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L’ACDIEF lance son 2éme salon SIEF pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Togo

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La deuxième édition du Salon International des Expositions Echanges et Foire au Féminin (SIEF) se déroulera du 24 au 27 octobre dans la capitale togolaise, Lomé sur le thème « entrepreneuriat des jeunes filles, un moyen pour l’atteinte de l’ODD5 ». Ce salon est ouvert à tous togolais comme étrangers et verra la participation des exposants des pays de la sous-région, des entrepreneurs, les jeunes filles, femmes, stylistes, bref tous ceux qui sont dans le domaine de la maroquinerie, perlage et autres.

Cette rencontre de 5 jours, il faut le préciser est organisé par l’Action Collective pour le Développement Intégral de l’Enfance et de la Jeune Fille (ACDIEF). Le salon vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Il vise à offrir un cadre d’échange entre les jeunes femmes entrepreneures, permettre aux jeunes filles formées par l’association ACDIEF dans le cadre du programme de mobilisation de la gente féminine pour une meilleure implication au processus de développement de leur communauté, d’exposer leurs œuvres. Le SIEF, c’est l’exposition des accessoires en pagne, perles, batik et autres articles à caractère culturel. Ce programme est spécialement destiné aux jeunes filles et femmes dénommé « programme de mobilisation de la gente féminine pour son implication au processus du développement au Togo ». Un programme qui a permis de former plus de quatre cent cinquante jeunes filles et femmes en entrepreneuriat.

Ce programme a pour objectif d’une part, de motiver les jeunes filles et femmes à plus d’engagement dans leurs entreprises, fournir des armes nécessaires aux jeunes filles et femmes à travers des formations pratiques en entrepreneuriat pour leur autonomisation.

Après un an de mise en œuvre dudit programme, un salon d’exposition a été organisé avec l’appui technique de l’OIF /BRAO pour permettre aux jeunes filles formées d’exposer leurs œuvres notamment les accessoires en pagnes, perles, batik, détergents liquides, chaussures, colliers et boucles d’oreilles.

Expositions des articles de la formation
Expositions des articles de la formation

Suite à l’impact qu’a eu cette première édition du salon et par rapport aux objectifs fixés par ACDIEF, notamment trouver des moyens pour accompagner financièrement les jeunes filles et femmes démunies formées et n’ayant pas eu de fond de démarrage de leurs activités génératrices de revenus, ACDIEF se voit dans l’obligation d’organiser « la deuxième édition du salon d’exposition des accessoires en pagne, batik, perles, pagne tissé, œuvre d’art et de valorisation de la culture africaine ».

Le SIEF vise aussi à mobiliser des fonds pour accompagner les jeunes filles formées à s’installer. Cest une rendez-vous riche en exposition, des rencontres B&B, des formations sur place et un défilé de mode. Le SIEF, C’est du 24 au 27 octobre 2019 à la place Anani Santos non loin du grand marché de Lomé.

L’ACDIEF est une organisation qui lutte essentiellement pour la protection des droits des enfants et de la jeune fille à travers l’éducation et la santé.

Chan 2020: Le Togo a frappé fort

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Le Togo a frappé fort face au Nigeria lors du deuxième tour aller des éliminatoires du championnats d’Afrique des nations (Chan 2020). Cette rencontre s’est disputée le dimanche 22 septembre dernier au stade de Kegué.  Score final 4-1 pour le Togo.

Le dernier tour aller des éliminatoires du championnat d’Afrique des nations(Chan) disputé entre le Togo et le Nigeria a accouché d’une victoire à domicile de la sélection locale togolaise 4-1. 

Menés au score dès la 11e minute de jeu grâce à Sunusi Ibrahim, Les poulains du coach Abalo Dosseh ont réussi à changer la physionomie du match. Nane Richard remet les pendules à l’heure à la 17e minute. Il revient après la pause, à la 67e minutes pour signer son doublé et donne l’avantage à son équipe. Tchakeï Marouf et Agoro Ashraf corsent l’addition respectivement à la 75e et 91e minute.

Le Togo l’emporte donc sur ce score de 4-1 et se rapproche de sa première Chan.

Une mission de promotion du Port de Lomé à Ouagadougou

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Une mission de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL), entamée le 16 septembre dernier, devrait s’achever ce vendredi 20 septembre 2019 dans la capitale burkinabè.

Placée sous le thème : «Fidélisation de la clientèle du port de Lomé dans les pays du Sahel », elle vise à affermir et à booster les relations commerciales entre le port de Lomé et le Burkina Faso, rapporte le site quotidien d’information burkinabè sidwaya.info.

La réalisation de cet objectif passe par des échanges avec les opérateurs économiques burkinabè, destinés à relever d’éventuels problèmes au transit des marchandises et à y trouver des solutions.

Selon Fogan Adegnon, DG du Port Autonome de Lomé et président de l’A2PL, plusieurs initiatives rendent performant et attractif le port de Lomé. Ce sont, entre autres, « ses installations et équipements de gestion des navires, l’aménagement des voies de contournement tant dans la ville de Lomé que sur le corridor de transit de marchandises, le renforcement des mesures de sécurité et de sûreté maritimes, et les mesures pour réduire les faux-frais sur tous les circuits d’enlèvement des marchandises ».

Hervé Sébastien Ilboudo, représentant les opérateurs économiques burkinabè, relève pour sa part des défis notamment en matière de transport des marchandises dans des conditions optimales. Il déplore également, « l’insuffisance des balises, la double perception du Bordereau électronique de suivi de cargaison (BESC) et l’encombrement des camions ».

En tout état de cause, il estime que : « cette mission commerciale avec les responsables du port de Lomé est le lieu de trouver des solutions idoines pour faciliter les échanges commerciaux ».

source: togofirst

Le MIATO s’ouvre ce 25 octobre à Lomé

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La 1ère édition du Marché international de l’artisanat, dénommé : « MIATO » de Lomé se déroulera du 25 octobre au 3 novembre 2019.

Placée sous le thème : « Artisanat innovant, facteur de développement économique et social », cette manifestation vise un objectif précis. Celui de promouvoir le génie créateur des artisans togolais à travers l’exposition des produits, la présentation des services artisanaux et la création d’un cadre d’échanges de savoir-faire.

Pour le gouvernement qui est le porteur du projet, il sera question au cours de ce marché, de valoriser le secteur de l’artisanat qui occupe une place importante dans l’économie du pays.

« Ce projet s’inscrit dans les axes 1 et 2 du Plan National de Développement (PND) qui envisagent l’organisation tous les ans, des foires et salons pour la promotion des produits artisanaux, de faire du Togo un centre majeur du tourisme d’affaires dans la sous-région ouest-africaine et de positionner le Togo comme un centre d’affaires commercial de premier ordre dans la sous-région », confient les responsables du Ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de la jeunesse, organisateur de l’évènement. 

Sont attendus à ce salon plusieurs exposants du Togo ainsi que ceux de 10 pays étrangers. Cette première édition attend mobiliser 150 000 visiteurs, promouvoir les produits et services artisanaux et valoriser les métiers porteurs de ce secteur.

Occasion pour le comité d’organisation d’inviter les artisans, entrepreneurs, opérateurs économiques et porteurs de projets à prendre massivement part à cette foire, dans le but de faire découvrir leurs produits et services. 

« Cette manifestation foraine d’échanges, d’exposition et de vente des produits artisanaux est ouverte à tous les artisans désireux de trouver des débouchés à leurs produits et services. Elle sera également meublée d’activités culturelles, d’un concours, ainsi que des visites d’entreprises et d’un plateau TV », informe le comité d’organisation.

Le marché MIATO se tiendra sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé.

La Miss Togo 2019 Aïda Yombo a reçu sa voiture « Nissan Kicks »

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Mlle Aïda Yombo, la nouvelle Miss Togo 2019 est en possession de sa voiture neuve. Il s’agit plus précisément d’une « Nissan Kicks », offerte par la société JAPAN Motors Togo, l’un des partenaires de ce concours. 

D’une valeur de quatorze millions (14.000.000) de FCFA, elle a été remise officiellement ce jeudi 19 septembre lors d’une cérémonie solennelle organisée au siège de la société à Lomé avec la participation de plusieurs responsables de sociétés partenaires du concours Miss Togo, à l’instar de Moov Togo, représenté par son Directeur Général TABHIRET Abdellah.   

La remise d’une nouvelle voiture à la Miss, au lendemain de chaque élection témoigne de l’engagement et de la fidélité de la société JAPAN Motors Togo à accompagner ce concours qui valorise la femme togolaise, a rappelé dans son intervention, Kpativor Kodjo Yvon, Directeur Général de JAPAN Motors Togo qui a dit ses félicitations à l’heureuse élue. 

« Le concours Miss Togo est rentré dans nos mœurs. Ce n’est plus une histoire de beauté, mais c’est devenu le canal de promotion de la culture togolaise au-delà des frontières. Ainsi, nous voulons par notre engagement permettre à l’ambassadrice de la beauté togolaise de se déplacer en toute sécurité, lui rendre la tâche facile afin qu’elle puisse exécuter ses projets sociaux durant son mandant », a-t-il indiqué.

Le Représentant du Président du Comité d’organisation du concours Miss Togo, a pour sa part salué la collaboration qui existe entre la société d’automobile et le comité national Miss Togo. 

« Nous tenons à magnifier notre satisfaction aux responsables de Japan Motors qui nous accompagnent depuis des années et notre souhait est que cette collaboration se poursuive dans ce but commun qu’est la culture togolaise », a laissé entendre de sa part, KINVI Foli Directeur Exécutif du Comité Miss Togo. 

La nouvelle ambassadrice de la beauté togolaise, Aïda Yombo, élue le 25 août dernier n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance à la société JAPAN Motors pour cette voiture qui lui est remise, qui lui permettra de réaliser ses projets dans de bonnes conditions. 

« Je suis très heureuse que ma première voiture soit de marque Nissan. C’est non seulement une marque mondiale, mais aussi, la plus performante sur le marché. Cette voiture va me permettre de me déplacer pour mes projets sociaux au cours ma mission que je compte mener dans les zones rurales de notre pays », a-t-elle déclaré.

En terme de projets sociaux, Mlle Yombo compte œuvrer pour l’autonomisation de la femme à travers le renforcement de l’écosystème digital et mener des actions au profit des enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale. 

20 milliards franc Cfa pour réhabiliter la nationale N17

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La nationale N17 sera désormais réaménagé. La Banque Ouest Africaine de Développement(BOAD) a octroyé une somme de 20 milliard pour l’aménagement du tronçon Katchamba-Sadori.

La signature du document de prêt a été effectué jeudi dernier à Lomé entre le ministre de l’Economie et des finances, Sani Yaya et Christian Adovélande, le président de la Banque ouest africaine de développement. Cette somme de 20 milliard de francs servira à l’aménagement et au bitumage de la nationale N°17, longue de 60km.

La mise en place de ce projet « permettra d’améliorer le niveau de service de la route nationale N°17, de diminuer considérablement le temps de parcours sur cette voie en offrant également des alternatives de circulation avec la section de la nationale N17 dans cette région, de réduire le coût d’entretien des véhicules, de désenclaver définitivement toutes les localités situées dans les plaines des rivières kara, koumongou ainsi que du fleuve Oti, de faciliter l’accès des populations aux infrastructures socio-économiques et de promouvoir, dans les zones d’influence des projets, les activités socio-économique », a rappelé le ministre de l’Economie et des finances, Sani Yaya.

Ce prêt de 20 milliard survient au lendemain d’un don de 8 millions accordé par l’Allemagne dans le cadre du programme d’appui à la décentralisation.

Le budget 2019 revu à la hausse

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Réuni en conseil de ministres mercredi, le gouvernement a adopté un projet de loi de finances rectificatif, portant le budget de l’exercice 2019 à 1501,9 milliards FCFA. Une hausse de 2,8% par rapport au précédent, qui se chiffrait à 1461 milliards FCFA.

La décision vise à harmoniser le Budget avec les dernières réformes structurelles opérées en vue d’instaurer une grande efficience dans la gestion des dépenses publiques.

Il s’agira également d’ajuster le budget de l’Etat aux réformes structurelles introduites dans le cadre du PND 2018-2022. En effet, la mise en œuvre de ce Plan « a nécessité des modifications de certaines dispositions du code général des impôts. ». La nouvelle Loi des finances « permet au Gouvernement de réajuster les prévisions de dépenses en fonction des recettes initialement attendues. »

Ce collectif Budgétaire sera soumis à l’Assemblée nationale dans les prochaine semaines pour validation.

28 produits interdits d’entrée au Nigéria

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Ils sont 28 produits à être interdits d’entrée au Nigéria. La douane Nigériane à rendu publique une liste de produits prohibés à l’importation au Nigeria par l’intermédiaire de son ambassade à la douane béninoise. Ce fut à travers une note de service du directeur Général des douanes Inoussa Sacca Boco.

Ces produits, interdits à l’importation sont au nombre de 29. Il s’agit de: farine de blé, gypse, huile végétale en frac ou en fûts, spirale pour répulsion de moustiques, pneus usagés, machine à sous, friperie, réfrigérateur et climatiseurs usagés, appareils compresseurs usagés, ciment ensaché, véhicules de toutes sortes par voie terrestre, véhicules de plus de 08 ans d’âge, textiles de toutes sortes par voie terrestre, tissus imprimés, marchandises conteneurisées par voie terrestre, poulets congelés, manioc et produits dérivés, jus de fruits, eau minérale(gazéifiée ou non), pioches, spaghetti et nouilles, biscuits de toutes sortes, comprimés et assimilés par voie, sucrerie tels bonbons et chocolats, cahiers, enveloppes, bière en bouteille ou en canette.
Sorgho, millet(Céréales : Riz paraboilded, riz blanchi, mil, maïs importé).

Il faut noter que ceci s’inscrit dans le cadre de l’application des décisions contenues dans le mémorandum de Badagry signé le 14 août 2003 et de l’accord quadripartite conclu entre le Bénin, la Ghana, le Nigéria et le Togo.

Classement FIFA : le Togo, 33ème en Afrique

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La fédération Internationale de football association (FIFA) a publié ce jeudi, le classement mensuel des nations. Le Togo occupe désormais la 124e place mondiale derrière l’Angola et la Guinée-Bissau.

Sur le plan continental, le Togo fait désormais une prouesse en occupant la 33ème place.

Le Sénégal reste toujours en tête, deux mois après sa défaite en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 (CAN). Il est talonné par la Tunisie (29e mondial), le Nigéria, l’Algérie et le Maroc qui occupent respectivement la 2e, 3e, 4e et 5e place.

L’Erythrée (207e) reste le dernier de ce classement FIFA de septembre 2019.

L’ex-président tunisien Ben Ali est décédé à l’âge de 83 ans

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L’ex-président tunisien Ben Ali est décédé à l’âge de 83 ans, a annoncé jeudi son avocat. Après cinq mandats à la tête de l’État, il avait été contraint par la rue de quitter le pouvoir et vivait en exil en Arabie saoudite depuis sa chute en 2011.

Celui que les Tunisiens surnommaient « Benavie » est mort. À 83 ans, l’ancien président de la République tunisienneZine el-Abidine Ben Ali, est décédé, a annoncé jeudi 19 septembre son avocat.

Depuis 2011, l’ancien dirigeant avait trouvé refuge à Jeddah, au bord de la mer Noire, en Arabie saoudite, avec une partie de sa famille, à l’issue d’une révolte populaire qui inaugurait le Printemps arabe. Après avoir régné sur la Tunisie de 1987 à 2011, le dirigeant avait en effet abandonné précipitamment le pouvoir le 14 janvier cette année-là, laissant derrière lui une population éprise de changement et de libertés et un « modèle économique tunisien » en panne.

En 2018, à l’issue de plusieurs procès dont il était absent, le président déchu avait été condamné à un total de plus de 200 ans de prison par contumace pour diverses charges dont celles de meurtre, de pillage, de corruption ou de torture.

Des débuts prometteurs

Rien ne laissait pourtant présager d’une telle fin. Né le 3 septembre 1936 au sein d’une famille modeste de onze enfants à Hammam Sousse, sur la côte nord-est du pays, Zine el-Abidine goûte très jeune à la politique en intégrant le Parti nationaliste Néo-Destour.

Diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, puis de l’École de l’artillerie de Châlons-sur-Marne, en France, il poursuit son cursus universitaire aux États-Unis. Avec un diplôme d’ingénieur en électronique aux États-Unis, il revient en Tunisie et occupe différents postes, notamment au sein de l’armée et à l’étranger.

En 1984, il est rappelé à Tunis, après les émeutes de la faim, et prend la tête de la Sûreté nationale. Membre du bureau politique du Parti socialiste destourien (PSD), il accède alors aux premières marches du pouvoir en 1987, en tant que ministre de l’Intérieur en mai, puis comme Premier ministre en octobre.

Une fonction qu’il n’occupe que six semaines mais qui lui ouvre la voie au pouvoir suprême. En effet, au même moment, l’artisan de l’indépendance, Habib Bourguiba, premier chef d’État de la République tunisienne et président à vie, est déclaré sénile et inapte à remplir ses fonctions, sur la foi d’un rapport médical déposé le 7 novembre. En sa qualité de dauphin constitutionnel, Zine el-Abidine Ben Ali lui succède alors. Qualifiée par certains de « coup d’État médical », cette manœuvre est considérée par d’autres comme une « révolution silencieuse », qui permet « le changement ».

Zine el-Abidine Ben Ali prend alors en main le PSD, qu’il transforme en Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) en 1988. Il supprime la présidence à vie et est élu président, avec 99,27 % des voix, le 2 avril 1989. Un score qu’il battra cinq ans plus tard, avec 99,91 % des suffrages. Lors de ces deux scrutins, il est l’unique candidat. En 2002, il fait amender la Constitution par référendum pour supprimer la limitation des mandats et rallonger l’âge limite, afin de pouvoir déposer une candidature à la présidentielle de 2004. Qu’il remporte, à 68 ans, avec « seulement » 94,4 % des voix. Il est à nouveau réélu en 2009, à 89,62 %.

Du modèle économique au virage autoritaire

Aux débuts de sa présidence, Ben Ali est considéré comme un chef d’État populaire, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger. Zine el-Abidine Ben Ali fait du développement économique une priorité, favorise les investissements, mène une politique de privatisation, notamment dans les secteurs du tourisme et l’industrie qui connaissent une période de forte croissance. Il œuvre également en faveur d’avancées sociales, principalement en matière d’éducation – le nombre d’étudiants a été multiplié par dix en vingt-cinq ans – et de droits des femmes.

Face à la montée de l’intégrisme dans les années 2000, il se lance dans un violent combat contre les islamistes. La répression est très dure, cautionnée non seulement par la plupart des démocrates tunisiens mais aussi par les pays occidentaux, France et États-Unis en tête. Alors que l’Algérie voisine est confrontée à la violence, au terrorisme et à la guerre civile, la « stabilité » du modèle tunisien semble d’autant plus appréciable que la population accepte, dans un premier temps, la reprise en main du pays qui l’accompagne. Pour la majorité des étrangers, la Tunisie du président Zine el-Abidine Ben Ali est avant tout une destination touristique ensoleillée, qui accueille désormais chaque année des millions d’Européens.

Du modèle économique au virage autoritaire

En dépit des plaintes de leaders de l’opposition et d’activistes, qui dénonçaient les atteintes à la liberté d’expression et l’emprisonnement d’opposants politiques, ce n’est qu’au début des années 2000 que les organisations internationales de défense des droits de l’Homme commencent à qualifier le régime Ben Ali « d’autoritaire ». Les détracteurs du président sortant l’accusent d’avoir réduit au silence toute dissidence. La presse est contrôlée et les libertés sont surveillées.

Zine El-Abidine Ben Ali est aussi accusé d’avoir, avec ses proches, accaparé les richesses et les postes-clés du pays. À la tête d’un parti-État, il s’est notamment appuyé sur sa famille – ses frères et sœurs, ses filles, ses gendres – mais aussi sur celle de sa seconde épouse, Leïla Trabelsi. Considérée comme plus puissante que n’importe quel ministre, à la tête d’un système de népotisme et de corruption, elle aurait fait main basse sur des secteurs entiers de l’économie.

La chute du raïs

La fin de son règne est précipitée après les évènements de la fin de l’année 2010. Le 17 décembre,  Mohamed Bouazizi, jeune marchand de rue à Sidi Bouzid, s’immole par le feu en signe de protestation contre la saisie de sa marchandise par les autorités. Ce geste de désespoir émeut le pays tout entier et lance le début d’une vaste contestation.

Le 10 janvier 2011, Ben Ali dénonce, lors d’une intervention télévisée, des « actes terroristes » tout en promettant la création de 300 000 emplois supplémentaires d’ici à 2012. Le 13 janvier 2011, il reprend la parole à la télévision pour annoncer de nouvelles mesures censées garantir la liberté de la presse et la liberté d’expression politique, ainsi que son renoncement à une candidature en 2014. Mais cette intervention ne suffit à pas calmer la colère. Acculé, il annonce, le 14 janvier, le limogeage de son gouvernement et promet l’organisation d’élections législatives dans les six mois. Plus tard dans la journée, il quitte le pays pour l’Arabie saoudite, sous la pression de l’armée tunisienne et de son entourage. Dans la rue, des cris et une mobilisation qui ont mis fin à vingt-trois ans de règne.

source: France24