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Que font les chars et les véhicules d’assaut à la veuille des élections au Bénin?

Depuis quelques jours, des chars sont positionnés à certains endroits stratégiques du Bénin avec des patrouilles militaires. Une situation qui risque de perdurer jusqu’aux législatives du 28 Avril 2019.

Le président Patrice Talon devra bénéficier d’une majorité écrasante si non, d’une assemblée nationale unicolore au lendemain des législatives. Et pour cause, la non participation de l’opposition “contrainte” à la touche.

Une dernière manifestation de protestation à laquelle a appelé l’opposition dans la capitale s’est soldée par des heurts. Non seulement la police républicaine était déployée pour l’encadrement mais, les militaires aussi. Depuis lors, les Béninois risquent d’aller aux élections avec des chars ou des véhicules d’assaut.

Une situation qui pourrait faire régresser le pays. Patrice Talon, un ancien homme d’affaires qui a fait fortune dans le coton, a été élu en avril 2016 dans un pays reconnu pour être un exemple de stabilité démocratique dans la région.

Source:Africardv

Pour Tikpi, l’important c’est de se débarrasser de la dictature

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Les dissensions, la guerre de personne, les problèmes d’argent, bref, les difficultés au sein de la Coalition des 14 partis de l’opposition, aujourd’hui en lambeaux, ne semblent pas préoccuper le président du Parti national panafricain (PNP). Ce qui intéresse Tikpi Atchadam, c’est d’arriver à se débarrasser de la dictature cinquantenaire qui régente le Togo depuis plus d’un demi-siècle. C’est pourquoi à la veille des manifestations de ce samedi 13 avril qui seront organisées dans plusieurs villes du pays et dans la diaspora, il fait une sortie pour galvaniser les populations.

Dans un audio de 29 minutes qui circule déjà sur les réseaux sociaux, le leader du PNP appelle les Togolais à sortir massivement pour les manifestations de ce samedi 13 avril 2019. « Ditri Bonsafo », c’est le nom qu’il donne à cette opération qui doit être une grande réussite ce samedi.

« L’attitude de Faure, son rapport au pouvoir et son désir de s’éterniser au pouvoir, pendant qu’il prépare un petit-frère ou une petite-sœur, constitue une insulte grave et un affront à la mémoire de ceux qui se sont battus pour l’indépendance de notre pays, aux fonctionnaires, aux paysans, aux étudiants et aux élèves, aux professeurs et enseignants, aux magistrats, aux avocats, aux commerçants et aux transporteurs, aux femmes, aux jeunes, à la chefferie traditionnelle, à la police nationale, à la gendarmerie nationale, à l’armée, une insulte et un affront à notre moi collectif », a-t-il indiqué.

Pour lui, il faut sortir de l’expression « si cette situation perdure, c’est parce que le peuple togolais le veut ainsi ». Il revient aux Togolais, a-t-il ajouté, de ne pas baisser les bras devant le pouvoir de Faure Gnassingbé.

A l’en croire, tous les démocrates doivent continuer par se battre, sans arrière-pensée, car l’essentiel aujourd’hui, c’est de redonner au peuple togolais sa souveraineté. « L’urgence, c’est comment se débarrasser de cette dictature qui cherche à se décentraliser afin de pouvoir nous cerner de la base au sommet, des pieds à la tête. Sous une dictature, le devoir de tout démocrate est de lutter pour que le pouvoir revienne au peuple spolié. Il est vain à un démocrate de vouloir accéder au pouvoir tant que le peuple ne l’a pas encore. Il serait absurde de demander au peuple de donner ce qu’il n’a pas », a déclaré Tikpi Atchadam.

Il arrive des moments critiques, selon le président du PNP, où le pouvoir de Faure Gnassingbé se retrouve face au peuple togolais qui se transforme en un fleuve prêt à l’emporter. Mais malheureusement, au sein de l’opposition, le pouvoir trouve des gens qui lui offrent une barque pour traverser le fleuve. « Et le peuple déçu se démobilise jusqu’à la prochaine fois, souvent plusieurs années après », a-t-il déploré. C’est pourquoi il invite chacun à rester vigilant.

Tikpi Atchadam a également indiqué dans son message que personne ne peut retenir la main d’un peuple qui se libérer. Il donne l’exemple de l’Algérie où le peuple est resté déterminé jusqu’alors. Il a aussi invité l’armée et les forces de l’ordre à plus de professionnalisme.

« Le peuple en lutte attend de vous la neutralité et le professionnalisme qui caractérise toute armée républicaine. Si l’armée algérienne a cédé, ce n’est pas faute de moyen de répression, elle a tout simplement compris que pour le bonheur du peuple algérien, ça ne pouvait plus continuer », a-t-il fait remarquer.

Dans son message, Tikpi Atchadam n’a pas évoqué la lettre-réponse du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi qui a interdit les manifestations dans d’autres localités.
Source: icilome

Claude le roy n’est plus sélectionneur des éperviers

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Claude Le Roy ne sera plus sélectionneur des Eperviers du Togo. Une certitude. Nos sources, sûres et certifiées indiquent que ce n’est plus qu’une question d’heures, le temps de régler les derniers détails et préparer une sortie du français sur la plante des pieds. Et déjà, dans les coulisses, les potentiels candidats au remplacement de Claude Le Roy se bousculent. La Symphonie a réussi à filtrer un nom. Connu réputé.L

Au soir du 18 novembre 2018, après la lourde défaite infligée au Togo par l’Algérie (4-1), Le Roy avait taillé un discours apaisant les cœurs brisés des togolais, en ce qui concerne son avenir. Il promettait la fin de son aventure au Togo au cas où les Ecureuils contraignaient les Eperviers à une élimination de la Can Egypte 2019. Mission accomplie par les béninois le 24 mars dernier. Et depuis, les togolais sont déchaînés et ne jurent que par une démission ou un limogeage immédiat de celui qui, depuis trois ans, impose son diktat aux sélections nationales de football, sur fond d’incompétence, d’arrogance, de dédain et de condescendanceL

Une marche programmée du MMLK interdite puis transformée le samedi dernier en sit-in, réprimé au finish par des gaz lacrymogènes, symbolise la colère incoercible des togolais et leur profond dégoût du coach français. Depuis cette répression, une vague appréhension s’est emparée du public sportif, les autorités sportives sont suspectées de ne pas s’émouvoir du catastrophique bilan de Claude le Roy, et de vouloir le reconduire. Cette crainte fort justifiée des togolais de voir Claude Le Roy toujours aux commandes de la sélection nationale soulève une vague d’indignation et nourrit les passions qui explosent les réseaux sociaux de messages les plus réprobateurs. La tension qui n’a que trop monté ces derniers jours devrait, si tout va bien, retomber complètement très bientôt. De sources concordantes et dignes de foi,

source: Togoweb

Les raisons de la présence du PNP dans 03 localités

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Le gouvernement togolais a confiné par l’entremise du ministre de l’Administration territoriale les manifestations du Parti national panafricain (PNP ) dans trois localités dans le pays au lieu des 10 que souhaite l’organisateur. Les localités retenues sont Togblékopé, une banlieue au nord de Lomé, Sokodé et Afagnan.

Avant d’en arriver à la restriction des manifestations du PNP Search PNP dans seulement 3 localités au lieu des 10 annoncées dans le pays, le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi SearchPayadowa Boukpessi s’est justifié dans un courrier réponse à l’organisateur.

Pour la restriction notifiée des manifestations auPNP Search PNP et en ce qui concerne la localité de Togblékopé choisie à l’extrême nord de Lomé, le ministre Boukpessi a expliqué qu’eu égard aux précédentes marches « les riverains des différents lieux ont indiqué qu’ils ne sont plus prêts à supporter le passage de cortège de manifestants. Il est évident qu’une telle situation peut entrainer des troubles graves à l’ordre public si des manifestations se produisent dans ces lieux au mépris des préoccupations soulevées par les riverains ».

Pour ce qui est du cas des villes de l’intérieur du Togo, le ministre Boukpessi a fait comprendre qu’en raison de l’existence de 115 partis politiques dans le pays, les forces de l’ordre et de sécurité doivent rester disponibles pour encadrer les manifestations de tous les partis politiques. En parant de cette situation, il a jugé nécessaire qu’il faut limiter le nombre de manifestations simultanées.

Au-delà de la limitation des manifestations dans 3 localités du Togo, les inquiétudes qui planent sur la ville de Kpalimé après la mise en garde des chefs cantons à recourir aux « Ablafo », chasseurs traditionnels, pour empêcher les manifestations du PNP Search PNP sont levées, car la décision rendue par le ministre Boukpessi s’apparente à une interdiction.

En attendant une réaction du PNP Search PNP sur les suites réserverez a ses manifestations simultanées prévues pour le samedi 13 avril, rappelons que ce parti de l’opposition togolaise a appelé à manifester dans les rues du pays pour exiger l’application intégrale des points de la feuille de route de la CEDEAO, la poursuite des mesures d’apaisement et la libération des manifestants précédemment arrêtées.

Le gouvernement togolais a confiné par l’entremise du ministre de l’Administration territoriale les manifestations du Parti national panafricain (PNP) dans trois localités dans le pays au lieu des 10 que souhaite l’organisateur. Les localités retenues sont Togblékopé, une banlieue au nord de Lomé, Sokodé et Afagnan.

Avant d’en arriver à la restriction des manifestations du PNP Search PNP dans seulement 3 localités au lieu des 10 annoncées dans le pays, le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi SearchPayadowa Boukpessi s’est justifié dans un courrier réponse à l’organisateur.

Pour la restriction notifiée des manifestations auPNP Search PNP et en ce qui concerne la localité de Togblékopé choisie à l’extrême nord de Lomé, le ministre Boukpessi a expliqué qu’eu égard aux précédentes marches « les riverains des différents lieux ont indiqué qu’ils ne sont plus prêts à supporter le passage de cortège de manifestants. Il est évident qu’une telle situation peut entrainer des troubles graves à l’ordre public si des manifestations se produisent dans ces lieux au mépris des préoccupations soulevées par les riverains ».

Pour ce qui est du cas des villes de l’intérieur du Togo, le ministre Boukpessi a fait comprendre qu’en raison de l’existence de 115 partis politiques dans le pays, les forces de l’ordre et de sécurité doivent rester disponibles pour encadrer les manifestations de tous les partis politiques. En parant de cette situation, il a jugé nécessaire qu’il faut limiter le nombre de manifestations simultanées.

Au-delà de la limitation des manifestations dans 3 localités du Togo, les inquiétudes qui planent sur la ville de Kpalimé après la mise en garde des chefs cantons à recourir aux « Ablafo », chasseurs traditionnels, pour empêcher les manifestations du PNP Search PNP sont levées, car la décision rendue par le ministre Boukpessi s’apparente à une interdiction.

En attendant une réaction du PNP Search PNP sur les suites réserverez a ses manifestations simultanées prévues pour le samedi 13 avril, rappelons que ce parti de l’opposition togolaise a appelé à manifester dans les rues du pays pour exiger l’application intégrale des points de la feuille de route de la CEDEAO, la poursuite des mesures d’apaisement et la libération des manifestants précédemment arrêtées.

Source: togotribune

La LONATO sera déplacé d’ici peu

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Les travaux des locaux devant abriter le nouveau siège de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) sont arrivés à terme.

La Loterie nationale du Togo (LONATO) va donc déménager de son ancienne appartement. Un nouvel immeuble vient d’être achevé sur le Boulevard du 13 janvier à Lomé, indique mercredi Le Messager.

Le bâtiment, d’une surface de 10.000 m2 sur 10 étages, sera livré dans un an, précise le journal.

Source: republicoftogo

Au Cameroun, la mode n’a pas d’Handicap

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Promouvoir l’acceptation de soi grâce à la mode ? C’est l’objectif du Salon Access 2019, lancé au Cameroun par une organisation d’autonomisation des femmes. Ce premier défilé de mode pour personnes handicapées, a mis en avant la suppression des obstacles auxquels elles sont confrontées dans le pays.

Organisé à Yaoundé, la capitale, le défilé de mode pour handicapés a rassemblé 16 mannequins vivant avec un handicap, qui ont fièrement défilé pour présenter les tenues de créateurs locaux. L’occasion de mettre en valeur l’exclusivité, en espérant que la visibilité fournie par un tel événement changerait les perceptions des personnes sur les handicapés.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 02 millions de Camerounais vivent avec un handicap. Ces derniers ont un accès limité à l‘éducation, aux soins de santé et d’une formation professionnelle appropriées pour accéder au marché de l’emploi, pour vivre de façon indépendante en vue de leur pleine et effective participation à la société, sur la base de l’égalité avec les autres. Ils vivent cependant dans la pauvreté.

Au Cameroun de plus, l’environnement bâti (infrastructures et édifices ouverts au public) est généralement conçu et réalisé sans tenir compte des préoccupations liées à l’accessibilité des personnes handicapées, toute chose concourant à leur exclusion des diverses activités et services de la communauté. Par ailleurs, le non-respect de la législation en vigueur à leur égard dans divers domaines de la vie sociale ne facilite pas toujours la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux, de leur dignité ainsi que la valorisation de leurs talents et potentialités.

Les organisatrices de Sister Speak, la société à l’origine de l‘événement, espèrent que cette initiative pourra inspirer une nouvelle génération de Camerounais handicapés à se sentir acceptés et confiants.

Source: Africardv

Financement des projets de développement, Sani Yaya rencontre le nouveau président de la Banque Mondiale à Washington

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Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, participe à Washington depuis le début de la semaine aux Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Ces rencontres sont l’occasion de réunir des acteurs d’horizons divers — dirigeants du secteur public (banques centrales, ministères des finances et du développement) et du secteur privé, représentants d’organisations de la société civile, experts issus des milieux universitaires — autour des grands dossiers mondiaux : conjoncture économique mondiale, lutte contre la pauvreté, développement économique, efficacité de l’aide, etc. 

Cet événement donne également lieu à toute une série de manifestations (séminaires, zooms régionaux, conférences de presse…) autour de sujets liés à l’économie mondiale, au développement international et au système financier mondial. 

Mardi, M. Yaya a rencontré le nouveau président de la Banque mondiale, l’Américain David Malpass.

La Banque mondiale, fondée en même temps que le FMI en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods, a pour mission de réduire la pauvreté dans le monde en finançant des projets de développement.

M. Malpass veut recentrer l’institution sur le coeur de sa mission en sortant de la pauvreté les pays les plus pauvres et en réduisant l’accès aux prêts de pays plus développés.

Sani Yaya s’est également entretenu avec Ivohasina Razafimahefa, en charge du Togo au FMI, et avec Pierre Laporte, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, qui est désormais remplacé par Coralie Gevers.

La ministre de la Planification du Développement et de la coopération, Demba Tignokpa, est également présente à Washington.

source: republicoftogo

Les 03 détenues du MMLK devant la cour d’appel demain

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Ils ont été arrêtés le 10 décembre dernier lors d’une manifestation politique à Vogan. Des trois membres du Mouvement Martin Luther King (MMLK), deux (02) ont été condamnés à 8 mois de prison et un (01) à 12 mois. Une décision que la partie civile n’a pas acceptée.

La partie civile a donc fait appel de cette décision. Les détenus se retrouveront ce jeudi 11 avril devant la Cour d’Appel de Lomé. Ces trois membres du MMLK sont accusés de trouble à l’ordre public et participation à une manifestation interdite organisée par la Coalition des 14 partis de l’opposition pour protester contre le processus électoral dans le cadre des législatives du 20 décembre dernier.

« Le Mouvement Martin Luther King espère que les juges du siège feront une autre lecture plus réaliste de cette affaire pour qu’une liberté provisoire leur soit accordée au bénéfice du doute et de la non véracité des faits comme l’ont contesté les 3 prévenus », indique Pasteur Edoh Komi dans un communiqué rendu public ce matin.

Il appelle donc les organisations de défense des droits de l’homme et tout Togolais épris de justice et de paix à faire le déplacement de la Cour d’Appel de Lomé demain jeudi pour soutenir ces trois prévenus.

Source: togotribune

« Noha » vole au secours des enfants handicapés

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l’association Noha à la rescousse des enfants handicapés, une association à but non lucratif vole au secours des enfants handicapés. Les premiers responsables annoncent une mission chirurgicale gratuite du 16 au 26 mai 2019.

Transformer la vie des enfants handicapés en leur offrant une certaine accessibilité, c’est la motivation profonde de Noha. Ainsi, comme à chaque mission, une trentaine d’enfants de 0 et 15 ans souffrant des pathologies orthopédiques, viscérales ou encore chronologiques vont bénéficier d’une prise en charge chirurgicale.

Ceci, avec l’appui de chirurgiens pédiatres en provenance du CHU de Besançon en France. «Après l’opération, les enfants seront hospitalisés pour cinq jours en moyenne pour les pathologies les plus complexes. Suite à cela nous avons aussi un planning de suivi », a expliqué le président de l’association, Professeur Jean Pierre Gnassingbé.

Les parents n’ont aucune charge à supporter si ce n’est que pour la réalisation des examens complémentaires avant l’opération comme le bilan sanguin ou des radios.

Créée en septembre 2016, l’association Noha s’est fixée pour objectif principal de faire opérer des enfants pour diminuer voire supprimer leur handicap.

Il est à noter qu’au cours des actions menées par l’association en 2017 et 2018, au total 100 enfants ont été opérés

L’association projette également de créer un pôle de compétence chirurgicale pédiatrique qui inclut la formation des chirurgiens pédiatres et la construction d’un bloc opératoire chirurgical pédiatrique de référence à Lomé.

Source: Africardv

La migration au XXIe siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial

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Le Club diplomatique de Lomé (CDL) a organisé ce mardi à Lomé un débat autour du thème: l’enjeux géopolitiques de la migration au XXIe siècle : atout ou menace à l’équilibre mondial.

Invité Damien Mama, le coordinateur du Système des Nations Unies (SNU) au Togo.

Le phénomène migratoire est d’ampleur mondial et constitue désormais une question internationale majeure. Il toucherait un être humain sur 7, si l’on additionne les 740 millions de migrants internes aux 214 millions de migrants internationaux comptabilisés par les Nations Unies.

Si les migrations sont le plus souvent associées aux déplacements des ressortissants des pays les plus pauvres vers les pays riches, la réalité est plus complexe. A l’échelle mondiale, un tiers des migrants se déplace des pays en développement (sud) vers les pays développés (nord) ; un tiers, du sud vers le sud ; et le dernier tiers du nord vers le nord. 

Les raisons économiques n’en sont pas les seules causes. La migration témoigne de la mobilité grandissante des personnes et de la densification des réseaux transnationaux économiques, culturels, matrimoniaux et religieux. 

La plupart des régions du monde sont concernées, soit par le départ, soit par l’accueil, soit par le transit des migrants ; certains pays l’étant par les deux, voire les trois à la fois.

Les mouvements migratoires se développent particulièrement le long des grandes lignes de fractures géographiques, qui séparent des régions aux caractéristiques politico-économiques fortement distinctes : la Méditerranée, la frontière américano-mexicaine, ou celle entre la Russie et la Chine. Ces lignes de fracture sont en constante évolution. 

D’anciens pays de départ sont rapidement devenus des pays d’accueil : c’est le cas de l’Europe du sud. D’anciens pays d’accueil deviennent des pays de départ, en particulier en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay), tandis que d’autres Etats ont surtout vu progresser leur population de migrants en transit (Maroc, Mexique, et Turquie).

L’Afrique subsaharienne, dernière région du monde à accomplir sa transition démographique, devrait enregistrer une forte croissance démographique avec une multiplication par près de 10 de sa population entre 1950 (180 millions d’habitants) et 2050 (plus de 1,7 milliards selon les projections des Nations Unies). 

Ce décuplement de la population est un réel enjeu, notamment pour les zones désertiques du Sahel et pour les pays enclavés et aux ressources naturelles limitées.

Les migrants peuvent contribuer de deux manières au développement de leur pays d’origine. D’une part, ils transfèrent une partie de leur revenu, ressource tant pour les ménages bénéficiaires que pour les Etats d’origine. 

Ces transferts représentent plus de trois fois les budgets de l’aide publique au développement. Les montants des transferts vers les pays en développement sont en progression continue pour atteindre plus de 400 milliards de dollars en 2018 selon la Banque Mondiale contre 6 milliards en 1970.

D’autre part, les migrants transfèrent des ressources immatérielles, telles leurs compétences (intellectuelles, techniques ou relationnelles) et sur un pan plus large des normes (comme l’égalité des genres), des valeurs civiques (respect du cadre collectif). 

Ces transferts sont déterminants pour le développement mais les données sont encore trop parcellaires pour en évaluer les impacts.

Les migrants ont également la capacité d’œuvrer au sein du pays d’accueil en apportant une vitalité économique et sociale en s’insérant dans des dynamiques collectives.

En ce sens, la migration peut être un atout, a souligné Damien Mama lors de son exposé.

Créé à l’initiative de Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, le Club diplomatique de Lomé est un cercle de réflexion apolitique qui reçoit à intervalles réguliers des personnalités togolaises et étrangères issues du monde diplomatique, politique et d’organisations internationales.

source: republicoftogo