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L’Assemblée générale de l’ONU vote un budget de 3,2 milliards de dollars pour 2021

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L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté jeudi 31 décembre 2020 un budget de 3,231 milliards de dollars pour financer le travail de l’Organisation en 2021, contre les 3,074 milliards de dollars accordés en 2020, écrit 24heurinfo.

La Cinquième Commission de l’Assemblée générale, qui est chargée des affaires administratives et budgétaires de l’ONU, avait discuté et approuvé le budget quelques heures seulement avant que la plénière ne l’adopte.

Le confrère précise que le Secrétaire général António Guterres s’était adressé en octobre à la Commission soulignant que malgré la pandémie et la crise de liquidité « nos nouveaux processus et structures se sont avérés déterminants pour nous permettre de rester ouverts et de fonctionner efficacement… nous dirigeons cette organisation depuis des milliers de tables à manger et de bureaux à domicile ».

Pour le président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir, lors de la dernière session plénière de l’année, pendant laquelle le budget a été adopté « Nous avons travaillé ensemble pour construire un consensus et faire preuve de prudence et de flexibilité à un moment critique de l’histoire ».

Il a mis en exergue quelques-unes des 75 réunions plénières qui ont eu lieu dans la salle de l’Assemblée cette année malgré la pandémie, dont le débat général, le sommet sur la biodiversité, la 31e session spéciale en réponse à la pandémie COVID-19 et les réunions de haut niveau sur le 25e anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur les femmes.

Selon lui, la performance de l’Assemblée au long de cette année difficile témoigne du haut niveau de diplomatie qui y est pratiqué.

« En 2020, l’Assemblée générale a continué à diriger la scène mondiale et à fonctionner pleinement, afin de mettre en œuvre ses mandats … pour répondre aux besoins des personnes que nous servons », a-t-il affirmé.

L’opérateur télécom Moov change d’identité et devient « Moov Africa »

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L’opérateur télécom Moov change d’identité. Le « Moov Togo » devient depuis le 1er Janvier 2021 « Moov Africa », avec un nouveau logo qui passe du vert au bleu.

Togofirst précise que cette mutation s’opère dans toutes les onze filiales de Maroc Telecom (dont Moov Togo), qui entend marquer ainsi un « nouveau chapitre », à partir de cette année, « à travers une nouvelle identité de marque », en rassemblant toutes ses représentations nationales sous une seule identité. Cette nouvelle identité veut surtout incarner « l’Afrique en mouvement ».

Ce changement d’identité visuelle survient quelques mois après la mue opérée par son concurrent Togocom, passé sous le contrôle du groupe Axian au Togo.

Les filiales « Moov Africa » se trouvent également au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Mali, en Mauritanie, au Niger, en République Centrafricaine, au Tchad. La maison-mère, Maroc Telecom, revendique du reste, « plus de 70 millions de clients » en Afrique, précise le confrère.

L’ONG VED vise l’excellence des élèves à travers le concours « L’Excellence, ma passion »

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L’ONG VED (Voie éclairée des Enfants Démunis) débute la nouvelle année avec un projet à l’endroit des scolaires. Il s’agit de son projet « Excellence, ma passion en milieu scolaire (EMSCO) ».

 Ce projet, une fois lancé permettra aux jeunes élèves de montrer leur capacité intellectuelle à travers un concours national dont l’objectif est de relever le niveau des élèves et de les inciter non seulement à apprendre davantage, mais aussi à viser l’excellence.

Ce concours dont le thème est « L’Excellence, ma passion » se veut une belle opportunité pour les élèves qui visent l’excellence dans leur cursus scolaire et entend déployer des efforts pour les satisfaire et leur offrir un nouveau départ.

Le projet de l’association VED, « Excellence en milieu scolaire » débutera en janvier 2021 et prendra fin en avril 2021 pour l’année scolaire 2020-2021. Il se déroulera en deux phases. La première sera régionale et la seconde se passera dans la capitale togolaise, Lomé.

Pour les responsables de l’ONG « Les épreuves dans lesquelles les élèves seront appelés à composer pendant ce concours sont aux nombres de trois à savoir une épreuve de culture générale de 2 heures à coefficient deux, une épreuve d’approche à compétence relative au nouveau programme scolaire du secondaire 1 de 2 heures à coefficient trois et une dernière épreuve de technologie relative à l’informatique de 3 heures à coefficient quatre ».

Ils précisent que les cinq premiers élèves sur le plan national auront un prix d’excellence composé d’un ordinateur portatif pour les trois premiers et d’une enveloppe respectivement de 200 000 Fcfa pour le 1er, 150 000 pour le 2è, 100 000 pour les 3è et 4è et 50 000 Fcfa pour le 5è.

La promotion de l’éducation et la vision de l’excellence en milieu scolaire reste et demeure la préoccupation majeure de cette ONG, qui toute l’année 2020 s’est illustrée par plusieurs activités, notamment la riposte contre la propagation du Covid-19 en offrant du matériel destiné aux gestes barrières (gels désinfectants et masques de protection) aux populations vulnérables et a récompensé les acteurs et structures qui se sont le plus illustrés dans la lutte contre la pandémie.

Arrestation de Carlos Ketohou: Reporter Sans Frontières demande sa libération

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L’indignation de l’arrestation du journaliste togolais, Carlos KETEHOU, Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express, traverse nos frontières. C’est le cas du Responsable du Bureau Afrique de RSF (Reporter Sans Frontières), Arnaud Froger a lancé que l’arrestation du Directeur de Publication du Journal « L’Indépendance Express » est « un contournement flagrant du droit » régissant la presse au Togo.

Il dénonce cette arrestation comme la dépénalisation des délits de presse qui est un acquis important pour le pays et ne peux pas être appliquée à la carte.

Pour monsieur Froger « Si des responsables politiques s’estiment injustement mis en cause ou diffamés, il existe des recours possibles devant l’organe de régulation des médias qui est compétent en la matière».

Le Responsable du Bureau Afrique de RSF, dans une démarche pédagogique, souligne que « Des faits présumés de diffamation ne devraient pas être examinés par un service d’investigation criminel de gendarmerie », rapporte le flambeau des démocrates.

Et d’exiger, devant ce fait contraire à la loi, la libération immédiate du mis en cause. « Sans juge du fond de l’affaire, RSF demande la libération de ce journaliste en respect des procédures et textes en vigueur» précise le confrère.

La presse togolaise « dénonce et condamne l’arrestation de Carlos KETOHOU

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Dans un communiqué datant du 30 décembre, signé par sept organisations de presse notamment OTM, CONAPP, PPT, URATEL, ATOPPEL, UJIT SYNJIT, la presse togolaise « dénonce et condamne avec la dernière rigueur, cette interpellation qui s’apparente à un enlèvement des citoyens dans une République, et appelle les éléments du SCRIC à garantir l’intégrité physique et morale du Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express ».


Le Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express, M. Carlos KETOHOU, est arrêté dans la nuit du mardi, 29 décembre 2020, alors qu’il rentrait chez lui.

Le communiqué des organisations de la presse togolaise précise que les attitudes de « ces hommes lourdement armés », selon les déclarations de l’intéressé, se sont présentés comme des éléments du SCRIC, Service central de recherches et d’investigations criminelles, une unité spéciale de la gendarmerie nationale » est « sortie du cadre légal ». Ils sont donc repartis nuitamment avec le Directeur de Publication du journal L’Indépendant express.

D’après nos informations, précise le communiqué, M. Carlos KETOHOU a reçu quelques heures plus tôt, une convocation du même SCRIC pour se présenter dans ses locaux, le lendemain, 30 décembre 2020 à 10h.

La presse togolaise à travers ce communiqué précise que « Les délits de la presse étant dépénalisés au Togo, la détention d’un journaliste pour ses écrits parait arbitraire, par conséquent l’ensemble des organisations de presse exige la libération immédiate du confrère Carlos Komlavi KETOHOU »

Couvre-feu: appelez le 1014 en cas d’abus

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Pour éviter les abus de violence orchestré sur les citoyens en période de couvre-feu par les agents de la force spéciale anti-pandémie Covid-19 (FOSAP), le ministère de la sécurité et de la protection civile rappelle aux citoyens que le numéro vert 1014 est disponible pour les signaler au département du général Yark Damehane.

Cette ligne est opérationnelle depuis le 26 août 2019. Ce numéro permet aussi de signaler les cas de corruption commis par un agent des forces de sécurité, ou d’un fait d’insécurité, « afin que des mesures d’urgence et appropriées soient prises, et en temps réel », rapporte le confrère de 24heurinfo.

Le confrère souligne que le numéro 10 14 s’ajoute au dispositif de monitoring mis en place par la CNDH en cette période de couvre-feu pour recenser les cas de violation des droits humains.

C’est depuis le 20 décembre que le couvre-feu est opérationnel et va de 22 heures à 5 heures du matin dans le Grand Lomé et de 23 heures à 5 heures les veilles des fêtes (Noël et nouvel an) sur l’ensemble du territoire.

Togo: les députés votent le nouveau Code du Travail

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Les députés togolais ont validé ce lundi 28 et mardi 29 décembre lors de la séance plénière, sous la présidence de Memounatou IBRAHIMA, 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, le document du projet de loi modifiant la loi N°2006-010 du 13 décembre 2006 portant Code du Travail.

Les travaux ont permis aux députés d’adopter à l’unanimité, un nouveau code de travail au Togo, le mardi 29 décembre 2020, en présence du commissaire du gouvernement, Gilbert Bawara, Ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social.

Le document projet de loi soumis à l’appréciation de la Représentation nationale par le gouvernement, est une réforme du Code du Travail qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’économie nationale et de l’amélioration du climat des affaires au Togo.

Les Elus du peuple, après deux jours de travaux, ont examiné et adopté à l’unanimité, les trois cent soixante-dix-huit (378) articles du présent projet de loi portant sur le nouveau code du travail qui a pour objectif une refonte totale de la loi n° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant code du travail afin de l’adapter aux évolutions technologiques et de tenir compte de l’universalisation et de la standardisation actuelle des règles du travail ; et bien évidement pour une meilleure mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) et assurer la modernisation de l’économie nationale et l’optimisation des investissements nationaux et internationaux.

Les nouvelles mesures sont entre autres, le contrat saisonnier (article 56) et le contrat projet (article 57), le tâcheronnat (articles 104 et 105), le télétravail ou le travail à distance (articles 184 et 185). Bref, la quintessence des modifications s’articule autour de deux grands axes. Le premier est relatif à l’assouplissement, à la flexibilité et à une meilleure règlementation des relations de travail. Le second a trait à de meilleures garanties de sécurité et de protection des travailleurs. Le tout guidé par « un souci d’équilibre entre les préoccupations des entreprises et les aspirations des salariés », rapporte l’Assemblée nationale.

Les élus du peuple précisent que la « législation du Togo sur le travail plus lisible, plus compréhensive et plus accessible à tous » et va permettre de « lever les contraintes et les restrictions en matière des relations de travail, de préciser les conditions, les modalités et les effets de la rupture des relations de travail ».

Ce projet de loi va permettre au gouvernement de rendre le droit du travail plus lisible, compréhensible et accessible, avec une plus grande précision de rédaction des dispositions emblématiques du droit du travail pour éviter des problèmes d’interprétation et d’application et réduire par ricochet les conflits socioprofessionnels.

La 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, Memounatou IBRAHIMA relate que l’adoption du nouveau Code du travail traduit « la volonté » et l’« engagement » des élus du peuple qu’ils sont d’accompagner la politique de l’Exécutif visant à offrir un cadre plus protecteur aux travailleurs. A ce titre, Mme IBRAHIMA a salué « les dispositions particulières relatives à davantage de protection de la femme enceinte, de l’enfant et des personnes handicapées. J’encourage au nom de la Représentation nationale, tous les acteurs du monde du travail à mettre en œuvre les recommandations issues des discussions législatives afin de traduire dans la réalité cet important outil juridique que se donne la République aujourd’hui ».

Il faut dire que cette refonte du code du travail, est en adéquation avec les concentrations de l’Organisation International du Travail (OIT) et du Projet d’acte uniforme relatif au droit du travail de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Prof. Robert DUSSEY donne le bilan de la diplomatie togolaise

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Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert DUSSEY, a présenté le bilan d’activité de son ministère sur plusieurs points. Il évoque les difficultés des activités de son département liées au coronavirus, la CEDEAO, les coopérations avec les pays européens, USA et Russie.

Question 1 : Monsieur le Ministre bonjour ! L’année en cours prend fin dans quelques jours. 2020 marquera l’histoire comme une année particulièrement difficile en raison de la crise sanitaire du coronavirus qui a paralysé les activités de beaucoup d’institutions. Quel impact a-t-elle eu sur le bilan de la diplomatie togolaise ?

Réponse : Effectivement, l’année 2020  a été une année de grands défis pour tous les pays du monde dans la conduite des affaires nationales et internationales. La diplomatie est par essence un domaine de rencontres, de concertations et de poignées, toutes choses rendues difficiles par la crise du Coronavirus. Presque toutes les grandes rencontres internationales ont été annulées. Mais nous nous sommes très vite adaptés à cette nouvelle donne en poursuivant la mise en œuvre de notre politique étrangère par le biais de réunions virtuelles. A cet égard, je voudrais exprimer ma profonde admiration au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE qui, malgré la crise, a tout mis en œuvre pour que la diplomatie togolaise demeure un outil efficace de soutien et d’appui aux différents programmes initiés pour le développement et le bien-être des populations togolaises, notamment le Programme National pour le Développement (PND) et la Feuille de route 2020-2025 du Gouvernement.

Question 2 : En l’espace d’à peine un mois et demi, le Togo a reçu la visite de S.E.M. Bah N’DAW et du Colonel Assimi GOITA, respectivement Président et Vice-Président de la Transition en République du Mali.  Professeur DUSSEY, dites-nous concrètement le rôle que joue le Togo dans la crise malienne.

Réponse : Comme vous le savez sans doute, beaucoup de pays dans notre espace communautaire sont confrontés au terrorisme et à l’extrémisme violent. En plus de ces fléaux déjà dévastateurs, s’ajoute, pour le cas du Mali, une crise politique sans précédent. Je ne vous le cache pas, le Togo est déterminé à aider le peuple malien dans cette crise, pour plusieurs raisons. D’abord, par solidarité envers un pays frère auquel le Togo est très attaché.  Ensuite, parce que la sécurité chez nous dans le Golfe de Guinée dépendant dans une large mesure de la sécurité au Sahel en général et au Mali en particulier. Enfin depuis longtemps, l’un des traits caractéristiques de la politique étrangère du Togo est la médiation de la paix. Sans la paix, il n’y a pas de politique de développement qui puisse prospérer. C’est conformément à ce fondement de notre action diplomatique que depuis le début, le Président Faure GNASSINGBE s’est personnellement mobilisé pour soutenir la transition en cours au Mali en maintenant un dialogue régulier et permanent avec tous les acteurs impliqués. De même, à un moment où les positions de la CEDEAO n’étaient pas très bien comprises par  le CNPS et vice-versa, le Togo a joué les bons offices pour rapprocher les points de vue.

De façon générale, le Togo soutient toutes les initiatives portées par les organisations internationales et les pays amis en faveur d’un retour rapide de la paix et de la stabilité au Mali. Il prend ainsi une part active dans la Coalition pour le Sahel qui promeut une approche intégrée au niveau régional et vise à traiter toute les causes de la crise. C’est toujours conformément à cette volonté que le Togo a pris une part active à la réunion inaugurale du Mécanisme de Soutien à la Transition au Mali (MST-MALI)  dont il s’est engagé à accueillir la prochaine réunion. Je vous le dis, le Togo est et sera un pays « exportateur » de paix.

Je voudrais préciser, pour finir, que dans toutes ses interventions, le Togo est resté fidèle à la position de la CEDEAO qui est celle d’une condamnation ferme de toutes les prises inconstitutionnelles de pouvoir.

Question 3 : Depuis plus de deux ans, les négociations du nouvel Accord de partenariat entre l’Union Européenne et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) occupent une bonne partie de votre agenda. Il a été récemment annoncé que vous êtes parvenus à un accord. Quelles sont les principales innovations de ce nouvel accord ? Quelles sont les prochaines étapes ?

Réponse : Comme vous l’avez souligné, nous avions entamé les négociations en septembre 2018 avec l’espoir de les achever au plus tard le 29 février 2020, date d’expiration de l’actuel Accord de Cotonou. Les difficultés qui ont jalonné ce parcours ont rendu nécessaire un premier report au 31 décembre 2020. Ensuite, la crise du coronavirus ne nous a pas permis de tenir le calendrier arrêté, nous contraignant encore à un nouveau report pour le 30 novembre 2021. Cependant, malgré la crise sanitaire, les négociations se sont poursuivies par visioconférence et je suis heureux de vous annoncer que le 3 décembre dernier, nous sommes parvenus à un accord politique sur l’ensemble des textes en négociation, aussi bien le socle commun que les trois protocoles régionaux. Ces textes feront l’objet d’un toilettage technique et juridique avant leur paraphe par les Négociateurs en chef, en janvier ou février. Ce texte paraphé sera soumis aux procédures internes de chacun des partenaires avant sa signature et sa ratification.

L’une des nouveautés de cet accord est l’approche régionale qui a été privilégiée. L’accord comporte en effet un socle commun qui définit les principes et les valeurs partagés par toutes les parties prenantes. Ce socle commun porte également sur les domaines prioritaires que sont : droits de l’homme, démocratie et bonne gouvernance ; paix et sécurité ; développement humain et social ; durabilité environnementale et changement climatique ; croissance économique et développement durable et inclusif et migration et mobilité. A ce socle commun s’adossent trois protocoles régionaux qui font partie intégrante de l’Accord. Les régions Afrique, Caraïbes et Pacifique ont pu chacune négocier leur protocole en tenant compte de leurs priorités et spécificités. Cette approche a permis de préserver l’unité de l’OEACP tout en s’attelant aux défis réels et actuels des populations de chacune des régions.

Question 4 : Pouvez-vous nous rassurer que toutes les priorités et intérêts des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont été satisfaits ?

Réponse : Nous avons négocié sur la base du Mandat de négociations adopté en mai 2018 par le Conseil des ministre ACP tout comme mon homologue européen l’a fait sur la base des Directives de négociations approuvées en juin 2018 par le Conseil européen. Chacun de nous aurait aimé dire que ses priorités ont été satisfaites à 100%. Malheureusement, dans une négociation, on est obligé de concéder sur certaines questions afin de parvenir à un compromis global. Parfois, il a été nécessaire de rencontrer des personnalités de l’autre camp, qui ne sont pas directement impliquées dans les négociations mais dont les opinions comptent. C’est ainsi qu’en janvier par exemple, j’ai passé deux jours au Parlement européen à Strasbourg où j’ai eu des échanges avec plusieurs Eurodéputés et groupes politiques à qui j’ai présenté les attentes des pays de l’OEACP. Ces échanges ont permis de comprendre les positions de notre partenaire et ont confirmé notre ambition partagée pour bâtir une relation de coopération moderne qui réponde aux enjeux du siècle.

Malgré cette ambition commune, il y a eu des questions qui ont été âprement discutées : il s’agit, sans être exhaustif, de la peine de mort, de la gouvernance en matière fiscale et de lutte contre le blanchiment de capitaux, de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, de la cour pénale internationale, du retour des biens culturels, de la migration, etc. Il faut par ailleurs noter que les dispositions de l’accord de Cotonou sur la base desquelles l’UE prenait des sanctions unilatérales contre les Etats de l’OEACP ont disparu au profit d’un mécanisme de règlement des différends beaucoup plus consensuel. Je pense que dans l’ensemble le nouvel accord est bien équilibré et préserve les intérêts stratégiques de notre groupe.

Question 5 : C’est donc un satisfecit sur le plan multilatéral. En termes de renforcement des relations de coopération avec les pays ami, dites-nous Monsieur le ministre, quelles ont été les actions menées par vos services au cours de cette année 2020 qui s’achève ?

Réponse : Sur le plan de la coopération bilatérale, nous avons démarré l’année sur des chapeaux de roue. Déjà le 31 janvier 2020, j’ai effectué une visite de travail à Helsinki où j’ai eu de fructueux échanges avec mon homologue Finlandais, Pekka Haavisto. Nous avions convenu de renforcer la coopération politique et commerciale entre nos deux pays. Le Togo a également décidé de hisser à un niveau beaucoup plus ambitieux sa coopération avec la Fédération de Russie. C’est le sens de ma rencontre avec Sergey Lavrov, en février 2020. Ayant compris l’intérêt stratégique de se rapprocher des puissances émergentes, j’ai invité à Lomé le Ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Durant son séjour à Lomé, nous avons signé plusieurs accords notamment en matière de consultations politiques et de formation de diplomates.  La volonté du Togo de diversifier ses relations bilatérales s’est par ailleurs matérialisée par la visite au Togo de Jean-Claude Gakosso, Ministre des Affaires Etrangères de la République du Congo, les 19 et 20 août 2020. Nous avons à cette occasion décidé d’engager très prochainement les discussions afin de convenir des nouvelles bases de la coopération bilatérale entre nos deux pays.

Je ne saurai oublier le soutien de Cuba qui, au plus fort de la crise du Covid-19, a dépêché à Lomé une brigade médicale d’une douzaine de spécialistes dont l’apport a été très utile dans notre riposte contre cette pandémie.

Toutes ces nouvelles amitiés n’occultent pas les relations privilégiées que nous entretenons avec nos partenaires traditionnels, la France, l’Allemagne, la Chine, le Japon et les USA en l’occurrence.

Question 6: Revenons au plan multilatéral. Il y a quelques jours, nos collègues du journal Le Soleil titraient : « Robert DUSSEY dans une percutante lancée ». Quelles actions au plan multilatéral, a pu susciter un tel enchantement de la presse ?

Réponse 🙁 …Rires) Vous auriez bien fait de poser la question à vos confrères. Pour ma part, je dirai que sur le plan multilatéral, l’action du Togo est restée ancrée dans la poursuite de la défense des valeurs que nous estimons devant être les fondements des relations internationales. C’est le fil conducteur de toutes nos prises de position dans les enceintes internationales. Parmi ces valeurs figure en bonne place le multilatéralisme, largement remis en cause ces derniers temps par la montée des égoïsmes nationalistes sur fonds d’affrontements commerciaux et géostratégiques de certaines puissances. C’est pour réaffirmer le principe suivant lequel les relations inter-Etats devraient se baser sur le droit et la concertation que le Togo a adhéré à l’Alliance pour le multilatéralisme, portée par la France et l’Allemagne. Cette Alliance est un réseau informel de pays unis par leur conviction que l’ordre multilatéral fondé sur des règles peut seul garantir la stabilité et la paix internationales et que nos problèmes communs ne peuvent trouver de solution qu’à travers la coopération. Elle s’attache à restaurer l’engagement mondial en faveur d’une stabilisation de l’ordre international fondé sur des règles et le  respect des principes.

Une autre valeur est la liberté religieuse.  Face à la multiplication des menaces de divers ordres à la coexistence pacifique des nations et des peuples, il s’avère impérieux de mener des actions ciblées pour tenter de sauvegarder et de renforcer la paix mondiale. Et s’il y a une menace à ne pas négliger de nos jours, c’est bien l’extrémisme violent souvent sur fond d’intolérance religieuse. Cette menace est insidieuse et plus présente qu’on ne le pense. C’est pour y répondre que le Secrétaire d’Etat américain, Mike POMPEO m’a sollicité pour que nous lancions, le 05 février 2020 à Washington, l’Alliance pour la liberté religieuse. C’est un projet qui a pour finalité ultime la construction d’un monde prospère et paisible dans lequel personne ne devra plus être persécuté pour sa foi et ses croyances religieuses.

La réunion que j’ai pris la responsabilité d’organiser le 29 septembre 2020 par visioconférence avait pour objectif de convenir avec mes homologues africains des actions à mener en vue de l’adoption d’une position commune continentale sur la liberté religieuse. Notre souhait aujourd’hui est que la mise en œuvre de cette initiative puisse être coordonnée à un niveau élevé par l’Union Africaine qui, dans cette tâche, travaillera avec un groupe d’experts de la question et des comités régionaux dont le rôle sera d’œuvrer pour l’ancrage de cette vision sur l’ensemble du continent. Je suis convaincu que la promotion du dialogue inter-religieux est l’une des pistes pour bâtir la paix.

Pour finir, permettez-moi d’évoquer sous ce chapitre la visite de travail que j’ai eue à effectuer en mars 2020 à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) où nous avons signé le programme-cadre national 2020-2025 permettant au Togo de bénéficier de l’accompagnement de cette institution dans la gestion, l’utilisation des matières nucléaires et l’application de la technologie nucléaire et radiologique pour la promotion du développement économique et social. 

Question 7 : En novembre 2019, le gouvernement togolais a procédé à l’installation du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE). Un an après la mise en place de cette structure, quel regard portez-vous sur son fonctionnement et sur l’exécution de ses missions ?

Réponse : Pour rappel, l’idée de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE) s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement de faire participer la diaspora togolaise au développement national. Mais le résultat immédiat qui était en vue dans le cadre du projet du HCTE est de fédérer les communautés togolaises à l’étranger, longtemps disparates, et de donner un interlocuteur crédible au gouvernement sur les questions de la diaspora. Aujourd’hui, nous pensons que cette attente est comblée. Le HCTE a consacré la première année de son existence à définir ses règles de fonctionnement par l’adoption de son règlement intérieur et à exécuter son plan d’actions exercice 2020. Par ailleurs, la restauration de la confiance entre le gouvernement et la diaspora à travers la mise en place du HCTE a permis à nos compatriotes vivant à l’étranger d’exercer pour la première fois leur droit de vote lors de l’élection présidentielle de février 2020.

Sur un autre plan, signalons que le HCTE et ses démembrements notamment les Délégués Pays ont apporté un soutien important au Gouvernement dans la coordination du rapatriement des Togolais qui étaient bloqués à l’extérieur du pays suite à la fermeture des frontières par les Etats. Ils ont aussi contribué à l’effort national de riposte à travers un don de 10.000 masques pour venir en aide aux couches vulnérables et défavorisées de notre pays. D’autres activités organisées par visioconférence ont permis aux compatriotes à l’étranger d’être outillé sur les fondamentaux de l’emploi à l’international avec le soutien de l’Etat et de cerner davantage les opportunités qu’offrent certaines structures dans le cadre de la mobilisation des ressources financières vers le Togo.

Question 8 : Vous faites partie de ces leaders africains qui partagent régulièrement des réflexions prospectives sur le monde. En mai 2020, vous avez publié dans le journal français l’Opinion une tribune intitulée « Coronavirus: dix leçons à tirer pour un nouvel ordre mondial ». Avec le recul, laquelle de ces leçons vous parait  la plus importante ? 

Réponse : La 2ème leçon : nous devons retenir à l’échelle humaine que l’incertitude liée à l’avenir et au devenir historique des sociétés humaines est plus grande que la certitude liée au présent. En l’espace de quelques mois, notre monde de plus en plus sûr de lui-même, de ses avancées scientifiques et de leurs applications technologiques ainsi que de ses forces agissantes a repris conscience de son étonnante vulnérabilité. Le monde est vulnérable et il ne s’agit pas d’une simple vue de l’esprit. Il s’agit d’une vulnérabilité liée non seulement à la fragilité de l’expérience existentielle de l’homme mais aussi à la civilisation moderne aux prémices idéologiques très « discutables ». La vulnérabilité mise à jour par la pandémie du covid-19 est une vulnérabilité à l’échelle humaine dont la manifestation prend diverses formes parce que l’humanité elle-même est diverse. Nos sociétés, Etats ou continents n’ont pas la même résilience ni les mêmes moyens dans la lutte contre la pandémie.

Question 9: Monsieur le Ministre, nous arrivons au terme de notre entretien. Avez-vous un mot de fin ?

Réponse : Que dire d’autre, si ce n’est formuler à vous-mêmes, aux populations togolaises et africaines, à toutes et à tous mes vœux de santé et de prospérité pour l’année nouvelle.

Au Chef de l’Etat, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, je présente mes vœux de bonne santé, de paix intérieure et de bonheur. Que la grâce du Seigneur accompagne également le Premier Ministre, Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE, ainsi que l’ensemble du Gouvernement. A tous nos partenaires, je souhaite une joyeuse année 2021.

Pour finir, je voudrais exhorter les jeunes togolais et africains à être les architectes de leur propre bonheur, à construire par eux-mêmes le monde dont ils rêvent.

Deux nouveaux membres font leur entrée au Conseil national du crédit

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Le Conseil national du crédit (CNC) compte deux nouveaux membres. Simféitchéou Pré, conseiller du Président de la République et Kodzo Mawuena Dossa, membre du comité de politique monétaire de la Bceao, ont officiellement fait leur entrée au sein de cet observatoire des évolutions économiques du Togo rapporte le confrère de « république togolaise ».

L’ancien ministre de la planification et du développement, Simféitchéou Pré fut également Directeur de cabinet du Premier Ministre, jusqu’en octobre dernier. Kodzo Mawuena Dossa fut entre autres conseiller du Gouverneur de la Banque centrale et Directeur du département des études économiques et de la monnaie.

Le confrère précise que les deux nouveaux membres ont été présentés cette semaine par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, à la faveur de la dernière session du conseil pour l’année, tenue en vidéo-conférence.

Il faut dire le CNC, composé des représentants du secteur de la banque, de la microfinance, du ministère de l’économie et de la Bceao, se réunit 04 fois par an pour faire le point sur la situation économique du pays.

Couvre-feu: Nakpa Polo de la CNDH prône le respect des droits de l’homme

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La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) suit de près le déroulement du couvre-feu décrété par le gouvernement dans le but de contenir la propagation de la pandémie du Coronavirus en ces périodes des fêtes de fin d’année.

Ainsi Mme Napka Polo, la présidente de la CNDH pour se faire invite le gouvernement à veiller au respect des Droits de l’Homme et signaler les éventuels cas de bavures en cette période exceptionnelle.

La CNDH pour l’occasion s’être mieux réorganisée et a déployé des équipes sur le terrain pour surveiller la mise en œuvre de cette mesure de couvre-feu.

« La sous-commission promotion et protection des droits de l’Homme de la Commission assure la coordination des activités de l’observatoire. Les antennes régionales de la CNDH sont aussi mises à contribution. Elles doivent recenser et transmettre sans délai, à l’observatoire les cas de violation des droits de l’Homme collectés durant cette période d’exception », indique l’institution.

Pour rappel, le couvre-feu instauré depuis le 20 décembre 2020 se déroule de 22 heures à 5 heures dans le Grand Lomé. Il a lieu les 24, 25, 31 décembre 2020 et le 1er janvier 2021 et ira de 23 heures à 5 heures du matin.