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Nicki Minaj : « être gentille et attentionnée n’a jamais été la clé pour garder un homme »

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Nicki Minaj a une vision bien particulière de l’amour. Pour elle, être gentille et attentionnée n’a jamais été la clé pour garder un homme, bien au contraire.

“Les hommes aiment les femmes indépendantes”, a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il faut parfois jouer avec ces messieurs pour être davantage désirée. “Ils veulent être traités comme des chiens”, a estimé la rappeuse.

Mais si Nicki Minaj aime jouer avec les hommes, elle admet cependant chercher le grand amour, dans le but d’avoir des enfants. “Je veux être maman un jour, et je veux commencer à devenir la femme que j’imagine élever mes enfants”, a-t-elle déclaré au Sun.

Nicki Minaj enchaîne les phrases choc. Dernièrement, la rappeuse a expliqué qu’elle ne faisait pas de sport… par peur de perdre ses seins.

Source : Africardv.com

Soif du rapport sexuel, une femme a enfermé deux hommes pour les violer

Une femme de 52 ans a été placée en garde à vue. Selon 24matins.fr, elle avait séquestré deux hommes et voulait les forcer à avoir une relation sexuelle.

 Terry L. Boyd est âgée de 52 ans et accusée de séquestration, d’entrave à un agent de police et de conduite dangereuse. Elle a été arrêtée lundi, car les voisins ont donné l’alerte. Elle avait séquestré deux hommes et l’un d’entre eux criait à l’aide.

Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées selon le Huffington Post, l’un des otages a lancé un jeu de clés par la fenêtre. Les policiers ont donc pu ouvrir cette porte bloquée par la quinquagénaire.

Les hommes ont pu être interrogés par les enquêteurs, l’un a révélé que cette femme de 52 ans les avait kidnappés, car elle voulait les forcer à avoir des rapports sexuels. Cet incident s’est déroulé à Wausau dans le Wisconsin et lors de son arrestation, elle a expliqué qu’ils auraient été relâchés s’ils étaient passés à l’acte.

Selon le rapport de la police, ils ont pu repartir et n’ont pas souhaité déposer une plainte. L’histoire ne se termine pas à ce stade puisque la quinquagénaire a appelé l’hôpital de Wausau notamment pour expliquer que les policiers l’avaient battue.

Une ambulance est donc venue la chercher et, lorsqu’elle est arrivée dans le centre hospitalier, son comportement a changé. Elle est devenue agressive avec le personnel. Terry L. Boyd comparaîtra devant le tribunal le 5 septembre prochain.

Source : Africardv.com

Les cours de l’économiste Taama sur le CFA

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Depuis que le débat sur le franc CFA fait rage et que même des présidents de pays africains abordent la question, au Togo, seuls les économistes se prononcent. Le pouvoir togolais se mure dans un silence assourdissant et les acteurs politiques semblent fuir cette question du maintien ou non de ce franc. D’ailleurs, ce n’est pas leur préoccupation. Les uns et les autres luttent permanemment pour conserver ou conquérir le pouvoir.

Gerry Taama, acteur politique connu pour être volubile, tente de sauver cette image écornée. Le député et président d’un parti politique, en l’occurrence le Nouvel engagement togolais (NET) vole au secours du franc CFA. Pour lui, l’impact du francs CFA sur la vitalité des économies africaines est ‘négligeable’.

« D’abord, seulement 14 États sur 55 utilisent cette monnaie en Afrique et plus de 40% des 10 pays qui enregistrent les meilleures performances économiques en Afrique sont de la zone CFA. Ensuite, les réserves de change africain dans la banque de France en 2017 ne représentaient que 4,5 des réserves propres de la France, dont le PIB correspond à celui de toute l’Afrique », écrit-il.

Comme une réponse à Kako Nubukpo, professeur titulaire de Sciences économiques à l’Université de Lomé au Togo et ardent détracteur du franc CFA, l’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT) relève que la parité et la convertibilité que garantit le franc CFA aux 14 pays africains concernés, est ‘le prix à payer’ pour dit-il, contrôler l’inflation et assurer une stabilité d’une monnaie qui est certes ‘surévalué’, mais dont profitent des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal pour s’assurer des taux de croissance record.

Les vrais problèmes, insiste-t-il, sont ailleurs. « Tant que nous n’aurons pas le courage de contrôler notre croissance démographique, toutes ces croissances économiques ne mettront pas un terme à la pauvreté », écrit le malthusianiste.

Pour lui, il est souhaitable que les pays africains concernés par ce franc sortent de cette monnaie. Mais encore faut-il qu’ils se garantissent d’abord une diversité des produits d’exportation, à commencer par des produits transformés, une maîtrise de l’inflation et une vraie lutte contre la corruption, contrairement, dit-il, « à la pagaille à laquelle on assiste dans nos pays ».

Tant que tout cela n’est pas fait, il est mieux de garder cette monnaie. Car, va-t-il souligner, des pays comme la Guinée, la Mauritanie et Madagascar l’ont rejeté mais ils ne figurent nulle part en haut des classements de pays dont l’économie est émergente.

Source: GlobalActu

le secret de dégraissage du ventre

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Comment éliminer la graisse du ventre en quatre jours? Voici quelques astuces qui vous permettent de retrouver votre silhouette d’avant. C’est une boisson à préparer chez vous à la maison.

INGRÉDIENTS
1 cuillère à café de gingembre en poudre.

8 verres d’eau.

1 tranche de concombre.

1 citron haché.

12 feuilles de menthe

PRÉPARATION
Mélanger tous les ingrédients dans un bocal en verre avec couvercle et laisser le flacon à la température ambiante. Ce mélange devra servir de boisson et remplacer l’eau pendant toute la journée. Cette boisson élime l’excès du lipide dans le corps.

Le mélange pendant est à prendre pendant 4 jours.

source:Top info

Les préparatifs des 20ans du FESPACO vont bon train

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Si aucune opération exceptionnelle n’est annoncée pour son cinquantenaire, le festival panafricain du cinéma de Ouagadougou a déjà annoncé la liste des films en compétition pour l’Étalon d’or de Yennenga.

Ceux qui s’attendaient à un « coup de folie » pour l’anniversaire des cinquante ans du Fespaco en sont pour leurs frais. Le délégué général du festival, Ardiouma Soma, a bien promis lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 15 janvier la projection de films du patrimoine restaurés… mais c’est à peu près tout. Ce qui ne veut pas dire que cette 26e édition ne sera pas accompagnée, comme à l’accoutumée, de scènes de liesse – lors de concerts sur les places publiques, avant les projections – et de bousculades enthousiastes à l’entrée des cinémas.


Âge d’or

Le Fespaco, qui aura lieu à Ouagadougou du 23 février au 2 mars prochains, rentre donc dans son « âge d’or ». C’est en effet en février 1969, une dizaine d’années après la grande vague des indépendances, qu’eut lieu le premier festival de cinéma panafricain de Ouagadougou. Dont l’ambition affichée, dès cette époque où la production en matière de septième art était encore dans les limbes sur le continent, était de proposer autant que possible « des images de l’Afrique, par l’Afrique et pour l’Afrique ».

Malgré parfois ses difficultés d’organisation, ses sélections de films souvent d’une qualité très inégale, il a réussi au cours de son demi-siècle d’existence à s’affirmer incontestablement comme une manifestation-phare, qui permet tous les deux ans à un très grand nombre de professionnels de l’audiovisuel et surtout de cinéastes du continent ou de la diaspora de se rencontrer et à un public toujours très nombreux – les projections étant ouvertes à tous dans la capitale du Burkina – de découvrir une bonne partie de la production africaine récente. Les officiels ont particulièrement insisté cette année sur l’efficacité du dispositif de sécurité qui doit permettre d’assurer la sérénité des festivaliers.

Le Fespaco du cinquantenaire sera-t-il un grand cru ? La divulgation à la mi-janvier par le délégué général du festival, Ardiouma Soma, de la liste des vingt films sélectionnés pour concourir dans la principale compétition – celle des longs métrages de fiction – afin d’obtenir l’Étalon d’or de Yennenga ne permet pas pour l’instant de répondre à cette question. Peu de grands noms du cinéma africain seront à l’affiche et ceux qui bénéficient déjà d’une incontestable notoriété ne présenteront pas le plus souvent des œuvres totalement inédites.

Ainsi, pour citer deux des grands favoris de la compétition, le film-événement Rafiki de la Kenyane Wanuri Kahui a été projeté lors du festival de Cannes en mai 2018 et est sorti en salles dans de nombreux pays et Fatwa du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud a obtenu le Tanit d’or au dernier festival de Carthage en octobre 2018. On attend cependant avec intérêt de découvrir bien d’autres longs métrages et en particulier Les Armes miraculeuses, la dernière œuvre du Camerounais Jean-Pierre Bekolo qui avait obtenu en 2007 l’Étalon d’argent avec le superbe et dérangeant Les SaignantesDesrances de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, qui avait séduit nombre de festivaliers en 2017 avec son très tonique et très féministe Frontières, ou Jusqu’à la fin des temps, le premier long métrage de fiction de Yasmine Chioukh, la fille du grand réalisateur algérien Mohamed Chioukh. Mais comme toujours, on espérera surtout découvrir des auteurs encore peu connus venus des 16 pays qui seront représentés dans la sélection.

Sélection officielle Fespac… by on Scribd

Les Anglophones mieux représentés

Hormis le Burkina, qui bénéficie comme toujours en tant qu’État organisateur du privilège de projeter plus de films que les autres à Ouagadougou, trois cette année, seuls deux pays, l’Afrique du Sud et la Tunisie, pourront présenter deux longs métrages de fiction en compétition, tous les autres n’ayant qu’un représentant. On peut cependant noter que l’Afrique anglophone, peu visible sur les écrans lors des dernières éditions du Fespaco, sera cette fois bien présente avec six films pouvant obtenir l’Étalon d’or de Yennenga. Deux de plus que le Maghreb.

L’Afrique lusophone devra se contenter pour sa part de la sélection d’un seul long métrage, originaire du Mozambique. Parmi les grands absents, on peut signaler le Sénégal, qui ne pourra donc rééditer son succès de 2017, où Alain Gomis avait obtenu l’Étalon d’or avec le remarquable Félicité.Il apparaît enfin que seules quatre réalisatrices devront affronter seize cinéastes hommes dans cette compétition. Mais il est vrai qu’il n’y en avait pas plus les années précédentes.


Le documentaire remis en avant

On ne connaîtra la teneur des autres sélections (documentaires longs ou courts, courts métrages de fiction, films d’animation, films des écoles africaines de cinéma, séries télévisées) que dans les semaines à venir. Tout comme la liste des longs métrages hors compétition qui seront projetés, les œuvres de la diaspora et les films de patrimoine doivent être mis à l’honneur pendant cette édition du cinquantenaire.

Mais on peut déjà remarquer que le documentaire aura droit cette année à une place de choix puisqu’une section particulière lui est consacrée, ce qui n’était plus le cas depuis assez longtemps au Fespaco, et que des Étalons seront remis aux lauréats de cette compétition renaissante. On peut par ailleurs supposer que le traditionnel colloque qui accompagne la manifestation sera cette année de grande qualité : présidé et animé par le grand cinéaste burkinabè Gaston Kaboré (Étalon de Yennenga en 1997 pour Buud Yam), il bénéficiera de la participation de personnalités comme notamment le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe, de l’écrivain sénégalais Felwine Sarr ou l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira.

Comment se débarrasser des aisselles noircies

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Avoir des zones d’ombre sur la peau est pour la plupart du temps désagréable. Cela l’est encore plus lorsqu’il s’agit des parties visibles comme les aisselles par exemple.  Pourtant, la plupart du temps les aisselles ne sont pas sombres par manque d’hygiène, mais plutôt par mauvaises habitudes. Voici quelques-unes à éviter et des pratiques à privilégier.

Les gommages

Le gommage n’est pas seulement conseillé pour le visage. Vos aisselles en ont également besoin. L’accumulation des peaux mortes favorisent  l’assombrissement des aisselles. Pour y remédier, il faut les gommer Attention ! La peau des aisselles étant plus fragile que la peau du corps, on choisit un exfoliant ou gommage doux et on effectue des mouvements circulaires tout en douceur.

L’Hydratation

L’hydratation est indispensable pour avoir une belle peau. Boire au moins un litre et demi d’eau par jour favorisera l’hydratation de votre peau et vos aisselles pourraient également en bénéficier.

Halte au citron

Le citron possède plusieurs propriétés mais les utiliser directement sur la peau, surtout celle des aisselles qui est très sensible n’est pas conseillé. Optez plutôt pour des masques à base d’huiles naturelles pour détoxifier vos aisselles.

Le rasage

Le rasage favorise la pousse des poils sous-cutanés et les microcoupures. Pour se soigner, la peau sécrète davantage de mélanine. C’est pourquoi, cette pratique ne fait du bien à vos aisselles.

Les déodorants

Tout déodorant n’est pas adapté à votre peau. Attention à la composition de certains. La multitude de produits chimiques parmi lesquels l’alcool, peut faire « ombrage » à vos aisselles.

source: Top info

Ils ont été surpris pendant qu’ils faisaient l’amour

Dans la zone ACI 2000 de Lafiabougou en commune IV du district de Bamako, une jeune femme a failli tuer son conjoint pour infidélité. Nous sommes au Mali.

Comme on le dit souvent un homme averti en vaut deux. Seulement ce monsieur d’une trentaine d’année n’avait pas pris au sérieux les avertissements de sa campagne, qu’on va l’appeler Y.

Il y a deux semaines de cela que les habitants de la zone ACI 2000 près de la caisse de retraite ont été scandalisés par cette scène cocasse malgré  la violence de l’agresseur. Dans un appartement situé non loin du goudron, habite un jeune couple, ils sont tous deux de la sous-région, des anglophones. Le couple s’est fait remarquer dans son voisinage par la répétition de scènes de ménage violentes. Le monsieur est réputé  être un grand coureur de jupon et sa femme, de nature forte, ne semble pas supporter les incartades de son conjoint.

Il y a deux semaines de cela que le monsieur, croyant sa femme absente pour un bon moment, a fait venir sa petite amie dans le foyer conjugal. Cette dernière, une malienne, était avec son amant dans le lit conjugal quand l’épouse du monsieur est rentrée et les a surpris. Furieuse, elle s’est saisie d’un couteau de cuisine pour s’acharner sur son mari. Pour échapper à sa partenaire déchaînée,  Monsieur Y s’était refugié sur le balcon. Alertés par les cris, les voisins, s’étaient précipités pour secourir la victime qui a  échappé de justesse à la mort grâce à l’aide d’un voisin qui avait fini par escalader le mûr de Y. Ce dernier prit  par surprise la femme de Y pour la désarmer au moment où elle s’apprêtait à pousser son conjoint de par le balcon.

La police alertée par  les voisins était venue  chercher la femme en furie et Monsieur Y  fut amené à l’hôpital. Mais le plus drôle dans cette histoire, c’est que personne n’a su comment la petite amie de Y s’était volatilisée et comment elle a fait pour échapper à la furie de madame Y.

Source: Marichesse

La promotion Gal Gnassingbé de la Police Nationale entre en service

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La promotion Gal Gnassingbé Eyadema de la Police Nationale est officiellement entré en service aujourd’hui

Atchabao Achad, d’Africa Thé un thé africain

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Rien ne prédestinait Atchabao Achad à l’entrepreneuriat, encore moins dans le domaine de la santé. Féru de TIC, le titulaire d’une Licence en Informatique Réseaux et Télécommunications, a eu un jour une rencontre qui le bouleversera au point de modifier sa trajectoire professionnelle.

Après bien de pérégrinations et le concours du Faiej, il lance en 2017 Togo Vie, une entreprise qui produit des infusions thérapeutiques connues sous la marque Africa Thé. Désormais il emploie 18 personnes et génère un chiffre d’affaires mensuel de 1 600 000 Fcfa, selon les informations du Faiej.

Togo First : Comment est né « Africa Thé » ?

Atchabao Achad : J’ai commencé très tôt à chercher à travailler. Quand j’étais en deuxième année en informatique, je me suis fait des cartes de visite que je distribuais aux ONG, pour leur montrer mes talents en conception de site web. Donc j’ai décroché des contrats et j’allais souvent du côté d’une banque de la place pour y déposer de l’argent afin de racheter des domaines pour héberger les sites de mes clients.

Un jour à la banque, j’ai vu un homme âgé qui avait perdu l’usage d’une partie de son corps et qui se faisait aider par un jeune. Je l’ai observé pendant un moment et les difficultés qu’il éprouvait pour poser un pied après l’autre m’ont tellement marqué que je me suis approché du jeune. Je lui ai demandé de quoi souffrait le vieux et il m’a dit qu’il était hypertendu. J’ai eu peur.

Quand je suis rentré à la maison dans la soirée et que je me suis mis au travail, l’image du vieux en difficulté, revenait sans cesse dans mon esprit. La question qui me taraudait était : « Est-ce qu’un jour je peux aussi passer par là » ? J’ai donc consacré quelques minutes sur mon ordinateur à chercher des informations sur l’hypertension, tout ce qui l’entoure et comment faire pour l’éviter. Dans mes recherches, j’ai remarqué qu’il y avait un ingrédient qui revenait : l’ail.

Je suis allé sur les sites de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, ndlr) et d’autres institutions qui œuvrent pour la santé et j’y ai pu lire que lorsqu’une personne consomme au moins une gousse d’ail chaque jour, elle pourra être épargnée de l’hypertension, du cancer ainsi que d’autres maladies.

Je me suis dit alors qu’il aurait suffi que ce vieux consomme régulièrement de l’ail et il n’aurait pas été dans cette situation. Je me suis demandé s’il le savait lui-même. Parce qu’il se peut que beaucoup de gens n’en aient pas connaissance.

Les jours suivants, j’ai réalisé un petit sondage pour demander aux gens s’ils étaient au courant des vertus de l’ail et s’ils savaient que l’ail pouvait les protéger de l’hypertension, par exemple. Force a été de constater que beaucoup de personnes, même les personnes malades, le savaient parfaitement et connaissaient toutes ses applications.

Pourquoi ne le consommaient-ils pas alors ? J’ai posé la question et pour la grande majorité des réponses que j’ai reçues, soit l’odeur de l’ail était trop forte et indisposait facilement, soit ils n’avaient pas du temps pour l’écraser chaque matin pour l’utiliser. Que faire pour amener les gens à consommer cet ingrédient ? Comment parvenir à le mettre dans le quotidien du Togolais ? 

Je rappelle que j’étais en deuxième année universitaire. A la fin de l’année, j’ai décroché un stage en télécommunications dans une structure de téléphonie mobile au Burkina.

Au Burkina, bien que j’allais au stage, la question était toujours là et je cherchais un moyen d’y répondre. Et un fait s’est présenté à moi : à midi, lorsque j’allais à la pause, je remarquais que tout le monde se dirigeait vers des sortes de kiosques où on vendait du thé. Ils raffolent extrêmement de thé et de café, quelle que soit la période de la journée. J’ai fini par m’habituer à force aussi et un jour je me suis dit que, vu la façon dont tout le monde prenait du thé, si on arrivait à mettre un peu d’ail dans chaque tasse, cela veut dire que chaque consommateur pouvait profiter des vertus de l’ail en même temps. Donc j’ai décidé d’explorer cette piste, quand bien même j’étais conscient que prendre quotidiennement du thé ne fait pas partie des habitudes du Togolais. Je me suis dit que ça va venir si on s’y essaie. Voilà donc comment est née et a germé l’idée de Africa Thé…

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T.F : Comment la transition « de l’idée à la réalisation » s’est-elle faite?

A.A : Dès que l’idée a germé, j’ai réfléchi à trouver une unité de transformation vu que je ne savais pas comment on faisait du thé.

J’ai cherché et trouvé une structure de transformation du thé Safari au Burkina et dont le promoteur a bien voulu me montrer leurs installations. Il était évidemment très surpris que quelqu’un en stage en télécommunications, s’intéresse d’un coup à la production de thé. Il m’a mis dans de bonnes conditions. Les soirées après le stage, j’étais là-bas et j’ai pu suivre pendant deux (2) mois comment ça se fait.

Quand je suis revenu à Lomé, j’avais cette chaleur en moi, parce que je savais comment faire maintenant pour sauver aussi les gens à travers cela. Du coup, j’ai fait des tests chez moi à la maison, avec de l’ail, parce que là-bas, j’ai suivi tout cela, mais je n’ai pas utilisé de l’ail pour le faire donc je ne pouvais pas être sûr totalement.

J’ai donc produit de petits sachets avec de l’ail selon les techniques apprises et je les ai distribués à des amis et des connaissances en leur disant de l’essayer. Je ne leur disais pas que c’était mes propres créations, plutôt qu’on me les avait offerts aussi. Les retours ont été très excellents et encourageants et c’est lorsqu’on a commencé à me presser de questions pour que je leur ai indiqué le fabricant pour passer éventuellement commande, que j’ai fini par leur avouer que tout avait été fait dans ma chambre à mon retour.      

J’ai appris que le Faiej aidait les jeunes à se mettre en place. Je leur ai expliqué l’idée, je me suis inscrit et je suis allé suivre une formation en entreprenariat qui m’a permis de mieux maîtriser les contours de l’activité entrepreneuriale. Après la formation, il fallait laisser un plan d’affaires, ce que j’ai fait. Mais avec la chaleur qui m’animait, je ne pouvais pas attendre le temps que le Faiej étudie nos dossiers. Parce que j’ai compris, lors de la formation, qu’un projet aujourd’hui n’est plus le même dans 6 mois. Donc, il me fallait le commencer à temps.

Avec l’argent que me rapportaient mes petites conceptions de sites, j’ai pu louer une pièce pour y installer ma petite entreprise. J’ai recruté une secrétaire et deux agents de productions. J’ai séparé la pièce pour aménager un petit bureau puis j’ai commencé à produire.

C’est de là que Togo Vie est parti. J’ai produit pendant près d’un an avec mes propres fonds. Les gens appréciaient et c’est ce qui m’a encouragé. Les retours dépassaient les attentes et y avait cette motivation qui m’a permis de continuer.

Avec le temps, j’ai été surpris de recevoir des messages du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de gens qui ont dégusté mon thé et qui en demandaient en plus importante quantité. J’ai compris que c’était devenu grand le jour où j’ai reçu une commande de près de 2000 boîtes. Dans la foulée, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo m’a appelé et m’a envoyé au Sénégal pour aller représenter le pays à l’occasion des journées économiques et commerciales entre les deux pays. J’y ai décroché d’autres marchés qui ont révélé la nécessité de produire maintenant en grandes quantités.

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T.F : Vous n’avez donc pas bénéficié d’un accompagnement institutionnel ?

A.A : Si, bien sûr. Il fallait donc plus de moyens après avoir décroché les contrats. Je devais maintenant acquérir des équipements adaptés pour renforcer l’activité et produire plus. C’est là que je suis retourné vers le Faiej, vu que mon dossier y était toujours. J’ai également rencontré la Ministre du Développement à la base, Victoire Tomégah-Dogbé qui m’a recommandé à la directrice du Faiej. Tout s’est accéléré et j’ai pu bénéficier d’un financement de 2 497 500 Fcfa. Donc j’ai pu satisfaire la demande.

Nous disposons aujourd’hui d’un laboratoire dans lequel la partie la plus importante du travail se fait. Nous travaillons en partenariat avec un groupement de femmes de Badou (à l’intérieur du pays), qui nous envoie le gingembre et l’ail. Ici, les ingrédients sont soigneusement lavés, désinfectés broyés et séchés avec des machines, avant de passer au papier filtre. C’est tout un travail de longue haleine que nous faisons et qui nous est rendu un peu plus facile par les équipements dont nous disposons.

Aujourd’hui, je suis en train de multiplier les activités au sein de Togo Vie. Nous développons 3 marques : la marque Africa Thé qui comprend elle-même 3 variétés de thé, Ail-gingembre-citron, Adako et Artémisiane. 

Il faut préciser que ce n’est plus seulement de l’ail que nous utilisons, mais aussi du gingembre, qui a un grand pouvoir dans l’épuration du corps, et le citron qui n’est plus à présenter.

La boîte d’Africa Thé contient 25 sachets de thé prêts à consommer en infusion, sous forme de thé, avec du lait et du pain ou tout ce que vous voulez.

Elle se vend à 2000 Fcfa sur le marché. A sa sortie de chez nous, il coûte 1500 Fcfa. Nous travaillons avec les supermarchés, les pharmacies et toutes les structures chez qui nous l’écoulons, afin d’harmoniser le prix. Il ne faudrait pas qu’il soit plus cher dans certains endroits que dans d’autres.

La deuxième marque tire vers l’informatique, qui est ma formation de base. Je ne l’ai pas abandonné. Je suis en train de développer une application que je vais bientôt lancer.

Le troisième volet de notre entreprise consiste en une approche de solution que nous sommes en train de trouver pour les problèmes de peau des jeunes filles et des jeunes garçons. C’est un savon produit au Togo mais que nous appelons Brésilien, en référence à la très belle peau brésilienne.

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T.F : Comment se comporte la demande d’Africa Thé sur le marché togolais?

A.A : Nous ne sommes pas encore assez connus sur le plan national. La preuve, si nous sortons maintenant et que nous demandons à 3 ou 4 personnes, ce qu’est qu’Africa Thé, il sera difficile d’avoir des réponses affirmatives.

Comme je l’ai dit, il n’est pas dans les habitudes du Togolais de consommer régulièrement du thé comme cela se fait dans d’autres pays, mais je gage que cela viendra. Les retours sont encourageants. La production qui se fait dans nos laboratoires s’écoule toujours. Je n’ai jamais vu une production faire une semaine après sa mise en boîte depuis que j’ai lancé cette structure, donc cela nous rend optimiste quant à la suite. Nous exposons sur presque toutes les foires sur le plan national, les plus réputées surtout. Et c’est pareil à l’extérieur du pays. Nos produits ont été exposés au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin, au Ghana et en France à plusieurs reprises par le biais du Faiej.

T.F : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités ?

A.A : Les difficultés d’avant ne sont plus celles de maintenant. Au début, la première difficulté était l’entourage qui ne comprenait pas ce que je faisais.  Cela ressemblait plus à une folie, surtout que j’ai une formation en informatique et que rien ne m’empêchait de chercher un métier dans ce sens. Actuellement, les difficultés sont financières. On a envie d’aller plus loin, mais il faut des moyens pour vulgariser le produit et il en faut encore plus pour le produire. Nous n’avons pas de difficultés techniques en tant que telle, vu que les machines dont nous disposons actuellement sont adaptées pour le moment à notre production. Bien-sûr que sur le long terme, il faudra penser à tout agrandir.

T.F : Parlant justement de long terme, quelles sont vos projections pour les années à venir ?

A.A : Parvenir à mettre notre thé dans toutes les boutiques, les pharmacies, tous les supermarchés et tous les endroits où on pourra en vendre. C’est à ce moment que nous estimerons avoir conquis le marché togolais. Ensuite, mettre Africa Thé partout en Afrique, dans tous les coins, même dans les villages les plus reculés pour essayer de sauver le maximum de gens. Avoir si possible des unités de productions dans tous les pays où ce sera possible. Nous en avons une seconde au Burkina Faso et on voudrait l’étendre aux autres pays.  

Je vais faire le lancement officiel de Africa Thé bientôt et j’espère qu’à travers cela, les gens s’intéresseront encore plus à ce produit qui peut facilement les prémunir contre cette maladie et toutes celles qui l’accompagnent.

Ce qui fait que ce thé que je produis à base de l’ail et du gingembre est apprécié est que les gens ont connaissance des vertus de ces ingrédients. C’est comment l’utiliser ou le prendre pour se prémunir qui est la principale difficulté. Maintenant que quelqu’un se propose de leur offrir une façon de le prendre et qui plus est, agréable, c’est plus facile.

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T.F : Si vous avez un pouvoir décisionnel, quelles seraient vos priorités ?

A.A : J’aimerais bien que l’entrepreneuriat soit inclus d’une façon ou d’une autre dans les écoles. Si les enfants sont au courant de la chose entrepreneuriale, les idées muriront plus facilement et ils auront tout le temps de les peaufiner et de les adapter aux besoins de la société en grandissant.

Je ferai également en sorte que l’on encourage la promotion du Made in Togo un peu partout sur le territoire, dans les écoles surtout et les marchés. Il faut que les gens consomment ce que nos entrepreneurs fabriquent ici. Cela les boostera et les poussera à être plus compétitifs et à rechercher l’excellence.

Je prends l’exemple des jus de fruits que les jeunes produisent. S’il y avait une politique qui leur permettait d’écouler ces produits dans les cours de récréation, dans les centres d’apprentissage ou encore dans tous les lieux d’affluence, cela donnerait un bon coup de fouet à l’entrepreneuriat togolais.

Nous utilisons beaucoup de produits aujourd’hui sans savoir si on se soigne ou si on se tue. Autant miser sur les produits que nous avons sous nos yeux et à portée de nos mains.

Togo Vie est parti sur un objectif simple au départ : résoudre ce problème de santé qu’est l’hypertension principalement, que les populations togolaises rencontrent. Problème auquel on n’a jamais apporté de solution à la base. Tout est parti de ce constat et aujourd’hui nous essayons d’apporter notre plus pour combattre toutes ces petites maladies de façon thérapeutique.

source:togofirst

Eric Agbokou le promoteur de Choco Togo veut conquerir le marché ouest-africain

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Ayant découvert qu’après plus d’un siècle de culture de cacao, le Togo ne disposait pas de structure de transformation dans le secteur, un groupe de jeunes entrepreneurs s’est lancé en mars 2014 un pari ambitieux : poser le Togo sur la carte mondiale du chocolat. Mus par ce noble idéal, le groupe va aller à la rencontre des producteurs de cacao. Ainsi, naît Choco Togo, une coopérative qui a pour mission de transformer la fève du cacao dans le but de produire du chocolat et ses dérivés, tout en se battant pour la cause des cacaoculteurs, longtemps négligés. Risqué.

Aujourd’hui, la coopérative a (presque) réussi son pari, au point de desservir les lignes d’Asky Airlines ou encore d’exporter 2,2 tonnes de fèves de cacao au Japon.

Togo First : Comment est né Choco Togo ?

Eric Agbokou : Choco Togo est née d’une association, Enfant-Food-Développement qui a participé à un projet initié par l’Union Européenne en 2013. Le projet, dénommé « Fair Young Sustainable Inclusive and Cooperative » donnait l’opportunité aux jeunes de réfléchir en tant que coopérative et de penser de manière inclusive.

L’association a postulé en tant que partenaire, avec 3 autres pays, la Côte d’Ivoire, la République Tchèque et l’Italie, pays promoteur du projet. Il fallait former une soixantaine de jeunes aux pratiques entrepreneuriales. Un appel a été lancé pour tous les jeunes Togolais désireux d’y participer et près de 180 candidatures ont été enregistrées. 60 ont été retenues et outillés en technique de création d’entreprise et de vie dans une coopérative. S’en est suivi une sélection au terme de la formation et de la phase pratique qui a vu les 6 meilleurs s’envoler pour l’Italie. Je les ai accompagnés. Là, nous avons suivi une formation de fabrication traditionnelle de chocolat à base de pâtes de cacao, en Sicile, et participé à la foire internationale du chocolat équitable.

Au retour, nous avons décidé de nous lancer dans la fabrication du chocolat. Mais devrait-on importer de la pâte de cacao d’Italie, alors que le Togo produit du cacao ?

Des investigations ont été faites et nous avons découvert que depuis l’introduction de cacao par les allemands au Togo en 1884, aucune structure ne transformait le cacao en chocolat. Surprenant.

On a visité des fermes de cacao et le constat a été que près de 80% des cacaoculteurs n’avaient jamais mangé de chocolat, pire, ne savaient pas exactement ce à quoi était destiné le cacao qu’ils produisaient. Dans nos pérégrinations, nous avons rencontré une famille qui, sur 3 générations, a cultivé du cacao sans en connaître les différentes applications.

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« Près de 80% des cacaoculteurs n’avaient jamais mangé de chocolat.»

Notre mission était toute trouvée : transformer d’abord et donner l’opportunité aux Togolais d’avoir accès au chocolat. Il s’agissait désormais de faire en sorte que le producteur togolais sache ce à quoi est destiné son cacao, qu’il en vive décemment sans être spolié et que ce cacao soit aussi transformé et consommé localement. C’est ainsi qu’est né Choco Togo.

TF : Pourquoi une coopérative et non une société ?

E.A : L’objectif à la base était de développer une économie solidaire, un social business, basé sur un développement personnel des membres et aussi sur la recherche des moyens pour survivre. Donc créer des emplois, fait partie des objectifs premiers de la coopérative. Les 7 personnes qui ont suivi la formation en Italie sont les membres fondateurs de la coopérative. Ensemble, nous abordons en équipe toutes les décisions.

Une coopérative, parce que cela permet d’être au plus près des cacaoculteurs, de leurs familles. Tout le monde peut librement exprimer et partager ses craintes, ses appréhensions, sa façon de voir les choses. Ce sont eux qui constituent le premier maillon et il est important qu’ils aient leur mot à dire. L’essentiel est que ce soit le cacao togolais et toute la filière qui en sortent bénéficiaire. Ce modèle de coopérative nous a permis de sillonner tout le Togo, du nord au sud. 600 km à rencontrer, discuter, partager, insuffler une nouvelle dynamique. C’est surtout cela Choco Togo : être au contact de ceux qui sont les premiers acteurs. 

Nous nous battons pour que le cacaoculteur togolais soit bien payé et vive de son travail. Nous avons doublé le prix de nos achats auprès de ces producteurs pour les encourager à continuer et à inciter d’autres jeunes à se lancer aussi dans le secteur.

TF : Avez-vous bénéficié d’accompagnement institutionnel ?

E.A : Choco Togo a commencé en 2014 sur fonds propres. Tout ce dont on disposait au départ, c’était le capital humain. Les débuts ont été difficiles parce qu’il fallait des machines performantes pour produire un chocolat de qualité, bien fondant, comme appris en Italie. Tout se faisait à la main avec quelques équipements inadaptés. On n’arrivait donc pas à vendre ni à décoller véritablement.

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« Les débuts ont été difficiles.»

Mais l’année suivante, nous avons postulé et remporté le 1er prix du PPAO (Projet d’Amélioration de la Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest, ndlr) initié par le PASA (Projet d’Appui au Secteur Agricole, ndlr), ce qui a permis de s’équiper en matériel.

La coopérative a gagné d’autres prix comme le 2ème Prix Sialo (Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé) initié par la Coopération Allemande, le Prix du Meilleur Entrepreneur de l’année 2015 au Togo avec à la clé une cagnotte de 2 millions FCFA. Toujours dans la même année, Choco Togo a reçu une commande de 4000 barres de chocolat du ministère des postes et de l’économie numérique et nous avons lancé le 1er salon du chocolat au Togo.

TF : Comment se fait le travail au niveau de Choco Togo, de la fève au chocolat fondant par exemple ?

E.A : Nous sommes membres de l’association des transformateurs du café-cacao au Togo (ATCC), elle-même membre du Conseil interprofessionnel de la filiale du café-cacao. Au sein de ce conseil, il y a les producteurs, les acheteurs, les exportateurs et les consommateurs. Pour trouver du bon cacao, nous signons un contrat avec la FUPROCAT (Fédération des Unions des Producteurs de Café Cacao) qui identifie pour nous des producteurs avec une certification biologique.

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«… tri, torréfaction, décorticage, mouture… »

La fédération a sélectionné pour nous un producteur dans l’Akébou (au nord du pays). Une fois l’opération réalisée, la coopérative convoie le cacao sur Kpalimé où une première transformation est faite : tri, torréfaction, décorticage, mouture.

C’est après cette étape que la poudre obtenue est envoyée à Lomé où, à l’aide d’une machine de raffinage, on produit la pâte de chocolat. Suit le tempérage et enfin le moulage pour donner ce chocolat qui se retrouve dans nos rayons.

A nos chocolats, nous ajoutons certains ingrédients pour relever le goût comme le gingembre, la noix de coco, l’arachide ou du baobab, des extraits naturels pour donner un peu plus de particularité à nos produits.

Aujourd’hui, Choco Togo ne se résume pas qu’à des tablettes de chocolat. Il y a d’autres produits dérivés comme des cakes, du chocolat chaud, des friandises.   

TF : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

E.A : La coopérative n’arrive pas encore à être véritablement connue sur le plan national. Nous sommes très connus à l’extérieur, grâce notamment aux expositions auxquelles nous avons participé un peu partout en Europe et dans le monde. Choco Togo a participé aux salons du chocolat de Paris, de Bruxelles, de Milan et nous avons impressionné les gens avec notre cacao.

Dans la sous-région, quand on parle du cacao, on pense directement à la Côte d’Ivoire et au Ghana. La coopérative a réussi à mettre le Togo sur la carte du Chocolat dans la sous-région. Maintenant, au Togo, on peine à avoir cette notoriété et cette popularité. C’est pour cela que nous essayons de faire en sorte d’être plus connus, en mettant nos produits dans les rayons d’un maximum de points de vente. Nous sommes actuellement dans une phase où la demande est en train de s’accroître. Bien entendu, cela nécessite d’autres équipements mais Choco Togo veut desservir le plus possible d’endroits sur le territoire. C’est un produit qui donne une identité aux Togolais et nous aimerions qu’ils s’en approprient.

TF : Quelles sont vos perspectives de croissance sur les prochaines années ?

E.A : Dans les 10 prochaines années, nous aimerions transformer toute la production du Togo de cacao en chocolat et dérivés. Le Togo produit chaque année près de 10 000 tonnes de cacao et nous n’en transformons à Choco Togo, qu’une quinzaine tout au plus. Si nous pouvons augmenter notre production, cela va créer d’autres emplois et permettre d’élargir la superficie des terres cultivables du cacao. Le marché africain du chocolat est très vaste mais la coopérative ambitionne juste de s’approprier celui de la sous-région.

source: TOGOFIRST

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