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Crise politique : Le président IBK amadoue l’opposition avec des sièges au sénat

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keita, a rencontré ce 07 juillet, un collectif de candidats ayant perdu les sièges qu’ils pensaient avoir conquis en mars, pour tenter d’apaiser la situation.

D’après plusieurs participants et des responsables de la présidence, il a suggéré d’en nommer certains au Sénat. Mais ces candidats déçus ont affirmé à l’AFP qu’ils n‘étaient pas intéressés par un siège de sénateur.

« Nous sommes les candidats spoliés. Nous ne voulons rien d’autre que nos sièges de députés pour aller représenter à l’Assemblée nos populations », a déclaré Ibrahim Kébé, l’un de ces candidats malheureux, à l’AFP.

« Nous sommes les véritables députés élus. Nous avons dit au président que le Sénat ne nous intéresse pas. Nous voulons retrouver nos sièges de députés », a renchéri l’ancien candidat Adama Diarra, présent à la rencontre.

Des membres du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), présents également, vont poursuivre les discussions afin de trouver une solution, a appris l’AFP auprès de participants.

Le Mali baigne dans une insurrection jihadiste apparue en 2012, qui a causé la mort de milliers de personnes et qui a contraint des centaines de milliers d’habitants à fuir leurs foyers.

En juin dernier des milliers ont manifesté pour réclamer le départ du président IBK. De vives tensions que le président tente d’apaiser.

Relance du secteur privé : la BOAD et l’AFD signent deux conventions

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Dans le cadre de la finance climat et de l’initiative française ‘COVID-19 – Santé en commun’, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé ce mardi 07 Juillet deux conventions de financement.

D’un montant total de 175 millions d’euros soit 114,8 milliards de Fcfa, le groupe AFD va à travers ce financement, contribuer à renforcer la stratégie de la BOAD d’aider les pays membres et opérateurs économiques de l’UEMOA à relancer leur économie après la pandémie.

La première convention d’un montant de 100 millions d’euros (65,6 milliards de FCFA) vise à appuyer la BOAD dans sa réponse contracyclique face à la crise. La seconde convention porte sur une ligne de crédit de 75 millions d’euros (49,2 milliards de F CFA) ainsi qu’une subvention de 600 000 euros d’assistance technique, dont la finalité est de contribuer au développement de modèles économiques résilients et bas carbone en zone UEMOA, en densifiant et en réorientant les flux d’investissement vers des projets climat.

Les deux documents ont été signés par Christian Adovelande, le président de la BOAD, et François Jacquier-Pelissier, directeur de l’AFD.

Cet accord de financement intervient à quelque mois du lancement du premier sommet des banques de développement sur le financement des Objectifs de Développement Durable (ODD), qui se tiendra à Paris du 10 au 12 novembre prochain et sera organisé en partenariat avec le forum de Paris sur la paix.

Ce sommet auquel participe les deux institutions constituera une plateforme essentielle pour encourager ces institutions à agir ensemble afin de libérer leur plein potentiel et maximiser les investissements s’inscrivant en cohérence avec l’agenda multilatéral du développement durable.

Valorisation des produits locaux, le MAPAH mets des présentoirs à disposition des entrepreneurs

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Afin d’améliorer la valorisation, la visibilité et la connaissance des produits locaux des entrepreneurs togolais, le ministère de l’agriculture, de la production animale et halieutique (MAPAH) vient de disposer des presentoirs vitrés.

Il s’agit de la matérialisation d’un projet du ministère initié en 2019 et mis en œuvre à travers le PPAAO-Togo afin de promouvoir les produits alimentaires, agroalimentaires, et cosmétiques fabriqués et emballés au Togo.

Selon les explications de Ouro Agoro Amina, responsable de l’entreprise Minagro Group et Coordinatrice du projet « Présentoirs du MAPAH » donnés à nos confrères de la télévision en ligne Direct 7, il s’agit d’un dispositif que le MAPAH a pris l’initiative de mettre en place pour les jeunes entrepreneurs pour valoriser toutes les marques des produits locaux du Togo.

Ces vitrines permettront de faire connaître leurs produits et de les rapprocher des consommateurs en y déposant, non seulement leurs produits, mais aussi des catalogues, visuels, prospectus et autres documentations afin de mieux faire connaître leurs produits.

Le projet s’inscrit dans le cadre du concept « Top Produits du Terroir ». Ces presentoirs, véritables outils de communication, seront disposés dans les points de vente et autres lieux stratégiques (hôtels, aéroport, institutions etc.) et permettront d’attirer l’attention des consommateurs sur non seulement les produits agricoles transformés et conditionnés au Togo mais aussi sur les entrepreneurs locaux qui les produisent.

Il faut noter que deux types de présentoirs sont prévus dans le cadre de ce projet. Ceux destinés aux institutions privées et publiques d’une part et ceux destinés aux supermarchés d’autre part, a précisé la coordinatrice du projet.

Décès d’un autre haut gradé des FAT

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La vague des décès dans les rangs des Forces armées togolaises (FAT) n’est pas encore à son terme. En tout cas, c’est ce que laisse présager le nouveau décès dont l’information nous est parvenue.

En effet, un haut gradé des FAT, officier de l’armée de terre, le Colonel Bataba Gandah Soklema, originaire de Siou (Préfecture de Doufelgou) vient également de perdre la vie dans un accident de la circulation, le 6 juillet dernier.

Selon les informations qui nous sont parvenues, l’officier est le seul à avoir perdu la vie parmi les 3 occupants du véhicule lors de l’accident de la circulation dans les encablures de la localité de Naboulgou (nord du pays / région de la Kara) alors qu’il était en mission.

Il nous souvient que le 4 mai dernier, au lendemain de l’investiture de Faure Gnassingbé, le Colonel Madjoulba Bitala, un autre haut gradé originaire lui aussi de Siou, avait perdu la vie dans des circonstances non élucidées jusqu’à ce jour.

Entre actes criminels, accidents et morts naturelles, les questions demeurent entières. Quelqu’un en aurait-il après les hauts gradés Siou au sein des FAT ? Les décès dans les rangs de l’armée togolaise se font récurrents depuis quelques mois, puisque quatre (4) officiers avaient précédemment péri dans un autre accident de route, il y a de cela quelques semaines.

Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a été rendu public sur le décès du Colonel Bataba.

Réouverture prochaine des lieux de culte au Togo

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Fermées depuis le 20 mars 2020 dans le cadre des mesures prises par le gouvernement togolais pour la riposte contre le Coronavirus, les lieux de culte (mosquées, églises, centres de prières etc.) vont réouvrir dans les prochains jours.

La décision émane de la réunion tenue ce mardi 7 juillet 2020, entre le ministre de l’administration territoriale et les responsables des associations et organisations religieuses. Mais, par mesure de sécurité et de précaution, leur ouverture s’opèrera partiellement et progressivement.

Ainsi :

  1. Dans les régions, 5 églises Catholiques, 5 Mosquées pour Union musulmane et 5 églises pour le Conseil Chrétien sont autorisées à ouvrir.
  2. Dans les préfectures, 3 églises Catholiques, 3 Mosquées pour l’Union Musulmane et 3 pour le Conseil Chrétien sont autorisées à ouvrir ;
  3. Au niveau de la préfecture de Golfe : 9 églises Catholiques, 9 Eglises pour le Conseil Chrétien et 9 Mosquées pour Union musulmane ;
  4. Au niveau de la préfecture d’Agoè : 7 Eglises pour Catholique, 7 Eglises pour Conseil Chrétien et 7 Mosquées pour l’Union musulmane seront ouvertes ;
  5. Pour toutes les autres fédérations ecclésiastiques, il n’est convenu d’ouvrir qu’une église par préfecture, soit 39 églises dans tout le pays.

Il fait noter q’une liste mentionnant les noms et situation géographique des églises et mosquées qui ont été choisies pour ouverture devra parvenir au ministère, ce mercredi 08 juillet pour procéder à l’ouverture.

Selon les explications du ministre Payadowa Boukpessi, il s’agit d’une « sorte d’expérimentation qui va permettre de vérifier, d’évaluer si les mesures barrières sont respectées. Cela permettra au gouvernement de prendre une décision définitive pour l’ouverture de toutes les églises.»

Grave accident sur la route Lomé-Kpalimé ce mardi

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Il s’agit d’un énième drame sur la route Lomé-Kpalimé. Ce mardi 07 juillet, c’est un nouvel accident qui a encore eu lieu sur cette route, précisément à Adidogomé-Boukarou, en face de la boutique Haojue.

Selon les faits rapportés par l’agence de presse, Afreepress, « il s’agit d’une voiture privée dont le conducteur a perdu le contrôle et a percuté tout sur son passage.»

Le bilan fait état d’au moins quatre (4) personnes blessées, dont deux grièvement.

Le véhicule a également endommagé trois autres voitures et cinq motos avant d’avaler finir sa course dans la clôture d’une concession située au bord de la voie.

Pour l’heure, aucune perte en vies humaines n’a été signalée. Les forces de l’ordre et de sécurité et les sapeurs pompiers sont intervenus afin d’évaluer les dégâts et de prendre en charge les blessés, a-t-on appris.

Il faut noter que la route Lomé-Kpalimé est actuellement en chantier. Sa réhabilitation, débutée il y a quelques semaines pour une durée de trois (3) ans est assurée par la société burkinabèe EBOMAF.

La rédaction d’Élite d’Afrique convie à cet effet tous les usagers de cette route à la prudence.

Joel D.

Grogne à Togo Terminal, la direction du groupe clarifie et rassure (Communiqué)

Un mouvement de grève des employés de Togo Terminal, filiale du groupe Bolloré Transport & Logistics a éclaté dimanche 5 juillet, a-t-on appris, très tôt cette semaine. Mais, dans la journée de lundi, les activités ont rapidement repris suite à l’intervention des forces de l’ordre.

Dans un communiqué datant de ce lundi 6 avril et dont copie nous est parvenue à la rédaction d’Élite d’Afrique, la direction du groupe portuaire explique qu’il s’agit en effet d’un groupe de travailleurs mécontents qui a décidé de protester contre une « hausse non conséquente des salaires », et ce, sans aucun préavis.

«Dimanche 5 Juillet 2020 en fin de journée, un groupe de salariés de la société a essayé de bloquer les activités pour dit-il, protester contre une augmentation des salaires qu’il juge « non conséquente ». Un mouvement d’humeur sans aucun préavis et non conforme aux procédures légales, réglementaires et conventionnelles.», peut-on lire dans le communiqué.

En effet, explique en détails le communiqué, « La Direction Générale de Togo Terminal en accord avec les délégués syndicaux a décidé en fin d’année 2019, d’une augmentation des salaires. Cette revalorisation des rémunérations prend en compte les différentes catégories suivant les spécificités des postes.

 » Ainsi, en janvier 2020, les primes de logement ont été revues à la hausse pour toutes les catégories. Au mois de Mai 2020, le processus de rallongement de la grille a été entamé avec un avancement de 3 échelons pour toutes les catégories.»

Et ce n’est pas tout. « En plus, la Direction Générale de Togo Terminal soucieuse du bien-être de son personnel, a également enclenché le processus de revalorisation complète des salaires malgré la situation socioéconomique complexe liée à la crise sanitaire actuelle caractérisée par une baisse des activités dans tous les secteurs notamment portuaires. À la fin du mois de juin, le salaire perçu a été augmenté avec un rappel de 5 mois, à compter de janvier 2020.»

Ainsi, précise, le communiqué, « Pour rappel, en 2019, des réajustements des salaires avaient été faits pour une grande partie du personnel. En plus de nombreuses autres mesures incitatives, chaque année, la Direction Générale procède à une réactualisation des salaires pour s’assurer du mieux-être de son personnel.

 » À cet effet, «La Direction générale ouverte aux négociations et engagée dans l’amélioration constante des conditions de travail et de vie de ses collaborateurs, a exhorté les travailleurs au respect des textes réglementaires et conventionnels.»

Pour conclure, le groupe « (…) regrette les éventuels désagréments causés par ce mouvement d’humeur illégal et illégitime de ce groupuscule d’agents et présente ses excuses à tous les partenaires de la société. Elle se réjouit de la reprise des activités ce lundi matin 06 juillet 2020 et rassure ses clients de la fluidité des opérations.»

Inquiétudes des parents après la diffusion des vidéos pornographiques des élèves au Togo

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Des vidéos lomotif, des garçons qui touchent les seins et fesses des filles, des filles qui touchent les pénis des garçons, les pénis des garçons transformés en pipes dans la bouche des écolières, billets de 10000FCFA, des vidéos pornographiques, des téléphones hauts de gammes etc. Voilà ce qui décrit une partie des élèves au Togo et dont étalage est largement fait sur les réseaux sociaux, ces derniers mois.

Comment pourrait-on imaginer de tels actes dans des écoles ? C’est scandaleux et en même temps, ceci plonge les parents d’élèves dans des spéculations sur l’éducation fournie, ainsi que le devenir de ces jeunes.

« Je n’arrive pas à comprendre comment les élèves peuvent se ‘tailler des pipes’ à l’école. J’ai peur de la vie scolaire d’aujourd’hui pour les enfants qui sont sérieux dans leurs études et qui probablement pourraient être influencés par ces pratiques. » : nous laisse entendre un parent d’élève dans le quartier d’Agbalepedo.

Des spéculations à n’en point finir

Qu’est-ce qui pourrait être à l’origine de ces actes? Le manque d’encadrement ? Le besoin d’argent ? Le besoin de liberté, car trop coincés à la maison ? Autant d’interrogations auxquelles les parents d’élèves n’arrivent pas à trouver réponses.

« Depuis que j’ai vu les vidéos, j’essaie d’imaginer ce qui peut pousser un jeune écolier à cette pratique. Je pense que l’utilisation des smartphones est la plus grande cause. Aujourd’hui les smartphones sont utiles pour les études mais, d’autres élèves s’en servent pour des futilités. Des sensibilisations et des surveillances strictes doivent être faites par nous, les parents d’élèves afin d’éviter ces pratiques obscènes et dégoûtantes »: affirme une maman.

Inconscience et dépravation, le cocktail détonnant

Rappelons que plus tôt cette année, le 14 février, une scène similaire a suscité du tollé. En fait, un jeune homme avait fait la surprise à sa petite amie dans son école avec une bande d’orchestre organisée, avec des cadeaux, et des billets d’argent, créant un véritable buzz sur la toile.

Entre temps, ce sont les filles universitaires qui, dans une vidéo laissaient entendre : »on va ba**er les maris des gens. » Aujourd’hui, ce sont les élèves dans plusieurs établissements qui font la pipe et des twerk. Que devient la jeunesse togolaise ?

Les jeunes pour qui peut-être les parents se battent comme des beaux diables pour subvenir à leurs besoins. Les mesures sérieuses doivent être prises pour limiter ces dégâts.

Le monde scolaire, de nos jours est devenu un monde de quête de diplômes, choses bonnes, mais pétris d’épines et de pièges dans lesquels les élèves imprudents se font avaler.

Seule la prudence doit être de mise !

Présidentielle Ougandaise 2021 : Une pléthore de candidats en lice

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Plus de 40 personnes ont déjà fait part de leur intention de participer à la prochaine élection présidentielle ougandaise qui se tiendra en 2021, a laissé entendre la Commission électorale ougandaise, dans un entretien accordé à son porte-parole, Jotham Taremwa, cité par The East African.

« Nous avons enregistré entre 43 et 45 personnes qui disent vouloir se présenter à la présidence. Ils sont en majorité des aspirants indépendants. Le processus est guidé par l’article 3 de la loi sur l’élection présidentielle qui exige qu’un aspirant nous écrive en indiquant ses intentions. Les aspirants sont également tenus d’aviser la police et d’autres autorités » a précisé le porte-parole de la commission électorale ougandaise.

On note parmi les candidats, le musicien devenu politicien Robert Sentamu Kyagulanyi alias Bobi Wine du People Power Movement, l’ancien chef d’espionnage, le lieutenant-général Henry Tumukunde, Charles Rwomushana, un ancien membre de l’Organisation de la sécurité intérieure devenu commentateur politique, l’ancien prédicateur devenu journaliste, Joseph Kabuleta, ainsi que l’ancien commandant de l’armée Maj-Gen Mugisha Muntu.

Tous ces potentiels candidats vont affronter l’actuel président, Yoweri Museveni, âgé de 75 ans et au pouvoir depuis 1986. Il compte briguer un nouveau mandat présidentiel suite à une réforme constitutionnelle controversée qui a supprimé fin 2017 la limite d’âge de 75 ans pour être élu président. Bien que certaines voix aient demandé un report de l’élection en raison de la pandémie de Covid-19, la Commission électorale a pour le moment indiqué qu’elle se tiendra dans la période entre le 10 janvier et le 8 février 2021.

L’institution se fonde sur l’article 61 de la Constitution du pays qui dispose que « la Commission électorale organise les élections présidentielle, législatives générales et des conseils de gouvernement local dans les trente premiers jours des cent vingt-deux derniers jours avant l’expiration du mandat du président, du Parlement ou du conseil de gouvernement local, selon le cas ». Le mandat en cours du président sortant, Yoweri Museveni, expire le 12 mai 2021.

Par ailleurs, afin de répondre aux différentes préoccupations concernant la crise sanitaire, la Commission électorale a opté pour une campagne virtuelle. « Les candidats aux élections ougandaises qui doivent avoir lieu au début de l’année prochaine devront mener la campagne sans contact physique, comme l’implique la distanciation sociale et physique en cette période de Covid-19 », a annoncé la Commission électorale.

Zimbabwe : des infirmiers et délégués syndicaux en manifestation arrêtés par la police

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Une dizaine d’infirmiers et délégués syndicaux qui manifestaient devant un hôpital de la capitale Harare (Zimbabwe) pour exiger des hausses de salaires a été arrêtée par la police.

La scène se passe dans la journée de ce Lundi où la police est appelée à arrêter les manifestants. Pour le président de l’Association des infirmiers du Zimbabwe (ZINA), Enock Dongo « Au moins 13 de nos membres ont été interpellés pendant une manifestation. Ils sont en garde à vue mais on ne sait pas pour quelles charges ». Ceux-ci devraient être déférés devant un tribunal mardi.

Cette manifestation est survenue suite à l’appel du syndicat à la grève pour protester contre leurs “salaires d’esclaves”, en pleine pandémie de Coronavirus, et exiger le paiement de leur traitement en dollars américains.

Compte tenu de la dévaluation de la monnaie locale, le dollar zimbabwéen, la ZINA évalue à l’équivalent de 30 à 40 dollars US leur salaire actuel.

« La situation est terrible, on ne peut même pas payer nos loyers”, a déploré devant la presse, Moses Sigauke, un manifestant. “Nous sommes angoissés, nous sommes devenus un danger pour nos patients », a renchéri un autre, Mike Chingau.

Il faut dire que le Zimbabwe est plongé depuis le début des années 2000 dans une crise économique et financière catastrophique.