ont été faites, portant sur les enjeux et les opportunités de l’agroécologie en Afrique de l’Ouest, les expériences et les témoignages d’acteurs de terrain, les défis et les perspectives de la communication et du plaidoyer sur l’agroécologie.

Le webinaire a également permis des échanges et des débats entre les participants, ainsi que la formulation de recommandations pour renforcer le rôle des médias dans la promotion de l’agroécologie.

Ce webinaire s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large, initié par ActionAid Nigeria, visant à soutenir le développement de l’agroécologie en Afrique de l’Ouest, à travers la formation, l’accompagnement, le renforcement des capacités, la mise en réseau et le plaidoyer.

Ce projet a permis de mettre en œuvre plusieurs initiatives, telles que le lancement d’un portail web dédié à l’agroécologie, la création d’une plateforme de veille et d’information sur l’agroécologie, la réalisation d’études de cas et de documentaires sur les expériences réussies d’agroécologie, la diffusion de messages radiophoniques et télévisés sur l’agroécologie, etc.
Ces initiatives montrent que l’agroécologie est une solution basée sur la nature pour une agriculture durable en Afrique de l’Ouest.

Toutefois, elle fait encore face à des obstacles, tels que le manque de financement, de politiques publiques, de formation, de sensibilisation et de reconnaissance. Il est donc nécessaire de renforcer le plaidoyer, la communication, la coopération et la coordination entre les différents acteurs, afin de créer un environnement favorable à l’adoption et à la promotion de l’agroécologie dans la région.

D’où l’importance de l’engagement des médias convier à ce webinaire, qui est le premier d’une série de renforcement de capacités selon ActionAid.

Journée internationale des langues maternelles : le poète SOKESON décroche le premier prix

À l’occasion de la journée Internationale des langues maternelles, la faculté des Lettres, Langues et Arts (FLLA) de l’Université de Lomé et l’Equipe de Recherche en Linguistique et Communication (ERLinCo) a organisé sous la couverture institutionnelle de la Direction de la Recherche et de l’innovation (DRI), une conférence débat le jeudi 29 Février 2024 à l’auditorium de l’Université de Lomé.

Placé sous le thème “Innovation Technologique de l’enseignement / apprentissage en langues maternelles africaines, le poète SOKESON a eu l’occasion de faire une belle prestation de poème en Ewe. Un évènement réussi, il se prononce : « il n’y a rien de si beau que de tout faire en sa langue maternelle africaine » a-t-il déclaré à la fin de l’événement.

Connu pour ses poèmes d’amour en français qui vous amènent au septième ciel, il se réjouit également de la rédaction et de sa belle prestation de poème en ewe : « Heureux que le public ait apprécié mon deuxième poème en ewe. Cela me va droit au cœur et m’encourage à continuer également en ma langue maternelle ewe ». 

Ayant pour objectif la valorisation des langues maternelles africaines, il a été organisé un concours d’éloquence dans les deux langues nationales du pays (ewe, Kabye). SOKESON se fait voir encore une fois et remporte le premier prix du concours ewe. « Je suis content non seulement d’avoir participé au concours mais d’avoir été la tête et non la queue » a-t-il déclaré.

Il est à noter que le poète SOKESON, de son vrai non BAKA Koffigan Antoine est diplômé d’une licence en linguistique au département des Sciences du Langage de l’Université de Lomé. Journaliste sur la Télévision Togolaise en langue nationale ewe, il travaille également comme traducteur des documents politiques en ewe dans la même institution. Il a atteint la bare de 60 poèmes en français format A4 et est actuellement à la recherche d’aide financier pour en faire de ses poèmes, un document légal auprès des institutions pour fêter ses 5 ans de carrière en Avril prochain.

Togo: Gabriel Messan Agbeyome Kodjo, l’ancien Premier ministre du Togo est décédé

En exil aux lendemains de l’élection présidentielle de 2020, Gabriel Messan Agbeyome Kodjo, l’ancien Premier ministre du Togo est annoncé décédé dans la nuit de ce samedi 2 à dimanche 3 mars 2024 à Paris.

Distillée sur les réseaux sociaux depuis l’après-midi de dimanche, l’information du décès d’Agbeyome Kodjo est confirmée par plusieurs sources proches de la famille. L’homme d’Etat avait 70 ans.

Il nous revient que le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) a eu un malaise samedi et a été conduit à l’hôpital. Il s’est expiré au petit matin de dimanche, selon les informations relevées par togobreakingnews.

Quelques semaines seulement après le décès de Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, c’est autour d’Agbeyome Kodjo, qu’il a soutenu à l’élection présidentielle de 2020, de mourir en exil. L’opposant a été contraint en exil aux lendemains de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2020. M. Kodjo avait quitté le pays affirmant à l’époque qu’il y avait un plan d’emprisonnement contre lui.

Messan Agbéyomé Kodjo, né le 12 octobre 1954, a été Premier ministre de Gnassingbé Eyadèma du 31 août 2000 au 29 juin 2002. Mais avant, il a servi comme ministre des sports, ministre de l’intérieur, Directeur général du Port autonome de Lomé, Président de l’assemblée nationale.

Après sa défection au sein du Rassemblement du peuple togolais (RPT) en 2022, il part en exil avant de rallier les rangs de l’opposition togolaise. Après le décès d’Eyadéma, il est rentré au Togo le 8 avril 2005, mais a été emprisonné pour un détournement de fonds présumé alors qu’il était directeur général du port autonome de Lomé. En septembre 2005, il a fondé avec Dahuku Péré le parti l’Alliance démocratique pour la patrie (connue simplement sous le nom d’Alliance).

Il va fonder en 2008 son propre parti politique, l’Organisation pour bâtir dans l’union solidaire togolaise (OBUTS) avec lequel il a été candidat à la présidentielle de 2010. En 2018, il change le nom de sa formation politique. OBUTS devient alors le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

M. Kodjo a été de nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2020. Les résultats officiels le proclament 2e derrière Faure Gnassingbé avec 19,45% des voix. Des résultats qu’il a contestés jusqu’à son dernier souffle le 03 mars 2024, estimant être le président élu.