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COVID 19: l’Initiative citoyenne offre plus de 2 365 masques et des détergents aux forces de sécurité du grand Lomé

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L’Initiative citoyenne des Togolais engagés dans lutte contre la Covid-19 a procédé, les mardi 19 et mercredi 20 mai 2020, à une vaste opération de remise de matériels de protection aux services de police et de gendarmerie du grand Lomé. Laquelle opération, constate Elite d’Afrique, marque la continuité du soutien apportée aux Togolais par les responsables de ladite initiative.

Pour soutenir le Togo en cette période de crise sanitaire, des citoyens togolais ce sont regroupés pour constituer une initiative citoyenne des Togolais engagés dans lutte contre la Covid-19.

Après les populations, l’Initiative citoyenne a procédé ce 20 mai, à la distribution de 1040 masques en tissu et 85 litres de savon liquide à 10 services des de polices et de gendarmeries, notamment la Gendarmerie nationale, le SCRIC (ancien SRI), le Commissariat du 1er arrondissement, le Commissariat du 5e arrondissement, le Groupement de gendarmerie maritime, la Brigade spéciale du port, la Brigade territoriale de Baguida, le Commissariat du 6e arrondissement d’Adamavo, la Brigade territoriale de Kpogan, la Brigade territoriale d’Ahadji-Kpota la Brigade territoriale d’Agoè-Nyivé. 1325 masques ont été remis le 19 mai, à 7 commissariats dont ceux de Djidjolé, Adidogome, Logopé.

Le colonel Yotrofei Massina, directeur général de la gendarmerie nationale, a loué l’initiative tout en exprimant, au nom de la gendarmerie nationale, sa gratitude aux donateurs. Au total 400 masques et 10 litres de détergents ont été réceptionnés par la gendarmerie nationale.

Le groupe a, en effet, mis en place une équipe de production des masques « artisanaux » qui sont à usage multiple.  Ces matériels de protections sont destinés à équiper les agents de sécurités qui fon un travail de terrain et donc sont aussi exposé que les populations.

<< Au nom de la police, du personnel qui travaille ici et en mon nom propre, je vous adresse nos remerciements pour votre geste et votre considération surtout car ce n’est pas tout le monde qui apprécie à sa juste valeur le travail que nous faisons >>, a exprimé la commissaire principale Kudadje, du 1er arrondissement.

Pour le député Fiacre Atsou et le conseiller municipal Golfe 1 Kodjo Toviave, tous membres de l’Initiative, les forces de sécurité sont en avant garde en cette période pandemique et il s’avère nécessaire de leur donner les moyens nécessaires de protection pour leur permette d’exercer leur fonction de manière optimale. Ont-ils également attiré l’attention sur la prise au sérieux de cette pandémie et exhorté au bon port de masques.

<< C’est une joie pour nous de réceptionner ces matériels. Je tiens à vous dire toute notre gratitude à cette l’Initiative citoyenne. Le combat continue d’être mené au sein de notre service pour que le respect du bon port de masque rentre dans les habitudes, et votre geste vient à point nommé. Je rendrai compte à la hiérarchie de votre donation >>, a déclaré le commissaire Mamah, en tête du 5e arrondissement.

Ayant pour promotrice Mme Meyer, l’Initiative citoyenne des Togolais engagés dans lutte contre la Covid-19 a distribué pour l’heure plus de 80 000 masques et plusieurs centaines de litres de détergents.  Elle prévoit également mener ses actions à l’intérieur du pays.

Attention aux pains que nous consommons

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285 pains de cannabis ont été interceptés dans la nuit du 15 au 16 mai 2020 par la Force mixte anti-pandemie (Fosap). Il s’agit de contrebandiers venus du Ghana qui tentaient de faire entrer ces produits illicites au Togo.

C’est par un communiqué en date du 19 mai faisant état de leurs activités que le commandant Kodjo Amana a informé la population de cette saisie.

Bien qu’étant dissimulés dans des ballots de fripperie, ils n’ont pas réussi à tromper la vigilance de la Fosap qui était comme a son habitude depuis un mois et demi dans ses fonctions de contenance de la crise liée au Covid-19.

Dans la suite du communiqué, le commandant des troupes s’est dit consterné par le comportement de certains compatriotes qui jusque là font publiquement fi des mesures barrières instaurées pour limiter les ardeurs de la Covid 19. «En effet, malgré les sensibilisations et les rappels à l’ordre, plusieurs de nos concitoyens continuent de ne pas respecter le port des bavettes et la distanciation sociale. »

Même son de cloche au niveau des conducteurs routiers. «De plus, poursuit il, malgré les amendes, certains conducteurs ne respectent pas le nombre de personnes prévu par catégories de véhicules.», dixit le commandant.

Vu le foisonnement de nouveaux cas que le déconfinement des pays voisins et la porosité de nos frontières a engendré, il a par cette aubaine, appelé les populations a ne pas héberger des voyageurs sans les faire passer les procédures requises « afin que des mesures idoines leur soient appliquées pour éviter la propagation de la maladie ».

Avec notre sens de responsabilité à tous, à la guerre comme à la guerre nous vaincrons le Coronavirus.

Traitement du Covid-19 : le Togo opte pour le Covid Organics

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Les autorités togolaises ont réceptionné dans la journée de ce mardi 19 mai, le Covid Organics (CVO) pour le traitement de ses malades du Covid-19.

Une lueur d’espoir à l’horizon et résultat d’un désir assouvi pour les togolais qui réclament incessamment la venue du produit malgache sur le sol togolais.

«Une mission a été faite sur le terrain pour s’enquérir des nouvelles de ce médicament. Le chef de l’État a instruit le comité scientifique de mettre en place un protocole pour évaluer ce médicament. (…) L’idée c’est d’évaluer ce médicament pour voir si ça apporterait une plus value à ce qui est déjà fait au Togo.» confie le Dr Nidao Alain Bawoé, médecin infectiologue au CHU Sylvanus Olympio, à nos confrères de la radio Victoire Fm.

«Nous avons une cinquantaine d’échantillons pour 50 patients pour commencer. Il est prévu que tous les patients qui vont être admis à partir d’aujourd’hui vont bénéficier de ce médicament. Il va y avoir un suivi virologique à cinq jours et au septième jour pour voir si vraiment il y’a une efficacité sur la rémission des signes cliniques et également sur la tolérance de ce médicament. Et si les essais s’avèrent concluants, le Chef de l’État envisage une commande à grande échelle.», ajoute t-il.

Le produit est une décoction faite à base d’Artemisia (reconnue pour ses propriétés antipaludiques) et de quelques plantes cultivées sur l’île malgache. Le produit fait assurément ses preuves dans le pays du président Andry Rajoelina qui en a vanté les mérites. D’ailleurs, ce dernier a fustigé l’OMS qui était réticente à l’adoption du produit comme remède au Covid-19.

Reconduction imminente du premier ministre Selom Klassou

Qui sera le chef du prochain nouveau gouvernement togolais ? A cette question, beaucoup de réponses étayent l’opinion. Parmi elles, une retient l’attention. Celle de la reconduction de l’actuel premier ministre, Komi Selom Klassou.

Conformément aux lois qui régissent l’État togolais, le président de la république togolaise devra constituer un nouveau gouvernement pour son nouveau mandat, et ceci après que le premier ministre en exercice ait déposé sa démission.

Le président Faure Gnassingbé, après sa prise de fonction officielle le 03 mai 2020 pour son 4e mandat de 5 ans, devra passer à la nomination de son nouveau gouvernement. Logiquement Selom Klassou devra démissionner.

Ces prises de décisions sont imminentes plus de deux semaines après l’investiture. Qui en remplacement de Selom Klassou ? Il est quasi évident que le président Faure Gnassingbé applique la motion selon laquelle << On ne change pas l’équipe qui gagne >>.

En effet, l’actuel premier ministre Selom Klassou a à son actif deux nominations consécutives. Sans pour autant s’abattre sur le parcours de l’homme, Komi Selom Klassou a, à son crédit, de l’expérience et est aujourd’hui dépositaire de la vision de Faure Gnassingbé en termes de développement ( notamment avec le PND Togo) et de la riposte contre la Covid-19 au Togo.

Pour son nouveau mandat débuté le 03 mai 2020, et articulé autour de cinq (5) piliers, notamment la paix, la sécurité, la gouvernance concertée, la création de richesse, le renforcement du capital humain, Faure Gnassingbé a besoin de la constance et la progression.

Des acquis qui portent à croire à une imminente reconduction de Selom Klasou.

Officiel/ Université de Lomé : les cours du semestre mousson 2020 se feront en ligne

Les étudiants de l’Université de Lomé (UL) peuvent désormais suivre les cours, pour le compte du semestre mousson 2020, en ligne. Ces cours seront disponibles et téléchargeables sur le Réseau social et collaboratif de l’Université de Lomé (Rescoul), comme annoncé ce lundi 18 mai par la présidence de l’UL.

Cette innovation découle de la détermination des autorités universitaires à rentabiliser l’année académique 2019-2020, malgré la crise sanitaire due au Covid-19.

Les difficultés afférentes à l’utilisation du réseau social collaboratif, ont été passées au crible lors de la cérémonie de lancement officiel des cours en ligne, ce lundi, par les autorités universitaires et le corps enseignant.

En tout, 940 supports de cours sont déjà disponibles sur la plateforme du Rescoul et les enseignants ont un moratoire d’une semaine (jusqu’au vendredi 22 mai 2020 à 17 heures), pour finaliser la mise à disposition des cours, a-t-on appris des sources internes à l’UL.

De plus, les réseaux sociaux comme Whatsapp, Telegram et Google Meet seront mis à contribution dans la mise en œuvre des emplois du temps élaborés par la Direction des Affaires académiques et de la scolarité (Daas) et pour permettre des échanges pédagogiques entre les enseignants et leurs étudiants une fois les supports de cours téléchargés.

La radio universitaire, Campus Fm bientôt opérationnelle

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Le 21 avril dernier, le président de l’Université de Lomé, Prof. Dodzi Kokoroko, installait une commission ad hoc dans le cadre du processus d’opérationnalisation de la radio de l’Université de Lomé, Campus FM.

Un mois après l’exécution de sa mission, ladite commission a présenté ce 19 mai, son rapport au président de l’Université de Lomé, Prof.Dodzi Komla Kokoroko. Cette mission a consisté à l’élaboration d’un projet de ligne éditoriale, de règlement intérieur et de charte d’éthique et de déontologie de la radio.

Selon le président de la commission ad hoc, Essohanam Batchana, Campus FM doit pouvoir accompagner l’UL dans ses objectifs de formation, de recherche scientifique et de valorisation de ses résultats, de développement technologique, de prestation de services, de coopération scientifique, technique et culturelle.

Il a ensuite ajouté que Campus FM devra jouir de la liberté d’expression, de réflexion et d’objectivité en respectant l’éthique et la déontologie du métier de journalisme, ainsi que toutes les dispositions qui encadrent le fonctionnement de l’UL et des médias au Togo. Aussi, a-t-il précisé que la radio ne saurait être un outil de propagande politique, religieuse ou idéologique.

Il faut noter que la mise en place de cette radio se fait grâce à un partenariat avec l’Union européenne. Cette démarche procède donc de l’engagement pris par l’UE le 30 novembre 2016 en vue d’installer ce véritable outil de communication.

Covid-19 en Afrique : le KEBS déclare inefficaces 8 marques de désinfectants

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Kenya Bureau of Standards (KEBS), une agence kényane de normalisation, vient de retirer huit (8) marques de désinfectants du marché, pour « non-conformité » aux normes de qualité.

« Alphax », « Virtuelle Products Limited », « Clean Essentials », « G&L », « Gentle Care », « Lili », « Msiri », « Shi shi Natural » et « Potless Advanced », sont les marques de désinfectants jugées inefficaces dans la lutte contre le Coronavirus.

« KEBS souhaite informer le public que ces liquides utilisés pour le lavage des mains ont été reconnus comme non-conformes aux exigences de qualité édictées par les institutions en charge de la certification dans notre pays », peut-on lire dans une déclaration du KEBS.

L’organisme de normalisation a ordonné la collecte et la destruction des stocks déjà fournis aux détaillants avant qu’ils ne parviennent aux populations. Quitte à augmenter les risques de propagation dans un pays où on dénombre depuis le 12 mars dernier, 887 cas de Coronavirus dont 313 guéris et 50 décès.

Depuis la déclaration en février dernier en Égypte d’un premier cas africain de Covid-19, des produits issus de la contrefaçon circulent dans plusieurs villes du continent.

Carlos Ketohou passe à la loupe critique la théorie des paradigmes de Dussey

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Carlos Ketohou est journaliste , sociologue, activiste de droit de l’homme et consultant. Il est à la tête du journal l’Indépendant Express.

Pour ceux qui aiment cette matière, il a fait un commentaire philosophique de
la dernière sortie du Professeur Robert Dussey, prof des universités es phlosophie et ministre des affaires étrangères. Passant au peigne fin toute les composantes du discours, le journaliste connu pour sa plume fine et châtié propose une lecture darwinienne de l’approche philosophique du phénomène COVID 19. Lire l’intégralité de la critique de Carlos Ketohou à la tribune du Prof Robert Dussey.

C’est une véritable épistémologie des paradigmes liée à cette pandémie que le diplomate philosophe, le Professeur Robert Dussey a exposée dans son article. Le professeur philosophe, en énumérant 10 paradigmes liés à l’apparition de la pandémie a été superficiel dans son analyse. C’est vrai, les limites tous azimuts de l’homme et de ses connaissances, les bouleversements sociopolitiques et économiques, les leçons à tirer d’une crise pandémique qui impose des actions collectives, le dégonflement de l’orgueil de dirigeants face au goût excessif de l’abondance au détriment des populations, fondement des inégalités révoltantes sont explorés dans l’article de Robert Dussey.

Seulement l’auteur n’a pas recentré le débat autour de la théorie de la sélection naturelle. Une évidence exprimée par l’apparition de la pandémie, sans doute un peu trop impie pour l’ancien séminariste franciscain et homme politique, surtout diplomate qui sait peser les mots et maquiller les phrases.

La théorie de Darwin sur l’évolution, selon laquelle l’élimination naturelle des individus les moins aptes dans la « lutte pour la vie » permet à l’espèce de se perfectionner de génération en génération. Cette théorie semble se réaliser dans la réalité de la pandémie à la Covid 19.

Les individus les plus frappés par la maladie qui ravage des grands Etats comme la Chine, les Etats Unis, l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre etc. sont des personnes à faible résistance à la vie ; donc très fragiles. Elles sont enrayées systématiquement, victimes de la théorie darwinienne comme les dinosaures face aux changements climatiques et aux dérives wagneriennes des continents.

En occident, ces personnes constituent naturellement, sans hypocrisie, des charges énormes pour les Etats. Les dirigeants sont obligés de le supporter en raison des lois, sociales, qui mettent l’humain au centre de la vie, même s’ils ont parfois le regret de continuer à supporter des charges à la limite inutiles : des gens qui ne produisent pas ; que l’Etat est obligé de faire consommer avec boulimie. Aides médicaux d’Etat, gestion des retraites, suivis dépensiers quotidiens des personnes frappées par les maladies de vieillesse et autres cas de refugiés.

Il y a aussi, à n’en point douter des personnes à santé fragile dont le vécu quotidien affecte l’Etat, financièrement, les proches parents et amis, moralement et psychologiquement, et la personne elle–même qui subi les affres de la maladie au quotidien.

La COVID-19 n’est elle donc pas venue effectuer cette sélection naturelle pour alléger les charges étatiques et humaines qui ralentissent le développement ? Faut-il en rire ou pleurer, dans l’optique aristotélicienne de la sélection : puisque dans tous les cas, on avance inexorablement dans les périodes d’après pandémie à la presque fermeture des maisons de retraite et à la disparition de certaines graves endémies qui continueraient d’imposer leurs trames, si COVID 19 n’y était pas intervenue.

Le professeur Dussey est libre penseur. Il annonce un nouvel ordre mondial d’après pandémie qui devrait « replacer l’homme au centre des préoccupations mondiales… ». C’est honnête, venant de la part d’un ministre du gouvernement d’un pays africain, pas n’importe lequel, le Togo.

C’est une auto flagellation, à la limite, une audace pour Monsieur Dussey qui vient de faire une sévère remontrance à ses employeurs, chefs d’Etats notamment qui classent la dignité humaine dans la rubrique des soucis subsidiaires.

En Occident, malgré le gout excessif du capitalisme, la personne humaine bénéficie du minimum de droit et de bien être, au point où, les animaux soient devenus des bénéficiaires de ces droits, droits des animaux qui les protègent plus qu’ils n’en protègent les droits de l’Homme dans la plupart des pays africains. Pour être plus simple, les animaux en occident sont plus heureux en jouissance des droits que les êtres humains en Afrique.

Le nouvel ordre mondial de Dussey devrai donc interpeller la conscience des dirigeants africains à ce sujet. Garantir le droit de la personne.

L’ami Robert Dussey dans sa maïeutique politique établit un lien obligatoire entre l’homme et son environnement. C’est un contraste philosophique entre l’homme et la nature en fonction des conceptions et des débats scholastiques homme et nature.

L’extrême promiscuité entre l’homme et son environnement a prouvé que l’environnement est un loup pour l’homme.

La preuve, ce sont les chauves souris et les pangolins dit-on, qui ont entraîné l’humanité dans cette pandémie au pléonasme, meurtrière, par la contamination a ce fichu virus.

Et que dire de la motivation cartésienne qui demande à l’homme d’être maître et possesseur de la nature. En terme moderne, exercer la force et la violence sur la nature, qui, avec la COVID 19 devient une ennemie, à combattre et à abattre. Comment concilier cette fameuse contradiction, respecter l’environner et le combattre, non seulement pas pour survivre, mais aussi pour se légitime-défendre ?

Robert Dussey a raison sur cet autre aspect de l’analyse. Le monde est démystifié. La science est démystifiée. Les découvertes pharmaceutiques, les firmes et les prix scientifiques distribués ça et là ont connu leurs limites avec la COVID 19.

C’est sans doute une nouvelle humiliation infligée à l’intelligence humaine, à la science, ce que la psychanalyse qualifie des blessures narcissiques ; qui désignent en histoire des sciences, certaines ruptures épistémologiques à l’origine d’une désillusion de l’être humain quant à sa toute-puissance supposée.

C’est pour résumer, pour ma part, dans le prolongement du concept freudien, la quatrième humiliation.

Dans l’introduction à la psychanalyse du philosophe allemand, Sigmund Freud, l’Homme a subi au cours de son histoire moderne trois humiliations qui l’ont amené à repenser sa destinée.

Ces mauvaises nouvelles (humiliations) sont liées à trois découvertes scientifiques qui ont bouleversé les données.

La première, avec Nicolas Copernic qui a démontré que la terre n’est plus le centre du monde, donc l’homme n’est plus le centre de la création.

La deuxième humiliation sera avec Darwin pour qui l’homme n’est plus le fils de l’homme mais le produit d’une simple évolution sans généalogie ni plus d’histoire,

et la troisième avec Freud lui-même qui a démontré que l’homme n’est pas le maître en lui-même. « …son âme, son psychisme tout son être, ses pulsions. Il est esclave de son surmoi,…. » Comme pour résumer que le « moi règne mais ne gouverne. »

Aujourd’hui, l’humanité vient de connaître à la suite de Freud, la quatrième humiliation :

La science et la médecine ont montré des limites face à l’inconnu ; un microscopique virus baptisé Corona, qui fait des milliers de morts sans que tous les prix Nobel de la médecine et toutes les gloires pharmaceutiques n’aient pu trouver un remède adéquat, plutôt que du bricolage meublé de polémiques.

Cette blessure narcissique infligée à l’homme recentre l’objet même de la philosophie avec le père de la discipline Socrate : « ce que je sais est que je ne sais rien… » avec une humanité que semblait tout savoir.

Revenons-en à l’inégalité. De quelle inégalité parle le diplomate Dussey ? Si c’est de celle attribuée à la gestion de la crise pandémique, je porte des réserves. L’inégalité a toujours existé, depuis la création. De toutes les situations, elle s’est illustrée et dans le concept de la COVID19, elle n’est pas extraordinaire, néanmoins, il est important de combler en partie le fossé de cette inégalité par la prise de conscience, l’humilité, et l’esprit d’engagement.

C’est peut-être ce qu’impose la solidarité entre les hommes et les nations. La générosité jamais pensée s’est invitée depuis l’apparition de la pandémie, même si elle n’obéit pas au système égalitaire, puisque l’égalité n’existe pas.

Il y en a qui sont plus forts que d’autres, puis puissants que d’autres, plus beaux que d’autres, plus riches que d’autres, plus intelligents que d’autres, et plus et plus et plus….

Mais la valeur de l’état supérieur se mesure à son partage au profit des faibles. Et ce sont les bénéficiaires qui authentifient par leur satisfaction de la portée de votre supériorité. Plus simple, il n’y a que le pauvre à qui on donne qui peut authentifier la valeur de la fortune d’un riche.

L’égalité a d’abord pour fondement le partage osmotique des valeurs pour créer l’équilibre. C’est le principe remarqué dans la gestion de la pandémie.

La COVID-19 nous a envoyé, si nous restons dans l’optique philosophique, dans une dimension métaphysique. La MORT.

Devant la mort, tous les êtres sont égaux. Tous se plient devant la mort, tous courbent l’échine, tous ont la même peur de la mort. La COVID-19 nous met dans un spectre de la vie de la mort.

Comme si c’est une PREMIERE MORT. Si on n’y a résisté à travers l’application des gestes barrières, on connaitra la seconde mort, celle éternelle. Beaucoup de leçons à tirer.

Le professeur Robert Dussey a le mérite de diagnostiquer avec une dextérité diplomatique, les faiblesses d’une humanité narcissique qui vient de se faire dégonfler par un micro virus, l’esprit boulimique de dirigeants réfractaires à la création des conditions optimales pour l’égalité des êtres, et à la communion des potentialités dans la fameuse théorie des grands ensembles pour résorber la pandémie. C’est biau….

Seulement le ministre togolais des affaires étrangères n’a pas ouvert le débat sur la volonté de puissance de chaque être à contribuer comme le personnage mythique de Nietzsche, à chercher à sauver toute l’humanité, comme le fait le Madagascar.

L’heure n’est pas seulement à la mise en commun des potentialités individuelles pour soulever les grands fardeaux, mais aussi à la prétention gargantuesque de se sauver et de sauver l’humanité comme l’enseigne le titre du célèbre ouvrage de Jean-Paul Sartre, « l’Existentialisme est un humanisme » : tant que nous avons la chance d’exister, nous avons l’obligation d’exister pour nous et pour toute l’humanité dans l’humanisme le plus simple du terme. La COVID 19 nous l’impose. Fraternellement à toi, Robert Dussey.

Carlos KETOHOU

Covid-19 : Des journalistes africains suspendus après une émission sur le rôle de l’armée

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Ce lundi 18 mai, l’ONG Reporters sans frontières (RSF), a déploré la suspension de sept (7) journalistes d’une émission de débats sur la seule chaîne privée équato-guinéenne, après avoir critiqué des violences militaires durant le confinement relatif à la pandémie de la Covid-19.

<< Bonjour la Guinée (équatoriale) >>, émission d’opinion et d’analyse, n’a plus été diffusée depuis le 1er mai, et ses sept journalistes ont été suspendus sans motif, selon RSF et plusieurs sources contactées par l’AFP.

Les 7 journalistes en question avaient critiqué à l’antenne des violences militaires contre les civils, évoquant des passages à tabac en pleine rue pour faire respecter les mesures de confinement.

<< En Guinée équatoriale, même le Coronavirus n‘échappe pas à l’hyper contrôle de l’information et à la censure. Ces journalistes qui n’ont rien fait d’autre que leur travail doivent être réhabilités dans leur fonction >>, explique Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF dans un communiqué publié ce 18 mai.

En 2019, deux journalistes de la même chaîne avaient été arrêtés et détenus pendant douze jours après avoir réalisé l’interview d’un juge qui critiquait la suspension dont il avait fait l’objet. Depuis leur sortie, ils n’ont toujours pas été rétablis dans leur fonction.

La Guinée équatoriale de 1,3 millions d’habitants, compte officiellement 594 cas de Coronavirus depuis le début de l‘épidémie. Le confinement total des deux plus grandes villes, Malabo et Bata, a été annoncé mi-avril.

Covid-19 : L’Algérie décide le port obligatoire du masque

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Suite à une réunion du comité scientifique algérien de suivi de l‘évolution de la pandémie, il en ressort de rendre obligatoire le port du masque dans le cadre des mesures de lutte contre le Coronavirus. C’est ce qu’a décidé, ce 18 mai 2020, la présidence algérienne dans un communiqué.

<< Le port du masque est tout aussi efficace que le confinement sanitaire, d’où l’impératif de rendre son port obligatoire pour tous >>, décide la présidence algérienne, rapporté par l’AFP.

Afin de faire face à la pénurie de masques, le ministre du Commerce Kamel Rezig, a fait savoir lundi que l’État autorisait provisoirement la production des masques destinés au grand public sans qu’il soit nécessaire pour cela d‘être immatriculé au registre du commerce, en raison du contexte sanitaire “exceptionnel”.

L’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le nouveau Coronavirus. Plus de 550 décès y ont été recensés depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, selon le porte-parole du comité scientifique, Djamel Fourar. Au total 7.201 cas de la maladie ont été officiellement déclarés en Algérie.

Des mesures complémentaires, qui doivent être détaillées, sont prévues à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, le 23 ou le 24 mai.