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FNFI : ASSIH Mazamaesso annonce de grands chantiers pour les 5 prochaines années

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Après le lancement de deux nouveaux produits à savoir le Produit d’Accompagnement à la Formalisation (PAF) et le Produit  de Refinancement (PR) il y a quelques jours à Kara, Mazamaesso ASSIH,  Secrétaire d’Etat  chargée  de l’inclusion financière dans une interview accordée mardi 02 avril 2019 au quotidien « Togo Matin », dresse le bilan du Fonds depuis son lancement en 2014. « Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones) », résume-t-elle, avant d’annoncer les couleurs pour les 5 prochaines années. « Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance », projette-t-elle.

Voici l’intégralité de l’interview  

Bonjour madame Mme la Secrétaire d’Etat, Mazamaesso ASSIH. Quel sentiment vous anime-t-il alors que vous venez de célébrer les cinq années d’existence du Fonds national de la finance inclusive ?

Mme Mazamaesso ASSIH : C’est une concrétisation de la politique de lutte contre la pauvreté dans notre pays initiée par le chef de l’Etat. Une des bénéficiaires de l’inclusion financière que je suis moi-même, ne peut que me réjouir du bilan et du cap franchit.

Au départ, il y avait beaucoup de réticences et de doutes. Mais 5 ans après la réalité des chiffres est tout autre. Quel bilan dressez-vous ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il faut se remettre dans le contexte. Avant la mise en place du FNFI et de son mécanisme de financement, des projets ou programmes en lien avec le secteur de la microfinance ont été initiés avec l’appui des PTF et des bailleurs.

Il y a eu le PASNAM 1 et le PASNAM 2 qui avaient pour objectif de favoriser l’émergence du secteur de la microfinance mais les questions d’accès aux ressources et d’inclusion des populations les plus vulnérables, étaient toujours pendantes. Fort de ce constat, le gouvernement a poussé les réflexions pour trouver un mécanisme permettant de lever les barrières de l’accès au crédit pour tous et surtout, des plus vulnérables. Des pays voisins notamment le Bénin avaient des mécanismes qui fonctionnaient très bien.

Notre pays s’en est inspiré et le résultat a été à la hauteur. La volonté constante et l’implication permanente du Chef de l’Etat qui a fait de la lutte contre la pauvreté dans notre pays, une priorité a énormément contribué à la levée des doutes et est un des grands facteurs de ce succès.

Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones). Les performances ont été à la hauteur des hommes et femmes qui au quotidien, se sont investis dans le combat contre l’exclusion financière.

Cinq ans durant, quelle a été l’implication véritable de l’Etat, surtout au niveau budgétaire, en faveur de l’inclusion financière ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La contribution de l’Etat a été de premier plan et constant. Une disponibilité permanente de tous les acteurs étatiques (autorités administratives, locales et traditionnelles) qui se sont vraiment impliqués aussi bien dans la sensibilisation que le suivi. Le budget mis à disposition par l’Etat Togolais a été conséquent (près de 30 milliards sur les 5 ans). Les facilitations faites par l’Etat auprès des Partenaires techniques et financiers (PTF) (BOAD, BAD, PNUD, FKDEA) ont permis d’avoir accès à des ressources dans des conditions plus que favorables et de manière diligente pour que le circuit de financement ne souffre d’aucun ralentissement.

Aujourd’hui, les adhésions sont spontanées et massives. Il existe tellement de “success stories” autour de ce mécanisme. À combien s’élève à ce jour, le nombre des bénéficiaires des différents produits du FNFI ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les objectifs assignés au FNFI lors de sa création reposaient sur trois axes majeurs. Le premier ; la promotion d’offres des produits innovants et adaptés aux personnes exclues du système de financement classique des PSF et autres partenaires, le second, le renforcement des capacités financières des PSF à travers des lignes de crédits à des conditions bonifiées. Ces deux premiers axes se sont illustrés par la création des produits que vous connaissez (APSEF, AGRISEF, AJSEF) et aussi par la mise à disposition directe de ressources aux PSF à des conditions plus que favorables. Le poids financier de l’Inclusion Financière a été porté par l’Etat.

Des « succès stories », nous en avons autant que de bénéficiaires, chaque crédit octroyé à un bénéficiaire est une réussite au prime abord pour l’institution. L’ingéniosité et l’implication de chacun d’entre eux, leur a permis de faire des « miracles » que nous nous efforçons de partager notamment à travers une des rubriques de votre journal depuis Décembre 2017 (Echos des Bénéficiaires). Nous avons 1 MILLION DE « SUCCES STORIES à partager.

Pendant toutes ces années, il y a eu sans doute des exemples de réussite, des anecdotes, des récits poignants qui vous ont particulièrement marqué ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Bien évidemment, il y en a tellement que nous ne pouvons nous résigner à en conter une. Mais j’ai été surtout marquée par une bénéficiaire que j’ai rencontré fortuitement à la foire en 2017. Au détour de la visite des stands lors du lancement officiel de l’édition 2017 de la foire, la jeune Secrétaire d’Etat que je suis depuis peu reconnaît un visage qui me semble familier. Ma curiosité me pousse à revenir vers elle après le départ des officiels. Elle me confirme qu’elle est bien bénéficiaire du FNFI depuis 2014, qu’elle a franchi toutes les étapes de financement à commencer par APSEF à 30.000 FCFA jusqu’au produit d’accompagnement à 100 000 FCFA. Après sa première année de financement, elle a opté pour la transformation au lieu de la production, a investi les bénéfices obtenus dans des emballages pour mieux protéger ses produits, s’est inscrite pour bénéficier d’une formation de la FAO en transformation alimentaire, a fait sa carte d’opérateur économique et a reçu une invitation pour participer à la foire.

Elle n’avait aucun complexe vis-à-vis des grands exposants malgré son présentoir modeste. Sa détermination et sa fierté étaient vraiment palpables. Au-delà des indicateurs de performances que nous enregistrons, le parcours de cette bénéficiaire venue de la région des Savanes est plus qu’illustratif du succès de ce mécanisme né de la vision du Chef de l’Etat. Et la suite est étonnante, en allant lui rendre visite le lendemain, pour lui témoigner mon admiration, je découvre qu’une équipe de journalistes étrangers (Réussite de CANAL+ il me semble) est en plein tournage d’un reportage avec elle. Comme quoi, on peut commencer par un crédit modeste et parvenir à une entreprise prospère. Ce n’est pas le rêve américain mais le miracle de l’inclusion financière au Togo à travers le FNFI (rires).

Quels ont été les mécanismes d’intervention de ce fonds ? 5 ans après, ces mécanismes changeront-ils ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les mécanismes d’intervention du fonds sont ceux que je vous ai précédemment cités (les deux axes stratégiques). Ils n’ont pas vocation à changer, mais nous travaillons au quotidien à les améliorer avec l’aide de tous les intervenants. L’axe 3 stratégique qui est le mécanisme de fonds de garantie de financement des PSF et de facilitation de refinancement entre les banques, le Produit Refinancement dont la convention entre le FNFI, ORABANK et les PSF a été signée le 23 mars 2019, lors de la cérémonie de lancement de nouveaux produits que le Chef de l’Etat nous a fait l’honneur de présider personnellement.

Vous venez de lancer à l’occasion de cet anniversaire de nouveaux produits de financements. Quels sont les critères pour y être élu, de quels arguments disposez-vous à l’étape actuelle pour susciter beaucoup d’adhésion autour de ces nouveaux produits ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le 5e anniversaire du FNFI a été l’occasion de faire le bilan des premières années d’intervention et de capitaliser sur les résultats obtenus pour mieux ajuster les perspectives aux nouveaux défis de l’inclusion financière.

L’ambitieux PND que notre pays vient de lancer officiellement consacre son Axe 3 à la factorisation de tous les mécanismes d’inclusion. Aussi le Secrétariat d’Etat qui s’inscrit pleinement dans ce volet jouera pleinement le rôle qui lui est dévolu à savoir, favoriser l’inclusion financière et accompagner l’émergence des acteurs du secteur informel.

Le Produit d’Accès à la Formalisation (PAF) va permettre aux bénéficiaires déjà existants de renforcer leur capacité financière pour répondre aux exigences d’accroissement de leurs activités, aux jeunes entrepreneurs qui ont des besoins plus conséquents pour démarrer leur activité, de trouver des solutions adaptées. Une des premières conditions pour être éligible est de formaliser son activité (carte d’opérateur économique, enregistrement fiscal etc), ensuite il faut comme tous les autres financements, être porteur d’un projet ou d’une activité génératrice de revenu.

Le Produit de Refinancement (PR) est destiné aux partenaires financiers qui nous accompagnent depuis le début dans la lutte contre l’exclusion financière. Issu d’un partenariat avec ORABANK, il va permettre aux PSF d’avoir accès à des ressources à des conditions plus que favorables, leur permettant de faire des crédits adaptés à la cible autre que celle du FNFI. Ce partenariat avec la banque permet de mettre à disposition des PSF partenaires, une ligne de financement permanente de 5 milliards, grâce à un cautionnement d’1 milliard porté par le FNFI. Les Microfinances qui durant les 5 années écoulées se sont impliquées sans limite aux cotés de l’Etat pour l’inclusion financière vont pouvoir bénéficier en priorité de ce fonds de facilitation qui leur permettra de répondre à l’accroissement de la demande dans leur zone d’intervention.

Nous avons aujourd’hui assez de recul pour identifier au mieux les besoins de notre cible et nous adapter au mieux a ces besoins. Je ne doute pas un seul instant de l’adhésion des bénéficiaires autour de ces produits. Pour le PAF, les membres de la FEBESEF (Fédération des bénéficiaires de services financiers), ont grandement contribué à son élaboration. Cela peut paraître incongru, mais la fédération des bénéficiaires est la mieux placée pour nous aiguiller dans la conception des produits. Elles ont été même en premier plan en exprimant le besoin. Les équipes du FNFI ont travaillé pour leur apporter un produit correspondant. Le PR (Produit Refinancement) a été salué par les partenaires lors de la présentation qui leur a été faite avant le lancement. Il répond à une des préoccupations qu’ils ont émises depuis 2016 déjà, la problématique des ressources pour maintenir l’accompagnement des bénéficiaires de l’inclusion financière.

Quels sont les mécanismes d’accompagnement et de suivi pour une utilisation rationnelle des fonds et pour vous assurer un retour sur investissement, pour s’assurer donc que des remboursements se fassent sans difficultés ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il est vrai que la qualité de notre portefeuille est dépendant du suivi et de l’accompagnement qui est fait, tant auprès des bénéficiaires que des PSF partenaires. Depuis la mise en place du Secrétariat d’Etat, nous avons misé sur la FEBESEF, la fédération des bénéficiaires des services financiers mis en place en 2015, en renforçant leurs capacités organisationnelles et leurs aptitudes de formation pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires. Aussi, leur fonctionnement décentralisé, couplé aux formations de leurs représentantes, leur a donné la capacité d’être à même d’accompagner dans les préfectures, cantons et villages, la cible en matière d’éducation financière et de gestion entrepreneuriale. Elles ont institué des rencontres périodiques (mensuelles et trimestrielles) pour partager leurs difficultés et approches de solutions. Nous les appuyons par la mise à disposition d’experts en fonction des thématiques sur lesquelles elles nous sollicitent. Qui mieux qu’un bénéficiaire pour partager avec un autre ses astuces de réussite. Nous avons remarqué que les zones qui affichent les meilleures performances sont celles où l’on a constaté une régularité dans les rencontres. Concernant les PSF, nous avons renforcé la périodicité du suivi et de compensation des comptes qui est devenu trimestriel, nous avons également renforcé notre système d’audit externe et augmenté le nombre de contrôles réalisés annuellement. Pour finir, nous avons également misé sur le renforcement des équipes en recrutant au total 9 jeunes collaborateurs au cours de l’année 2018, ayant une forte expérience dans le secteur de la microfinance.

Loin d’être une surveillance soutenue, ce sont des mécanismes qui permettent une Gestion Axée sur les Résultats, tant auprès des collaborateurs que des partenaires qui permettent de maintenir le cap des performances.

Comment réglez-vous les cas des mauvais débiteurs ? Comment cela est-il perçu ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La problématique des mauvais débiteurs est intrinsèquement liée à l’activité de crédits et n’est pas propre au FNFI. Les bailleurs, les banques, les microfinances connaissent cette difficulté avant l’avènement du FNFI. Un problème de remboursement peut avoir des origines diverses (de la mauvaise approche de son activité à la mauvaise foi, en passant par une mauvaise gestion de son activité et le contexte économique etc.). Loin d’être une fatalité et eu égard à la fragilité économique de notre cible de base, nous nous efforçons de les accompagner en amont du financement par les formations qui précèdent l’obtention des crédits et en aval par les sensibilisations et les renforcements en éducation financière déjà évoqués. Mais nous sommes globalement satisfaits puisque finalement, les performances de remboursements que nous affichons sont nettement au-delà de celles des banques.

En ce qui concerne le produit Accompagnement à la formalisation, qu’est-ce qui peut motiver quelqu’un à y souscrire ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le PAF est le produit par excellence pour permettre une transition sur mesure pour tous les bénéficiaires qui ont été inclus financièrement et qui ont pu mettre en place une activité à fort potentialité de développement. Mais c’est aussi le produit qui permet de concrétiser son parcours entrepreneurial. Souvent on exerce une activité mais on ne bénéficie pas des dispositions offertes ou encore on auto-limite les opportunités parce qu’on ne franchit pas le cap de la formalisation. Les raisons sont parfois purement financières ou culturelles. Aujourd’hui ce produit offre la possibilité à tous les acteurs qui exercent déjà une activité génératrice de revenu de passer à l’échelle ENTREPRISE. Cela s’adresse aussi bien aux commerçantes, agriculteurs, artisans, coiffeurs (ses), jeunes ou non. Les domaines d’activités ne sont pas limités. J’invite donc tout Togolais qui souhaite bénéficier d’un financement pouvant aller jusqu’à 500.000 FCFA, à se rapprocher d’un des PSF partenaires ou à contacter le numéro vert du FNFI 80-00-00-12.

Ses bénéficiaires seront-ils exemptés d’impôts pendant une période, des mesures incitatives qui seront prises à leur endroit ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Des efforts ont été faits par le gouvernement en faveur de l’entrepreneuriat, notamment les facilitations mises en place pour la création d’entreprises ou encore la nouvelle loi fiscale qui est encourageante pour les nouveaux entrepreneurs.

Il va de soi que nous allons capitaliser ces avancées pour accompagner notre cible. Bien évidemment, l’exonération d’impôts comme prévu par la loi fiscale, mais également accompagnement pour bénéficier des facilités pour les créations d’entreprises. Le Secrétariat d’Etat avait déjà des programmes communs avec le CFE pour favoriser la création d’entreprise aux acteurs du Secteur Informel via la DOSI qui a permis de formaliser des « zemidjans » dans sa phase pilote.

Nous avons déjà rencontré les services fiscaux pour asseoir des réflexions pour accompagner efficacement toutes les personnes qui vont s’inscrire dans cette dynamique pour que cela ne soit pas perçu comme une lourdeur pour eux. Notre rôle avant tout c’est de leur faciliter l’intégration dans tous les dispositifs mis en place par l’Etat togolais à leur profit. C’est aussi cela l’Axe 3 du PND.

Comment voyez-vous le FNFI dans les cinq prochaines années ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le FNFI a entamé son processus d’autonomisation au cours de l’année 2018 qui s’est concrétisé en début d’année 2019 par l’autonomie financière. Ce qui a justement permis la mise en place du partenariat avec la banque ORABANK. Le FNFI n’a pas vocation à se substituer aux fonds de financements classiques, mais est plus un mécanisme catalyseur des efforts qui sont faits par le gouvernement togolais pour accompagner les populations vulnérables. Nos produits sont conçus sur des cycles assez courts, justement pour assurer notre rôle d’éducation et de facilitateur pour ces hommes et femmes togolais qui sont aujourd’hui en marge du système financier au sens large.

La première mission assignée est en bonne voie de poursuite. Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance.

Un mot à l’endroit de vos partenaires et de vos bénéficiaires ?

Mme Mazamaesso ASSIH : A l’ endroit de tous les partenaires, bailleurs, nos gratitudes pour leur soutien qui a permis de faire prendre corps à cette vision du Chef de l’Etat et qui a contribué à ce jour à l’épanouissement économique et financier de près d’un million de Togolais.

Aux PSF, nos remerciements pour leurs efforts constants aux cotés des bénéficiaires que nous sommes durant ces 5 années. Nous avons relevé des défis ensemble et nous parviendrons à relever les nouveaux qui se présenteront à nous.

Aux bénéficiaires que nous sommes, parce que pour moi les bénéficiaires de l’inclusion financière sont multiples. Des bénéficiaires du crédit, à la microfinance en passant par les collaborateurs du FNFI et même la Secrétaire d’Etat que je suis aujourd’hui, nous sommes tous les premiers bénéficiaires de cette volonté du gouvernement togolais à lutter efficacement et sans relâche contre toutes les formes d’exclusion.

A nous les bénéficiaires, toute mon admiration à l’égard de ces braves femmes qui ont réussi les miracles devant lesquels nous nous extasions aujourd’hui, leur abnégation, leur détermination à entretenir ce précieux outil qui a été mis en place pour eux, est à saluer. Je les encourage à poursuivre leurs efforts en ce sens. Aux collaborateurs du FNFI et des PSF, je nous encourage à garder constamment dans nos priorités d’intervention, la recherche du mieux-être de nos concitoyens les plus vulnérables. Ils sont le maillon essentiel du développement de notre pays et des bons résultats que nous affichons.

Pour le nouveau partenaire ORABANK, les remerciements appuyés du Gouvernement Togolais au Directeur Général et à son équipe pour son accompagnement non négligeable. Tout sera mis en œuvre pour que les engagements soient tenus de part et d’autres.

Pour les futurs partenaires, l’inclusion financière au Togo est une réalité. C’est une coalition pour la lutte contre la pauvreté. L’axe 3 du PND y trouve tout son fondement. Ils sont les bienvenus pour participer à nos côtés à cette noble cause.

Source Togo Matin N°521 du mardi 2 avril 2019

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