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Gaspard Baka : « le mandat d’une Miss n’est pas de tout repos »

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Dans une interview accordée à nos confrères de Symphonie, M. Gaspard Baka, le président du comité d’organisation de la miss Togo explique l’importance de cette compétition culturelle. Selon lui,  le mandat d’une Miss n’est pas de tout repos. « Une année de mandat, ce sont des mois et c’est aussi un seul jour c’est-à-dire que c’est à la fois si lointain et si proche. Du coup, il faut tout temps bouger ». Lire l’intégralité de l’interview.

 Comment se porte le Comité national Miss Togo?

D’abord, permettez-moi d’extérioriser, une fois encore, tout le plaisir que je ressens chaque fois que j’ai l’occasion d’échanger particulièrement avec vous les journalistes, parce que les médias en ont fait beaucoup pour notre projet Miss Togo. Sans vous les journalistes, ce projet ne saurait s’imposer, atteindre et maintenir cette phase ascendante qui est la sienne aujourd’hui. Le projet a acquis le cœur des populations togolaises, vu l’engouement à l’occasion des dépôts de candidatures. Donc un grand merci aux journalistes dans leur ensemble pour cet accompagnement. Ensuite, pour répondre à votre question, le Comité national Miss Togo se porte plutôt bien et très bien même. Nous avons été sous pression durant la phase finale de cette année, mais, Dieu merci, tout est retombé et c’est l’accalmie, je dirai plutôt la petite pression pour respecter nos engagements que constituent les projets sociaux des Miss.

 Justement, après la grande euphorie de l’élection de la Miss, s’ouvre un grand chantier sur lequel ?œuvrent le Comité, ses partenaires et la Miss durant toute une année. Apparemment, les projecteurs semblent souvent éteints ou faiblement allumés sur ce chantier. Un choix délibéré?

Non, je ne crois pas que c’est un choix délibéré. Les projecteurs sont toujours allumés, seulement que, après la phase finale de l’élection de la Miss au cours de laquelle tous les regards sont mis sur chaque pas que nous faisons, le reste de nos activités prévues est plus dirigé directement vers les populations bénéficiaires. C’est donc la nature des projets sociaux des Miss qui nous impose cette attitude d’efficacité dans la discrétion. Mais ce n’est pas pour autant que nous ne nous faisons pas voir du tout. Le Comité a sa première porte d’entrée, son site internet qui livre l’information en temps réel. En plus, dans la mesure des moyens disponibles, les journalistes sont mis à contribution pour une médiatisation plus large. Je précise que cette façon de faire n’est pas particulière à nous ici au Togo.

Mlle Cornelia Dédévi ADOMAYAKPOR, Miss Togo 2017, était porteuse du projet social « Réinsertion des Prisonniers et Préservation de l’Environnement». Nous venons d’apprendre, il y a quelques jours, que Mlle Ichabatou GNONGBO TCHORO, la Miss 2018, était passée à la prison civile de Tsévié. Les détenus restent donc une cible privilégiée…

Oui et non. Nous perdons, dès fois, cette attention de regarder nos frères et sœurs qui se retrouvent soit dans les hôpitaux soit dans les prisons. Personne ne va à ces endroits de gaieté de cœur. Ce sont des situations qui nous y conduisent toujours. A la prison, tout le monde n’est pas forcément coupable, il y a des gens qui y arrivent de façon non désirée c’est-à-dire sans avoir posé un acte répréhensible qui mérite une telle sanction. Je trouve qu’il faut, de temps en temps, aller voir ces personnes pour qu’elles ne se sentent pas oubliées. En réalité, la Miss Cornelia n’avait pas totalement fini son projet social. Le choix est donc fait pour que Mlle Ichabatou poursuive et termine ce projet. C’est pourquoi il n’y a pas que la prison dans ses activités, il y a aussi le volet Environnement qu’elle continue.

A la prison civile de Tsévié, faisant palpiter son grand coeur, Mlle Ichabatou GNONGBO TCHORO a laissé des traces. Qu’a-t-elle fait concrètement?

Ah ! Je vois de quoi vous voulez parler. Oui, effectivement, quand elle a effectué cette visite de prospection à la prison civile de Tsévié, en discutant avec les détenus, elle a été touchée par le cas de cette femme qui devait de l’argent à un tiers. Vu l’état de la dame, elle a décidé de l’aider. C’est ce qu’elle a fait sur son budget personnel en payant ce que la dame devait à ce tiers pour qu’elle recouvre sa liberté. Il arrive, dès fois, des situations où les Miss elles-mêmes font parfois des actions directes et individuelles à des personnes. Elles ont un budget pour cela. Le Comité ne s’en mêle pas.

Bien avant Tsévié, qu’a fait la Miss depuis son élection?

Le mandat d’une Miss n’est pas de tout repos. Une année de mandat, ce sont des mois et c’est aussi un seul jour c’est-à-dire que c’est à la fois si lointain et si proche. Du coup, il faut tout temps bouger. Le mandat de Miss est fait de trois étapes. Il y a d’abord les voyages à l’étranger pour les rencontres avec les partenaires, ensuite l’exécution du projet social et, enfin, sa vie estudiantine. Car être élue Miss ne signifie pas qu’il faut abandonner les études. C’est d’ailleurs inscrit en gras dans le contrat signé avec le Comité. Alors, pour les voyages, Mlle Ichabatou a été déjà en France pour le Salon International du Tourisme Top Résa, qui a lieu chaque année à Paris, porte de Versailles. A cette occasion, elle a animé le stand du Togo et contribué à vendre la destination Togo aux visiteurs. Elle a également rencontré des partenaires européens du Comité pour la recherche du financement de son projet social. Ce sont nos partenaires qui nous aident souvent. Ensuite, elle est revenue pour des actions au pays où elle a également fait le tour des partenaires, toujours en lien avec la recherche de financement de son projet social. Vous savez que le projet social des Miss n’est pas connu d’avance. C’est à son élection qu’elle décide de ce qu’elle va faire au cours de son mandat. Alors, il faut faire un état des lieux et aller vers les partenaires pour le financement. C’est comme cela que les choses se passent.

La Miss Togo 2018 serait actuellement en France, vous confirmez?

Oui, je confirme. Elle est retournée en Europe.

 Quel est le but de ce voyage dans l’hexagone?

 

C’est juste pour répondre à une invitation de l’Association Picardie Togo, un partenaire traditionnel du Comité Miss Togo qui mène depuis des années déjà des actions au Togo dans divers domaines. Elle va profiter du séjour pour rencontrer d’autres partenaires sociaux du Comité.

Un coup d’œil sur l’agenda de la Miss, on y retrouve quoi après la France?

Après son séjour, elle revient au pays pour démarrer le projet social avec les moyens disponibles. En plus, elle a d’autres engagements au pays à honorer que nous n’allons pas détailler ici. Mais vous serez informés au fur et à mesure des activités qui seront inscrites dans son agenda.

Miss Cédéao se déroule généralement en décembre. Mlle Ichabatou GNONGBO TCHORO se prépare-t-elle à cette compétition de la beauté sous régionale et quelles sont ses chances de rafler, pour une première fois, la couronne?

Miss CEDEAO, c’est vrai que c’est décembre et c’est la Côte d’Ivoire qui va accueillir l’événement cette année. Mais je ne crois pas que cela va se tenir. J’ai parlé avec le président du Comité Miss Côte d’Ivoire, Victor YAPOBI, qui est en train d’étudier actuellement la situation par rapport à l’organisation. Je crois plutôt que la compétition va être reportée à l’année prochaine.

 24 ans après le lancement de cette compétition, M. Gaspard est-il fier de son initiative?

Fier de cette initiative comme tu le dis, je dirai oui et non. Nous avons fait du chemin depuis 24 ans, mais il nous reste encore à faire. S’il faut être fier, je dirai que c’est le public togolais qui apprécie mieux ce que nous faisons et nous lui sommes plutôt reconnaissants pour l’engouement que l’événement maintient chaque année. Et comme je le dis souvent, l’élection Miss est une affaire de nous tous, de tous les Togolais, car la Miss parle au nom du Togo lorsqu’elle est à l’étranger. C’est pourquoi nous sommes ouverts à toutes les propositions pour améliorer ce qui est déjà fait. Nous, au Comité, nous essayons de mieux nous comporter à chaque édition et nous pensons bien faire. En même temps, nous avons cette impression qu’il nous reste encore du chemin pour parfaire totalement cette organisation. Donc nous devons continuer cette mission, celle de donner une visibilité au Togo par rapport à sa culture, de valoriser notre patrimoine culturel au plan national et à l’international avec les voyages de la Miss. Le Togo a encore besoin d?être connu à l’international, il y a du travail à faire.

24 Miss au tableau des couronnées, 24 histoires différentes, êtes-vous heureux aujourd’hui en voyant ce qu’être Miss a fait de leur vie?

Evidemment, cela fait 24 ans années consécutives que nous avons démarré cette aventure. Donc, j?ai 24 Miss, à commencer par la première, Nathalie Montgolfier. Je ne dirai pas heureux, je préfère dire plutôt satisfait jusqu’à présent de ce qui est fait, pour moi-même et pour elles aussi. Et comme vous l’avez dit, c’est 24 histoires différentes qui m’ont aussi aidé dans cette aventure. La plupart des Miss élues jusque-là ont réussi dans leur vie. Il y en a qui sont au pays et travaillent. D’autres ont fait librement le choix de vivre à l’étranger, elles y sont également bien installées. Et il y a les dernières qui continuent, pour leur moment, leurs études. C’est une grande satisfaction pour moi.

Merci M. le président, et pour terminer cet entretien?

Je vous remercie beaucoup pour cette opportunité. Merci à vous et aux journalistes grâce à qui l’événement pénètre le public togolais. Nous adressons toutes nos reconnaissances à ce public qui nous soutient tout le temps par rapport à sa patience. Merci aux plus hautes autorités du pays qui ne ménagent aucun effort pour nous accompagner chaque fois. Nous sommes ouverts pour prendre toutes les nouvelles idées qui viendraient nous aider à avancer.

Avec symphonie

Les magistrats Togolais ont 5 jours pour se renforcer 

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Les magistrats togolais sont en atelier de 05 jours ouvert ce 19 novembre à Lomé. Organisé par le ministère togolais en charge de la justice en collaboration avec l’Association Internationale de Développement (IDA), il s’inscrit dans une logique de promotion de la justice commerciale. Cette rencontre est placée sous le thème « Les sûretés, le recouvrement des créances et les voies d’exécution ».

Il s’agit de former les magistrats afin qu’ils puissent appliquer de façon rigoureuse et professionnelle les textes OHADA, notamment ceux sur lesquels porte la session de formation.

De ce fait, indique Lodonou Kuami Gaméli, coordonnateur des chambres commerciales, la sécurité juridique du monde des affaires existe déjà dans les textes. Le palier suivant devrait consister en une application rigoureuse et professionnelle de ces textes par les magistrats, saisis par les justiciables : « La sécurité juridique, nous l’avons déjà dans les textes. Il faut que les magistrats appliquent la loi de façon rigoureuse et totalement professionnelle », a-t-il déclaré.

Dans le même esprit, Sronvie Yaovi (photo), directeur de la législation nationale, à l’ouverture de cette cérémonie, a constaté que « le gouvernement togolais a bien pris conscience que la construction d’un Etat de droit passe nécessairement par la mise en place d’institutions fortes et modernes ».

source: République Togolaise

Ecobank très généreuse à l’endroit de SOS Village d’Enfants de Lomé

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La 6éme édition de la journée Ecobank (Ecobank Day) a été célébrée avec générosité. Pour preuve, les enfants de SOS Village d’Enfants de Lomé ont bénéficié ce samedi 17 Novembre des dons d’Ecobank Togo.

A cette occasion, Ecobank a offert un forage d’eau potable, une médiathèque de 10 ordinateurs avec connexion internet et une kermesse aux enfants de SOS Villages d’Enfants de Lomé.
Placée sous le thème «Soutenir les orphelins en Afrique », cette journée Ecobank est initiée pour également accomplir des actions sociales au sein des communautés.
Après avoir relevé l’importance de ce que les entreprises et leurs personnels puissent agiir pour le bien-être des communautés, le Directeur Général d’Ecobank Togo, Mamady Diakite, s’est dit satisfait des actions réalisées ce jour par Ecobank.
« Je suis très heureux de ce que le personnel d’Ecobank Togo ait fait preuve de compassion envers les orphelins. Je suis particulièrement satisfait que nous ayons construit un forage pour SOS Village d’Enfants et également rénové une salle NTIC pour les enfants» s’est-il réjoui.
A cette occasion, Madame BAKOUSSAM Hortense Manzi-Nika, Directrice Nationale de SOS Village d’Enfants de Lomé, a remercié Ecobank pour ses actions multiformes de dons et promet d’en faire un bon usage.
« Ces dons vont nous permettre d’être plus performants car beaucoup d’enfants ont besoin d’une prise en charge » a laissé entendre Madame BAKOUSSAM Hortense Manzi-Nika qui n’a pas manqué d’inviter les autres partenaires à en faire autant.
La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Madame KOLANI Yentcharé, présente à cette célébration, a témoigné la profonde reconnaissance du gouvernement pour ce fort engagement d’altruisme dont fait preuve Ecobank et ses collaborateurs à travers cette assistance à l’enfance.
Ceci va ainsi permettre, selon Madame la Ministre, d’améliorer l’accès à l’eau potable et à l’internet pour les enfants de SOS Village d’Enfants.
« Ecobank demeure pour nous une référence, en tant que partenaire crédible, en termes de fiabilité, de professionnalisme et d’engagement social» a-t-elle souligné.

L’ OHADA insiste sur la sécurité judiciare

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Ce lundi 19 novembre 2018, s’est ouvert un atelier de  05 jours, dédié au renforcement des capacités des magistrats des chambres commerciales, sur la législation communautaire OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).

Objectif : permettre à ces praticiens du droit de mieux connaître l’acte uniforme OHADA portant organisation des sûretés et celui portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution.

Avec le reste du corpus législatif OHADA, ces textes constituent des moyens sûrs pour assurer la sécurité juridique et judiciaire dans ses Etats-parties, une préoccupation majeure du monde des affaires.

Selon Koami Gaméli Lodonou, secrétaire exécutif de la Commission nationale OHADA, « la sécurité juridique, nous l’avons déjà dans les textes ». Il faudrait, insiste-t-il, qu’elle soit couplée de la sécurité judiciaire par la garantie que  « les magistrats appliquent la loi de façon rigoureuse et totalement professionnelle ».

L’organisation de cette session de formation, avec l’appui de l’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque Mondiale, traduit la volonté de l’Etat togolais et de ses partenaires techniques et financiers, de professionnaliser les magistrats à la gestion du contentieux commercial.

Il s’agit, plus globalement, de maintenir le cap des réformes engagées afin de rendre plus attrayant le climat togolais des affaires.

Procès de Blé Goudé : un témoin clé remis en cause

Le procès de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son coaccusé Charles Blé Goudé a repris ce lundi 19 novembre devant la Cour Pénale Internationale (CPI), à La Haye.

Les deux responsables politiques sont poursuivis pour crimes contre l’humanité car soupçonnés d’être des présumés auteurs des violences postélectorales de 2010-2011.

Ce lundi, les avocats de Charles Blé Goudé ont la parole. Et cette occasion, la défense a remis en question la crédibilité d’un témoin clé du procureur.

Il y a quelques mois, le procureur avait appelé à la barre, un témoin de l’intérieur et qui se présentait lui-même, comme un commandant du GPP, le Groupement patriotique pour la paix. Le but du procureur était de montrer l’emprise de Charles Blé Goudé sur plusieurs milices au moment de la crise. Mais sur le fond, la défense estime que la défense estime que ce témoin apporte plus de confusion que toute autre chose : ses propos sont contradictoires. Et plusieurs preuves utilisées par le procureur, pour rendre ce témoin fiable, ne sont pas signées ou datées.

Pas de valeur juridique pour la défense

Pour la défense, tout ceci n’a donc pas de valeur juridique. Impossible de prouver dans quelle mesure les Forces de défense et de sécurité (FDS) recrutaient et formaient les jeunes appartenant à différentes milices pour les intégrer dans ses rangs. Tout au long de cette audience, Charles Blé Goudé, écoute attentivement ses avocats. Tout comme l’ensemble du tribunal, où règne une ambiance plutôt studieuse ce lundi.

Ces audiences sont importantes pour la défense tout comme la diaspora, qui continue de se mobiliser pour suivre le procès. Il s’agit surtout de militants : il y a parmi eux de nombreux représentants du Front populaire ivoirien (FPI) en Europe. Mais aussi d’anciens acteurs de la crise, qui vivent en exil depuis 2011. Des personnes qui sont arrivées en bus tôt ce matin, pour suivre le procès.

L’optimisme des militants

Ces militants sont là pour afficher leur soutien à leurs leaders. Dès qu’une audience est suspendue, ils en profitent pour saluer Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. On sent un certain optimisme de leur part.

Avec RFI

Sokode: Des toilettes contre le choléra

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La Banque Mondiale est le principal bailleur de fonds de ce projet d’un coût total de 1,545 million d’euros, au côté notamment de l’ONG Plan international Togo qui a déboursé 210 000 euros, le reste étant pris en charge par la mairie et les habitants eux-mêmes ceci pour célébrer la journée internationale des toilettes fêté chaque 19 Novembre dans le monde.

« Une nuit, il était deux heures du matin, je devais me soulager. Mais les latrines publiques étaient loin de chez moi », raconte Zalia Zoukoufoulou, habitante de la ville de Sokodé, où seuls 34 % des ménages disposaient de toilettes à leur domicile en 2013 –avant que le projet ne soit lancé. L’anecdote de Zalia révèle la difficulté que rencontrent nombre d’habitants de la ville à vivre dans des conditions sanitaires et d’hygiène satisfaisantes.

Les quelque 100 500 habitants de cette cité étaient confrontés aux mêmes difficultés qu’entraîne l’absence de latrines et toilettes : manque d’intimité, problèmes d’insécurité – en particulier pour les femmes –, problèmes d’hygiène et de salubrité publique. À Sokodé, seuls 34 % des ménages disposaient de toilettes à leur domicile en 2013, avant que le projet ne soit lancé. Lougma Traoré, un autre habitant, explique qu’il déversait « les excréments de [s]es enfants dans la nature ». La défécation à l’air libre et l’absence de lieux d’aisance dédiés favorisent la propagation de certaines maladies, et non des moindres – diarrhées mortelles notamment, mais aussi choléra.

Mettre un terme aux vidanges anarchiques

Comment gérer ces boues fécales, dites boues de vidanges, sans réseau d’assainissement digne de ce nom ? « Les camions de vidange arrivaient la plupart du temps de Lomé, ce qui rendait le prix du service assez couteux pour les ménages. Nous avions alors recours aux vidanges à la main et les ménages reversaient les boues dans les cours d’eau de la ville ou dans les champs de maraichers », raconte Alassane Tchakpedeou, le maire de la ville. « Notre ville était connue pour être la championne des cas de choléra. Chaque année, quand arrivaient les pluies, Sokodé souffrait du choléra, Sokodé souffrait du péril fécal », déplore-t-il.

Prorogé jusqu’au 30 septembre 2018, le projet « Des toilettes pour tous à Sokodé par la valorisation des boues de vidange et le microcrédit » a permis la construction de 788 latrines au bénéfice des populations de sept quartiers de la ville et des communes voisines que sont Tchamba, Sotouba, Bassar, Bafilo et Blitta. Des Comités d’assainissement de quartier (CAQ) ont été créés pour assurer le suivi des acquis du projet et continuer de sensibiliser les habitants pour les inciter à rejoindre la liste des bénéficiaires du projet et réduire la défécation à l’air libre.

« Avoir ces latrines, aujourd’hui, sauve de nombreuses vies », se réjouit Zalia Zoukoufoulou. À l’instar du reste des habitants de Sokodé, c’est tout son quotidien qui a changé et s’en voit amélioré grâce au projet.

Microcrédit et sensibilisation pour un cercle vertueux

Pour permettre au plus grand nombre d’habitants de se doter de toilettes à domicile, le budget a été soigneusement étudié, afin que les bénéficiaires n’aient qu’un quart du coût à leur charge, et un système de microcrédit mis en place pour les aider à régler leur dû. « La construction d’une latrine revient à 400 000 francs CFA (environ 800 dollars, ndlr) et le projet a pris en charge 300 000 FCFA (600 dollars environ). Le bénéficiaire contribue à hauteur de 100 000 FCFA (près de 200 dollars) », détaille Adiétou Katakpaou, coordinatrice du CAQ. Et d’indiquer : « Nous tenons un registre de remboursement qui se fait de façon progressive. L’argent collecté est mis en banque pour que d’autres bénéficient du projet ». Les CAQ tiennent des livres de comptes, qui recensent et assurent le suivi des remboursements par tranches des bénéficiaires. L’argent ainsi collecté permet de financer la construction de nouvelles latrines.

« Le projet a acquis un camion de transport des boues de vidange pour la ville de Sokodé, précise Tetouehaki Tchonda, coordonnateur du projet. Dans les zones relativement difficiles d’accès en camion, un mini-système mécanique de transport de boues a été acquis : il s’agit d’un tricycle, d’une motopompe avec des fûts de 100 litres pour la collecte des boues ».

Collecte, traitement et valorisation des boues de vidange

Une fois collectées, les boues de vidange de latrines sont transportées à la nouvelle station de traitement – inaugurée à la fin juin 2018 –, qui permet de réduire les risques sanitaires et environnementaux associés aux déchets humains. D’une capacité de 6 400 mètres cubes, la station est équipée de trois lits de séchages simples et d’une aire de séchage des boues raclées. Les bio-solides générés au terme du traitement des boues de vidange sont mis à la disposition des maraîchers et agriculteurs. Partant, le projet contribue ainsi à la fertilisation des sols, donc à la sécurité alimentaire.

Autre retombée positive : sept micro-entreprises communautaires de Sokodé – au sein desquelles les femmes représentent plus de 45 % des effectifs – ont bénéficié d’un renforcement des capacités.

Afin de s’assurer que les bénéficiaires s’approprient au mieux le projet et s’y impliquent pleinement, la Banque africaine de développement a procédé à « un long travail de préparation sociale », explique Ousseynou Guene, chargé du projet et expert en assainissement à la Banque africaine de développement. Et d’ajouter : « Nous avons eu une démarche participative avec les différentes structures communautaires ».

Le port de Lomé, le premier des ports de l’Afrique de l’Ouest

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Le Port Autonome de Lomé est officiellement le 1er port d’Afrique de l’Ouest devant le port de Lagos (Nigéria) et de Téma (Ghana). Une information rendue publique par le gouvernement togolais ce mardi 13 novembre.

Un classement réalisé par l’analyste néerlandais Dyanamar et repris par l’Agence Ecofin. Il place le port de Lomé au cœur du marché de 300 millions d’âmes en Afrique de l’Ouest.

Selon les écrits du journal Ecofin « Le Port Autonome de Lomé a connu, sous l’effet de réformes de modernisation, une croissance rapide du volume des conteneurs qui transitent à Lomé. Ce volume a presque triplé se situant à plus de 283% en 5 ans seulement dans un contexte où les volumes dans la région ont à peine augmenté ».

La croissance économique du Togo a connu un recul au cours de ces 12 derniers mois. Un recul induit par la crise sociopolitique que le pays a connue depuis le mois d’août 2017.

Depuis le gouvernement togolais s’était lancé dans un vaste chantier de réformes en vue d’améliorer le climat des affaires. Le nombre d’entreprises créées au premier trimestre 2017 a d’ailleurs bondi de 13,6 % en glissement annuel, selon des statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE).

Le taux de croissance de l’économie est de 4,4 % en 2017, contre 5,1 % en 2016. L’inflation est restée modérée, se situant à – 0,4 % en glissement annuel à fin février 2018.

 

Les web-journalistes outillés pour bien accompagner le HCRRUN

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Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a organisé les 15 et 16 novembre derniers un atelier de formation  à l’intention d’une cinquantaine web-journalistes à Lomé.

Cet atelier de formation a pour but d’outiller les professionnelles des médias en ligne sur les différentes activités qui constituent la mission de l’HCRRUN, afin qu’ils puissent accompagner l’institution dans son programme de réparation.

Au cours de ces deux jours d’échange, les participants ont eu l’occasion d’avoir des notions sur la justice transitionnelle conduite par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) pour notamment bien mener le programme de réparation sur toute l’étendue du territoire national.

 

L’atelier a été également une opportunité pour les responsables de l’institution chargée de la mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) par différentes communications de bien expliquer les notions et les mots techniques notamment les victimes vulnérables et les victimes non vulnérables…(.). Les journalistes ont eu notamment l’opportunité d’être formés sur le mandat et la mission de l’HCRRUN.

Dans ce processus de réparation, la place de la presse est non négligeable. A cet effet, dans ses mots lors de l’ouverture de l’atelier jeudi, la présidente de l’HCRRUN, Awa Nana Daboya a déclaré « vous m’intéressez » à l’endroit des web-journalistes qui ont participé à cet atelier de formation.

Notons que les professionnels des médias de la presse écrite ont précédé ceux de la presse en ligne donc ceux de la presse audiovisuels y prendront part dans la semaine.

UA: Le Togo favorable aux réformes

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Les travaux de la 11e session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union Africaine ont pris fin ce dimanche 18 novembre. Au cours de cette rencontre dont la délégation togolaise a pris part, Plusieurs décisions relatives notamment à l’administration de l’Union et aux cotisations des Etats membres sont prises.

Représentant le chef de l’Etat à cette 11e session extraordinaire, le Premier ministre Komi Selom Klassou a réaffirmé la position du Togo sur les questions essentielles, notamment celles relatives à la réforme institutionnelle de l’organisation. Le Togo a ainsi soutenu la décision selon laquelle le président et le vice-président de la Commission de l’Union africaine sont directement élus par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement. Ils seront rejoints par six commissaires désignés par région, à raison de deux commissaires par région économique du continent, qui ne sont pas élus ni président ni vice-président de la Commission. De dix, le nombre de commissaire est ainsi ramené à six pour plus d’efficacité d’actions.

De même, le Togo soutient la décision de donner au président de la Commission de l’Union le pouvoir de sanctionner un commissaire qui viendrait à violer les règlements de l’organisation panafricaine en le traînant devant le conseil exécutif.

L’autre réforme qui a été très discutée lors la 11e session extraordinaire des chefs d’Etats et de Gouvernement est la question des cotisations statutaires des Etats membres pour laquelle l’union renforce les sanctions à l’encontre des Etats qui ne sont pas à jour de leurs contributions au budget de l’organisation. Par ailleurs, le barème de contributions des Etats a été revu à la hausse, soit à 0,2% de contribution de chaque Etat, décision également soutenue par le Togo.

La 11e session extraordinaire a, en outre, pris la décision d’envoyer à Bruxelles un groupe d’experts pour soutenir les équipes techniques ACP qui sont en négociation avec l’Union européenne sur les questions prioritaires de la zone économique de libre échange, les migrations et la paix et sécurité. Le Chef l’Etat Faure Gnassingbé assure la présidence du groupe central de négociation avec l’Union africaine.

Selon le ministre Robert Dussey des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, membres de la délégation du Togo à Addis-Abeba, les réformes ainsi adoptées entreront en vigueur effectivement à partir de 2021. Mais déjà, à partir de 2019, les deux conférences annuelles des chefs d’Etat de l’Union vont connaitre des changements significatifs. Seul le premier sommet de janvier ou de février rassemblera les chefs d’Etat à Addis-Abeba. Le

second sera une conférence régionale de coordination qui sera organisée par région en juin ou juillet sous la direction de chaque président des regroupements sous régionaux en vue d’assurer la coordination des décisions des chefs d’Etat prises en janvier ou février.

En clôturant les travaux de cette 11e session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union africaine, le président en exercice, Paul Kagame a exprimé sa satisfaction à ses paires pour les résultats obtenus. « Nous avons lancé la Commission dans une trajectoire de grandes performances », a-t-il dit, en exprimant le vœu de voir les décisions prises entrées en vigueur le plus tôt possible. Il a également souhaité que les points qui n’ont pas obtenus l’accord des Etats membres soient préparés pour prochain sommet des chefs d’Etats.

Avec Togo Presse

Les résultats de Canal+ en léger recul

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L’opérateur français de télévision payante en Afrique subsaharienne CANAL+, a depuis trois trimestres engrangés d’excellents résultats, portés notamment par les promo de fin d’année 2017 et la coupe du monde FIFA 2018 du Juin dernier.  Aujourd’hui il fait face à une légère correction dû au recul intervenu au troisième trimestre 2018.

Selon les résultats présentés par Vivendi, le distributeur audiovisuel enregistre une perte sèche de 374 milles abonnés par rapport au second trimestre 2018.

Alors qu’il affichait près de 3,8 millions d’abonnés en Afrique subsaharienne au terme du précédent trimestre, Canal+ ne compte plus que 3,401 millions d’abonnés à ses services à fin Septembre dans la région.

La campagne publicitaire de rentrée mettant en avant les divers championnats européens (Premier League, Liga, Ligue 1, Champions League, Europa League, etc.) prenant la suite de la Coupe du monde n’a donc pas réussi à allécher de nouveaux abonnés.

Mais il y a aussi lieu de se demander si la nouvelle offre Essentiel+ lancée fin Août, à un tarif plus élevé que l’ancien bouquet Les Chaînes Canal+, n’a pas contribué à cette importante érosion (-9,9%) du parc abonné.