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La population de Doufelgou réclame la lumière sur la mort de Madjoulba Bitala

La disparition tragique du Colonel Madjoulba Bitala a plongé la population de Doufelgou, notamment le canton de Siou d’où il est originaire dans un émoi total. Elle a lancé une grande manifestation ce matin de jeudi 7 mai, pour exiger des éclaircissements sur la mort de leur fils.

Jeunes, vieux et femmes, ils sont plusieurs centaines d’habitants de la localité, armés de gourdins et d’armes blanches, sortis pour protester contre l’assassinat du colonel Madjoulba Batela. Débutée à Siou en passant par Tenenga, la marche a chuté au siège de la Préfecture à Niamtougou.

Selon des témoins, le préfet avait demandé en vain une rencontre d’explication avec les autorités traditionnelles et les jeunes. Les jeunes ont préféré lui porter personnellement leurs exigences d’explications sur le décès troublant du Colonel Madjoulba Batela.

La marche s’est déroulée sans heurt pour l’instant. Les manifestants réclament la lumière sur la mort de leur frère et la remise de son corps afin qu’ils l’enterrent selon les rites Nawda sans la présence des officiels.

Le colonel était retrouvé avec une blessure profonde au cou. Pendant que certains parlent d’un égorgement, l’autopsie quant à elle évoque une mort par balle.

Les autorités n’ont fait aucune déclaration jusqu’à présent ; il en est de même du procureur de la République. Faure Gnassingbé est à la fois chef suprême des armées et ministre de la Défense.
Le colonel Madjoulba Bitala était un proche du chef d’Etat-major Félix Abalo Katanga dont il avait pris la succession à la tête du BIR, ex-Force d’intervention rapide qu’il dirigeait depuis 2014.

Le défunt vient d’une famille qui est un soutien au pouvoir en place et qui compte de nombreux militaires dans ses rangs. Le grand-père était un ancien de la force coloniale et intime du Général Eyadema. Son père Gilbert Madjoulba était également un militaire et son frère Calixte Batossie Madjoulba également officier supérieur, est ambassadeur du Togo en France depuis 10 ans.

Le consulat du Togo en Italie est « définitivement » fermé

Le Togo a procédé à la fermeture définitive de son consulat à Rome (Italie). L’information a été rendue publique à travers une note du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HTCE).

La fermeture de la représentation diplomatique du Togo dans ce pays est essentiellement due au nombre élevé de contamination dues au Coronavirus en Italie.

En effet, explique la note du HTCE, de nombreux cas de contamination et de décès sont recensés chaque jour dans le pays. Depuis le début de la pandémie, plus de 210 000 personnes ont été contaminées en Italie avec près de 29 000 décès, selon les chiffres officiels.

Et même si le bilan journalier est en baisse, la situation n’est pas pour autant sécurisée. Le pays annoncé ce dimanche, 174 nouveaux cas de malades de Covid-19, bilan le plus faible depuis le début du confinement.

Pour toute information, sur la fermeture de son consulat en Italie, le HTCE mets à disposition les contacts suivants: Tel : 389 920 5226 – 389 185 9578, E-mail: htce.it@gmail.com.

Lt-Col. ATAFAÏ Tchangani succède au Col. Madjoulba Bitala à la tête du 1er BIR

Lieutenant-Colonel ATAFAI Tchangani, c’est à lui que revient désormais la charge de diriger le 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR 1). Le concerné a été nommé par décret présidentiel le 5 mai 2020.

Il vient ainsi remplacer le Colonel Madjoulba Bitala, décédé le 4 mai dernier dans des circonstances non élucidées pour l’heure.

Natif de Tchitchao ( environ 8km de Kara), le Lieutenant-Colonel Atafaï Tchangani est un « béret noir » breveté de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr (Paris) qui a servi en tant que commandant de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire- Bataillon ONUCI.

Précédemment responsable de la garde des honneurs présidentiels, il officiait avant sa nomination en tant que chef corps des surveillants de l’administration pénitentiaire. Il aura désormais à sa charge un bataillon composé de 5000 hommes.

Il faut noter que les populations de Siou (préfecture de Doufelgou dans le nord du pays), ont toujours du mal à digérer le décès du Colonel Madjoulba Bitala. Une marche pacifique se tient ce jeudi afin de réclamer que justice soit faite pour leur fils.

«De petites agricultrices à grandes exploitantes agricoles», les réalisations salutaires du PADAT

Les actions du Projet d’appui au développement agricole au Togo (PADAT) portent désormais leurs fruits. Grâce à ce projet, les ex-petites exploitantes agricoles sont devenues de grandes exploitantes agricoles.

Destiné aux femmes qui ont opté pour le travail de la terre, le PADAT n’est que l’un des nombreux projets du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire(PNIASA).

Avec cet appui, ces exploitantes particulièrement, connaissent aujourd’hui une activité florissante et un niveau de productivité compétitif. « J’ai bénéficié d’un financement du PADAT. Avec ce financement, j’ai acquis des bœufs qui me servent aujourd’hui à labourer mes parcelles de terre et qui me permettent en trois jours de finir un (1) hectare. »

Rappelons que le PADAT est mis en œuvre par un consortium d’ONG entre autres, ETD, GRED, UAR-P et dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus des petits producteurs agricoles au Togo.

Interview exclusive : Serge Seko s’exprime sur sa situation actuelle en club en cette période de Covid-19

L’international Togolais Serge Seko évoluant au CS Chebba (Tunisie), fait partie des footballeurs privés de jeu en raison de la pandémie du Covid-19. Dans une interview exclusive accordée à notre site, Elite d’Afrique ce 07 mai 2020, le jeune milieu de terrain togolais s’est exprimé sur sa situation actuelle en club en cette période de crise sanitaire.

Elite d’Afrique : Football suspendu à cause du Coronavirus, comment avez-vous pris cette situation ?

Serge Seko : Personnellement, ça m’a beaucoup touché. Parce que j’étais dans une forme incroyable avec mon club et nous étions qualifiés pour les quarts de finale de la coupe et en même temps j’étais appelé en sélection nationale togolaise. Du coup, cela m’a vraiment touché moralement, mais on n’avait pas le choix et cela fait partie des surprises de la vie. Je garde le cap pour ne pas perdre la forme.

Comment faites-vous justement pour garder le cap ?

Je travaille. Surtout que j’ai la chance d’avoir le terrain en face de ma maison, j’y vais pour travailler chaque jour. Soit, je vais jongler parfois sur la dalle de ma maison afin de transpirer un peu pour évacuer l’ennui.

Quelles sont les mesures prises par votre club pour vous permettre de garder la forme

Depuis le début de la maladie ici, on était directement confinés totalement ; pas de sortie et autres ; aucune activité dans le pays. Le club a vite créé une plateforme Whatsapp et notre préparateur physique nous envoie les exercices à faire chaque jour à la maison. Des fois, nous nous entraînons par vidéo.

En dehors des exercices sportifs, que faites-vous de vos journées en ces temps ?

Mon activité préférée en cette période est la PS4. Avec le confinement il devient tellement difficile de vite dormir. Donc chaque jour, je suis toujours entrain de jouer à la PlayStation.

Votre club respecte-t-il le contrat salarial en cette période ?

Pour le moment, je peux dire oui il respecte le payement des salaires en cette période et pour nous qui sommes étrangers, il nous apporte à manger.

Quel est votre message à l’endroit de la population togolaise ?

Tout ce que je peux dire à mes compatriotes du 228, le Togo, c’est de vraiment faire très attention et que chacun prenne au sérieux, les mesures données par le gouvernement ; c’est à dire de se protéger, de se laver les mains pour éviter cette maladie. Bref, respecter les consignes et les gestes barrières.

Récemment convoqué en équipe nationale togolaise pour la double confrontation contre l’Egypte, l’ex-sociétaire de Coton Sport de Garoua (Cameroun), devra attendre la fin de la pandémie ou la reprise des éliminatoires pour répondre à l’appel de Claude Le Roy, satisfaire les attentes du public sportif togolais afin de confirmer tout le bien que l’on pense de lui.

Colonel Bitala Madjoulba: retour sur parcours du gros bras au grand cœur

Lomé s’est tristement réveillée ce lundi matin suite à l’annonce du décès du colonel Bitala chef du premier bataillon d’intervention (Bir). Les conditions entourant ce tragique décès ont glacé le sang à plus d’un togolais ,qu’il soit proche ou inconnu. Et pourtant jusque là on ne le connaissais que comme chef du Bir. La rédaction d’Elites d’Afrique vous propose une petite incursion dans la vie du personnage. Qui était il réellement ?

« Les bonnes choses ne durent pas et les bonnes personnes s’en vont tôt »c’est ce qu’on s’accorde souvent à dire. Feu Colonel Bitala ne fait pas exception à la règle. À seulement 52 ans , le chef sur lequel tous les frères d’armes ne tarissent pas d’éloges s’est éteint.

Le jour du 13 septembre 1968 l’a vu naître à Siou ( préfecture de Doufelgou). Très vite conscient de son potentiel et de son amour pour la chose, Bitala
Madjoulba encore enfant, s’est engagé dans la troupe du collège
Militaire Eyadema de Tchitchao avant
de se faire enroler le 1er août 1990. Sous-lieutenant en 1995, il a servi au
Régiment Parachutiste Commando de Kara
puis au 3° Régiment Interarmes de Témédja.
Il fait parti des éléments du Togo formés à l’Ecole Nationale des Officiers d’Active du Sénégal. Non suffisant, il s’envole pour le Cameroun en 2013 pour revenir breveté de l’Ecole de Guerre du Cameroun .
Son impressionnant physique lui a valu le surnom de « gros bras » car du muscle, il en avait mais du cœur encore plus. Ceux qui l’ont côtoyé ne peuvent oublier de sitôt « l’ambiance de gaieté »qu’il aimait instaurer au sein de l’équipe que ce soit au front ou autour d’un bon match de Volley où encore aux nombreuses compétitions de tirs auquelles il aimait participer. Son tableau de chasse est rempli de ces nombreux trophées. « Il était simplement un chasseur hors
pair » a déclaré un officier.

Avant de se retrouver à la tête du Bir , il a fait ses preuves aux postes de commandant par intérim au Centre d’Entraînement
des Opérations de Maintien de la Paix
(CEOMP), et celui du 2° Régiment
d’Infanterie d’Adidogomé du 07 Septembre
2011 au 18 Août 2012.
La dernière apparition de Bitala promu Colonel depuis le 1janvier dernier reste et demeurera celle où il remettait le drapeau au chef de l’État lors de la prestation de serment le 03 mai dernier. Comme s’il disait par là « je passe le témoin », l’homme qui a survécu tant de fois à de terribles accidents de la route a rendu l’âme dans son bureau le 04 mai après s’être fait poignardé et tiré dessus. Daigne les portes du paradis s’ouvrir devant lui.

Le ministre Sani Yaya appelle à la solidarité nationale entre les institutions financières et le secteur informel

Afin de trouver des solutions pour juguler au mieux la crise du Covid-19 et son impact sur l’économie nationale, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya propose que les banques financent les institutions de microfinances qui à leur tour appuieront le secteur informel.

L’idée a été émise lors d’une rencontre tenue mardi, à Lomé, avec les dirigeants d’établissements financiers et membres de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo (APBEF).

Un appel à la solidarité que le ministre, soucieux des effets de la pandémie du Covid-19 sur le système financier et sur l’économie nationale, lance pour la relance non seulement du secteur informel mais aussi pour soutenir le secteur agricole notamment via le MIFA.

Au cours de cette rencontre, le ministre a évalué la mise en œuvre des mesures prises par la BCEAO qu’il a invité les institutions financières à exploiter.

Il a également rappelé les principales mesures économiques, fiscales et sociales prises par le gouvernement pour amortir le choc causé par la situation actuelle et qui coûteront à l’État environ 200 milliards FCFA ainsi que la mise en place par l’État d’un Fonds national de solidarité et de relance économique d’un montant de 400 milliards FCFA destiné à accompagner les entreprises et les plus démunis.

Pour concrétiser les acquis et rendre effectif les actions, le ministre a exhorté les banquiers à plus de solidarité et souhaité la mise sur pied d’un comité de réflexion pour la relance de l’économie.

Une école du numérique bientôt à Lomé grâce à Teolis et à la GIZ

Les portes de l’école supérieure du numériqueTeolis devront bientôt s’ouvrir. Initialement prévue pour le mois de septembre prochain, la rentrée devra connaitre quelques bouleversements, liés à la pandémie du nouveau coronavirus.

Le 28 Avril dernier, la GIZ et la Fondation Teolis ont procédé au lancement à travers un accord de partenariat. Le pilotage de ce projet est assuré par les deux organes.

Si le contexte actuel ne permet pas le déroulement efficace et efficient de ce projet, les deux partenaires entendent faire de cette « calamité » une « opportunité » et « d’unir leurs efforts ».

Les métiers du numérique étant les métiers de l’avenir, la coopération allemande et Teolis sont bien décidé à offrir au Togo l’opportunité de former des compétences dans le domaine. « L’éducation aux métiers du digital et du numérique constitue pour la fondation Teolis et pour la coopération allemande mise en œuvre par la GIZ, un préalable à toute ambition d’émergence de nos populations. C’est la raison qui nous amène à privilégier ce projet qui constitue un premier pilote, qui sera développé, renforcé et répliqué dans les prochaines années. » Peut-on lire dans le communiqué rendu public par les deux partenaires.

Les cours seront faits à distance, aux professionnels, à des chercheurs et à tous ceux qui désirent profiter de l’offre.

Kaporal Wisdom à Faure Gnassingbé : Les artistes attendent aussi leur Novissi

L’artiste togolais Kaporal Wisdom, s’est engagé aux côtés des populations vulnérables pour les soutenir en cette période de coronavirus. Le slameur s’est adressé au président Faure Gnassingbé sur le cas des artistes togolais.

Sensibilisation sur les mesures préventives et les gestes barrières à observer en cette période de coronavirus, don des produits de premières nécessités pour soutenir les populations vulnérables en cette période de crise sanitaire, telles sont les actions menées par l’article slameur togolais, Kaporal Wisdom.

Dans l’émission « Santé d’abord » diffusé ce 05 mai 2020 sur la télévision nationale,  parlant du « Covid-19 et l’initiative citoyenne », les actions responsables menées par certains Togolais ont été évoquées, dont celles du « Mawu bévi Yehowa bévi ».

Ainsi dans un reportage, diffusé dans l’émission, sur les actions de Kaporal Wisdom, l’artiste a profité du créneau pour s’adresser au président Faure. << J’aimerais porter cette doléance au président Faure Gnassingbé : les artistes togolais attendent aussi leur Novissi (sourire). Faites quelque chose pour nous les artistes car en ce moment, c’est chaud >>, a plaidé Kaporal Wisdom.

En effet, nombres sont les activités qui sont aux ralenti, voir aux arrêts en cette période, desœuvrant ainsi beaucoup. L’artiste qui a toujours rêvé d’un beau (Togo) estime que les artistes font également parti des personnes desoeuvrées par cette crise pandémique.

Covid 19: 2 cas de plus

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Deux hommes de la cinquantaine, l’un résidant à Agoè et l’autre à Lomé portent le nombre de contaminés au Covid-19 à 128 selon les chiffres mises à jour aujourd’hui sur le site du gouvernement.

Le nombre de gueris, battant tout les records dans la sous région est évalué à 74. Aucun autre cas de décès n’a été répertorié maintenant ainsi le nombre à 9. Par déduction 45 cas sont encore actifs.

Ces deux nouveaux patients sont issus des 471 personnes testés ce matin. Beaucoup de voix s’élèvent pour témoigner de la gratitude à l’endroit du personnel soignant qui depuis le début de la crise ,ne ménage aucun effort pour répondre présent sur tout les fronts à risque.


À ce jour, 8362 tests de dépistage ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.