Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des résultats économiques obtenus par le Togo dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), indique un communiqué de l’institution publié mercredi.Ce qui permet un nouveau décaissement de 35 millions de dollars. Ce qui porte le total des décaissements à près de 175 millions de dollars.
Tao Zhang recommande l’achèvement rapide du processus de privatisation des deux banques publiques. Le climat des affaires s’est amélioré, constate le FMI, néanmoins, il s’avère nécessaire de poursuivre les réformes pour tirer parti des progrès réalisés.
L’accord triennal en faveur du Togo, d’un montant total de 244,8 millions
de dollars, a été approuvé en mai 2017.
La FEC vise à réduire considérablement le déficit budgétaire global afin
d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure, à
réorienter l’action des pouvoirs publics vers une croissance inclusive grâce à
des dépenses sociales ciblées et à des dépenses d’infrastructures financées de
manière soutenable, ainsi qu’à résoudre les difficultés financières des deux
banques publiques.
Pour Tao Zhang, le directeur général adjoint du Fonds, l’exécution du FEC
par le Togo a été ‘globalement satisfaisante’.
L’activité économique a connu une reprise depuis 2018, après un net
ralentissement en 2017. Le Togo a rempli le critère de convergence de l’UEMOA
relatif au déficit budgétaire en 2017 et en 2018, soit deux ans plus tôt que le
calendrier arrêté par tous les pays membres.
Les grands projets d’investissements publics achevés au cours des dernières
années et l’amélioration du climat des affaires devraient stimuler
l’investissement privé et la croissance économique à moyen terme, estime M.
Zhang.
Le FMI note une bonne gestion des finances publiques.Les arriérés sont
progressivement apurés, conformément aux objectifs définis dans le
programme. Le Fonds invite le Togo à accroître les recettes permanentes
afin de préserver l’assainissement budgétaire durement acquis et de créer un
espace budgétaire pour des dépenses sociales et d’infrastructures.
L’amélioration de l’efficacité des dépenses sociales doivent être une
priorité pour l’avenir.
Des réformes sont également à prendre en vue de renforcer la gouvernance et
réduire les vulnérabilités à la corruption, ainsi que pour lutter contre
l’inégalité entre femmes et hommes et l’inégalité des revenus., conclut le
Fonds.
Enfin, le FMI estime que les problèmes de sécurité au niveau régional constituent un facteur de risque.
Source : republicoftogo