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EDJAREWOU Abalo et BADJALIWA Kossi, maraîchers grâce au crédit AGRISEF du FNFI

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La foire agricole se poursuit toujours sur l’esplanade du palais des congrès de Kara. Sur le stand du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), c’est toujours l’engouement des visiteurs qui viennent se renseigner sur les modalités d’accès aux différents produits destinés au financement du monde agricole.

Ce jour, c’est messieurs EDJAREWOU Abalo et BADJALIWA Kossi, bénéficiaires du crédit AGRISEF auprès de ECHOPPE TOGO, une institution de microfinance partenaire du FNFI qui ont exposé leurs produits sur le stand du FNFI. Partis d’un crédit de 100.000 FCFA chacun, nos deux bénéficiaires conjuguent leurs efforts et entreprennent le maraîchage. Aujourd’hui c’est avec fierté qu’ils exposent leurs produits qui sont notamment les choux, les tomates, la laitue, les concombres, les carottes…

‘’ Avoir eu le crédit AGRISEF est une très bonne expérience pour moi, car ce crédit m’a permis de faire une activité que j’aimais bien depuis des années, le maraîchage. Aujourd’hui, grâce à cette activité et les revenus que j’en tire, je parviens à subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille’’, nous confie EDJAREWOU Abalo.

‘’ Le FNFI nous a redonné confiance en nous même, en nos capacités de pouvoir exercer une activité et prendre soin de nous-même. Personnellement, avec le FNFI et son produit AGRISEF, j’ai réussi à me prendre en charge. Les produits que nous exposons ce jour à la foire agricole et qui sont le fruit de nos durs labeurs constituent la preuve qu’avec un coup de pouce financier, l’on peut exercer une activité génératrice de revenus et pouvoir s’en sortir’’, renchérit BADJALIWA Kossi.

Les bénéficiaires FNFI exposent à la foire agricole du Forum National du Paysan Togolais

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La foire agricole organisée en marge du Forum National du Paysan Togolais se poursuit à Kara. Au second jour ce Dimanche de cette grande activité du monde agricole, plusieurs exposants présentent aux visiteurs leurs produits et services. Au nombre des exposants figurent en bonne place les exposants bénéficiaires des produits FNFI.

Parmi eux, Madame Sertchi Kpebou, bénéficiaire FNFI et présidente préfectorale de la Fédération des Bénéficiaires des Services Financiers (FEBESEF) de Bassar qui après avoir obtenu successivement les 4 cycles du crédit ‘’Accès des Pauvres aux Services Financiers’’ (APSEF), a obtenu le crédit ‘’Accès des Agriculteurs aux Services Financiers’’ (AGRISEF).

‘’ Le crédit AGRISEF que j’ai obtenu m’a permis de me lancer dans la transformation des produits agricoles. Comme vous le voyez, à cette foire agricole, j’expose mes produits que j’ai transformé moi-même, notamment la farine de maïs, la farine de soja, la farine d’igname, les épices, les baguettes d’arachide…C’est une véritable occasion pour moi non seulement de présenter mes produits, de faire de bonnes affaires mais de rendre hommage au FNFI grâce à qui j’ai pu démarrer mon activité génératrice de revenus. Aujourd’hui je suis autonome financièrement et je contribue à ma façon au développement de ma localité’’, nous confie Madame Sertchi en position debout devant son étalage.

10 choses à savoir sur François Boko

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L’ancien ministre de l’intérieur Francois Boko comptait rentrer au Togo après 14 ans d’exil. Ce sera plus compliqué que prévu, il n’a pu décoller de Paris, faute d’avoir pu renouveler son passeport.

1 :Saint-cyrien

Ce Kabyè originaire de la petite ville de Tchitchao ,près de Kara (nord du Togo) fait ses études en France. En 1984, il intègre Saint-Cyr Coetquidan ( où il côtoie François Lecointre, actuel chef d’état-major des armées françaises), puis l’école des officiers de la gendarmerie nationale de Melun. À son retour au pays ,en 1988,il s’engage dans la gendarmerie .

2 : Ceni

Cinq ans plus tard, il renonce à la carrière militaire et devient conseiller juridique au cabinet du ministre de la justice . Le général Eyadema le nomme à la CENI pour y représenter la majorité.

3 : Main de fer

Fin 2002, à 37 ans, il est nommé ministre de l’Intérieur , de la Sécurité et de la Décentralisation. Il occupe encore ces fonctions le 4 juin  2003 lorsque Gnassingbé est déclaré vainqueur de la présidentielle.

4 :Démission

A la mort du général Eyadema ,le 5 Février 2015, il propose de différer l’élection  présidentielle prévue le 24 avril, mais, isolé, finit par démissionner. Craignant pour sa sécurité, il se réfugie à l’ambassade d’Allemagne avant de quitter le Togo, il vit depuis en exil.

5 : Avocat

Il avait soutenu une thèse de doctorat en science politique à l’université Paris-1 . Un an plus tard ,il obtenant son certificat d’aptitude à la profession d’avocat (capa). Installé en France en 2005, il a travaillé pour le cabinet Fénéon de la Brière avant de fonder son propre cabinet, JID avocats

6 : Frac

En rupture avec le pouvoir ,il est en février 2010, l’un des fondateurs du font républicain pour l’alternance et le changement (FRAC),qui s’est constitué pour soutenir la candidature de Jean-Pierre Fabre à la présidentielle de mars.

7 : Faure

Barry Moussa Barqué, l’un des conseillers de Faure Gnassingbé, le contacte afin de discuter des modalités d’un éventuel au pays en novembre 2018. Il est même question d’un rendez-vous avec le chef de l’Etat à Addis-abeba, la présidence togolaise l’a annulé au dernier moment.

8 : Ailes coupées

Pour discuter des conditions de son retour Boko a mandaté Bruno Clément–Bollée, un général français à la retraite et l’avocat Alain Fénéon, un de ses amis. En dépit des assurances de Faure Gnassingbé, sa demande de renouvellement de passeport n’a pas abouti et, ce 28 mars, la police Française ne l’a pas pas autorisé à s’envoler pour Lomé

9 : Déserteur

Certains sécurocrates proche du pouvoir envisagent de le poursuivre pour désertion. Or Boko assure s’être mis en disponibilité de l’armée au moment où il intégrait la Ceni. Il dit aussi avoir été radié de ses effectifs après sa démission du gouvernement.

10 : Course contre la montre

Il n’exclut pas de briguer la magistrature suprême en 2020.Mais,selon la constitution les candidats doivent être domiciliés au Togo au moins un an avant la date du scrutin…le temps presse donc, d’où ton que Boko n’a pas de parti . Il peut en revanche compter sur la plateforme Engagement pour l’avenir, de Kamal Adjayi .

Source : JA du dimanche 07 avril

De la comédie entre la diaspora togolaise et le gouvernement de Faure


Entre le pouvoir Faure Gnassingbé et la diaspora togolaise, c’est une histoire d’amour (sic). Feuille de route pour les Togolais de l’extérieur, en voilà la nouvelle manifestation. Il s’agit d’actions envisagées, dit-on, pour une implication plus active de ces compatriotes vivant à l’étranger dans le développement de leur mère patrie. Un drôle d’amour en fait car pendant ce temps, le pouvoir développe des réflexes pour chasser cette diaspora…Une comédie en somme.

Feuille de route pour la diaspora

C’est le nouveau produit (sic) dans la sempiternelle drague des Togolais de la diaspora par le régime Faure Gnassingbé. Le document spécialement conçu pour eux, été présenté lundi dernier par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey. « La nation togolaise est une communauté de citoyens qui a un destin commun. La communauté des Togolais de la diaspora est une part non négligeable du contrat social du Président de la République. Nos compatriotes de la diaspora ont le droit d’attendre de la patrie mère plus de protection. La mise en œuvre de la feuille de route permettra à notre pays de faire de la diaspora un partenaire stratégique du nouveau Plan national de développement qu’avait lancé le Président de la République le mois passé, notamment à travers la promotion des transferts de compétences et d’activités, le renforcement des relations entre les acteurs nationaux et les Togolais expatriés et la mobilisation des ressources », a-t-il chanté à l’occasion.

L’initiative répondrait, rapporte republicoftogo, « à la vision du chef de l’Etat d’assurer une meilleure organisation de la diaspora pour son implication plus active dans les efforts de développement ». Sa mise en œuvre permettrait de créer les conditions d’une implication plus inclusive des ressortissants togolais pour la construction du Togo et s’inscrivait dans le fameux Plan national de développement (PND). On parle même de « PND pour la diaspora ». Cette feuille de route s’articule autour de trois axes: rentabilisation du capital humain, économique et social de la diaspora ; renforcement de la communication et des relations entre le gouvernement et la diaspora ; et enfin amélioration de la défense et de la protection des intérêts des Togolais.Ces axes se déclinent dans deux grands programmes, le Programme d’actions prioritaire (PAP) et le Programme à moyen et long terme (PMLT).

Cette feuille de route n’est que la nième action entreprise par le pouvoir Faure Gnassingbé, dans la drague déjà sans fin de la diaspora inaugurée depuis plusieurs années. Plusieurs initiatives ont été déroulées. C’est pour appâter ces compatriotes que le régime a changé de dénomination au ministère des Affaires étrangères en lui collant le volet« Togolais de l’extérieur ». Ce ne sera sans doute pas la dernière action, car en matière de drague de la diaspora, Faure Gnassingbé et son régime ne manquent jamais d’inspiration.

Pendant ce temps, on chasse la diaspora, lui refuse le droit de vote…

Cette nouvelle doit faire pouffer de rire tout individu sérieux lorsqu’il considère l’état d’esprit arriéré dont fait preuve le régime ces derniers temps. Car pendant qu’il drague la diaspora, il fait tout pour la chasser. L’illustration palpable, c’est forcément le sort réservé à François Boko.

Alors que le « Prince » avait donné son accord, ou mieux, proposé un « retour sécurisé » à l’ancien ministre de l’Intérieur, ce dernier a été malheureusement empêché jeudi 28 mars de monter à bord de l’avion Air France, sur ordre du régime de Lomé sur fond de menace : interdiction d’atterrissage de l’appareil au cas où il est à bord. Lomé prétextera après une pseudo-irrégularité dans les papiers de FrançoisBoko,à travers une sortie du Directeur de la Communication de la Présidence concevant le refus de Lomé comme une affaire de respect des règles d’immigration. La manœuvre était simplement destinée à empêcher l’homme de mettre en œuvre ses ambitions politiques, briguer la magistrature suprême en 2020.

Aujourd’hui, presque tous les pays d’Afrique font participer leurs concitoyens au choix des dirigeants de leur mère patrie. La vieille mentalité consistant à tenir ces filles et fils du pays à l’écart des élections est révolue. Malheureusement elle est encore en vogue au Togo. Pendant qu’il multiplie les initiatives pour courtiser la diaspora, Faure Gnassingbé refuse toujours d’accorder le droit de vote, pourtant reconnu par la Constitution, à ces compatriotes vivant à l’extérieur. Lorsqu’on a une idée de leur nombre, on appréhende mieux le mal fait à cette diaspora. « Près de 2 millions de Togolais vivent à l’étranger, principalement en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord », a rapporté republicoftogo même. Le tiers donc de la population togolaise estimée à environ 7 millions ! Et pourtant cette diaspora contribue beaucoup à l’économie du Togo par les transferts de fonds qui, selon les chiffres régulièrement rendus publics par la BCEAO, dépassent de loin les appuis budgétaires accordés par les partenaires au titre de l’aide publique au développement et font d’elle l’une des plus contributrices en Afrique.

Du respect des belles intentions

Ce traitement réservé à François Boko et à d’autres avant lui – Kofi Yamgnane, Alberto Olympio – est à n’en point douter un très mauvais signal envoyé à la diaspora par le régime Faure Gnassingbé.Il pose la problématique du respect des belles intentions proclamées. Car ce sort est en porte-à-faux avec l’axe 3 de cette feuille de route lancée lundi par Robert Dussey intitulé « amélioration de la défense et de la protection des intérêts des Togolais ». Il va en contradiction avec des dispositions annoncées depuis 2014 par le pouvoir lui-même en Conseil des ministres et qui exemptent de visa les binationaux, faisant suite aux recommandationsformulées à l’issue des assises nationales sur la mobilisation des compétences de la diaspora.

« La deuxième communication présentée au Conseil est relative à l’exemption de visa au profit des Togolais vivant à l’étranger, mais ne disposant pas de passeport togolais. L’exposé conjoint du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile propose qu’une exemption de visa soit octroyée aux citoyens togolais détenteurs de passeports étrangers. Cette mesure permettrait de faciliter l’entrée, le séjour et la sortie du territoire national, favorisant ainsi leurs retours fréquents au pays ainsi que leur contribution aux développements économique et social. Les deux modalités d’exemption envisagées sont soit la présentation d’un passeport étranger et d’une carte d’identité nationale, soit la présentation d’un passeport étranger et d’une carte consulaire délivrée par un consulat ou une mission diplomatique du Togo », rapportait le conseil des ministres du 2 juillet 2014.

A la suite de ce Conseil des ministres, le ministre des Affaires étrangères, dans une note en date du 4 juillet adressée aux différentes missions diplomatiques et consulaires du Togo à l’étranger, décidait : « Dorénavant pour rentrer sur le territoire national, ces compatriotes de la diaspora doivent présenter leur passeport obtenu dans le pays d’accueil accompagné soit d’un passeport togolais en cours de validité ou au minimum d’une carte d’identité nationale en cours de validité ou d’une carte consulaire dûment délivrée par un consulat du Togo ou encore de tout autre document pouvant prouver l’origine togolaise des intéressés ». Les seuls non bénéficiaires de cette mesure, ce sont les concitoyens ayant renoncé à leur nationalité togolaise. Et elle était entrée en vigueur depuis le 21 juillet 2014. Mais quand il s’est agi de François Boko, c’est comme si la décision n’a jamais existé…

De la révolte légitime de la diaspora

Il va sans dire qu’« on joue la comédie » – cet ouvrage de SénouvoAgbotaZinsou se prête bien à la situation – avec la diaspora. Faure Gnassingbé et son pouvoir couillonnent avec plaisir ces compatriotes de l’extérieur avec ces initiatives tous azimuts qui ne sont destinées qu’à les cajoler…Et légitimement, dans les rangs de ces compatriotes, on est révolté. Voici une compilation de réactions sur la toile.

« François Boko n’est-il pas de la diaspora? » ; « Et vous croyez qu’un Togolais sérieux aura le courage d’investir dans cette insalubrité de gouvernance dans ce coin de l’Afrique de l’ouest? On aura tout vu, tout entendu» ; « Allez faire d’abord les réformes et on verra la suite. Autrement dit, gardez votre Togo pour vous » ; « En d’autres mots, n’atterrissez pas au Togo, mais envoyez vos économies pour investissement…» ; « Quand les conditions nécessaires en matière de démocratie, de justice, et des droits de l’homme seront vraiment installées au Togo, les investisseurs viendront d’eux-mêmes. Personne n’est bête, et surtout on n’a pas besoin de quelqu’un pour nous le dire, car ce sera automatique au moment venu » ; « Le monde entier voit ce qui se passe au Togo. Quand la même famille est au pouvoir pendant plus de 50 ans dans une République, les militaires qui tuent les civils aux mains nues, une justice à la solde du dictateur, le népotisme, la gabegie… quelle personne douée d’intelligence viendra faire quoi que ce soit dans ce désordre??? » ; « Autrement dit, vous de la diaspora, vous n’aurez jamais le droit de vote, mais nous avons besoin de votre argent et niveau » ; « Le transfert de compétence de la diaspora passe aussi par la reconnaissance ou prise en compte de mon droit de citoyen : le vote de la diaspora, où en est-on ? Ce gouvernement brutal, rusé, corrompu et qui refuse à ses citoyens de rentrer au pays…Faure et son gouvernement, s’ils savent comment ils sont vomis par la diaspora et le peuple togolais, ils n’oseront même pas tendre un piège à cette diaspora » ; « Où est le vote de la diaspora ? Du n’importe quoi ! ».

Source:togotribune

Conseils de Aliko Dangote à l’endroit des jeunes

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Le milliardaire nigérian Aliko Dangote, qui a fait fortune dans les ciments, a raconté samedi lors du forum Mo Ibrahim à Abidjan une anecdote sur sa jeunesse et un jour où il avait encaissé 10 millions de dollars en liquide simplement pour les voir. 

« Quand vous êtes jeune, votre premier million est important mais après, les chiffres ne veulent plus dire grand-chose. Un jour, j’ai fait un chèque de 10 millions de dollars à ma banque, je les ai pris et les ai mis dans le coffre de ma voiture », a-t-il raconté. 

Arrivé chez lui, il a mis les 10 millions de dollars dans sa chambre, les a regardés et dit: « Maintenant, je sais que j’ai de l’argent », a-t-il ajouté en riant. « Je les ai repris et remis à la banque le lendemain », a-t-il conclu dans l’hilarité générale. 

En dehors de l’anecdote, il a estimé que les deux secteurs les plus prometteurs pour l’avenir en Afrique étaient l’agriculture et les nouvelles technologies (ICT), conseillant aux jeunes entrepreneurs africains de ne pas s’enflammer après les premiers succès: « Souvent en Afrique, on dépense les recettes projetées. Il y a des hauts et des bas » dans le business.

Aliko Dangote a aussi regretté les barrières douanières et les problèmes administratifs sur le continent qui freinent selon lui le développement. Il a notamment expliqué qu’il était très difficile à son groupe de cimenterie d’exporter au Bénin à partir d’une de ses usines au Nigéria située à 40 km de 
la frontière du Bénin, qui importe du ciment « plus cher » de Chine.

Source: alome

Décès de Louise Ouattara : Guillaume Soro est attristé

Même si sur le plan politique les choses ne vont plus de bon train entre l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro et le chef d’Etat Alassane Ouattara, il n’est pas resté insensible à la douleur qui a frappé la famille du président Alassane Ouattara.

Face à cette grande tristesse due au décès de la belle fille du président Soro a exprimé ses condoléances à David Ouattara, fils ainé du président Ouattara qui a perdu sa femme Louise Ouattara d’origine hollandaise.  

« Cette disparition est une souffrance personnelle. Je vous prie de trouver dans ces mots, l’expression d’un chagrin partagé et le soutien d’un frère dans cette douloureuse épreuve », a déclaré Guillaume Soro, à travers un communiqué rendu public.

L’ancien chef du parlement se dit consterné, parce qu’ayant des rapports étroits avec David Ouattara a fait une déclaration où il marque sa compassion à l’époux, au couple présidentiel et à l’ensemble de la famille

Un nouveau recensement du compte 2020 s’impose

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Le 5è Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) dans l’histoire du Togo se prépare. L’opération  prévue pour novembre 2020 sera réalisée par l’Institut National de la Statistique et des Études Economiques et Démographiques (INSEED). Les partenaires et acteurs nationaux sont d’ores et déjà mobilisés.

À cet effet, les cadres du ministère de la Planification du Développement et de la Coopération, ainsi que les partenaires techniques et financiers se sont rencontrés au cours d’une réunion d’information en début de semaine à Lomé.

Une feuille de route des différentes étapes devant mener à la réalisation de cette opération a été établie.

« Cette opération va contribuer d’une manière générale à l’actualisation de l’effectif de la population, à la mise en place d’un système d’information géographique intégrant les infrastructures socio-collectives de base. Elle permettra également d’avoir une meilleure appréciation de l’évolution des tendances démographiques du pays, l’élaboration ainsi que le suivi-élaboration des plans et programmes de développement économique et social », a expliqué Koamé Kouassi, Directeur Général de l’INSEED.

Rappelons que c’est l’UNFPA qui conduit la vague de partenaires qui accompagneront le projet.

Source:Togotopinfos

Ce qu’il faut retenir du sit-in du mouvement MLK.

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Le Mouvement Martin Luther King (MMLK)  a organisé samedi dernier un sit-in devant le stade municipal de Lomé pour exiger le départ du sélectionneur des Eperviers Claude le roy.

Les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre alors qu’ils sont presque à la fin de leur sit-in  

Pour le Pasteur Edoh Komi, président du MMLK, les forces de l’ordre et de sécurité ont mal interprété les actions de son mouvement et ont pensé que les manifestants voulaient prendre la rue et se diriger vers la Fédération togolaise de football (FTF) alors qu’il n’en était pas ainsi.

« On chauffait un peu les gens dans les parages et le bon sens voudrait que les forces de l’ordre qui étaient là viennent parler avec nous pour savoir exactement notre intention, parce que nous sommes à la fin de notre sit-in et nous avons juste quitté devant le stade pour faire le tour et ce n’était pas pour faire une marche dans les rues. Mais le fait de descendre immédiatement de leurs véhicules et commencer par tirer des gaz, c’est déplorable », a-t-il exprimé

Malgré cet incident pour le Pasteur komi, les objectifs poursuivis en organisant cette manifestation ont été atteints.

 « La manifestation et toutes les voix qui s’élèvent contre Chaude Le Roy ces derniers jours, sont des choses qui doivent l’amener à savoir qu’il n’est plus le bienvenu et qu’il est indésirable pour le football togolais. Purement et simplement nous exigeons le départ de Claude Le Roy et c’est le but de notre manifestation. Le peuple togolais est conscient que cet entraineur n’est pas venu améliorer le niveau du football togolais, mais plutôt il l’a détruit. Aujourd’hui les résultats sont là. Le Togo est le 126e au classement mondial. Pourtant ce pays a été à la Coupe du monde et est habitué à la CAN. Et ce qui est pertinent c’est au moment où le nombre des équipes est porté à 24, que notre pays ne s’est pas qualifié pour la CAN. Donc Claude Le Roy doit savoir que le bilan est catastrophique », a lancé pasteur Komi.

Pour finir, le responsable du MMLK a interpelé les autorités togolaises à prendre des mesures idoines pour redonner vie au football togolais.

« Claude Le Roy doit prendre conscience de la situation et les autorités qui l’ont recruté doivent veiller à ce qu’il parte parce qu’on ne le voit pas en communion avec le peuple togolais et les Togolais seront prêts à boycotter les matchs des Éperviers prochainement », a ajouté Pasteur Edoh Komi.

source: afreepress

FNFI : ASSIH Mazamaesso annonce de grands chantiers pour les 5 prochaines années

Après le lancement de deux nouveaux produits à savoir le Produit d’Accompagnement à la Formalisation (PAF) et le Produit  de Refinancement (PR) il y a quelques jours à Kara, Mazamaesso ASSIH,  Secrétaire d’Etat  chargée  de l’inclusion financière dans une interview accordée mardi 02 avril 2019 au quotidien « Togo Matin », dresse le bilan du Fonds depuis son lancement en 2014. « Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones) », résume-t-elle, avant d’annoncer les couleurs pour les 5 prochaines années. « Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance », projette-t-elle.

Voici l’intégralité de l’interview  

Bonjour madame Mme la Secrétaire d’Etat, Mazamaesso ASSIH. Quel sentiment vous anime-t-il alors que vous venez de célébrer les cinq années d’existence du Fonds national de la finance inclusive ?

Mme Mazamaesso ASSIH : C’est une concrétisation de la politique de lutte contre la pauvreté dans notre pays initiée par le chef de l’Etat. Une des bénéficiaires de l’inclusion financière que je suis moi-même, ne peut que me réjouir du bilan et du cap franchit.

Au départ, il y avait beaucoup de réticences et de doutes. Mais 5 ans après la réalité des chiffres est tout autre. Quel bilan dressez-vous ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il faut se remettre dans le contexte. Avant la mise en place du FNFI et de son mécanisme de financement, des projets ou programmes en lien avec le secteur de la microfinance ont été initiés avec l’appui des PTF et des bailleurs.

Il y a eu le PASNAM 1 et le PASNAM 2 qui avaient pour objectif de favoriser l’émergence du secteur de la microfinance mais les questions d’accès aux ressources et d’inclusion des populations les plus vulnérables, étaient toujours pendantes. Fort de ce constat, le gouvernement a poussé les réflexions pour trouver un mécanisme permettant de lever les barrières de l’accès au crédit pour tous et surtout, des plus vulnérables. Des pays voisins notamment le Bénin avaient des mécanismes qui fonctionnaient très bien.

Notre pays s’en est inspiré et le résultat a été à la hauteur. La volonté constante et l’implication permanente du Chef de l’Etat qui a fait de la lutte contre la pauvreté dans notre pays, une priorité a énormément contribué à la levée des doutes et est un des grands facteurs de ce succès.

Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones). Les performances ont été à la hauteur des hommes et femmes qui au quotidien, se sont investis dans le combat contre l’exclusion financière.

Cinq ans durant, quelle a été l’implication véritable de l’Etat, surtout au niveau budgétaire, en faveur de l’inclusion financière ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La contribution de l’Etat a été de premier plan et constant. Une disponibilité permanente de tous les acteurs étatiques (autorités administratives, locales et traditionnelles) qui se sont vraiment impliqués aussi bien dans la sensibilisation que le suivi. Le budget mis à disposition par l’Etat Togolais a été conséquent (près de 30 milliards sur les 5 ans). Les facilitations faites par l’Etat auprès des Partenaires techniques et financiers (PTF) (BOAD, BAD, PNUD, FKDEA) ont permis d’avoir accès à des ressources dans des conditions plus que favorables et de manière diligente pour que le circuit de financement ne souffre d’aucun ralentissement.

Aujourd’hui, les adhésions sont spontanées et massives. Il existe tellement de “success stories” autour de ce mécanisme. À combien s’élève à ce jour, le nombre des bénéficiaires des différents produits du FNFI ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les objectifs assignés au FNFI lors de sa création reposaient sur trois axes majeurs. Le premier ; la promotion d’offres des produits innovants et adaptés aux personnes exclues du système de financement classique des PSF et autres partenaires, le second, le renforcement des capacités financières des PSF à travers des lignes de crédits à des conditions bonifiées. Ces deux premiers axes se sont illustrés par la création des produits que vous connaissez (APSEF, AGRISEF, AJSEF) et aussi par la mise à disposition directe de ressources aux PSF à des conditions plus que favorables. Le poids financier de l’Inclusion Financière a été porté par l’Etat.

Des « succès stories », nous en avons autant que de bénéficiaires, chaque crédit octroyé à un bénéficiaire est une réussite au prime abord pour l’institution. L’ingéniosité et l’implication de chacun d’entre eux, leur a permis de faire des « miracles » que nous nous efforçons de partager notamment à travers une des rubriques de votre journal depuis Décembre 2017 (Echos des Bénéficiaires). Nous avons 1 MILLION DE « SUCCES STORIES à partager.

Pendant toutes ces années, il y a eu sans doute des exemples de réussite, des anecdotes, des récits poignants qui vous ont particulièrement marqué ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Bien évidemment, il y en a tellement que nous ne pouvons nous résigner à en conter une. Mais j’ai été surtout marquée par une bénéficiaire que j’ai rencontré fortuitement à la foire en 2017. Au détour de la visite des stands lors du lancement officiel de l’édition 2017 de la foire, la jeune Secrétaire d’Etat que je suis depuis peu reconnaît un visage qui me semble familier. Ma curiosité me pousse à revenir vers elle après le départ des officiels. Elle me confirme qu’elle est bien bénéficiaire du FNFI depuis 2014, qu’elle a franchi toutes les étapes de financement à commencer par APSEF à 30.000 FCFA jusqu’au produit d’accompagnement à 100 000 FCFA. Après sa première année de financement, elle a opté pour la transformation au lieu de la production, a investi les bénéfices obtenus dans des emballages pour mieux protéger ses produits, s’est inscrite pour bénéficier d’une formation de la FAO en transformation alimentaire, a fait sa carte d’opérateur économique et a reçu une invitation pour participer à la foire.

Elle n’avait aucun complexe vis-à-vis des grands exposants malgré son présentoir modeste. Sa détermination et sa fierté étaient vraiment palpables. Au-delà des indicateurs de performances que nous enregistrons, le parcours de cette bénéficiaire venue de la région des Savanes est plus qu’illustratif du succès de ce mécanisme né de la vision du Chef de l’Etat. Et la suite est étonnante, en allant lui rendre visite le lendemain, pour lui témoigner mon admiration, je découvre qu’une équipe de journalistes étrangers (Réussite de CANAL+ il me semble) est en plein tournage d’un reportage avec elle. Comme quoi, on peut commencer par un crédit modeste et parvenir à une entreprise prospère. Ce n’est pas le rêve américain mais le miracle de l’inclusion financière au Togo à travers le FNFI (rires).

Quels ont été les mécanismes d’intervention de ce fonds ? 5 ans après, ces mécanismes changeront-ils ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les mécanismes d’intervention du fonds sont ceux que je vous ai précédemment cités (les deux axes stratégiques). Ils n’ont pas vocation à changer, mais nous travaillons au quotidien à les améliorer avec l’aide de tous les intervenants. L’axe 3 stratégique qui est le mécanisme de fonds de garantie de financement des PSF et de facilitation de refinancement entre les banques, le Produit Refinancement dont la convention entre le FNFI, ORABANK et les PSF a été signée le 23 mars 2019, lors de la cérémonie de lancement de nouveaux produits que le Chef de l’Etat nous a fait l’honneur de présider personnellement.

Vous venez de lancer à l’occasion de cet anniversaire de nouveaux produits de financements. Quels sont les critères pour y être élu, de quels arguments disposez-vous à l’étape actuelle pour susciter beaucoup d’adhésion autour de ces nouveaux produits ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le 5e anniversaire du FNFI a été l’occasion de faire le bilan des premières années d’intervention et de capitaliser sur les résultats obtenus pour mieux ajuster les perspectives aux nouveaux défis de l’inclusion financière.

L’ambitieux PND que notre pays vient de lancer officiellement consacre son Axe 3 à la factorisation de tous les mécanismes d’inclusion. Aussi le Secrétariat d’Etat qui s’inscrit pleinement dans ce volet jouera pleinement le rôle qui lui est dévolu à savoir, favoriser l’inclusion financière et accompagner l’émergence des acteurs du secteur informel.

Le Produit d’Accès à la Formalisation (PAF) va permettre aux bénéficiaires déjà existants de renforcer leur capacité financière pour répondre aux exigences d’accroissement de leurs activités, aux jeunes entrepreneurs qui ont des besoins plus conséquents pour démarrer leur activité, de trouver des solutions adaptées. Une des premières conditions pour être éligible est de formaliser son activité (carte d’opérateur économique, enregistrement fiscal etc), ensuite il faut comme tous les autres financements, être porteur d’un projet ou d’une activité génératrice de revenu.

Le Produit de Refinancement (PR) est destiné aux partenaires financiers qui nous accompagnent depuis le début dans la lutte contre l’exclusion financière. Issu d’un partenariat avec ORABANK, il va permettre aux PSF d’avoir accès à des ressources à des conditions plus que favorables, leur permettant de faire des crédits adaptés à la cible autre que celle du FNFI. Ce partenariat avec la banque permet de mettre à disposition des PSF partenaires, une ligne de financement permanente de 5 milliards, grâce à un cautionnement d’1 milliard porté par le FNFI. Les Microfinances qui durant les 5 années écoulées se sont impliquées sans limite aux cotés de l’Etat pour l’inclusion financière vont pouvoir bénéficier en priorité de ce fonds de facilitation qui leur permettra de répondre à l’accroissement de la demande dans leur zone d’intervention.

Nous avons aujourd’hui assez de recul pour identifier au mieux les besoins de notre cible et nous adapter au mieux a ces besoins. Je ne doute pas un seul instant de l’adhésion des bénéficiaires autour de ces produits. Pour le PAF, les membres de la FEBESEF (Fédération des bénéficiaires de services financiers), ont grandement contribué à son élaboration. Cela peut paraître incongru, mais la fédération des bénéficiaires est la mieux placée pour nous aiguiller dans la conception des produits. Elles ont été même en premier plan en exprimant le besoin. Les équipes du FNFI ont travaillé pour leur apporter un produit correspondant. Le PR (Produit Refinancement) a été salué par les partenaires lors de la présentation qui leur a été faite avant le lancement. Il répond à une des préoccupations qu’ils ont émises depuis 2016 déjà, la problématique des ressources pour maintenir l’accompagnement des bénéficiaires de l’inclusion financière.

Quels sont les mécanismes d’accompagnement et de suivi pour une utilisation rationnelle des fonds et pour vous assurer un retour sur investissement, pour s’assurer donc que des remboursements se fassent sans difficultés ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il est vrai que la qualité de notre portefeuille est dépendant du suivi et de l’accompagnement qui est fait, tant auprès des bénéficiaires que des PSF partenaires. Depuis la mise en place du Secrétariat d’Etat, nous avons misé sur la FEBESEF, la fédération des bénéficiaires des services financiers mis en place en 2015, en renforçant leurs capacités organisationnelles et leurs aptitudes de formation pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires. Aussi, leur fonctionnement décentralisé, couplé aux formations de leurs représentantes, leur a donné la capacité d’être à même d’accompagner dans les préfectures, cantons et villages, la cible en matière d’éducation financière et de gestion entrepreneuriale. Elles ont institué des rencontres périodiques (mensuelles et trimestrielles) pour partager leurs difficultés et approches de solutions. Nous les appuyons par la mise à disposition d’experts en fonction des thématiques sur lesquelles elles nous sollicitent. Qui mieux qu’un bénéficiaire pour partager avec un autre ses astuces de réussite. Nous avons remarqué que les zones qui affichent les meilleures performances sont celles où l’on a constaté une régularité dans les rencontres. Concernant les PSF, nous avons renforcé la périodicité du suivi et de compensation des comptes qui est devenu trimestriel, nous avons également renforcé notre système d’audit externe et augmenté le nombre de contrôles réalisés annuellement. Pour finir, nous avons également misé sur le renforcement des équipes en recrutant au total 9 jeunes collaborateurs au cours de l’année 2018, ayant une forte expérience dans le secteur de la microfinance.

Loin d’être une surveillance soutenue, ce sont des mécanismes qui permettent une Gestion Axée sur les Résultats, tant auprès des collaborateurs que des partenaires qui permettent de maintenir le cap des performances.

Comment réglez-vous les cas des mauvais débiteurs ? Comment cela est-il perçu ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La problématique des mauvais débiteurs est intrinsèquement liée à l’activité de crédits et n’est pas propre au FNFI. Les bailleurs, les banques, les microfinances connaissent cette difficulté avant l’avènement du FNFI. Un problème de remboursement peut avoir des origines diverses (de la mauvaise approche de son activité à la mauvaise foi, en passant par une mauvaise gestion de son activité et le contexte économique etc.). Loin d’être une fatalité et eu égard à la fragilité économique de notre cible de base, nous nous efforçons de les accompagner en amont du financement par les formations qui précèdent l’obtention des crédits et en aval par les sensibilisations et les renforcements en éducation financière déjà évoqués. Mais nous sommes globalement satisfaits puisque finalement, les performances de remboursements que nous affichons sont nettement au-delà de celles des banques.

En ce qui concerne le produit Accompagnement à la formalisation, qu’est-ce qui peut motiver quelqu’un à y souscrire ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le PAF est le produit par excellence pour permettre une transition sur mesure pour tous les bénéficiaires qui ont été inclus financièrement et qui ont pu mettre en place une activité à fort potentialité de développement. Mais c’est aussi le produit qui permet de concrétiser son parcours entrepreneurial. Souvent on exerce une activité mais on ne bénéficie pas des dispositions offertes ou encore on auto-limite les opportunités parce qu’on ne franchit pas le cap de la formalisation. Les raisons sont parfois purement financières ou culturelles. Aujourd’hui ce produit offre la possibilité à tous les acteurs qui exercent déjà une activité génératrice de revenu de passer à l’échelle ENTREPRISE. Cela s’adresse aussi bien aux commerçantes, agriculteurs, artisans, coiffeurs (ses), jeunes ou non. Les domaines d’activités ne sont pas limités. J’invite donc tout Togolais qui souhaite bénéficier d’un financement pouvant aller jusqu’à 500.000 FCFA, à se rapprocher d’un des PSF partenaires ou à contacter le numéro vert du FNFI 80-00-00-12.

Ses bénéficiaires seront-ils exemptés d’impôts pendant une période, des mesures incitatives qui seront prises à leur endroit ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Des efforts ont été faits par le gouvernement en faveur de l’entrepreneuriat, notamment les facilitations mises en place pour la création d’entreprises ou encore la nouvelle loi fiscale qui est encourageante pour les nouveaux entrepreneurs.

Il va de soi que nous allons capitaliser ces avancées pour accompagner notre cible. Bien évidemment, l’exonération d’impôts comme prévu par la loi fiscale, mais également accompagnement pour bénéficier des facilités pour les créations d’entreprises. Le Secrétariat d’Etat avait déjà des programmes communs avec le CFE pour favoriser la création d’entreprise aux acteurs du Secteur Informel via la DOSI qui a permis de formaliser des « zemidjans » dans sa phase pilote.

Nous avons déjà rencontré les services fiscaux pour asseoir des réflexions pour accompagner efficacement toutes les personnes qui vont s’inscrire dans cette dynamique pour que cela ne soit pas perçu comme une lourdeur pour eux. Notre rôle avant tout c’est de leur faciliter l’intégration dans tous les dispositifs mis en place par l’Etat togolais à leur profit. C’est aussi cela l’Axe 3 du PND.

Comment voyez-vous le FNFI dans les cinq prochaines années ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le FNFI a entamé son processus d’autonomisation au cours de l’année 2018 qui s’est concrétisé en début d’année 2019 par l’autonomie financière. Ce qui a justement permis la mise en place du partenariat avec la banque ORABANK. Le FNFI n’a pas vocation à se substituer aux fonds de financements classiques, mais est plus un mécanisme catalyseur des efforts qui sont faits par le gouvernement togolais pour accompagner les populations vulnérables. Nos produits sont conçus sur des cycles assez courts, justement pour assurer notre rôle d’éducation et de facilitateur pour ces hommes et femmes togolais qui sont aujourd’hui en marge du système financier au sens large.

La première mission assignée est en bonne voie de poursuite. Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance.

Un mot à l’endroit de vos partenaires et de vos bénéficiaires ?

Mme Mazamaesso ASSIH : A l’ endroit de tous les partenaires, bailleurs, nos gratitudes pour leur soutien qui a permis de faire prendre corps à cette vision du Chef de l’Etat et qui a contribué à ce jour à l’épanouissement économique et financier de près d’un million de Togolais.

Aux PSF, nos remerciements pour leurs efforts constants aux cotés des bénéficiaires que nous sommes durant ces 5 années. Nous avons relevé des défis ensemble et nous parviendrons à relever les nouveaux qui se présenteront à nous.

Aux bénéficiaires que nous sommes, parce que pour moi les bénéficiaires de l’inclusion financière sont multiples. Des bénéficiaires du crédit, à la microfinance en passant par les collaborateurs du FNFI et même la Secrétaire d’Etat que je suis aujourd’hui, nous sommes tous les premiers bénéficiaires de cette volonté du gouvernement togolais à lutter efficacement et sans relâche contre toutes les formes d’exclusion.

A nous les bénéficiaires, toute mon admiration à l’égard de ces braves femmes qui ont réussi les miracles devant lesquels nous nous extasions aujourd’hui, leur abnégation, leur détermination à entretenir ce précieux outil qui a été mis en place pour eux, est à saluer. Je les encourage à poursuivre leurs efforts en ce sens. Aux collaborateurs du FNFI et des PSF, je nous encourage à garder constamment dans nos priorités d’intervention, la recherche du mieux-être de nos concitoyens les plus vulnérables. Ils sont le maillon essentiel du développement de notre pays et des bons résultats que nous affichons.

Pour le nouveau partenaire ORABANK, les remerciements appuyés du Gouvernement Togolais au Directeur Général et à son équipe pour son accompagnement non négligeable. Tout sera mis en œuvre pour que les engagements soient tenus de part et d’autres.

Pour les futurs partenaires, l’inclusion financière au Togo est une réalité. C’est une coalition pour la lutte contre la pauvreté. L’axe 3 du PND y trouve tout son fondement. Ils sont les bienvenus pour participer à nos côtés à cette noble cause.

Source Togo Matin N°521 du mardi 2 avril 2019

La CEET échange avec sa clientèle institutionnelle à Lomé

La Compagnie Energie Electrique du Togo(CEET) organise ce vendredi 5 avril 2019 à Lomé une rencontre d’échanges avec sa clientèle institutionnelle.

Cette rencontre a pour objectif d’échanger avec ces partenaires sur les performances du Togo dans le dernier rapport du Doing Business, notamment en matière d’énergie. Elle, conduite par le DG de la compagnie, Paul Mawusi Kakatsi, sera également l’occasion de parler des facilités offertes par la société en charge de l’approvisionnement et de la distribution de l’électricité au Togo, ses réformes en cours et ses perspectives.

Au rang des réformes déjà entreprises et effectives, on note une réduction de 50% des frais de raccordement moyenne tension (MT), une transparence et une célérité dans les procédures de demande de raccordement, une amélioration des indicateurs sur le réseau de distribution d’énergie.

En rappel, le taux d’électrification au Togo est passé de 30 à 40% en 03 ans. Le gouvernement entend parvenir à un accès total (100%) d’ici 2030.