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La gestion des crises et la prévention de Covid-19 : Laurent Tamegnon met à la disposition des membres de CNP-TG, deux documents

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Le président du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-TOGO), Laurent Tamegnon a remis aux membres du patronat ce jeudi 3 septembre, deux documents portant sur la prévention contre la Covid-19 et sur la survie des entreprises.

Il s’agit du « Guide sur la Prévention du Covid-19 à l’intention des employeurs »et le « Plan de Continuité des Activités ».

Selon le confrère lemessager-actu, le premier document « Guide sur la Prévention du Covid-19 à l’intention des employeurs » contient des recommandations sur les mesures pratiques et les méthodes à mettre en œuvre en matière de santé et de sécurité au travail pour la prévention du Covid-19.

Pour Laurent Tamegnon « Son élaboration s’est appuyée sur les documents préparés par de nombreuses organisations dans le monde entier et par l’OMS, le tout dans un langage simple et précis ».

Le second document « Plan de Continuité des Activités », est un outil conçu pour soutenir les PME/PMI pendant cette période de crise.
Le président du CNP-Togo, rappelle que c’est un document qui invite et qui conseille les entreprises à mettre en place un plan de continuité des activités sur mesure.

« Ces deux documents que nous vous présentons en ce jour et qui seront désormais à votre disposition, nous sommes convaincus, vous guideront dans la réorganisation de vos différentes entreprises », à laisser entendre Laurent Tamegnon aux chefs d’entreprise.

Le confrère rappelle que pour son acquisition, des séances de formations sur ces documents sont également prévues dans les prochains jours en vue de sensibiliser davantage les unités de production sur la nécessité de s’approprier lesdits documents qui sont utiles pour une relance sereine des activités au Togo.

Le président du CNP-Togo a adressé à l’occasion sa profonde gratitude au Programme de coopération du Patronat hollandais(DECP) pour son appui technique et financier, ainsi que le Bureau international du travail (BIT), notamment sa cellule du Bureau des activités des Employeurs, pour son accompagnement permanent.

Le CNP-Togo a pour objectifs entre autres, d’assurer la défense et la sauvegarde des intérêts de l’ensemble du secteur privé, conformément aux lois et règlements en vigueur, de participer au dialogue social, tant au niveau national qu’au niveau des entreprises.

Covid-19 : le 31éme décès au Togo

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Le Togo enregistre trois nouveaux décès liés au Covid-19, portant à 31 le nombre total de décès dans le pays ce vendredi 04 Septembre. Le bilan des tests effectués sur 938 personnes révèle que 19 sont testées positives portant le nombre total de cas positifs à 1443.

On note 1071 cas guéris et 341 autres sont encore sous traitement. Au total 67.079 tests ont été réalisés (8,70 tests pour 1000 hbts) sur l’ensemble du pays, depuis la découverte du premier cas le 6 mars dernier.

Neuf (9) des 705 personnes testées sont positives portant le nombre total de cas positifs à 1443. Ces 9 personnes dont les âges sont compris entre 32 et 67 ans se répartissent comme suit : trois (3) cas parmi les contacts : 1 homme dans la préfecture d’Agoe, 1 femme et 1 homme dans la préfecture du Golfe ; quatre (4) cas parmi les suspects :  1 femme et 1 homme dans la préfecture du Golfe, 1 homme dans la préfecture d’Anié et 1 homme dans la préfecture de Tône ; deux (2) cas parmi les dépistés : 1 homme dans la préfecture d’Agoe et 1 homme dans la préfecture de Blitta.

Seize guéris ont été enregistrés portant le nombre total de patients guéris de COVID-19 à 1071. Un décès a été enregistré portant le nombre total de décès à 31. Le nombre de cas actifs est de 341.

Un total de 67784 tests de laboratoire ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.

Covid-19 : le nombre élevé de cas guéris encourage

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Le nombre important de cas de personnes déclarées guéries de la maladie du coronavirus en hausse au Togo encourage les autorités en charge de la pandémie dans le pays.

Au 02 septembre 2020, on compte près de 1035 cas guéris. Depuis la confirmation du premier cas de la maladie le 6 mars 2020, le nombre de personnes testées positives n’a cessé de s’accroître.

Six mois après, le pays enregistre 1416 Cas confirmés au total dont 1 035 personnes guéries et 28 disparitions. Un taux de guérison qui avoisine les 72 %.

D’après les médecins chargés du traitement des cas positifs, approchés par le confrère de togomedia24, le Togo a adopté le protocole du médecin français Didier Raoult. Un protocole qui associe le Paracétamol et de la Chloroquine.

Le Togo honoré avec la nomination de Nathalie Noameshie à la CONFEJES

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Mme Nathalie Noameshie, Directrice adjointe des programmes EPS / Sports à la CONFEJES a pris officiellement fonction mardi à Dakar. Elle vient d’être nommée au poste de Directrice adjointe des programmes EPS / SPORTS de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) qui a son siège, à Dakar, au Sénégal.

Une nomination qui honore le Togo dans les institutions internationales. Sélectionnée à l’issue d’un test de niveau international organisé à Dakar, du 5 au 8 mars 2020, Mme Noameshie a eu le mérite d’être nommée à ce poste pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, par le bureau de la CONFEJES réuni en visioconférence les 22, 23 et 25 juin 2020.

La Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), créée en 1969, est une institution intergouvernementale qui œuvre pour la promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs au sein de l’espace francophone. Sa mission est de mobiliser les pays, les ressources et les énergies dans une perspective de concertation afin de promouvoir la participation et l’insertion des jeunes au sein de la société.

La CONFEJES compte 43 États et gouvernements membres et intervient à la fois sur les questions de Gouvernance et Actions stratégiques et sur les questions de Jeunesse, sports et loisirs.

Titulaire d’un Master Exécutif en Management des Organisations Sportives (MEMOS) à l’Université Catholique de Louvain- la-Neuve, Belgique, d’un MASTER II Affaires Internationales, parcours « Marketing International et Réseaux » à l’Université du Littoral Côté d’Opale, France et d’un Certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive (CAPEPS) (Option Volleyball et Natation) à l’INJS à Lomé TOGO, Mme Noameshie est la Lauréate du « Trophée CIO Femme et Sport » 2019 pour l’Afrique et initiatrice du projet « Jeune Fille Leader par le Sport et le Développement du Volleyball Féminin. Elle occupe le poste Vice-Présidente du Comité National Olympique du TOGO, Vice-Présidente de la Fédération Togolaise de Volleyball, et est membre de la commission femme et sport ACNOA dont elle est la présidente de la Zone 3.

Mme Noameshie est aussi la première femme arbitre internationale de Volleyball en Afrique après avoir été une ancienne joueuse de Volleyball.

Le ministre de la Communication, des Sports, de l’Education à la Citoyenneté et au Civisme M. Katari Foli-Bazi a su présenter à la CONFEJES un cadre multidisciplinaire et multidimensionnel qui va valablement représenter le TOGO au sein de cette institution internationale dont le programme sport est mis en œuvre à travers l’amélioration de l’accès à la pratique sportive l’amélioration de la structuration du sport fédéral, la formation aux métiers du sport, le développement du sport de haut niveau et dans le cadre du soutien au développement d’une élite sportive plusieurs dispositifs opérationnels existent : les Appuis pour la Promotion de l’Elite Jeune, les bourses du Fonds Francophone de Préparation Olympique (FFPO), les stages Club CONFEJES et les camps d’entraînement préparatoires aux grandes compétitions internationales.

Diplomate avec rang de Conseiller d’Ambassade, Mme Noameshie Nathalie a été reçue officiellement par le Consul Mr Pascal Bléwussi DAUGBEY, le lundi 30 Août 2020 et elle a pris fonction à la CONFEJES ce 1er septembre 2020 à Dakar au Sénégal.

Cascade de décès dans les rangs d’UNIR : Le SG de la Présidence est décédé

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L’information est tombée dans la matinée de ce mercredi 02 septembre. Le Secrétaire général de la Présidence de la République Togolaise, Patrick Tèvi-Benissan est décédé dans la nuit du lundi 1er à ce mardi 02 juillet à Paris à 60 ans, des suites d’une longue maladie.

Selon nos sources, il était depuis plusieurs jours dans la capitale française pour des soins.

Discret cadre et militant du parti UNIR, l’homme est reconnaissable de loin par sa taille fine et élancée et ses éternelles lunettes. Faure Gnassingbé vient ainsi de perdre l’un de ses bras armés les plus compétents, notamment dans le domaine financier.

C’est le troisième décès d’un cadre du parti présidentiel, UNIR qui vient ainsi d’être recensé en l’espace d’un mois.

Six mois pour déguerpir

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Dans un communiqué cosigné hier 31 août par les ministères en charge de l’environnement et celui de l’urbanisation, un ultimatum à l’endroit des riverains du littoral a été lancé.

Celui-ci contraint les populations ayant bâti des habitations de fortune, des bars et des restaurants en bordure de la mer à quitter les lieux d’ici six (6) mois.

Selon le communiqué, «ces occupations du domaine public maritime sont contraires aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ».

Ainsi l’autorité a profiter de l’occasion pour rappeler que « le domaine public maritime qui contient outre la mer, les lagunes, les fleuves, les étangs salés, les baies et rivières navigables, est inaliénable».

Ceux qui, dans le délai imparti feront fi de l’ultimatum, s’exposeront donc « à la rigueur de la loi ».

À en croire AfreePress, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi avait notifié aux communes situées en bordure du littoral, d’annuler les autorisations signées aux opérateurs économiques installés sur le littoral et de se conformer aux dispositions légales, notamment le code de la marine marchande et le décret portant attributions du préfet maritime et organisation de la préfecture maritime.

Le nouveau président de la BOAD, Serge Ekué a pris fonction

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Le nouveau président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD, le Béninois Serge Ekué, a officiellement pris fonctions ce vendredi 28 août 2020.

Il était nommé le 18 août 2020 par le conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en remplacement de Christian Adovelande, en fin de mandat.

La cérémonie de passation de service s’est déroulée au siège de la banque à Lomé en présence du ministre togolais de l’Économie et des Finances, Sani Yaya, Président du Conseil des ministres de l’UEMOA.

Le nouveau président a salué le travail « remarquable » qui a été fait par son prédécesseur Christian Adovelande à la tête de la BOAD depuis février 2011.

« L’institution que vous avez contribué à développer continuera de prospérer avec l’ouverture d’un nouveau chapitre de son histoire conformément aux souhaits de nos pères fondateurs exprimés le 14 novembre 1973 à Dakar. Je m’inscrirai dans la lignée de mes illustres prédécesseurs à qui je veux rendre hommage », a-t-il indiqué.

Celui-ci a réaffirmé son engagement à faire de son mandat, un succès en commençant par la présentation dans les prochaines semaines d’un « Plan Stratégique 2021-2025 ». Il s’agit selon le nouveau président de la BOAD, d’une feuille de route qui devra prendre en compte plusieurs enjeux dont l’accès de la banque aux ressources de l’Union européenne, et la prise en compte de domaines ayant trait au développement à la base et particulièrement le domaine de la santé.

Il faut dire que quelques heures après avoir pris fonction, le nouveau président de la BOAD, Serge Ekué a été reçu par le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé.

Au menu des échanges, le bilan de l’institution commune de financement du développement des Etats de l’UMOA sur les trois dernières décennies, ainsi que les perspectives de développement de la Banque.

Les experts du Conseil de l’Entente à Lomé pour combattre le terrorisme et l’extrémisme violent

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Les experts en charge de la sécurité et des frontières dans l’espace ‘’Conseil de l’Entente’’ ont démarré lundi leur cinquième réunion ordinaire à Lomé sous le signe de la sécurité et du terrorisme.

Placée sous le thème : « investir dans les espaces frontaliers pour promouvoir le développement et prévenir le risque sécuritaire dans les pays de l’espace Entente », cette rencontre a pour objectif d’offrir un cadre de discussions aux participants appelés à mener des réflexions sur les actions à mettre en œuvre afin de combattre efficacement le terrorisme et l’extrémisme violent dans la zone.

Pour le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, Dr Patrice Kouamé, « Lorsque tu es poursuivi, tant que ton poursuivant n’est pas fatigué, tu ne peux pas te permettre de dire que tu es fatigué. Pour dire qu’au vu de l’évolution de la situation, la question sécuritaire demeure au cœur des préoccupations de nos États ».

Les travaux prennent fin ce mercredi et vont permettre aux experts présents à Lomé d’examiner et d’identifier les moyens dont disposent les groupes extrémistes violents qui sévissent dans la région. Ce qui leur permettra de renforcer le mécanisme sécuritaire dans l’espace tout en se basant sur la stratégie de la ‘’prévention’’.

Les participants vont également réaliser un diagnostic sur la gestion des espaces frontaliers dans la zone ‘’ Conseil de l’Entente’’ et de proposer enfin, un programme de gestion intégrée des frontières.

Pour le Directeur général de la police nationale togolaise, Yaovi Akpaoul, aucun pays ne doit se sentir à l’abri des menaces terroristes et d’extrémisme violent. « Il urge de créer des synergies positives pour rester solidaires devant l’ampleur sans cesse grandissante de ces menaces qui sont entre autres : la criminalité transfrontalière, la cybercriminalité, le trafic de drogue, le trafic des êtres humains…».

Le dernier hommage de John Jerry Rawlings à Edem Kodjo

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L’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings, était ce dimanche à Lomé pour se recueillir sur la tombe de l’ancien Premier ministre et ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), Edem Kodjo, et y déposer une gerbe.

Arrivé à Lomé, l’ancien président a été reçu à Aflao par le ministre togolais de la sécurité, le Général Yark Damehane, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, Prof. Robert Dussey et les fonctionnaires de l’ambassade du Ghana à Lomé.

L’ancien président a d’abord rendu visite à la veuve, Valentine Kodjo, les enfants et autres membres de la famille, a exprimé sa sympathie à la famille et a présenté des boissons coutumières.

Faure Gnassingbé et John Jerry Rawlings

Il s’est également rendu au Cimetière de la Plage où l’ancien Premier ministre est enterré, pour déposer une couronne et lui rendre hommage.

Avant son départ, l’ancien chef de l’État ghanéen a rendu une visite de courtoisie au président togolais, Faure Gnassingbé à sa résidence officielle.

Avis d’un expert : Jean Didier Attingli explique tout sur « Les Bons sociaux Covid »

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La survenue de la maladie à Coronavirus, Covid-19 a apporté son lot de termes techniques et sanitaires qui jusqu’à un passé récent étaient pas ou peu connus du citoyen lambda. Au rang de ces termes, figure dans le domaine économique, les « Bons sociaux Covid ».

Le Togo, à l’instar de plusieurs pays en développement ont bénéficié de plusieurs instruments et facilitations sur les marchés régionaux afin de faire face à la crise sanitaire et socioéconomique entraînée par la pandémie, dont ces bons sociaux Covid.

Le 14 mai 2020, le Togo était sur le marché régional et y avait levé 108 milliards de F. CFA. Plus récemment, le 13 août sur le marché, lors d’une seconde sortie, c’est un montant de 70 milliards de FCFA que le pays a levé, portant ainsi le montant total levé par le pays à 178 milliards de FCFA de Bons sociaux Covid. Selon le gouvernement, ces mobilisations de fonds permettront de faire face aux dépenses liées à la riposte contre la maladie à Coronavirus.

Qu’est-ce que c’est qu’un bon social Covid ? Quelle est son origine ? Comment se fait la mobilisation et le remboursement de ces fonds ? Afin de répondre à ces interrogations, la rédaction d’Élite d’Afrique est allée à la rencontre de M. Jean Didier ATTINGLI, Responsable Bureau de Lomé à AFRICABOURSE. Échanges…

Elite d’Afrique : Qu’est-ce qu’un bon Covid et quelle est son origine ?

Jean Didier Attingli :  Un bon Covid-19 techniquement appelé «Bon Social Covid-19» est un nouveau véhicule de placement créé sur le marché des titres publics pour faire face aux besoins de financement des États de la zone UEMOA afin de leur permettre d’atténuer les impacts négatifs liés à la pandémie de la SARS-COV-2 appelée Coronavirus.

Donc pour faire face à la crise sanitaire, les partenaires techniques et financiers en collaboration avec nos chefs d’État ont mis en place cet outil d’appel public à l’épargne ( prêts de court terme) sur la base d’un programme d’émission d’une valeur globale d’environ 1.172 milliards de FCFA.

E.A : Pour un novice, comment pouvez-vous expliquer le fonctionnement de ce système de bons ?

J.D.A : Pour aller facilement, je dirai que les États demandent aux investisseurs de leur prêter de l’argent remboursable dans un délai à court terme de 3 mois à partir d’un taux marginal de 3,75% l’an. La mise en place de ce nouvel instrument a connu un succès inespéré avec une couverture de plus de 368%.

E.A : Justement, au cours de la pandémie, nous avons constaté que ces bons étaient vraiment à la mode et que souvent les souscriptions des investisseurs dépassent largement les attentes. Qu’est-ce qui explique ce succès ?

J.D.A : Plusieurs raisons expliquent ce succès. Nous pouvons en citer trois (3).

La première est que le refinancement est garanti non seulement par le guichet spécial de la BCEAO, mais aussi par un guichet spécial Covid-19. C’est à dire, en tant que banque, s’il arrive que vous aviez besoin de votre ressource avant le délai de 3 mois, la BCEAO pourra racheter le titre chez vous.

La seconde, c’est la volonté des investisseurs de venir en aide aux États dans cette lutte qui concerne tout le monde. C’est aussi la preuve d’une union sacrée des africains face à cette pandémie. De plus, le succès de cette mobilisation n’est pas seulement lié aux rendements, mais aussi à cette volonté d’unir les forces pour sauver l’économie de l’espace économique et monétaire UEMOA.

Et enfin, les investisseurs reçoivent le jour même de souscription, l’intérêt (intérêt précompté) sur leur souscription.

Elite d’Afrique : Alors, expliquez-nous comment se fait la mobilisation des fonds sur le marché

J.D.A :  La mobilisation se passe exactement comme un bon ordinaire.

L’agence UMOA-Titres qui est l’agence régionale de gestion et de promotion des titres publics de la zone UMOA (Union monétaire ouest-africaine), publie l’annonce ( avec les details comme : le pays, le montant recherché et la date de l’adjudication). Une fois ces informations connues par les investisseurs (banques, compagnies d’assurance, autres personnes morales et les investisseurs personnes physiques), chacun d’eux envoie sa soumission en précisant le montant et le prix de soumission. Le jour de la soumission, le trésor public du pays définit son critère de sélection ( taux marginal et montant) et le résultat est annoncé au plus tard dans l’après-midi du jour de la soumission. Dans tous les cas, les offres de soumissions devront leur parvenir à 10h GMT du jour indiqué sur la soumission.

Un exemple pour illustrer tout ceci : Je suis un investisseur. Pour participer à l’émission d’un bon COVID-19 je dois disposer d’un (1) million au minimum. J’envoie ma souscription en proposant un taux selon mes objectifs de rendement. Toutes les souscriptions viennent avec des taux différents et cela donne des taux multiples. De ces taux multiples, l’émetteur dégage un taux marginal selon ses objectifs également, ainsi toutes les soumissions ayant un taux inférieur ou égal au taux marginal verront leurs souscriptions retenues. Donc pour 1 000 000 FCFA avec un taux marginal de 3,75% je debourserai 962.500f (soit 1 000 000 FCFA – l’interêt soit 37.500f), si le bon est sur 1 an et 990.625 FCFA dans le cas d’espèce des bons sociaux COVID-19 sur une durée de 3 mois. À l’échéance, le Trésor du pays concerné me paiera 1.000.000 FCFA. Cela signifie que les intérêts sont précomptés.

Elite d’Afrique : Qu’en est-il du remboursement ? Comment cela se passe-t-il ?

J.D.A : Le remboursement se fait exactement comme un bon ordinaire. À compter de la date de jouissance, l’on compte 3 mois (dernier jour ouvré). Ainsi, par le compte séquestre ouvert dans les livres de la BCEAO au nom de l’émetteur, la BCEAO crédite par l’intermédiaire des banques commerciales le compte des investisseurs ayant souscrit. Ainsi les comptes des SGI et autres structures accréditées sont créditées au profit de leurs clients.

Propos recueillis par Joël D @Élite d’Afrique