Accueil Blog Page 141

La campagne de vulgarisation de la charte des TPME officiellement lancée 

0

La charte des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) est désormais mise en œuvre de façon effective. Le ministre du commerce a lancé ce mercredi 9 novembre 2022 à Lomé, la campagne nationale de vulgarisation de ce nouveau référentiel d’accompagnement.

 

Le document de 76 pages, enrichi de plusieurs innovations et subdivisé en plusieurs titres, se veut un guide institutionnel pratique d’appui aux TPME. Il énonce clairement la nouvelle classification des entreprises, et définit le cadre général des mesures incitatives pour la promotion et le développement de ces dernières ainsi que les obligations et engagements des parties prenantes. 

 

Sa diffusion se fera dans toutes les régions du pays, en langues nationale et locales, à travers des ateliers, ou par le biais des médias, entre autres. 

 

L’objectif, selon le ministre Kodjo Adedze, est de permettre aux opérateurs économiques de mieux connaître cet outil en accès libre et de s’en approprier. 

 

Il faut dire qu’au Togo, le poids des TPME dans l’économie nationale est significatif. En référence aux dernières statistiques du recensement général des entreprises de 2017, ces dernières représentent 80% du tissu économique, et contribuent à 40% du PIB. 

 

La 12 ème édition de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat officiellement lancée à Lomé 

0

Les activités de la 12e édition de la ‘’Semaine mondiale de l’entrepreneuriat’’ ont été officiellement lancées ce lundi 14 novembre 2022 à Lomé, sur le thème « Quel écosystème entrepreneurial pour booster l’économie togolaise ?».

Coordonnée par le Global Entrepreneurship Network (GEN), représentée au Togo par l’ONG IJD (initiatives des Jeunes pour le Développement) a pour but de mobiliser et de connecter les hommes et les femmes du monde entier pour favoriser l’émergence de la prochaine génération d’entrepreneurs, d’innovateurs et de réalisateurs de changement.

 

Les organisateurs, à travers cet événement, veulent démontrer au public, leur potentiel d’auto-démarreurs de croissance et offrir aux entrepreneurs, la possibilité de bénéficier des dispositions de réseautage, de mentorat, et même financières pour l’essor de l’entrepreneuriat.

 

Pour Pascal Edoh AGBOVE, Directeur exécutif de l’ONG IJD et Représentant National de GEN-TOGO, « La semaine de l’entrepreneuriat est la plus grande célébration au monde initiée par les entrepreneurs et vise à stimuler la croissance économique et à accroître le bien-être humain ». 

 

Il a par cette occasion invité tous les partenaires y compris les structures étatiques à un travail de collaboration sincère afin de créer une synergie dans les actions en maximisant le potentiel et les atouts de chacun. Ce qui selon lui permettra d’arriver à optimiser les compétences et les ressources pour avoir un fort impact de leurs interventions. « Ceci serait un véritable gage de création de richesses et d’emplois pour notre pays » a-t-il fait savoir.

 

Durant une semaine, du 14 au 20 novembre 2022, plusieurs activités sont inscrites à l’agenda de cette célébration.

 

Les activités tourneront autour d’une table-ronde de l’écosystème entrepreneurial, d’un forum d’investissement et de financement des PME et des séances de formations à l’intention des entrepreneurs et le tout sera clôturé par une célébration et un dîner de gala dénommé : « La nuit des entrepreneurs ».

C’est un évènement dont t

 

Toute la population est cordialement invitée à participer aux activités de cette campagne mondiale, notamment les entrepreneurs, les chercheurs, les jeunes, les étudiants, les experts et les décideurs politiques… 

 

Comme c’est une semaine des entreprises ainsi l’occasion est donnée pour les entreprises de saisir l’occasion pour démontrer leurs capacités, leurs rôles et leur contribution au développement du pays.

 

RGPH-5 : Zio 2 mobilise les différents acteurs impliqués

0

Depuis le démarrage du cinquième recensement général de la population et de l’habitat, toutes les communes sont mobilisées pour la réussite de cette opération.

 

 C’est l’exemple de la commune de Zio 2, qui dans le cadre du bon déroulement de ce 5e Recensement a mobilisé les différents acteurs pour leurs implications.

 

Cette réunion a été presidé par  madame le Maire de Zio2 dont le but était de remobilisation des acteurs impliqués dans le recensement.

 

Cette réunion qui a connu la participation, de l’Adjoint au Maire, des conseillers municipaux, de la chefferie, des responsables de CVD, du superviseur et des agents contrôleurs, a permis de ressortir les goulots d’étranglement de l’opération de dénombrement sur le terrain et définir des stratégies de mitigation de ceux-ci.

 

Madame AGBAGLO Adjo a invité toutes parties à multiplier les initiatives d’information et de sensibilisation autour du RGPH dans la commune Zio 2 pour le bon accomplissement de ce droit et devoir civique qu’est de se faire recenser.

 

COP 27 : le Togo adhère à l’initiative visant à accorder une vie décente pour une Afrique résiliente au changement climatique

0

Le Ministre en charge de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. Foli Bazi Katari a pris part au lancement de l’initiative « Une vie décente en Afrique », organisé dans le cadre de la « Journée de l’agriculture et de l’adaptation », tenu ce Samedi 12 novembre 2022 Sharm El-Sheikh, au court des activités de la Cop 27 en Egypte.

 

Cette initiative a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des africains qui vivent dans les zones et les communautés rurales. C’est aussi permettre à travers cette initiative accentuer la mise en œuvre des objectifs de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris ainsi qu’à soutenir les efforts des pays africains pour mettre en œuvre leurs contributions, en intégrant l’action climatique dans le développement rural durable.

 

 Le ministre Foli Bazi Katari a affirmé l’adhésion du Togo à ce projet qui pourra améliorer la qualité de vie dans les villages et les zones rurales frappés par les changements climatiques.

 

Il poursuit en relevant que cette initiative est la bienvenue au Togo, puisque « Les changements climatiques agissent avec sévérité sur l’agriculture Togolaise et ce sont les producteurs agricoles en particulier qui en font les frais.»

 

Ainsi, « Une telle initiative de la part de l’Egypte pourra véritablement faire du bien au Togo. Nous pensons que le Togo pourra partager cette expérience dans les autres pays occidentaux. À notre niveau, une feuille de route a été élaborée pour mettre en exergue la séquestration des Gaz à Effet de Serre par le reboisement. L’initiative de l’Égypte pourra nous donner assez d’expériences. », a-t-il poursuivi.

 

Togo: la septième réunion ministérielle sur la sécurité dans l’espace Uemoa s’ouvre à Lomé

0

La capitale togolaise Lomé accueille depuis ce vendredi 11 novembre2022, la septième réunion ministérielle sur la sécurité dans l’espace UEMOA.

 

Ouvrant les travaux, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo, le Général de Brigade Damehame Yark, a rappelé que la rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’accord -cadre de coopération en matière de sécurité et de renseignement signé en avril 2018 à Ouagadougou. 

Il a indiqué que « Nous sommes appelés à procéder à une évaluation objective de la situation sécuritaire dans notre espace communautaire, en vue de donner les orientations et impulsions nécessaires au succès de cette mise en œuvre ».

 

Par ailleurs, le ministre a indiqué que dans le contexte actuel, nul n’est encore besoin de souligner la nécessité pour leurs États de renforcer leurs initiatives visant à mieux sécuriser leurs territoires.

 

 « Il n’y a pas d’autre alternative que la coopération : coopération dans le domaine sécuritaire, coopération en matière d’échange d’informations et de renseignements, coopération dans le développement », a indiqué le ministre.

 

Pendant les travaux, les échanges ont abouti à des conclusions dont la mise en œuvre va permettre aux services de sécurité et de renseignement de renforcer la coopération policière et la sécurité dans l’espace communautaire.

Dans le contexte des attaques ou menaces d’actes terroriste qui se multiplient et se font de plus en plus complexe, les recommandations de cette réunion vont permettre de créer des liens de coopération dans le domaine de la sécurité, coopération en matière d’échanges d’informations et de renseignements, coopération dans le domaine du développement entre les pays de l’espace.

 

Le Président de la Commission de l’Uemoa a été représenté à l’ouverture de la rencontre par Mamadù Serifo Jaquite, Commissaire en charge du Département Humain.

 

Il est à préciser que pour la réussite de cet important projet, la Commission de l’Uemoa mobilisera 70% du budget global qui est chiffré à dix milliards soixante-cinq millions cent soixante mille (10 065 160 000) F CFA.

 

 

Les jeunes des associations des communes d’Agoè-Nyivé 4 et 6 à l’école des stratégies de construction d’un plan de plaidoyer

0

Dans le cadre du projet ACTE-AFRIQUE, il s’est ouvert du 07 au 08 novembre 2022 dans la préfecture d’Agoe-nyivé à Lomé, un atelier de formation du conseil des jeunes sur la construction d’un plan de plaidoyer.

Organisé par l’ONG Action Éducation, l’initiative vise à faire des enfants et des jeunes des acteurs de changement en renforçant leur pouvoir d’agir en matière de citoyenneté, de cohésion sociale et de développement durable.

Pendant deux jours, les jeunes des communes d’Agoe-nyivé 4 et 6, coordination communale des jeunes, ont vu leurs capacités renforcées sur la construction du plan de plaidoyer.

« Cette formation organisée par l’ ONG Action Éducation me permet d’avoir des notions sur comment élaborer un plan de plaidoyer que je vais partager avec les membres de mon association qui est l’ADFE228, et le problème retenu pour le plaidoyer « les enfants sans actes de naissance » cadre bien avec notre champ d’action » a indiqué Gomado Akouto Yayra, membre de l’association ADFE228.

Une occasion pour Paul Koffi kpatcha, coordonnateur du projet ACTE-AFRIQUE, de relever que « La formation qui s’est déroulée avec les jeunes des associations des communes d’Agoe-nyivé 4 et 6, porte sur la construction d’un plan de plaidoyer. Cette formation est organisée parce que le projet vise à renforcer le pouvoir d’agir des enfants et des jeunes afin de faire d’eux des acteurs de changement dans les domaines de la citoyenneté, de cohésion sociale et de développement durable. Donc c’est dans le cadre de renforcement du pouvoir d’agir des jeunes pour pouvoir être des acteurs qui vont porter des actions de plaidoyer au niveau des autorités compétentes. Pendant deux jours, ces jeunes ont été outiller et leurs capacités ont été renforcés pour leur permettre de pouvoir identifier les sujets de plaidoyer qui les concernent ».

Il poursuit en précisant que « En fait, nous travaillons dans le cadre de ce projet avec les deux communes, parce qu’une analyse a été faite sur plusieurs communes au Togo. Mais il a été relevé que Agoè-nyivé 4 et 6, sont des communes dans lesquelles ce besoins se fait plus ressentir.

Notons que cette formation qui a durée deux jours a été assurée par l’ONG RADI

RGPH-5: le recensement prorogé jusqu’au 16 novembre prochain

0

Le gouvernement togolais vient de proroger le cinquième recensement général de la population et de l’habitat jusqu’au 16 novembre 2022. C’est ce que précise un communiqué du gouvernement.

 

Le cinquième Recensement Général de la Population et de I’Habitat (RGPH-5) été lancé officiellement par le Gouvernement le lundi 24 octobre 2022 sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le Gouvernement salue le bon déroulement de l’opération de dénombrement qui a commencé le 23 octobre 2022 avec le déploiement des agents de terrain. Il saisit cette occasion pour remercier les populations et tous les acteurs impliqués dans le processus, notamment les agents affectés aux opérations de recensement, les députés, les maires, les préfets, les chefs traditionnels, les leaders religieux, les leaders communautaires, les partenaires techniques et financiers et les médias pour leur mobilisation.

 

Ainsi afin de consolider les résultats déjà obtenus, le Gouvernement, à travers un communiqué rendu public ce 11 novembre 2022 porte à la connaissance de la population vivant sur toute l’étendue du territoire national aussi bien les nationaux que les communautés étrangères que la période des opérations de dénombrement du cinquième recensement général de la population et de l’habitat, initialement fixée du 23 octobre au 12 novembre 2022, est prorogée jusqu’au 16 novembre 2022.

 

Le Gouvernement a travers cette prorogation permettre à tous les togolais de se faire recenser. Il dit compter sur le sens civique de tout un chacun pour l’aboutissement heureux de cette opération de dénombrement.

 

Le ministre Gilbert Bawara lance les travaux du forum du dialogue social à Kara 

0

« Construire et consolider une culture du dialogue social » est le thème retenu pour un forum national sur le dialogue social au Togo. C’est le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara qui a officiellement lancé les travaux du forum ce jeudi 10 novembre 2022 au Palais des congrès de Kara (Ville située au nord du Togo à 420 Km de Lomé, la capitale togolaise).

L’objectif est de créer les conditions d’une paix sociale durable pour soutenir la productivité des entreprises et des administrations publiques et pour consolider les progrès sociaux.

Les travaux vont également permettre de rendre le dialogue social plus dynamique et plus productif avec une participation plus engageante des partenaires sociaux. 

L’initiative est organisée en partenariat avec le Bureau National du Travail et le Programme des Nations Unies pour le Développement.

 

Le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara, au lancement des travaux a précisé que le forum est une occasion de comprendre ce que c’est que les conventions internationales, leur place par rapport à la législation nationale et de prendre davantage conscience des éléments qui paraissent essentiel et primordial. 

 

Il a également rappelé que dans une maison, dans une famille, dans une société, dans un État, il est nécessaire de s’accorder sur des règles du jeu. Ces règles du jeu peuvent être apprécier différemment par des différentes parties prenantes dans la famille dans la maison, dans la société et au niveau de l’État. Chacun doit s’efforcer d’observer et de respecter ces règles du jeu. 

« Si en tant que togolais et Togolaises nous estimons que le niveau de développement de notre pays n’est pas encore suffisant, si nous estimons que la prospérité n’est pas encore suffisante, que les conditions de vie et de travail des Togolais et des Togolaises mérite d’être améliorer considérablement alors nous allons nous poser la question de savoir quel doit être le comportement, les agissements des uns et des autres afin que nous soyons en mesure de maintenir et de renforcer la trajectoire des investissements, d’attirer davantage des investissements, de protéger l’outil productif, de promouvoir et de maintenir sur les lieux du travail et en milieu professionnel un climat de sérénité et de compréhension mutuelle, de favoriser la productivité des entreprises, de créer davantage d’emploi, d’améliorer les salaires. Aucune action dans la vie individuellement et collectivement ne doit pas être prise comme étant une finalité en elle-même. Lorsqu’on pose des actes, lorsque nous agissons nous devons nous poser la question de leur finalité, vers où allons-nous, à quel objectif ? Moi je me dis, ce que nous cherchons c’est le bien-être de la population togolaise, naturellement faire en sorte que les principales richesses que nous avons, les femmes et les hommes qui se donnent au travail dans la fonction publique, dans les secteurs privés, c’est notre principale richesse qu’ils soient heureux. Si nous devons agir à l’aune d’intérêt plutôt corporatif nous n’allons pas avancer en tant que société togolaise, en tant que communauté nationale. Mais je suis extrêmement confiant que les deux jours d’échanges des débats dans la cordialité et dans le respect vont nous permettre de nous accorder sur certains nombres de repère pour les mois et les années à venir », a indiqué M. Bawara.  

 

Le ministre a invité les participants à apporter leurs outils de dialogue social, de stabilité en faisant en sorte que l’économie et la société togolaise puissent avancer. 

 

Pour Konde Sangbana, président du conseil national du dialogue social, il faudra pour consolider les acquis actuels, bannir les comportements nuisibles au développement qui se traduisent par des revendications routinières et répétitives de l’exercice des principes et droits fondamentaux au travail, en privilégiant des attitudes responsables qui passent par la voie du dialogue.

 

Les syndicats ont estimé que sans les travailleurs, le dialogue social sera un concept sans grands enjeux et que toute action devant affaiblir les organisations syndicales pour une autre raison, constitue une bombe à retardement.

 

Il faut dire que le dialogue social est un instrument de paix sociale pour une meilleure productivité, un signe manifeste d’une volonté de rechercher des solutions aux difficultés et surtout de prévenir les conflits sociaux.

 

En effet, il faut relever que les premières assises du dialogue social se sont tenues en 2006 suivies de l’institutionnalisation d’un cadre formel de cet instrument qui est considéré à soulager le climat social au sein du pays et au sein des entreprises.

Pendant deux jours, les différents acteurs et représentant de toutes les couches sociales Togolaises qui sont notamment les associations syndicales, le patronat vont abordés des thématiques notamment tourner vers les Concepts fondamentaux et conditions essentielles de réussite du dialogue social. Ils parleront sur le dialogue social au Togo de 2006 à 2022 en faisant un clin d’œil à l’état des lieux, bilan et perspectives.

C’est aussi l’occasion de discuter sur les fondamentaux d’une liberté syndicale et droit de grève, sa définition, son cadre juridique, ces fondements et principes de base de la liberté syndicale et du droit de grève. De même qu’un moment de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière d’animation du dialogue social, de liberté syndicale et d’exercice du droit de grève.

 

Au cours des travaux, es différents acteurs proposeront des recommandations et vont adopter et signer une feuille de route pour la refondation du dialogue social au Togo.

 

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du représentant du directeur du bureau de pays de l’organisation Internationale du Travail à Abidjan, Sophie De Coninck, directrice Adjointe OIT, du préfet de la Kozah, le Colonel Bakali, du président du Conseil National du Patronat, Coami Tamegnon, des syndicalistes et des chefs traditionnels

RGPH-5: voici les numéros à contacter pour se faire recenser

0

Le cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5),  prend fin demain 12 novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.

 

Sur le terrain l’opération se déroule bien. Mais si des personnes restent et qui n’ont pas encore été enrôlées dans le processus, elles peuvent encore se faire recenser.

Pour le faire, des numéros sont mis à disposition  pour les retardataire et renseigner sur d’éventuel préoccupations. Découvrez les numéros à contacter

 

 

 

Togo: les députés votent quatre lois pour protéger et promouvoir la femme 

0

Dans la poursuit de la politique de promotion de la femme et le renforcement des droits et l’équité genre, la représentation nationale, en sa 5ème séance plénière de la 2ème session ordinaire de l’année 2022, a voté quatre lois utilitaristes ce 10 novembre 2022.

 

La séance a été présidée par Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale en présence des membres du gouvernement en l’occurrence Adjovi Lolonyo Apedoh- Anakoma, ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation et Christian Trimua, ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République.

 

Cette volonté de renforcer les droits de la femme au Togo s’est traduite par le vote de ces quatre lois utilitaristes à savoir la modification de la loi n° 2011-006 du 21 février 2011 portant code de sécurité sociale, la modification de la loi n° 2012-14 du 6 juillet 2012 portant code des personnes et de la famille, modifiée par la loi n° 2014-019 du 17 novembre 2014, la modification de la loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015 portant nouveau code pénal, modifié par la loi n°2016-027 du 11 octobre 2016 et la modification de la loi n° 2021-012 du 18 juin 2021 portant code du travail.

 

Substantiellement, le projet de loi portant modification de la loi n° 2011-006 du 21 février 2011 portant code de sécurité sociale renforce les droits sociaux de la femme en ce qu’elle lui confère non plus la moitié mais la totalité de la rémunération journalière moyenne suite à l’arrêt de travail.

 

En ce qui concerne la loi modifiant le code des personnes et de la famille, elle s’inscrit dans la suite des réformes successives améliorant ainsi le statut civil, le positionnement familial et les droits matrimoniaux.

A cet effet, certaines dispositions relatives, entre autres, au délai de viduité ont été soit réécrites, soit simplement abrogées rétablissant ainsi le droit aux conditions égalitaires de remariage et de la femme divorcée ou de la veuve.

L’adoption de cette loi vient ainsi renforcer les droits de la femme, les conditions égalitaires de participation au développement du pays, l’engagement politique permanent en faveur de l’épanouissement de la femme, de la sécurité des familles et du bien-être de toute la population sans distinction.

 

S’agissant de la loi portant modification de la loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015 portant nouveau code pénal, modifiée par la loi n°2016-027 du 11 octobre 2016, elle instaure la protection de la femme contre le harcèlement physique, moral, économique. En outre, elle prend en compte de nouvelles catégories de personnes en l’occurrence les femmes âgées et les handicapées.

 

Quant à la loi portant modification de la loi n° 2021-012 du 18 juin 2021 relatif au code du travail, il est impérieux de souligner la protection de l’emploi de la femme salariée pendant la période de la grossesse, de l’accouchement, du congé de maternité et de l’allaitement.

 

Adjovi Lolonyo Apedoh-Anakoma, ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation s’est réjouie de l’adoption de ces textes en soulignant qu’elle marque un pas significatif dans la protection de la gent féminine et l’amélioration de ses conditions de vie.

 

« Le gouvernement, sous la houlette du Président de la République, fera un usage judicieux de l’ensemble des lois votées », a-t-elle laissé entendre.

 

Pour Yawa Djigbodi Tsègan, la Présidente de l’Assemblée nationale, les lois de la République ne peuvent rester figées. Elles doivent être réformées si les conditions l’exigent. Ainsi, le vote de ces lois, en tenant compte des réalités et des contingences de l’heure, consolide les droits de la femme notamment dans les domaines du mariage, de la sécurité sociale, à l’occasion de la maternité et du travail.

 

Les modifications proposées sont la résultante des efforts constants du gouvernement de donner les mêmes chances aux femmes qu’aux hommes. Ces efforts soutenus par la représentation nationale a fait hisser notre pays au rang de ceux qui tiennent le plus compte de l’inclusion économique, financière et sociale des femmes.

 

« Nous sommes la preuve de cette promotion et c’est une réalité connue par la femme togolaise et connue dans le monde entier. Nous joignons notre voix à celle du gouvernement pour nous inviter à une appropriation de cette vision. Cela nous concerne tous parce que quand ça arrive dans nos familles, nous oublions ces lois que nous avons votées, nous oublions nos positions que nous avons eues. Nos émotions dominent et nous oublions que la femme quelle qu’elle soit, et d’où qu’elle vienne doit être protégée.

Nous prions pour que chacun d’entre nous s’approprie cette vision et que la femme togolaise continue d’être au centre de toutes les attentions, cette fleur que nous nous engageons tous aujourd’hui à protéger et à continuer à faire fleurir au firmament de cette nation et que Dieu veille sur le Président de la République pour continuer encore davantage à donner plus de visibilité, plus de positionnement à la femme togolaise afin que cette nation continue de bénéficier de toutes les valeurs contenues dans la femme.

 

Nous revenons sur cette position du gouvernement qui est connue et qui veut que cette question ne soit pas reléguée à un face-à-face entre la femme et elle-même mais que toute la société togolaise s’approprie ce concept et qu’ensemble nous allons vers un équilibre égalitaire entre la femme et l’homme au sein de nos sociétés », a indiqué la Présidente de l’Assemblée nationale.

 

En effet, le principe constitutionnel de l’égalité des droits entre homme et femme est repris par plusieurs instruments internationaux ratifiés par le Togo notamment la convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits des femmes. L’internationalisation de ces instruments juridiques internationaux dans l’arsenal juridique national a pour but de promouvoir la femme tout en consolidant les efforts déjà déployés pour sa meilleure protection.

Malgré cet important corpus législatif, la situation des femmes dans la société reste toujours plus fragile que celle des hommes. C’est dans ce contexte que s’inscrit les modifications sus-énumérées qui tendent à un rééquilibre et au renforcement des droits fondamentaux entre les femmes et les hommes notamment dans le mariage, à l’occasion de la maternité, du travail et de la sécurité sociale.

 

La Présidente de l’Assemblée nationale n’a pas manqué d’exhorter les élus du peuple à bien s’impliquer dans les opérations du cinquième recensement général de la population et de l’habitat pour la mobilisation des populations.