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Lomé dit non à l’insalubrité

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Collecte ordures sur le site d’une décharge intermédiaire

La Mairie de Lomé fait la chasse aux décharges sauvages. Des centres de collecte des ordures ménagères ont été installés un peu partout dans la capitale.

Un dispositif pour renforcer la protection de l’environnement et préserver l’hygiène.

Les déchets sont récupérés par des entreprises prestataires de la municipalité, puis sont acheminés au centre de stockage des déchets solides, situé à Guédémé-Kanyikopé (banlieue-Est de Lomé). 

Selon l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), la production individuelle de déchets au Togo se situe dans la norme des pays en voie de développement. Elle varie de 0,4 à 2kg par habitant et par jour.800 tonnes d’ordures ménagères sont collectées quotidiennement à Lomé. La plupart sont acheminées dans des centres de traitement.

source: RepublicofTogo

L’UEMOA célèbre 25 ans avec des défis très énormes

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L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a 25 ans d’existence. Ce 25ème anniversaire de sa création sera célébré dans la capitale burkinabè, siège de l’institution ce jeudi 10 janvier 2019.

C’est le Centre International de Conférences d’Ouaga 2000 qui accueillera la cérémonie officielle commémorative en présence du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la Conférence des Chefs d’ Etat et de gouvernement de l’UEMOA, et de Roch Marc Christian Kaboré, président de la république du Burkina Faso dont le pays abrite le siège de l’institution.

Placé sous le thème : « Ensemble pour relever le défi de la libre circulation des personnes et des biens » a pour objectif de redonner vie à l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens et relancer les différents défis qui attendent l’union.

Cette célébration des 25 ans de l’union devrait permettre de faire un état des lieux de la libre circulation des personnes et des biens, de relever les obstacles à l’effectivité de ce principe et d’envisager des perspectives heureuses pour l’union.

En marge de la cérémonie, les personnalités présentes devront inaugurer le nouveau complexe administratif de l’institution, situé au quartier Ouaga 2000.

Créer depuis 1994, l’UEMOA est la communauté ouest africaine de 8 pays ayant en partage le Franc CFA. Elle se compose du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Législatives 2018 : Nana Akufo-Addo en courroux contre la C14

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Le président ghanéen, Nana Addo Akuffo n’en peut plus des positions alambiquées d’une certaine opposition togolaise représentée par la C14. Il l’a exprimé clairement au cours d’une rencontre à Accra samedi dernier avec les responsables de cette coalition avec  leur tête, Brigitte Kafui Adjamagbo.

Souvent considéré  par beaucoup comme l’un des derniers soutiens de la coalition des 14 partis dans la conduite des discussions pour une sortie de la crise qui secoue le pays depuis plus de 16 mois, le président ghanéen a reçu une délégation de la coalition sur la demande de cette dernière. Objectif de l’audience, demander une énième fois au président ghanéen un report du scrutin en cours de préparation au Togo.

Malgré son emploi du temps très chargé, Nana Akufo-Addo qui recevait dans la matinée même une délégation de religieux a ménagé son calendrier pour recevoir la délégation conduite par Brigitte Kafui Adjamagbo. Selon nos informations, quand la bande à Adjamagbo a dévoilé l’objet de sa visite, notamment le fait d’obtenir l’annulation du processus électoral en cours,  le locataire de la Flagstaff House n’a pas pu contenir sa colère.

Conscient de l’importance de la souveraineté des pays et des limites d’une intervention étrangère notamment celle de la CEDEAO dans ses pays membres, le président ghanéen a dû user de ses relations personnelles et de beaucoup de tact pour convaincre le réfractaire pouvoir de Lomé à organiser des séances de rattrapage des opérations de recensement qui ont couté près de 900 millions au contribuable et que la C14 a appellé à boycotter une nouvelle fois. Ce sont également les relations personnelles de Nana Akufo-Addo qui l’ont aidé à déterminer Gilchrist Olympio à retirer son membre à la CENI pour laisser la place à un représentant de la C14 qui finalement refusera d’aller prêter serment pour siéger.

Le président ghanéen n’a pas caché sentiment de lassitude envers cette coalition qui finalement ne sait pas où elle va. « They get tangled up and confuse everybody» (ils s’emmêlent et confondent tout le monde) a lâché le président ghanéen à la fin de l’entretien.

COP24 : Malgré ses faiblesses, un accord bon à prendre

La communauté internationale a doté samedi l’accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s’engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l’urgence et les catastrophes qui se déchaînent à travers le monde.

Il y a quelques semaines, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d’alarme : dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l’accord.

Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations…

Face à ce coup de semonce, nombre de délégations, en particulier les vulnérables Etats insulaires, espéraient que pour cette 24e Conférence climat de l’ONU (COP24) les pays promettent de relever d’ici 2020 leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre.

Mais dans un contexte géopolitique peu propice, les Etats se sont surtout appliqués à boucler les règles qui permettront d’appliquer l’accord, à la grande satisfaction des délégations qui ont accueilli leur adoption par une standing-ovation.

Opérationnel

Préparé pendant trois ans et finalisé ces 14 derniers jours – et quelques nuits – de négociations tendues, ce « mode d’emploi » d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement.

Ce manuel d’utilisation « est suffisamment clair pour opérationnaliser l’Accord de Paris et c’est une bonne nouvelle », a commenté la ministre espagnole de l’Environnement Teresa Ribera

Manque de compréhension

« Dans les circonstances actuelles, continuer à construire notre bâtiment est déjà une réussite », a-t-elle ajouté, même si elle aurait aimé des « messages beaucoup plus forts » sur l’ambition.

Les Etats « ont fait des progrès, mais ce que nous avons vu en Pologne c’est un manque fondamental de compréhension de la crise actuelle », estime Manuel Pulgar-Vidal, du WWF, rappelant que le Giec donne seulement 12 ans pour agir.

« Ce manque de réponse au rapport du Giec, c’est choquant », ajoute Jennifer Morgan, de Greenpeace: « Vous ne pouvez pas vous réunir après ça, et dire que vous ne pouvez pas faire plus! »

La décision finale de la COP se limite de fait à « répéter la demande de mise à jour » des engagements d’ici 2020, déjà formulée dans l’accord de Paris. Elle « insiste sur l’urgence d’une ambition accrue », sans calendrier.

Le cas américain

Une passe d’arme sur la reconnaissance ou non des conclusions du Giec avait déjà donné le ton en milieu de COP, Etats-Unis, Arabie Saoudite et Russie refusant la mention « accueille favorablement » dans la décision finale.

Sortants de l’accord de Paris mais pour l’instant toujours dedans, les Etats-Unis ont vivement défendu leurs positions traditionnelles, soulignent les observateurs, qui voient leur empreinte notamment sur les règles concernant les pays en développement.

« Le plus grand pollueur de l’histoire et le plus gros producteur actuel de pétrole dit aux pays en développement vous avez les mêmes responsabilités que nous, tout en bloquant les progrès sur les nécessaires transferts de technologie et le soutien financier! », a dénoncé Meena Raman, de l’ONG Third World Network.

Face au « vide » laissé par le futur départ américain, « la Chine est passée à la vitesse supérieure », a déclaré à l’AFP la ministre canadienne de l’Environnement Catherine McKenna, estimant que les Chinois avaient fait preuve de « flexibilité ».

Quant à la Pologne, dont le président a défendu bec et ongle son industrie du charbon pendant cette COP, elle n’a pas été épargnée. « Que ce soit la perversité de l’utilisation de cette réunion comme une foire commerciale pro-charbon (…) ou le manque d’intérêt pour des conclusions ambitieuses, on ne se souviendra pas d’eux avec tendresse », a résumé Mohamed Adow, de l’ONG Christian Aid.

Débats houleux

Le financement des politiques climatiques est l’autre préoccupation des pays pauvres, notamment la manière dont va s’organiser la montée des fonds promis par le Nord à partir de 2025.

Alors que les pays du Nord ont promis de passer leur aide climat à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, quelques pays comme l’Allemagne ont annoncé de nouvelles contributions, notamment au Fonds vert. Et la Banque mondiale a promis 200 milliards de dollars pour la période 2021-2025.

« Mais il est clair qu’il faudra aller au-delà et faire davantage d’annonces concrètes pour convaincre les pays en développement qu’ils seront soutenus dans leurs efforts pour la transition bas carbone », souligne David Levaï, de l’Institut des relations internationales (Iddri).

Plus inattendu, les règles des mécanismes d’échange de quotas d’émissions carbone ont bloqué pendant des heures samedi la conclusion des travaux, le Brésil menant la contestation. Le coeur de ce sujet très technique mais qui doit empêcher que des réductions d’émissions soient comptées deux fois, a été retiré du texte adopté.

De quoi indigner vivement un observateur vétéran des négociations: « Cette conférence a été retardée par le Brésil alors qu’elle aurait dû l’être par les petites îles! C’est tragique ».

Mais comme le soulignait, fataliste, le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, président de la COP23, son île de moins d’un million d’habitants ne peut « pas menacer ou forcer qui que ce soit à faire ce que l’on veut ».

Edito : Artisans du Chaos

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EComment comprendre ces incursions sporadiques de la politique dans un journal qui pourtant avait promis être économique.

Il faut lire cette décision éditoriale à la lumière du contexte socio-politique actuel. Nous nous autorisons cette sortie de ligne pour porter notre voix et apporter notre contribution dans un contexte où beaucoup craignent de nouvelles tensions politiques. A un moment ou la démocratisation de l’information et les réseaux sociaux ont démocratisé la parole, très peu prennent le temps et le recul nécessaire pour une bonne analyse de la situation politique, les émotions ayant pris le dessus.

S’il faut reconnaitre que tout observateur avisé peut trouver beaucoup à redire sur le contexte politique actuel, il est avéré que les élections sont la seule forme d’expression politique légal autorisé par la démocratie. Force est de constater que ces derniers mois, par des argumentaires presque abracadabrants, plusieurs veulent y substituer la rue ou la pression politique.

Pour les plus modérés, il faudrait opter pour un report de ces élections. Si le report serait judicieux, à la lumière des interpellations des religieux dont la Conférence Episcopale du Togo, qu’est ce qui va réellement changer après un report de quelque mois ? Ne serait-ce pas seulement une prolongation inutile de mandats à des députés qui ont été autant improductifs ou encore des dépenses de trop pour un budget national déjà fragile ?

Il faut reconnaitre ce qui réellement se joue, c’est le dictat d’une minorité de responsables politiques, qui après avoir échoué à capitaliser des manifestations gigantesques offert par un peuple à l’agonie (qui a plus a dû payer un lourd tribut) se retrouve nez à nez avec une échéance électorale qu’ils n’ont pas préparé, tel la Cigale de Jean de la Fontaine.

Leur trouvaille, instrumentaliser une partie du peuple, qui ploie sous la misère (hélas à cause des gouvernants), pour assouvir leur dessein politique.

La CEDEAO a vu clair dans le jeu, en imposant dans sa feuille de route du 31 juillet dernier une date pour les élections. Loin de déférer à la recommandation de l’organisation sous régionale, ces hommes politiques aidés d’affidés que l’on surnomme activistes, prônent le chaos. Le 20 décembre, date des élections sera une date chaotique, un 2005 bis.

Ils veulent instiguer la violence, provoquer les forces de défense et de sécurité pour après présenter leur riposte aux yeux du monde entier comme des violations des droits humains.

Face à ces artisans du chaos, qui veulent instrumentaliser l’ignorance populaire et utiliser les réseaux sociaux pour faire revenir les violences politiques sur la Terre de nos aïeux et s’éviter ainsi une retraite précoce, nous nous devons de porter la voix. Celle de dire qu’on peut dire non sans violences et sans provocation.

Le 20 décembre est une date d’élection. Les togolais qui voudront en ce jour, choisir leurs députés sont priés de le faire en toute quiétude. Ceux qui voudront boycotter ces élections, en ont le droit. Le 20 décembre, qu’ils restent simplement chez eux. C’est là aussi l’expression de la démocratie.

Banques : La guerre commerciale n’a pas lieu

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Des sept qu’elles étaient il y a encore quelques années, les banques commerciales qui essaiment la place togolaises sont passées à quatorze aujourd’hui, toutes ayant pour objectif de se positionner dans un marché dynamique mais encore très restreint. Une concurrence qui pourtant ne se fait pas ressentir au bénéfice des consommateurs.

Au cours de l’année 2015, deux banques étrangères ont débuté leurs activités à Lomé : Coris Bank International et Société Générale. L’une, déjà présente au Burkina, en Côte d’Ivoire, et au Mali, est l’institution financière la plus dynamique de l’UEMOA en termes d’augmentation de la taille du réseau. Alors que l’autre, bien implantée et presque centenaire dans plusieurs pays de l’Afrique, a initié une nouvelle offensive en Afrique subsaharienne.

Ainsi, sur le marché togolais, se bousculent une dizaine d’institutions bancaires, aussi bien nationales qu’internationales.

 Banque Atlantique Togo (Groupe Banque Populaire du Maroc), Banque Internationale pour l’Afrique au Togo (BIA-Togo, dont le capital est détenu en grande partie par la marocaine Attijariwafa), Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC), Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce-Togo (BSIC-Togo), Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), Ecobank-Togo (du groupe ETI), Société Inter Africaine de Banque (SIAB, à capitaux libyens), Union Togolaise de Banque (UTB), Bank Of Africa Togo (Groupe Banque Marocaine du Commerce Extérieur), et Orabank Togo (du groupe Oragroup). L’Ivoirien NSIA, vient aussi de faire une entrée tonitruante sur le marché en rachetant la filiale pays du nigérian Diamond Bank.

Deux groupes y ont leur siège: Ecobank Transnational Incorporated (ETI) et Oragroup. Le premier, détenu par des investisseurs institutionnels publics Sud-Africains, qataris, SFI, et de multiples actionnaires privés, est coté à la BRVM, à Lagos (Nigeria Stock Exchange) et à Accra (Ghana Stock Exchange). Le deuxième est détenu par le fonds d’investissement Emerging Financial Partners (actionnaire majoritaire) et d’autres institutions publiques.

A noter qu’un programme de privatisation des banques nationales  encouragé par le FMI a été engagé. Mais à ce jour,  les deux premières ont été cédées (la BIA Togo au groupe marocain Attiwarijafa) et la Banque Togolaise de Développement- BTD à Oragroup).

Difficiles à céder, l’état envisage désormais une fusion entre les deux banques restantes, (l’Union Togolaise de Banques UTB et la Banque Togolaise de Commerce et d’Industrie BTCI)

Secteur peu concurrentiel

Cette multiplicité d’acteurs dans le secteur ne se traduit pas pour l’heure en une forte concurrence.  « En effet, malgré ce grand nombre d’institutions bancaires, fortement concentrées à Lomé (qui regroupe plus de 80% de la population bancarisée), le secteur semble obéir à une sorte de pacte de non-agression.» estime un économiste.

Les  clients sont face aux mêmes offres de services. De l’ouverture du compte en passant par le retrait d’espèces jusqu’à l’encaissement de virements (des services pourtant déclarés gratuits par la BCEAO), les coûts restent pratiquement stagnants et presque inchangés d’une structure à l’autre.

Les banques togolaises sont aussi caractérisées par des taux d’intérêt jugés élevés au regard de ceux pratiqués à l’international. Toutefois, ces taux sont légèrement inférieurs à la moyenne de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine), nous indique un banquier de la place.

Autre tare des banques togolaises, le retard sur les innovations technologiques. Par exemple, le taux de détention du «Mobile Banking» au Togo, aujourd’hui en vogue en Afrique subsaharienne, oscille entre 3% et 7%, contre 12 % en Afrique de l’ouest. «Ce système initié par les sociétés de télécommunications pourrait à bref délai au moins doublé le nombre d’individus ayant un compte bancaire», estime le banquier et économiste Paul Derreumaux, Président d’honneur de Bank Of Africa. Sauf que la plupart des banques togolaises n’y sont pas habituées et les quelques filiales de grands groupes qui s’y sont déployés peinent à convaincre leur clientèle, surtout sur la question de sécurité du mobile

Marge de manœuvre

D’une part, cette forte concentration des institutions bancaires à Lomé s’explique par l’amélioration du climat des affaires au Togo. En effet, au classement Doing Business 2017, le pays est bien classé, même s’il y a un léger recul par rapport au classement précédent. Même si les contours de ces innovations sont discutables, le délai des formalités, en matière de création d’entreprise par exemple, est de 19 jours. D’où la présence d’établissements bancaires, pour répondre aux besoins de transactions financières des opérateurs.

« Le projet de Lomé Conteneur Terminal et les activités du groupe Bolloré au Port de Lomé par exemple sont des indices qui vont booster suffisamment les activités de manière générale, y compris celles des banques. Des gros porteurs au niveau des grands bateaux arriveront sur notre côte, ce qui va doper les activités économiques et  les activités bancaires», fait remarquer un analyste.

«L’approche régionale toujours plus marquée des entreprises oblige les banques à suivre leurs clients ». D’autre part l’on  note la croissance économique générale, qui accroît les opportunités.

Triste constat, malgré l’intérêt que portent les groupes africains et internationaux au Togo, le taux de contribution des banques au financement de l’économie reste faible. « Il s’agit là d’une spécificité du sous-développement, car cette sous- bancarisation illustre surtout les difficultés d’accès des populations aux agences bancaires, ce qui caractérise essentiellement les pays et les régions où la croissance économique a été jusqu’ici, la plus faible et la moins bien répartie», explique Paul Derreumaux, parlant de façon générale, de l’Afrique subsaharienne.

Si, en ce qui concerne les banques privées, le risque de sortie de flux financiers illégaux et de blanchiment d’argent est grandissant, ce que confirment des rapports internationaux, on note tout de même, des indices satisfaisants : « Le privé banquier vise plus le bénéfice, et travaille beaucoup plus sur ses produits. Il est à l’écoute de la clientèle, et est plus réactif en termes de taux de satisfaction. Les résultats sont l’objectif qu’il vise. (…) On note aussi l’effet induit sur la fiscalité. Lorsque le privé engrange plus de résultats, l’Etat a plus de revenus fiscaux », explique Ange Kétor, le Directeur Exécutif d’APIM-Togo (Association des Professionnels des Institutions de Microfinance du Togo), qui cite également, la création d’emploi.

Chiffres stables

Le bilan total des acteurs du secteur bancaire au Togo fin 2016 fait un total de 1.924,5 milliards de F CFA contre 1.746,8 milliards de FCFA en juin 2015, répartis entre 13 marques qui opèrent dans 208 agences sur toute l’étendue du territoire.

La répartition du bilan, entre les institutions bancaires du marché togolais place Orabank en tête avec 479.099 millions de F CFA, soit à peu près 25% du total du secteur. Elle est suivie d’Ecobank Togo dont le total bilan s’établit à 345.497 millions de FCFA.

L’UTB (Union togolaise de banque), détenue entièrement par l’Etat, ferme le trio de tête. En totalisant un bilan de  236.218 millions de F CFA.  De son côté, la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI), avec ses 11agences, affiche 132.551 millions de FCFA comme bilan.

Place à la succursale Diamond  Bank, 4e  de la liste avec 196.598 millions de FCFA.

La place moyenne est occupée par les banques marocaines. Ainsi, la Banque populaire du Maroc, qui contrôle  le réseau Banque Atlantique Togo (23 agences pour 53.559 comptes), arrive en 5e position avec un total bilan de 162.240 millions de FCFA. Attijariwafa Bank qui a repris les activités de la Banque internationale pour l’Afrique au Togo (BIA-Togo) est en 7e position.

Arrive ensuite la Banque of Africa (BOA). En deux ans, l’institution bancaire installée au Togo depuis 2013, revendique un total de 86.874 millions de FCFA avec un réseau de 7 agences en 2015. Une toute nouvelle agence est opérationnelle depuis décembre 2016 dans un quartier périphérique de la capitale.

Coris Bank (11e), Société Générale ayant débuté leurs activités sur le territoire togolais en début 2015 affichent des totaux respectifs de 36.702 millions et 29.833 millions. La SIAB (Société interafricaine de banque vient fermer le classement avec un bilan de 10.832 millions de FCFA.

Faibles bancarisation

Au Togo, l’augmentation des ratios dépôts/PIB, prêts/PIB et masse monétaire/PIB, a connu une croissance rapide de 2002 à 2014, d’après les données du FMI. Et selon la BCEAO, le ratio dépôts/PIB du Togo, qui s’élève à 38%, est supérieur au ratio moyen de l’UEMOA (25%).

Néanmoins, cette évolution ne traduit nécessairement pas une augmentation du taux de bancarisation de la population, car les banques drainant des flux de toutes natures, liés notamment aux activités commerciales formelles ou non.


D’autre part, on remarque les limites des produits offerts par les banques et leurs taux élevés, qui n’incitent pas la population à s’approcher des banques.

Le pays a pourtant enregistré, ces cinq dernières années, une hausse du taux de bancarisation, passant de 3% à 8,5%, fortement concentré dans la capitale.

A la découverte de Hair L’horreur de Armand Esso

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Le premier intitulé sur les murs du monde paru aux éditions Awoudy et le deuxième, Haïr l’horreur, publié chez Agau  Edition, l’ouvrage est composé de 126 pages dont 60 poèmes. Ce dernier  a fait l’objet de l’entrevue au cours de la Foire Internationale du Livre de Lomé. Pour rendre lyrique le poème, le poète a utilisé  des rimes plates, croisées, embrassées mais surtout les rimes libres pour exprimer sans limite, dans un style non hermétique, sa désolation dans un monde moisi et pervers comme le nôtre.

 Le recueil  trace l’atrocité  de l’homme en ce temps contemporain et que la maturité de l’homme moderne  a dépassé, la limite de l’humanisme. Parlant des termes qu’il a développé, Haïr l’horreur porte des traces de haines, de déboires notamment  la ruine, les complaintes, le désespoir, le mystère, l’abomination, la destruction…

Pour montrer au monde ces bassesses jonchées de vicissitudes, il a dû prendre la plume pour dénoncer et crier aussi fort que possible pour se faire entendre.

L’effet de l’ouvrage sur le lecteur est un discernement sans précédent qui fera changer la mentalité de ce dernier en sauvegardant la paix qui est loin d’être une simple expression.

ANDRE JOHNSON préside la première rentrée parlementaire de la VI eme législature

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La nouvelle Assemblée nationale se réunira ce mardi en hémicycle. Elus le 20 décembre dernier, les députés de la VIème législature de  l’Assemblée nationale feront leur première rentrée solennelle ce 08 janvier 2019, conformément à l’article 52 de la Constitution. Cette rentrée se tient selon la loi le deuxième mardi après la proclamation des résultats.

Cette session sera présidée par le deuxième doyen d’âge, André JOHNSON (70 ans), élu de l’UFC dans la circonscription des Lacs-Bas Mono, en l’absence du doyen d’âge, député UNIR de la circonscription de Sotouboua, Ouro Bawinay TCHATOMBY (71 ans), souffrant. André JOHNSON, actuel ministre de l’environnement sera aidé dans sa tâche par les deux plus jeunes députés présents à savoir Tsitsopé Kodzo AMEGANVI, député du NET et Kagbara Innocent du PDP. Ces derniers remplissent les fonctions de secrétaires.

Au cours de cette session, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge. Il est fait exception à cette règle pour les discussions ayant pour objet le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

A l’ouverture de cette première séance de la législature, le doyen d’âge annonce à l’Assemblée nationale la communication des noms des personnes élues qui lui a été adressée par le président de la Cour constitutionnelle. Il en ordonne l’affichage immédiat et la publication à la suite du compte rendu intégral de la séance.

DON : Noël de folie des enfants démunis

Promesse tenue. L’association « M&D Foundation » a offert à plus de 300 enfants démunis un plat, une boisson, des biscuits et des non vivres aux enfants déshérités de l’Association « Enfant lumière » de la localité.  C’était le 25 décembre passé à  Gbodjome (à 35 km à l’est de Lomé) dans le cadre de ses activités de fin d’année dénommée : « Freeding Street Kids 2018 ».

Des artistes à l’instar de Kaleef et pleins d’autres artistes venus de Lomé ont fait dansés et égayé les enfants après avoir partagé les repas. C’était un moment de réjouissance, de convivialité et de gaieté que les enfants se souviendront toujours.

Les enfants très ravi des cadeaux que leur ont apportés les responsables de cette association humanitaire ne sont pas resté indifférents. Ils ont par leur voie souhaité longue vie à l’association et ont voulu que ces gestes puissent se pérennisé.

Le responsable de l’association Enfant Lumière, une des associations de la localité qui a accueilli dans son centre cet évènement, artiste de la chanson, Sol X Ray se dit fier des cadeaux et pour lui « quand les enfants se développent comme il faut c’est l’avenir qui est assuré, c’est le boom au cœur parce que les enfants sont reparti en joie. Ils ont mangé, ils ont dansé et c’est ce qu’ils aiment… ». 

Cette activité a permis à M&D Foundation d’offrir à Pour le responsable de M&D Foundation, Léonard K. M. Akakpo les enfants sont le père de l’homme et cette occasion est pour lui un signe d’amour et d’affection qu’il a à l’égard  des enfants, surtout ceux démunis.

« Je nourri l’ambition depuis très longtemps de soutenir les enfants en situation de pauvreté car j’avais parcouru quand j’étais petit les mêmes situations de pauvreté et de mépris comme eux c’est pourquoi aujourd’hui j’ai pensé avec l’aide de mon association venir en leur aide et leur dire que nous sommes avec eux » a-t-il précisé.

« Cette année nous sommes venus à Gbodjomé pour lancer nos activités et surtout comme tout se concentre souvent à Lomé, nous avons pensé sortir de Lomé car Lomé c’est le carrefour de toutes les initiatives, pour offrir cette opportunité à beaucoup de population. A Gbodjomé il y a beaucoup d’enfants déshérité et des Associations qui militent dans le même sens pourquoi nous sommes venus les assistés et les apporté à ce jour de noël des vivres pour leur faire plaisir » a rappelé jean Marie Woglo, chargé de communication à M&D Foundation.      

« Je suis très content aujourd’hui des cadeaux que nous ont apporté cette Association. J’ai mangé, but et ils m’ont donné la joie au cœur à travers les artistes qui nous ont fait danser » se réjouie un enfant bénéficiaire.

Cette Association est un regroupement de jeunes dévouer pour un but non lucratif et qui ambitionne aider les jeunes surtout les petits enfants et les personnes âgées qui n’ont pas de soutien.

Le célèbre écrivain malien Seydou Badian est décédé

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Le célèbre écrivain et homme politique malien Seydou Badian Kouyaté est décédé à Bamako dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 90 ans.

Cette perte met à cet effet, tout un continent en deuil. Ainsi en lisant  Ahmadou Hampaté Bâ lorsqu’il a écrit, « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » l’on comprend que l’absence de ce grand homme laisse déjà un vide.

« C’est un éminent écrivain. Ses romans (sont) enseignés dans tout le continent africain. Il a toujours servi de conseiller et de guide pour la nouvelle génération d’écrivains africains », a déclaré ce samedi le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, sur une radio privée sénégalaise RFM.

Né en 1928, Seydou Badian Kouyaté a fait ses études en médecine à l’université de Montpellier en France. Aimant la politique, Seydou Badian a été ministre durant le régime du premier président malien, Modibo Keïta (1960-1968).

Lors du coup d’Etat de Moussa Traoré qui a renversé Modibo Keïta en 1968, le célèbre maître de plume avait été arrêté puis déporté à Kidal (nord). Après sa mise en liberté, il s’exile pendant des années au Sénégal.

Même si l’homme s’éteint aujourd’hui, il a avait des distinctions et la publication
des ouvrages qui font toujours de lui un célèbre acteur de la littérature africaine.

Voici quelques uns de ses ouvrages

1957 : Sous l’orage
1965 : Les Dirigeants africains face à leurs peuples, Grand prix littéraire d`Afrique noire
1976 : Le Sang des masques
1977 : Noces sacrées
2007 : La Saison des pièges, Nouvelles Éditions ivoiriennes et Présence africaine