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La voie Lomé-Kpalimé: les travaux démarrent bientôt avec Ebomaf

La voie Lomé-Kpalimé, longue de 123 km sera bientôt en chantier. Les travaux de réhabilitation et de renforcement de cette route (nationale N°5) Lomé-Kpalimé et de construction des bassins de rétention d’eau de Todman, Ségbé et d’Adidogomé est confiés au géant ouest africain du secteur des BTP, l’entreprise EBOMAF.

Le leader burkinabè, présent dans le secteur des BTP qui se déploie à travers toute l’Afrique de l’Ouest notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée, fera encore son preuve de leadership dans le domaine de grand projet de BTP au Togo.

Les travaux vont démarrer dans la première quinzaine du mois d’avril 2020, informe le ministre Payadowa Boukpessi dans une note adressée aux préfets de la localité concernée.  La même note rappelle que les travaux se résument d’une part, en la construction et la mise en place de 2×3 voies du tronçon Todman-Zanguéra (15 km), 2×2 voies sur le tronçon Zanguéra-Noépé (8 km) et en une chaussée de 2 voies entre Noépé et Kpalimé (91 km1 et d’autre part, en la construction de trois bassins de rétention d’eau à Todman, Ségbé, et Adidogomé.

 L’entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils (EBOMAF) a marqué sa présence au Togo par « les travaux sur Borgou-Mandouri, Tandjouaré-Kanté, Pya-Sarakawa-Kanté, Mandouri-L’Oti-Frontière du Bénin ». Lesquels ont suivi « les projets Dapaong-Ponio-Frontière du Burkina Faso, Cinkansé-Tandjouaré, Dapaong-Borgou».

Coronavirus: Le gouvernement va préserver l’emploi

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Au cours d’une rencontre avec les représentants des syndicats et ceux du secteur privé, le ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative, Gilbert Bawara a apporté un sentiment de soulagement du gouvernement au secteur privés ce lundi 30 mars 2020.

Pour le Ministre toutes les dispositions seront prise au niveau du gouvernement pour préserver l’emploi, alors qu’en pleine crise sanitaire liée au coronavirus, les activités économiques tournent au ralenti. 

Entre autres, des possibilités de rotation dans le travail ou des congés techniques, dévoile un porte-parole des organisations syndicales. Les licenciements ne sont pas à l’ordre du jour, dans le cadre des mesures à mettre en œuvre en guise de soutien aux entreprises, selon le gouvernement.

S’agissant en particulier de la situation du transport en commun, Lomé examine les solutions possibles, tout en appelant les acteurs du secteur, chauffeurs et conducteurs de taxis-motos à leur sens de responsabilité.

Le secteur privé, selon Germain Mèba, attend des mesures concrètes pour éviter aux entreprises de payer le plus lourd tribut de la pandémie du covid-19.

Lutte contre Covid-19: Les recommandations de la CCST aux travailleurs

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La maladie de coronavirus ou covid-19 ne cesse de mettre le monde entier dans un chao total, avec des morts par milliers par jours. Elle est de plus en plus inquiétante. Ce qui met en arrêt et gène les activités des travailleurs, rendant ainsi l’économies mondiale en ralenti.

Conscient de l’ampleur de la situation, la coordination des centrales syndicales du Togo (CCST) à travers une déclaration publiée ce jeudi 26 mars et signé par son porte-parole, Adjé Koffi GUEZO, invite le monde des travailleurs au respects des consignes données par le gouvernement.

Elle invite par ailleurs le gouvernement à prendre des initiatives avec les employeurs pour que la distanciation sociale et le confinement deviennent effectifs au cas où cette condition permettrait l’isolement ou l’arrêt de la propagation de ce redoutable virus.

Voici l’intégralité de la déclaration :

 

DECLARATION DE LA COORDINATION

DES CENTRALES SYNDICALES DU TOGO (CCST) relative au covid-19

Confédération générale des cadres du Togo (CGCT) Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT) Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) Groupe des syndicats autonomes (GSA)Union générale des syndicats libres (UGSL) Union nationale des syndicats indépendants du Togo (UNSIT)

 

Vers la fin de l’année 2019 une pathologie apparue et signalée par les scientifiques de l’Orient et de l’Occident à propos d’un virus, le coronavirus (COVID-19) a fini par se généraliser et à devenir une crise de santé publique au niveau planétaire en raison de sa propagation rapide. Les statistiques révèlent aujourd’hui 450 876 cas de personnes atteintes dans le monde avec 20 647 décès. Au Togo, notre pays, nous enregistrons 24 cas avec 0 décès.

Nous assistons ainsi à plusieurs pertes en vies humaines dans le monde occasionnant une baisse drastique de l’activité économique. Cette situation crée une psychose au sein des travailleurs qui s’inquiètent de leur avenir.

La Coordination des Centrales Syndicales du Togo (CCST) qui suit avec une attention particulière l’évolution de la pandémie dans le monde, en Afrique et surtout au Togo se préoccupe des conséquences négatives que cette crise pourrait engendrer sur le devenir des travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité d’une part et sur l’emploi d’autre, étant entendu que la création d’emploi est corollaire de la création de richesse générée par le travail.

  • C’est pourquoi avant toute chose, la CCST adhère aux différentes mesures prises par le Gouvernement en vue de limiter les risques de contagion et de réduire au maximum les cas de décès et l’encourage à redoubler d’effort pour plus de satisfaction à l’endroit des populations. Elle encourage le gouvernement et saisit l’occasion pour remercier toutes les organisations nationales et internationales de bienfaisance qui appuient le gouvernement dans ses efforts.

Cet état de turbulence au plan sanitaire conduit l’ensemble des Secrétaires Généraux de la Coordination des centrales syndicales du Togo à lancer un appel:

  • aux autorités,
  • pour améliorer les dispositions techniques déjà mises en place dans le cadre de la gestion de cette pandémie     ;
  • pour que les agents de santé qui sont appelés à assurer les soins à la population, bénéficient d’un renforcement de capacités et qu’ils disposent d’outils de travail nécessaires et adéquats afin d’intervenir avec diligence et plus d’efficacité ;
  •  pour mettre en place des centres de dépistage et de traitement de masse dans le but d’identifier les personnes atteintes afin qu’elles soient traitées plus tôt. L’avantage consisterait à obtenir une longueur d’avance sur la propagation du virus à une grande échelle car les personnes testées positives seront traitées en temps réel et nous éviterons ainsi qu’une multitude de patients envahissent les structures sanitaires, ce qui constituerait un goulot d’étranglement ;
  • pour qu’en cas de confinement généralisé, le gouvernement, dans le cadre de la protection sociale, envisage la fourniture de biens et services pouvant répondre aux besoins de base de la population surtout des couches vulnérables et démunies. Le danger est que cette catégorie de population pourrait mourir plutôt de faim en cas de confinement sans moyens de subsistance ;
  • pour que autorités locales, relayent la sensibilisation qui se fait   déjà au niveau du gouvernement ;
  • au Gouvernement, aux employeurs et aux travailleurs
  • pour gérer dans un cadre de dialogue social les situations qui pourraient faire obligation de procéder au ralentissement de l’activité économique occasionnant ainsi le chômage partiel avec des incidences financières négatives pour les entreprises et les salariés et ce, conformément aux textes en vigueur dans le pays ;
  • pour mettre en place une cellule tripartite de suivi et d’évaluation des effets des mesures prises par le Gouvernement sur le monde du travail ;
  • pour créer un cadre permanent de discussions et accorder un intérêt aux travailleurs du département de la santé et à tout travailleur s’occupant de la fourniture de services et biens essentiels aux populations pendant cette période cruciale. Tous ces travailleurs qui risquent leur vie, ont besoin d’une protection particulière ainsi que leurs familles ;
  • pour doter les travailleuses et travailleurs, d’un fonds socio-économique de soutien et d’accompagnement et le gérer collectivement afin de palier à tous les problèmes pouvant intervenir pendant la période de confinement ;
  • pour réduire les prix des produits pétroliers, les coûts de communication (téléphone, internet), de l’eau, de l’électricité et du gaz domestique entre autres;
  • aux travailleurs,

pour qu’ils observent toutes les consignes prodiguées par les autorités et le personnel de santé, et prendre des initiatives avec les employeurs pour que la distanciation sociale et le confinement deviennent effectifs au cas où cette condition permettrait l’isolement ou l’arrêt de la propagation de ce redoutable virus ;

  • aux populations,

pour le respect des mesures annoncées et répétées par le gouvernement et le personnel médical. Nous les invitons à communiquer aux responsables sanitaires les cas de contagion lorsque les signes cliniques sont probants.

                                                       Fait à Lomé, le 26 Mars 2020

                                                       Pour la CCST, Le Porte-parole

                                                            Adjé Koffi GUEZO

Covid-19 : VED prévoit une action caritative à l’endroit des enfants démunis

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Afin de permettre aux populations de lutter efficacement contre le covid-19, l’ONG VED (Voix Eclairée pour les Enfants Démunis) initie une séance de sensibilisation et de don de masque, de gang aux populations démunies ce Samedi 28 mars d’Agoè Nyivé.

A partir de son volet soutien social, l’ONG VED se veut être auprès des enfants démunis et de couches vulnérables

En effet cette période de crise Sanitaire qui touche la planète toute entière du fait de la pandémie d’une maladie infectieuse émergente appelé Covid-19, les couches vulnérables et les enfants de rue, sont les plus exposés. Cette sensibilisation de l’ONG VED intervient justement dans le cadre de la protection des populations vulnérables.

Pour le responsable de cette ONG, Sena Zanou « Devant la pénurie des masques de protection dans les pharmacies et hôpitaux et faces à l’augmentation de leurs prix, l’ONG VED a décidé de fabriquer et distribuer gratuitement des gels désinfectant et les masques de protection. Ces produits seront distribués gratuitement par les agents volontaires de VED à travers toute la ville de Lomé, dans le but d’outiller et sensibiliser lesdites populations sur les consignes sanitaires à respecter et de leur garantir le droit pendant cette pandémie afin de réduire les risques de propagation de la maladie dans notre pays » a-t-il rappelé.

La sensibilisation consistera à distribuer gratuitement des gels désinfectants et des masques de protection aux populations vulnérables qui n’ont pas les moyens d’en acheter, de soutenir et assister les couches vulnérables et les enfants de rue dans ces périodes de crise sanitaire.

Cette sensibilisation va aussi permettre aux bénéficiaires de savoir fabriquer des gels désinfectants hydrologiques et des masques de protection.

La sensibilisation prévoit toucher plus de cents familles de la Ville de Lomé et de ses environs sont en et de les permettre de lutter considérablement contre cette pandémie en ayant à leur possession des articles de mesures de prévention contre le COVID 19.

L’ONG VED (Voie Eclairée des Enfants Démunis) est une organisation à but non lucratif, l’ONG VED donne l’opportunité à chaque personne souhaitant participer au développement, d’abord humain, à destination de personnes vivant dans les pays en développement, d’offrir un don et de suivre des projets.

Les actions de l’ONG sont menées dans les domaines environnementaux, éducatifs, sanitaires et culturels et entend instaurer le partage, la solidarité intercontinentale et sensibiliser les publics aux problématiques du développement durable.

Coronavirus : voici le groupe sanguin le plus touché par le virus

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Pour essayer de comprendre le Coronavirus dans les moindres détails, il est nécessaire de l’étudier en long en large et en travers. De nombreuses études scientifiques sont actuellement menées pour permettre au corps médical de soigner au mieux les patients. Une nouvelle étude a vu le jour : est-ce qu’un certain groupe sanguin est plus exposé au virus que les autres ?

Groupe sanguin et Coronavirus sont-ils liés ?

Les scientifiques chinois se sont intéressés à un nouveau facteur dans une étude publiée sur Medrxiv. Après l’âge, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète, il s’agit de s’intéresser au groupe sanguin. En effet, le groupe sanguin A semble plus exposé au Coronavirus, puisqu’en plus d’avoir un taux important d’infection, il est fort probable qu’il développe des formes plus graves du virus.

CNews résume la recherche. Le groupe sanguin de 3694 habitants non-contaminés de Wuhan (le berceau de l’épidémie) a été prélevé. Les scientifiques se sont retrouvés avec :

– 33,84% de groupe O ;

– 32,16% groupe A ;

– 24,90% groupe B ;

– 9,10% groupe AB.

Par la suite, 1775 patients contaminés de Wuhan ont donné un échantillon de leur sang :

– 37,75% groupe A ;

– 26,42% groupe B ;

– 25,80% groupe O ;

– 10,03% groupe AB.

Les résultats de l’étude sur le Coronavirus

D’après les premières conclusions, le groupe sanguin A serait le plus sensible au Coronavirus. Comme le relate Futura Science, le taux de mortalité de ces personnes s’élève à 20% de plus que les autres groupes sanguins.

De fait, le groupe sanguin le moins touché serait le O, qui a un taux de mortalité inférieur à 33%. Les scientifiques à l’origine de cette étude expliquent que « les personnes du groupe sanguin A pourraient avoir besoin d’une protection individuelle particulièrement renforcée pour réduire les risques d’infection ».

Comment est-ce possible ? En réalité, le groupe sanguin O comporte des anticorps anti-A qui « assurent ainsi une protection naturelle contre le virus » explique les chercheurs de l’Inserm dans une autre étude. Ces anticorps sont absents des groupes sanguins A et B ce qui expliquerait la résistance du groupe O.

Avec letribunaldunet.fr

Braquage à Mango, un gendarme tué

Les braqueurs n’abdiquent pas. Dans la nuit de samedi à dimanche à Mango, ils ont tué un gendarme et blessé un autre. Le drame s’est produit suite à un braquage échoué dans la ville.

Précisément, l’affrontement s’est survenu à 1h du matin entre les braqueurs et la gendarmerie au poste de péage inachevé de Mango. Un gendarme tué, le CB touché par balle.

Tout est parti d’un braquage échoué au niveau du poste de péage inachevé, selon les témoignages des confrères journalistes de la région.

Selon eux, un passager aurait réussi à échapper à l’attaque d’un groupe de braqueurs entre le village de Sadori et la Carrefour Mogou. Un fois échappé, il s’est rendu à la Brigade de Mango pour informer les forces de sécurités.

Aussitôt informé le commandant de Brigade a décidé de se rendre sur les lieux avec son adjoint à bord d’une moto. Par conséquence, l’un d’entre eux est fusillé et l’autre blessé est évacué à l’hôpital pour des soins   

La zone devient une cible pour les braqueurs. Il y a de cela deux semaine, un bus de la compagnie de transport « STISALI » a été braqué sur la nationale N°1 dans les mêmes parages.

Comprendre la déviance en Psychologie

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Deviant-Deviance: La Deviance est un état d'esprit de l'être,doter d'une capacité réflexive ; où l'Homme réclame sa supériorité.

Selon Larousse (2014)
La Deviance : Est le Caractère de ce qui s’écarte de la norme, de ce qui devie, un comportement qui s’écarte des Normes en vigueur, dans un système social donné.


Un déviant : C’est le sujet qui mène des Conduites qui s’écartent de la règle,de la norme.


Pourquoi dit-on que l’Homme est de Nature Déviante ? :
Une petite historique ;dès l’origine de la création, l’Homme désobéi aux normes de Dieu et a été puni, ainsi que celui de lucifer renvoyer par sa déviance. Est-ce à dire qu’il s’agit de l’origine ?

Quelle Explication scientifique et Psychologique pourrions-nous donner ?


Les Psychocriminologues, dans la recherche des interprétations des conduites deviantes stipulent que l’Homme est de Nature déviante, mais c’est son éducation et l’apprentissage qui favorise son adaptation et l’effet contraire nous montre des sujets a personnalité antisociale.


D’une compréhension psychanalytique, l’Homme a son équilibre sur l’axe objectal et l’axe narcissique, et une défaillance ou l’extrapolation de l’une ou l’autre influence les conduites du sujets.
Chez les Déviants, l’axe narcissique est mis en valeur et c’est avec l’apprentissage que l’on arrive à réguler ; c’est ce qui fait que l’on a tendance a ne pas faire ce qu’on lui dit ou à faire le contraire. L’Homme vivant la loi comme une contrainte, met des mécanismes de défense et présente des comportements qui vont à l’encontre.

Comment éviter la Deviance ?


-Apprendre à s’adapter aux normes.
-Il faut un mécanisme d’apprentissage (l’enseignement aux enfants sur le respect des Normes…)
-En TCC, dans une prise en charge, on parlera de faire des exercices de comportements pour un conditionnement adaptatif.

  • En Psychanalyse ; voir le conflit en jeux au niveau de l’axe objectal et narcissique et régler le conflit.
  • Dans une situation systémique ; renseigner le cadre de cette nature de l’être, et exiger de leur part,une réaction adéquate.
  • Une Psychoéducation sur les concepts, ainsi que les notions de normalité statistiques et fonctionnel sont nécessaire au sujet.
  • Mais une question reste à poser : Devrions-nous dire que la Déviance est une mauvaise chose ou a t-elle ses pôles positifs?

Que deviendra le Togo avec déjà 16 cas de coronavirus en 15 jours?

Comment va évoluer la pandémie de COVID-19 au Togo? En 15 jours, nous comptons déjà 16 cas. Sommes-nous proches du pic de transmission, ou juste au début d’un raz-de-marée infectieux? Le virus SArS-CoV-2 peut-il muter et devenir plus virulent?

Sans boule de cristal, impossible de répondre de façon sûre à ces questions. Mais quelques pistes de réflexions pourraient nous aider à mieux comprendre l’émergence et la trajectoire de cette pandémie.

Plusieurs hypothèses circulent quant à l’évolution possible de cette pandémie. Qu’en est-il?

Maintenant que nous sommes au stade de pandémie, et non plus de flambées épidémiques locales comme c’était le cas au début, on passe de phénomènes aléatoires à une dynamique assez prévisible.

Alors que les écoles ferment, les églises ferment, les gens gardent une distance vis-à-vis de l’autre depuis que le Togo a enregistré 8 cas de covid-19 confirmés, ce qui est crucial, c’est le fameux R0, le taux de reproduction de base du virus. Il correspond au nombre d’individus qu’une personne porteuse va infecter pendant la durée de son infection. Pour ce virus, les chercheurs l’estiment aux alentours de 3; chaque personne atteinte infecte en moyenne trois autres personnes. L’ampleur d’une épidémie est fortement liée au R0.

Et que laisse présager un Rtournant autour de 3?

Selon les modèles les plus simplistes de propagation de maladies infectieuses, le nombre de personnes qui n’auront pas été infectées à la fin d’une épidémie est égal à 1/R0. En l’occurrence, pour ce virus, 30% des gens ne seraient pas touchés – ce qui signifie que 70% des personnes peuvent être infectées.

Évidemment, il s’agit de modèles simplistes, pour une population homogène où tout le monde aurait le même nombre de contacts. C’est un peu le scénario catastrophe.

Quels pourraient être les impacts des mesures de protection sur ce fameux R0.

Toute politique de santé, comme la fermeture des écoles par exemple, a un effet sur ce R0.

Pour que l’épidémie s’arrête en quelques semaines, il faudrait que le Rtombe en dessous de 1. Mais si on divise par deux le nombre de contacts, ce qui est déjà beaucoup, on peut tout de même ralentir la propagation.

Après, il y a évidemment des enjeux économiques. Pour certaines personnes, c’est tout à fait possible de rester à la maison et travailler et continuer toujours par gagner de l’argent, tandis que pour d’autres, cela signifie ne pas avoir à manger à la fin du mois. Rares sont les personnes qui pourront tenir et satisfaire leur faim dans ces périodes. Connaissant le Togo ou plus de 80% de la population est dans l’informel où la nécessité du contact humain fait toujours surface dans leur métier. L’état et les employeurs ont là une responsabilité pour garantir la sécurité sociale des individus.

Pourquoi une telle particularité chez le coronavirus ?

Selon Samuel Alizon, chercheur au centre national de la recherche scientifique à Montpellier, c’est un virus respiratoire qui ressemble, dans sa transmission, à ceux de la grippe. Sauf que le Rdu coronavirus est deux fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière, qui est de 1,5 annuellement. De plus, chaque année, une bonne partie de la population est déjà immunisée contre la grippe [car elle l’a déjà contractée dans le passé ou qu’elle est vaccinée, NDLR]. C’est probablement ce qui a fait que l’épidémie de H1N1 n’a pas été si intense. Cette fois, c’est toute la population qui est susceptible.

Il continue en disant que l’autre problème, c’est qu’il semble y avoir beaucoup plus de transmissions asymptomatiques (c’est à dire des individus qui ont déjà le virus mais ne manifestant pas de fièvre ni de signes de la maladie mais qui peuvent infecter leur entourage), qu’avec la grippe. C’est un facteur clé en santé publique : si les symptômes apparaissent avant que l’on devienne contagieux, c’est assez facile à contrôler. Avec le coronavirus, il semble y avoir un décalage de quasiment deux jours entre le pic de transmission et le pic des symptômes, ce qui est pire qu’avec la grippe ou le SRAS. Cette période de transmission asymptomatique nécessite d’ajuster les modèles traditionnels.

Le Togo a l’heure du confinement

Depuis début mars, le gouvernement comme une certaine partie des togolais n’avaient toujours pas pris la juste mesure du risque épidémique. Ce n’est que tardivement que le gouvernement  a pris des décisions plus fermes.

Depuis ce 20 mars, l’ensemble des togolais vivent confinés et voient leurs déplacements restreints avec une certaine largeur puisqu’il est encore possible d’aller travailler, de faire son sport (individuel), sa marche, d’aller acheter au marché, faire une recharge de crédit, acheter «ayimolou» au bord de la route, retirer de l’argent par flooz ou t-money…

Aussi, les prisons connaissent des mutineries suite à l’interdiction des visites et l’absence de mesures sanitaires.

Le COVID-19 va-t-il évoluer? Si oui, comment?

Pour les scientifiques, il évolue en permanence, car chaque nouveau virion est différent des précédents. Sauf que la majorité de ces mutations sont a priori neutres, ou délétères pour le virus.

Est-ce qu’il peut y avoir des mutations «adaptatives» (qui lui permettraient de mieux s’adapter au corps humain et d’être encore plus efficace) ? C’est très probable. Ce fut le cas pour l’épidémie d’Ebola: une mutation a permis au virus de mieux exploiter les cellules humaines que les cellules animales. Cela a été démontré après coup.

Certaines mutations sont déjà apparues dans le coronavirus, mais c’est difficile de montrer leur effet.

A quoi les togolais doivent réellement s’attendre?

Une épidémie qui peut toucher presque toute une population au même moment, c’est assez unique. Le risque serait plutôt social: un afflux dans les hôpitaux surtout avec leur nombre restreint que nous savons tous.

Le risque pour les jeunes n’est pas tant de mourir du coronavirus, mais plutôt de n’importe quelle affection, accident ou choc allergique sévère qui nécessite une prise en charge en urgence. Si les infrastructures de santé viennent à être saturées, cette prise en charge sera moins efficace.

Notons aussi que le Togo a tergiversé dans la prise de mesures drastiques contre ce coronavirus.

Le principal problème est la période durant laquelle un individu est infecté mais ne montre aucun symptôme. » s’inquiète le professeur Gabriel Leung, de l’Université de Hong Kong. Dans une interview donnée au Guardian, le 11 février 2020, il craint que le virus contamine de 60 à 80 % de la population mondiale si l’épidémie n’est pas contrôlée.

L’épidémiologiste Marc Lipsitch, de l’université américaine de Harvard a fourni un article du 24 février de The Atlantic une évaluation comparable : dans l’année 2020, entre 40 à 70 % de la population mondiale devrait être infectée par le COVID-19, tout simplement parce que l’épidémie  » ne sera finalement pas maîtrisée « .

Heureusement,  » il est probable que beaucoup souffriront d’une maladie bénigne ou seront asymptomatiques « , rassure le chercheur. Toutefois, si l’on considère un taux de mortalité bas de 1 %, ce coronavirus pourrait donc potentiellement tuer entre 30 et 53 millions de personnes sur le plan mondial et 490000 sur le plan national (la plupart étant déjà atteintes de problèmes de santé chroniques ou des personnes âgées).

Malgré tout, soyons prudent et respectons les mesures hygiène. Limitons les contacts, lavons-nous les mains au savon et à l’eau propre. Ensemble disons stop au COVID-19.

La CRT signe un accord de partenariat avec l’ANPC

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L’Agence Nationale de la Protection Civile et la Croix Rouge Togolaise viennent de se lier à travers un protocole d’accord de coopération pour une durée de 5 ans. La signature de ce protocole d’accord a été matérialisé en présence du Directeur Général de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) et le Président de la Croix Rouge Togolaise (CRT) ce vendredi 20 mars 2020 à Lomé.

Le protocole d’accord qui vient d’être signé a pour objectif de renforcer le partenariat entre les deux institutions et de promouvoir au Togo des approches harmonisées dans toutes les phases du cycle de gestion de catastrophes. Il permet aussi aux deux institutions de renforcer leur engagement leur capacités mutuelles à travers des activités, programmes et des opérations de gestions des situations d’urgence et de réduction des risques de catastrophes.

« Les partenariats entre institutions, c’est comme les amitiés entre les individus. Ils sont construits sur des valeurs communes. Cela ne fait aucun doute que l’ANPC et la CRT partagent d’importantes valeurs, en ce qui concerne la réduction des risques de catastrophes » a précisé le DG de l’ANPC, le Lt colonel Yoma Bakam.

Pour se faire les deux institutions misent sur la préparation institutionnelle, légale, règlementaire et communautaire aux urgences et catastrophes. Elles vont mettre en place et standardisé des outils, renforcé les procédures et mécanismes d’alerte précoce et d’action rapides.

Ce qui permettra ensemble de mutualiser leurs moyens et les fournitures de l’assistance en cas de catastrophes ainsi que l’assistance internationale pour des catastrophes de grandes envergures. Ainsi avec cet accord les deux institutions vont promouvoir des bonnes pratiques fondées sur des principes humanitaires universellement admis, renforcé leur plaidoyer pour l’harmonisation du cadre juridique national et international de la gestion des situations d’urgences et de catastrophes et promouvoir des sessions d’immersion mutuelle au profit de leur cadre pour développer la compréhension mutuelle et faciliter le travail en équipe.

Cet accord permet pour les deux institutions de renforcer leur collaboration afin de renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) impliqués dans la gestion des situations d’urgence et de catastrophes.

Pour arriver à atteindre les objectifs, les deux institutions s’engagent par la présente signature d’accord à établir un partenariat fondé sur les principes d’équité, diligence, rigueur, efficacité et de transparence. L’accord prévoit la conservation de la propriété des programmes initiés et réalisés dans le cadre de ce partenariat.

« La CRT est auxiliaire des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire et l’ANPC étant l’institution étatique qui coordonne les actions humanitaires, il est tout à fait normal que la croix rouge togolaise et l’Agence travaillent de manière à être proches le partenariat entre deux institutions nécessite toujours d’être formaliser et qui repose sur des bases claires que chacun comprend en terme de définition des objectifs communs et aussi des règles de jeux communs. C’est pour cela que nous avons avec ensemble avec le Directeur Général de l’ANPC identifier le besoin de formaliser un accord » a précisé le président National de la CRT, Yawo Gameli Gavlo.      

 Cet accord permet à la CRT comme à la CNPC de se rapprocher par leurs actions car comme le précise le directeur général de l’ANPC, Lt. Colonel Yama Bakam « la CRT apporte secours et assistance aux populations en cas de sinistre, c’est aussi une mission régalienne de l’ANPC mandatée par le gouvernement togolais pour protéger les populations en temps de crise comme en temps de paix ».

« Cette séance de signature d’accord nous permet aujourd’hui d’être de vrai amis, aussi les papiers comptent beaucoup pour nous qui travaillons avec les partenaires financiers. A partir de cet accord tous les agents de la CRT sont des agents de l’Agence et tous les agents de l’ANPC sont aussi les agents de la CRT » a-t-il poursuivi.

Il précise tout de même que chaque fois qu’il y aura des interventions entre les deux institutions sur le terrain, au lieu de s’appuyer sur les structures de l’Etat, elle pense s’appuiera sur les structure de la croix rouge à cause de parce qu’ils sont prompts, apte et à cause de la franche et collaboration qui règnent dans leur organisation.      

Photo de famille

Agissant sur les principes fondamentaux du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge dont l’humanité, l’impartialité la neutralité l’indépendance le volontariat l’unité l’universalité et aux politiques et résolutions de la fédération internationale de la Croix-Rouge et du conseil des délégués du Mouvement, la Croix-Rouge Togolaise joue sa mission de prévention et d’atténuation des souffrances humaines d’amélioration des conditions de vie des plus vulnérables, intervenir en cas de catastrophes en toute impartialité, sans aucune discrimination.

Etant membre de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes, la Croix-Rouge Togolaise participe à l’élaboration des documents de planifications de la gestion des urgences notamment le plan ORSEC et siège au conseil d’Administration de l’ANPC où elle représente les organisations de la société civile.

« Nous avons commencé les discussions depuis une année et nous sommes heureux aujourd’hui d’avoir ce cadre qui nous permettra d’organiser nos partenariats pour les cinq années à venir. Nous sommes confiants que ce partenariat qui est déjà actif va s’améliorer grâce à ce document que nous venons de signer » s’est réjoui le président National de la CRT.

La signature de l’accord de partenariat

Selon le président cet accord permettra l’amélioration de trois domaines essentiels à savoir la connaissance des besoins des uns et des autres. Ce qui permettra le renforcement mutuel de leur capacité et d’harmoniser leur approches et outils pour maximiser les impacts.

« L’accord nous donne la base juridique nécessaire pour commencer les initiatives pratique avec les organisations de la société civile pour renforcer les capacités et promouvoir les bonnes pratiques humanitaires dans le pays et au finish améliorer la préparation et la réponse humanitaire dans le pays avec tous les acteurs. L’un des atouts que nous offre le cadre c’est aussi par rapport à la mobilisation internationale des ressources pour faire face aux catastrophes naturelles » a relevé le président national de la CRT      

L’ANPC est un établissement public administratif et dotée d’une personnalité morale et d’une autonomie financière avec pour mission de coordonner l’ensemble des actions de prévention et de gestion des situations d’urgence sur le territoire national, superviser les opérations de secours et de sauvetage des personnes et des biens en cas de catastrophes, préparer et organiser les exercices de simulation, informer et éduquer les populations en matière de protection civile, former le personnel et les acteurs intervenants dans le domaine de la protection de la protection civile, protéger les personnes déplacées et les réfugiés en collaboration  avec les structures concernées. Elle abrite le secrétariat technique de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes et coordonne les actions de l’ensemble des acteurs impliqués dans les différentes phases du cycle de gestion des catastrophes au Togo.

Togo Covid-19 : 7 enseignants de l’UL renvoyés à l’auto confinement

La pandémie du coronavirus (Covid-19) fait la rage. La peur s’installe, chaque pays se prépare. C’est le cas du Togo où le président de l’Université de Lomé, le professeur Dodji Komla Kokoroko a renvoyé 7 enseignants de l’Université de Lomé revenus de l’extérieur du pays à l’auto confinement.  

Il s’agit de Pepevi Kpakpo-Lodonou, Prof Koffi Ayena, Prof Essowe Essizewa, Prof Kodjo Evlo, Kossi Atchonouglo, Bahamas Bahoutou et Hoinsoude Segniagbeto.

Cette mesure leur a été notifiée à travers une note de service. « Conformément au plan d’actions pour réduire la propagation du COVID19 dans le milieu de travail… les enseignants chercheurs en question qui reviennent de missions à l’extérieur du Togo, sont invités à un auto-confinement », indique la note.

L’auto-isolement obligatoire de 14 jours pour toute personne arrivant au Togo et ayant séjourné dans un pays à haut risque est l’une des 8 mesures prises en conseil des ministres lundi par le gouvernement togolais.

« En cas de non-respect de l’auto-isolement, des sanctions fortes sont prévues », indique même le gouvernement.

Avec GA