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Le soutien de Fescpa et de Tiken Jah Fakoly à la «lutte populaire au Togo»

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Depuis le 19 Août 2017, le paysage politique togolais est secoué par des mouvements de contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé. La naissance et l’émergence du Parti National Panafricain de Tikpi ATCHADAM a changé la donne politique au Togo. Plus une semaine sans marche de protestation des opposants réclamant le retour à la constitution de 1992 et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir. Après les appels des ex-présidents nigérian Olousségoun Obassandjo et ghanéen John Jerry Rawlings sous formes de soutien aux revendications populaires de rue de Lomé, c’est le tour de Tiken Jah Fakoli, le célèbre artiste de la musique ivoiro-malien et du Front international de la société civile panafricaine (Fiscpa) de soutenir les revendications des opposants au pouvoir de Lomé 2.

En effet, réunie le 8 octobre 2017 à Bamako, plus d’une quinzaine d’Organisation des sociétés civiles ont mis sur pied le Front international de la société civile panafricaine (Fiscpa). L’objectif du Fiscpa est de « promouvoir la démocratie, la dignité de l’Afrique et les droits de l’Homme ». La première action du Fiscpa est la plainte déposée à la Haye contre l’ancien président français Nikolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye. Le Togo et sa crise politique actuelle se sont invités à l’engenda du Fiscpa. S’adressant à Faure Gnassingbé, le parrain du front, Tiken Jah Fakoly déclare, « Je lui dirais simplement de quitter le pouvoir pendant qu’il est temps. Ça fait cinquante ans que la famille Eyadema règne sur le Togo. Ce n’est pas normal. ».

Si pour la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) le référendum constitue une sortie de crise, Elie Kamalo, artiste guinéen du Fescpa rétorque, « La Cédéao a toujours été comme ça ! La Cédéao prend toujours partie ! La Cédéao doit plutôt aller dans le sens de dire à Faure Gnassingbé que le peuple a décidé qu’il parte ».
Parmi les OSC fondatrices du Fescpa, figurent entre autres, « le Balai citoyen » du Burkina Faso, « Y’en a marre » du Sénégal. Ces deux mouvements témoignent à eux seuls certaines victoires de la société civile sur le politique en Afrique de l’ouest. « Le Balai citoyen » s’est illustré dans la crise burkinabé qui s’est soldée par le départ du pouvoir de Blaise Compaoré au Burkina Faso voisin du Togo. « Y’en a marre » a été le mouvement de prou dans la lutte contre le troisième mandat d’Abdoulaye Wade au Sénégal. Quel impact les OSC du Fiscpa auront sur la crise togolaise ? Pour l’heure, elles semblent prendre le parti des opposants politiques au régime de Faure Gnassingbé en encourageant la pression populaire sur ce dernier.

Néanmoins, Simon Kouka de « Y’en a marre » reconnait : « Ce n’est pas nous qui allons mener votre (leur) combat. » L’homme étant versatile, il n’est point objectif de penser que ce qui s’est produit ailleurs est reconductible partout. Aussi, le statut quo actuel n’est profitable à personne et c’est le lieu de lancer un appel aux hommes politiques épris de paix et de justice sociale d’œuvrer à un dénouement rapide de la crise actuel car plus elle se prolonge, plus le peuple en sortira perdant.

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