L’Association des professionnels de l’Ecole national supérieur d’ingénieurs (APD-Ensi), ont tenu une assemblée générale le week- end dernier , c’est au cour de cette réunion qu’ils ont annoncé que le Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) Edition de 2019 se tiendra à Lomé en Mai
Cette rencontre verra la participation de plusieurs acteurs de l’industrie extractive et des cadres de l’Ecole national supérieur d’ingénieur(Ensi) qui visiblement présente Evènement comme l’une des activités phares de leur association. Le prestigieux salon de promotion des industries extractives des mines en Afrique se déroulera au Togo.
« Nous allons analyser autour
de ce salon, ce qui va ressortir de positif pour notre pays. Nous voulons
constituer une force de proposition en initiant des actions en interne pour
pouvoir faire à qui de droit. En espérant qu’au final, cela aura un impact
positif sur le développement de la nation » à laisser entendre Marius Bagny, le
président du conseil d’administration de l’APD-Ensi.
Tout en rappelant les axes prioritaires du programme National pour le Développement(PND), les cadres dudit association compte apporter leur contribution à la réalisation de ce programme. Dans le même sillage, ils se sont engagés à faire des propositions afin de poursuivre des ambitions gage de développement dans ce secteur.
Après un mois de contestation exemplaire, les Algériens se réveillent, pour la première fois en 20 ans, sans Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays mais, la joie passée, n’entendent pas baisser la garde et veulent désormais obtenir le départ de tout le “système” au pouvoir.
Le chef de l’Etat de 82 ans aura tenté de s’accrocher au pouvoir face à un mouvement populaire inédit. Mais il a démissionné mardi soir, quelques heures après avoir été défié par l’armée.
M. Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013 mais qui en février entendait encore briguer un cinquième mandat, a remis sa lettre de démission au Conseil constitutionnel, selon des images diffusées par la télévision nationale.
On y voit M. Bouteflika, qui semble fatigué, vêtu d’une gandoura (tunique nord-africaine) beige et assis dans un fauteuil roulant, remettant cette lettre, placée dans une chemise aux armes de la présidence, au président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaïz, visiblement peu à l’aise.
Cette décision “est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement”, explique le chef de l’Etat dans sa lettre de démission, publiée par l’agence officielle APS.
Il se trouvait également dans la pièce d’un endroit non précisé le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, pur produit du régime, chargé par la Constitution d’assurer l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.
À Alger, un concert de klaxons a accueilli la nouvelle et des Algérois, munis du désormais indispensable drapeau algérien, se sont rassemblés sur le parvis de la Grande poste, bâtiment emblématique du centre de la capitale, avant de défiler joyeusement dans les rues alentour.
Depuis plus d’un mois, des millions de manifestants à travers l’Algérie réclamaient dans le calme le départ d’Abdelaziz Bouteflika, mais aussi celui de son entourage et plus largement du “système” au pouvoir.
“Contents mais pas dupes”
Et la plupart des Algérois ont répété leur détermination à continuer de manifester malgré cette démission, refusant la transition prévue par la Constitution qui laisse aux commandes les acteurs du “système”.
Comme Yacine Saidani, ingénieur de 40 ans, beaucoup se disaient “contents mais pas dupes”.
“La vigilance est de rigueur. On apprécie le moment, mais on n’oublie pas l’essentiel. Le système et ses tentacules mafieuses doivent dégager. Donc les marches continueront”, assure Fadhéla Amara, 69 ans, son petit-fils de 10 ans à la main.
Certains ont rendu hommage au chef de l’Etat, mais regretté son acharnement à s’accrocher au pouvoir, qu’ils ont souvent attribué à son frère et principal conseiller, Saïd.>>>
“Bouteflika a travaillé, j’ai voté pour lui au début, mais il n’a pas su partir la tête haute”, a déploré Bilan Brahim, 40 ans, cadre au chômage.
Pour Fatma Zohra, 65 ans, infirmière à la retraite, qui compte “marcher jusqu’au départ de la clique”, Bouteflika “aurait pu partir avec les honneurs, mais son frère l’a fait sortir par la petite porte de l’histoire”.
Confrontée à des manifestations massives chaque vendredi depuis le 22 février, la présidence s‘était résolue lundi à annoncer dans un communiqué que M. Bouteflika démissionnerait avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, après avoir pris des “mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition”.
Apres des tournées de sensibilisation sur Dapaong, kara, sokodé vient le tour du grand Lomé, qui reçoit l’équipe de la campagne de vulgarisation du Programme National de Développement(PND) lancé par le conseil national des patrons de presse(CONAPP) en collaboration de la CEET. L’objectif est de Transformer structurellement l’économie, pour une croissance forte, durable, résilient, inclusive, créatrice d’emploi et induisant l’amélioration du bien-être sociale. Les acteurs ont le devoir de servir de tremplin à la population par le biais des radios et canal de diffusion d’information.
LA FORMATION
Un Evénement qui a amené ce mardi 2 avril 2019 une multitude de journalistes de Lomé et ses environs à l’Agora Senghor pour prendre part à la session de formation. Ces journalistes après être outillés seront chargés à leur tour d’informer les populations sur les nécessités d’adopter le PND pour le changement du pays, chose qui tient à cœur le chef de l’Etat.
Le PND demeure aujourd’hui une Vision et axes
stratégiques du pays
En salle de Formation
Le message que véhicule le PND est axé sur 3
angles appelé axes dans leur jargon qui sont : les grands investissements
en matière d’infrastructures logistiques et d’affaires, le développement
industriel dans les secteurs créateurs
de valeur ajoutée et significativement tournés vers l’exportation et le
renforcement des capacités institutionnelles et humaines appropriées.
Dans le scénario optimiste l’impact du PND
permettrait à la croissance de développement
du Togo pour les années 2018 à
2022.
Il est à noter que cette campagne n’a trouvé que satisfaction grâce au formateur du nom de M.Vicent Kavegue issue la compagnie énergie électrique du Togo (CEET).
Lancé en 2014 pour conduire le développement et la mise en œuvre d’investissements stratégiques, Togo Invest, après avoir pris, cinq ans durant, la température de l’environnement (études de faisabilité et autres), semble entrer dans sa phase opérationnelle. Plateforme logistique multi-services, projet de Zone économique spéciale, Port sec de Cinkassé, chemin de fer de trafic lourd à écartement standard, à l’aune du PND dont la holding d’Etat mise en place pour attirer les investissements structurants sera la colonne vertébrale, Samuel Ekue Mivedor, son DG, ancien Directeur de la Division, Gestion de portefeuille au Département secteur privé de la Banque africaine de développement (BAD) revient sur le bilan et les enjeux.
En matière d’investissement au Togo, quelle place occupe Togo Invest Corporation ? Sur quels genres de projets d’investissement votre institution intervient-elle ?
Ekué Samuel Mivedor (ESM) : La mission de Togo Invest Corporation SA (TI) est de conduire le développement et la mise en œuvre d’investissements stratégiques par et pour l’Etat afin de créer de la valeur pour l’économie togolaise et ses populations. En effet, la société a été conçue comme l’un des acteurs économiques du pays à même de nouer des partenariats publics-privé sur les grands projets structurants du pays.
Ainsi nous initions des projets, et sommes également preneurs de projets externes, dans la mesure où ceux-ci répondent à l’objet de la société. Pour répondre à votre question, nous intervenons sur tout type de projet de développement économique qui cadre avec la politique nationale du gouvernement et qui est conforme à notre objet.
Naturellement, Togo Invest est un acteur clé du Plan National de Développement (PND), car nous portons une bonne partie des projets de ce plan notamment ceux composant les deux premiers axes, et sur lesquels nous travaillons activement en collaboration avec les différents ministères concernés et d’autres entités étatiques telle que la cellule Présidentielle pour le Suivi et l’Exécution des Projets (CPES).
Togo Invest a démarré en 2014. Que vaut son portefeuille de projets cinq ans après.
ESM : Le portefeuille de TI se porte bien et nous rentrons dans la phase opérationnelle où des projets vont commencer à voir le jour. A ce jour, nous disposons d’études pointues sur de grands projets structurants tels que la ligne de chemin de fer Lomé-Cinkassé, le potentiel minier en l’occurrence le gisement de fer de Bassar, le port de Lomé et sa capacité à pouvoir gérer des volumes de minerais ainsi que l’augmentation de volumes de conteneurs qu’engendrerait la modernisation des infrastructures portuaires.
Nous comptons aussi à notre actif des études du réseau électrique portant sur l’injection probable d’une capacité de 300 MW supplémentaires en courant continu pour soutenir le niveau d’activité économique qu’engendreraient les projets du PND et du corridor de développement.
En outre, des études ont également été menées pour analyser comment les différents projets logistiques pourraient être complémentaires dans un contexte de développement spatial intégrant les corridors Sud-Nord et Est-Ouest. Il s’agit d’une planification stratégique qui intègre le port, la route, le chemin de fer et l’aéroport dans un contexte de développement urbain du Grand Lomé et du transport multimodal.
Je ne vais pas m’attarder sur les études actuellement en cours pour la réalisation de la plateforme logistique multiservices et du port sec de Cinkassé.
Pour Togo Invest, toute cette batterie d’études constitue une bonne base de travail et de planification qui nous permet de mettre en marche un programme d’investissement cohérent et attractif pour le secteur privé.
Pour finir, je fais remarquer que cinq ans après, les projets stratégiques étudiés et développés par TI sont pris en compte et identifiés comme projets prioritaires dans le Plan National de Développement 2018 – 2022, notamment en son axe stratégique 1 qui envisage de mettre en œuvre « un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre », que sont : la plateforme logistique multiservices, le port sec de Cinkassé, entre autres. Et nous espérons compter sur la participation de tous pour la concrétisation de ces projets qui sans doute seront catalyseurs pour l’économie togolaise.
Vous portez une demi-dizaine de projets phares du Plan national de développement (PND 2018-2022), généralement des PPP. Quand on s’appelle Togo Invest, institution ayant un actionnariat bien constitué comme le vôtre, mais très jeune, comment arrive-t-on à mobiliser les acteurs pour le financement de ces projets ?
ESM : La création de Togo Invest initie une approche ciblée du gouvernement togolais visant à disposer d’un outil stratégique de développement économique. Tout en étant une entreprise publique détenue à 100% par l’Etat qui en est donc l’actionnaire unique, nous sommes régis par le droit privé. Notre crédibilité et notre mode de gouvernance privée est un atout qui rassure tout acteur économique qui souhaite investir, avec nous, au Togo.
A ce stade de la jeune vie de TI, nous intervenons en investissant directement dans les projets en fonds propres et/ou organisons le secteur privé autour de certains projets avec une rentabilité avérée. A titre d’exemple, notre conseil d’administration a notamment approuvé en 2018, deux investissements : une participation dans la centrale Kekeli Efficient Power qui sera construite avec notre partenaire Eranove, puis la création d’une joint-venture avec China Merchants Ports Holdings.
Le véritable défi de TI n’est pas tant la mobilisation des acteurs mais c’est comment trouver des modes de financement innovants pour réaliser les grands projets au regard du niveau de notre économie et de notre capital qui nécessite d’être amélioré.
La concrétisation de certains projets d’infrastructures va nécessiter que Togo Invest soit suffisamment capitalisée, avec des actifs productifs de revenus et nous y travaillons avec notre actionnaire, afin de nous donner les moyens nécessaires à Togo Invest de véritablement jouer son rôle et réaliser les objectifs qui lui ont été assignés.
En termes de progrès en matière de climat des affaires, le Togo a notamment fait un bond de 19 places dans le Doing Business 2019. En tant qu’institution spécialisée dans la mise en place des PPP, sentez-vous déjà les prémices de cette performance ?
ESM : Assurément, nous le ressentons par l’intérêt grandissant des investisseurs internationaux pour investir dans notre pays, un état de fait qui est renforcé par l’existence de notre PND qui représente un vrai programme d’investissements qui attire déjà plusieurs investisseurs. Les programmes de notations des indicateurs des pays tels que le Doing Business offrent une première image du cadre d’investissement de nos pays pour les investisseurs étrangers et l’amélioration des indicateurs que représentent le Doing Business permet de créer un cadre attractif et propice au développement des affaires et à l’attraction des investissement directs étrangers. Je pense que le Togo est résolument lancé sur la voie du développement et nous tenons à féliciter les réformes sur le climat des affaires entreprises par le gouvernement à travers la Cellule du Climat des Affaires, sous le leadership du Président de la République.
A Hangzhou en septembre dernier, Togo Invest Corporation et China Merchant ont scellé un partenariat pour la création d’une co-entreprise. Où en est le processus et qu’augure cette nouvelle alliance ?
ESM : En mai 2015, l’Etat togolais a signé un partenariat stratégique non exclusif avec la société China Merchants Group (CMG) pour développer des projets dans plusieurs secteurs de l’économie togolaise en se basant sur ses avantages comparatifs. En application de ce partenariat, la Holding d’Etat Togo Invest a subséquemment signé avec l’une des filiales de CMG un accord-cadre établissant un groupe de travail chargé d’identifier des projets. L’un des projets prioritaires à développer conjointement est la mise en place d’une zone économique spéciale (ZES). C’est à cet effet que le pacte d’actionnaires de la co-entreprise Togo Merchants Investment and Development a été signé en septembre 2018 entre Togo Invest Corporation SA et China Merchants Ports.
Je vous informe que China Merchants Ports Holding est une filiale de la Société China Merchants Group, l’un des principaux acteurs chargés de la mise en œuvre de l’initiative de la Route et de la Soie (OBOR), lancée par le Président Xi Jiping. Initiative pour laquelle le Togo, sous le leadership de son président son Excellence Faure Gnassingbe adhère totalement.
Togo Merchants Investment and Development, société faîtière du Partenariat Economique Stratégique entre le Togo et CMG, se chargera de faire les études, la planification et la réalisation d’une zone économique spéciale et permettra de consolider la coopération fructueuse et historique entre la Chine et le Togo.
Quels sont les composants de ce gigantesque projet, la ZES, et où en est-il?
ESM : Les études topographiques de la zone économique spéciale du Lac Togo seront bientôt finalisées. Les études de faisabilité proprement dites seront réalisées par la Togo Merchants Investment and Development. La politique d’aménagement de ce domaine de plus de 500 hectares définit des espaces avec des activités spécifiques. Il s’agit de la zone résidentielle et touristique, la zone industrielle et la zone commerciale.
La construction d’une plateforme logistique multiservices à Adakpamé est l’un de vos projets en cours. Que doit-on en savoir ?
ESM : La plateforme logistique multiservices est un projet qui vise deux principaux objectifs. D’abord, celui de désengorger la zone portuaire en relocalisant des activités qui n’ont pas forcement vocation à se développer dans l’environnement immédiat du port, vers une zone stratégique plus appropriée, offrant ainsi de meilleurs avantages en termes d’espaces et de connectivités avec les différents pôles de production et de consommation de Lomé, des autres villes du Togo et aussi des pays voisins.
Ensuite, la plateforme permettra de conteneuriser le corridor togolais. Il y sera aussi organisé des activités logistiques autour du fret portuaire et aéroportuaire. Globalement, il s’agira de développer sur une superficie disponible d’environ 500 ha une plateforme logistique comprenant un pôle de logistiques et de services support d’au moins 50ha à la sortie de la ville de Lomé dans les environs d’Adakpamé. Le reste sera consacré aux aménagements de types industriels et touristiques. Ce projet est une réelle opportunité, tant pour la main d’œuvre locale que pour les investisseurs, notamment dans sa phase de conception, de financement, de construction et d’exploitation. A ce stade, les études de faisabilité sont achevées, la recherche de financement est en cours. Des intentions de financement ont été enregistrées sur différents volets du projet et sont en cours d’étude. Nous espérons boucler très vite cette étape et procéder au début des travaux très prochainement.
Relier le Togo par les rails. C’est l’un des vieux objectifs de Togo Invest dès sa création. Depuis, la réhabilitation et la modernisation de ces chemins de fer sont restées à l’étape de projet. Qu’est-ce qui freine leur mise en œuvre ?
ESM : En effet, la mission phare de Togo Invest à sa création est le développement d’un corridor de transport axé autour d’un corridor ferroviaire.
Le projet de Corridor de Transport du Togo a évolué en plusieurs phases. Le concept initial de corridor de transport était basé sur les atouts naturels dont jouit le Togo à savoir : l’existence d’un port en eaux profondes à Lomé, une bonne géographie et topographie permettant la mise en place d’un important corridor logistique vers les pays de l’hinterland. Ce concept a été renforcé par l’existence d’un important gisement de fer à Bassar à 450 km de Lomé, en plus du potentiel agricole du Togo. Il a été alors convenu qu’un tel corridor ne pourrait être desservi que par un système ferroviaire moderne dédié au trafic lourd couplé avec la route et un réseau de télécommunications.
Les études de préfaisabilité réalisées sur les infrastructures, ferroviaire et portuaire, s’étaient fortement focalisées sur un potentiel d’exportation d’environ 20 millions de tonnes de minerais de fer. Le mécanisme de financement du projet se reposerait principalement sur les flux de revenus générés par le transport de ce minerai. Cependant, la chute des cours de matières premières nous a amenés à réorienter la stratégie vers le transport de fret, en particulier les conteneurs. L’opérationnalisation de Lomé Container Terminal (LCT) a également renforcé la nécessité d’analyser davantage les mouvements de fret sur le corridor Lomé-Cinkassé et la position du port de Lomé dans le contexte de compétitivité sous-régionale. L’étude des mouvements de fret commanditée par Togo Invest montre un potentiel de trafic de conteneurs, qui pourrait être plus important, si des initiatives sont mises en œuvre pour améliorer l’efficience du Corridor du Togo.
Pour rappel, il s’agit d’une ligne de chemin de fer moderne pour trafic lourd à écartement standard qui empruntera un tout nouveau tracé qui a fait l’objet d’étude et dont les travaux de sécurisation des servitudes sont actuellement en cours avec les autorités compétentes.
Lancé il y a 5 ans pour catalyser les investissements privés, Togo Invest compte aussi dans son portefeuille de projets la reprise de Shell, devenue T-oil. Du moins pour ce qu’on en sait. Il faut avouer que vous communiquez très peu. Est-ce une stratégie ou éprouvez-vous des difficultés à attirer des investisseurs majeurs?
ESM : C’est vrai que Togo Invest a été largement impliqué dans la transaction qui a permis le rachat par l’Etat togolais des participations du Groupe Shell dans les sociétés STSL, T-oil et Compel. Le Togo dispose du plus grand dépôt de stockage de produits pétroliers en Afrique et vous conviendrez avec moi que l’économie togolaise bénéficiera énormément d’un corridor énergétique et d’un secteur des hydrocarbures bien structuré à son service et des pays de la sous-région.
Pour ce qui est du portefeuille de TI, nous comptons aujourd’hui plusieurs études sur des projets d’infrastructures. Certains projets, tel que le chemin de fer, nécessitent d’importantes ressources pour leur financement. D’autres, notamment la plateforme logistique multiservices et le port sec, suscitent aujourd’hui un intérêt certain des investisseurs et seront réalisés dans les meilleurs délais avec des investisseurs privés nationaux et internationaux.
C’est dire que nous n’éprouvons pas de difficultés pour attirer des investisseurs car nos projets sont structurants et attirent, du fait de leur importance pour l’économie togolaise, les investisseurs.
Cela dit, en ce qui concerne la communication, le fait est que pendant la phase d’étude de nos projets, notre stratégie est plus orientée vers un dialogue direct avec les investisseurs et bailleurs de fonds pour l’atteinte de nos objectifs. Cette stratégie est gagnante, comme peuvent en témoigner notamment la création d’une co-entreprise avec notre partenaire China Merchants Ports Holdings pour développer une zone économique spéciale, notre partenariat avec Sogea Satom sur la plateforme logistique multiservices et bien d’autres partenariats. Par ailleurs, nous avons participé à plusieurs fora tels que notre collaboration avec Afreximbank pour l’organisation de leur roadshow à Lomé en novembre 2016, la participation au Forum Chine-Afrique en septembre et au forum des investisseurs de la BAD en Afrique du Sud en octobre 2018. Le CEO forum à Kigali et le prochain Forum Togo-UE les 13 et 14 juin 2019, sont des vitrines qui permettront à Togo Invest d’avoir une meilleure visibilité et discuter directement avec les investisseurs. Nous avons aussi un site internet qui donne des informations pertinentes sur nos projets. C’est vrai nous communiquons relativement peu parce que nous avons gardé une ligne de conduite à ce sujet. Maintenant, je peux vous assurer que nous communiquerons un peu plus puisque nous rentrons dans une phase opérationnelle en ce qui concerne les projets.
Quelles sont les nouveaux défis de Togo Invest ?
ESM : A très court terme, Togo Invest s’inscrit dans le cadre du PND et dans la réalisation des projets qui le constituent. Parallèlement, Togo Invest entend diversifier son portefeuille vers d’autres secteurs de l’économie tels que l’agriculture et le tourisme. Enfin, en tant que société holding, notre objectif est de développer notre activité de gestion des actifs et participations de l’Etat afin de créer de la valeur pour l’économie togolaise.
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) dispose d’un nouveau représentant-résident au Togo. Aliou Dia, qui a officiellement pris fonction hier 1er avril, a présenté ce mardi, ses lettres de créances au ministre des affaires étrangères, de l’intégration et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey.
C’était au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à Lomé. Les deux personnalités ont ensuite échangé sur la collaboration entre l’institution onusienne et le gouvernement dans la mise en œuvre du PND, ainsi que sur les divers projets en cours. Il a été notamment question de la contribution du Pnud à l’organisation du prochain Forum économique des Togolais de l’extérieur.
Avant d’occuper ce poste en remplacement du sénégalais Mactar Fall, Aliou Dia a été Chef de la division changements climatiques et énergie pour l’Afrique au PNUD.
Le ministre du Tourisme, Kossivi Egbetonyo, a ouvert mardi à l’hôtel du 30 août de Kpalimé un atelier de renforcement des capacités des directeurs, comptables et caissiers des hôtels d’Etat. Une rencontre technique dont l’objectif est de parvenir à une montée en gamme de cette industrie.
‘Les hôtels, propriété de l’Etat, constituent des références par leur site d’implantation bien choisi, leur espace vital et leur cadre souvent propice à des rencontres d’envergure. Le Grand Hôtel du 30 Août chargé de l’histoire de l’évolution politique de notre pays est l’une des illustrations parfaites de cette disponibilité d’espace nécessaire pour la villégiature ou pour un travail de réflexion bien inspiré’, a-t-il déclaré.
Il a appelé les professionnels à jouer leur partition dans le succès du Plan national de développement (PND) dont l’un des piliers est la relance du tourisme.
M. Egbetognon a reconnu que la situation actuelle des hôtels d’Etat de l’intérieur du pays méritait de sérieux engagements pour les mettre à niveau sur le plan des équipements et des prestations. Un programme de réhabilitation est en cours.
A la grande époque, le gouvernement gérait de nombreux établissements de luxe à Lomé et à l’intérieur du pays. La crise politique des années 90 a eu raison de l’industrie du tourisme. Les visiteurs ont déserté le Togo plongeant le secteur dans une profonde crise.
Depuis une dizaine d’années, les pouvoirs publics se sont lancés dans une politique de modernisation. L’hôtel du 2 février, situé à Lomé, a été totalement réhabilité et sa gestion confiée à une société privée.
L’hôtel Sarakawa, également situé dans la capitale, a été partiellement rénové en attendant l’arrivée d’un opérateur international.
Situation un peu plus compliquée pour les établissements de province.
Le développement du tourisme d’affaires devrait permettre à ces unités de retrouver de la clientèle.
Gilchrist Olympio est le nouveau chef de file de l’opposition et bénéficie à ce titre d’un statut particulier prévu par l’Etat.
Son parti, l’UFC dispose de 7 députés à l’Assemblée, ce qui en fait la principale force politique de l’opposition parlementaire.
C’est à ce titre qu’il a participé mardi à la rentrée solennelle de l’Assemblée nationale avec tous les honneurs dus à son rang.
Ce statut était réservé jusqu’à présent à Jean-Pierre Fabre, le président de l’ANC. Mais en raison du boycott des législatives du 20 décembre 2018, cette formation n’a plus aucun élu au Parlement.
Le président sénégalais, Macky Sall, a prêté mardi à Dakar pour un second mandat. Lors de la cérémonie d’investiture en présence de plusieurs chefs d’Etat parmi lesquels le Togolais Faure Gnassingbé.
M. Sall a salué un à un les présidents africains et les les a remercié d’avoir ‘ rehaussé cette cérémonie par leur présence’.
Outre Faure Gnassingbé, on notait la présence de Paul Kagame (Rwanda), de Denis Sassou-Nguesso (Congo), de Félix Tshisekedi (RDC), de Sarhle-Work Zewde (Éthiopie), d’Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), d’Alpha Condé (Guinée), de Mohammed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), de Muhammadu Buhari (Nigera), d’Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), d’Andry Rajoelina (Madagascar) ou encore d’Adama Barrow (Gambie).
Pendant une vingtaine de minutes, Macky Sall, écharpe verte présidentielle en bandoulière, a prononcé un discours en forme de plaidoyer pro domo, égrenant les améliorations sociales, éducatives, sanitaires réalisées sous son précédent septennat, ou encore se félicitant de la marche vers l’autosuffisance alimentaire.
‘Nos acquis sont indéniables et seront renforcés par la mise en œuvre de la deuxième phase du PSE [Plan Sénégal Émergent] sur la période 2019-2024’, a-t-il déclaré.
L’Assemblée nationale togolaise issue de l’élection du 20 décembre dernier a commencer ce mardi sa toute première session ordinaire et 1ère session ordinaire de l’année 2019. Cette session a été ouverte par Djigbodi Yawa Tsegan, présidente de l’assemblée nationale, au cours d’une cérémonie solennelle à laquelle des délégations venues du Gabon, du Ghana, de la Guinée, du Burkina Faso et des représentants de l’Assemblée parlementaire ACP-UE ont marqué leurs présence. le Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou était aussi de la partie
Selon la présidente de l’Assemblée nationale togolaise, sur le plan politique, les réformes constitutionnelles et institutionnelles feront partie des priorités de l’agenda de cette session parlementaire.
« Ceci
annonce la mise en œuvre des réformes attendues par tous les Togolais et
constitue des réponses tangibles de la volonté de l’exécutif de consolider la
démocratie dans notre pays et de maintenir entre les différents acteurs
politiques, un climat de concertation et de tolérance notoire », a-t-elle
salué.
Selon
elle, la récente audience accordée par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, à
la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, à la demande de
celle-ci, renseigne sur la volonté du président de la République, d’œuvrer à la
consolidation de la paix, de la démocratie et de l’Etat de droit dans le pays.
« Notre
Assemblée aura l’impérieuse mission d’étudier et de voter l’ensemble des textes
législatifs nécessaires à la mise en œuvre du Plan national de développement
(PND) fortement salué. Elle participera à l’initiative de vulgarisation et
d’appropriation du PND par les concitoyens », a-t-elle ajouté.
Elle en
a aussi appelé à l’ « esprit patriotique » des acteurs politiques
afin, dira-t-elle, de toujours privilégier l’intérêt national. « La
représentation nationale voudrait rassurer l’ensemble de la classe politique de
son accompagnement à toutes les étapes de la vie de la marche commune vers un
lendemain meilleur pour toutes les filles et tous les fils de notre chère
nation le Togo », note-t-elle.
Tour à
tour, les représentants des parlements des pays suscités ont pris la parole
pour féliciter le Togo pour avoir porté une femme à la tête du Parlement.
« En
portant une femme à la tête de l’Assemblée nationale, le Togo devient un
exemple à ses voisins. Vous avez inscrit le Togo parmi les meilleurs exemples
de démocratie », a proclamé fort Stanislas Sankara, vice-président de
l’Assemblée nationale burkinabè.
Pour
Lucie Milebou-Aubusson, vice-président du Sénat gabonais, Yawa Tsegan est
l’expression d’une ère nouvelle en Afrique.
L’ouverture
des sessions comme celles-ci, note Zoumana Kufuor, 2ème vice-président
de l’Assemblée nationale du Ghana, est un ‘signal’ et un ‘appel’ que les
parlementaires vont commencer le travail pour lequel ils ont été élus lors
d’élections démocratiques.
« Je souhaite que vous preniez en compte les points de vue de toute la classe politique pour que le Togo puisse régler tous ses problèmes politiques », a-t-il souligné.
La 3eme Edition de la foire MaBEST est lancée ce lundi sur le terrain de Totsi. Cette foire est initiée pour mettre en avant le renforcement de la connaissance des populations sur les maladies dont souffrent habituellement les populations, faire la promotion des produits locaux et réduire les problèmes de la santé publique. Elle s’ouvre ses portes du lundi 1er au 7 Avril à Lomé.
Pendant 7
jours des hommes du monde sanitaires vont aider les visiteurs à comprendre les
causes, les conséquences et les solutions pour certaines maladies comme le
cancer, la tension artérielle, ulcère et autres à travers des ateliers organisés
à cet effet. Ceci pour aider les populations à comprendre la quintessence de ce
que nous mangeons.
Pour le président
d’organisation de cette foire « Le bien-être de la santé pour nous est un
événement très important, de même que les communications des diffèrent stands
qui sont présentés au cours de ce marché
permettrons aux populations de mieux s’informer en matière de santé. Nous disons souvent les
maladies non transmissibles comme de véritables fardeaux que la population
porte et il est important que les
populations soient mieux informées en matière de santé surtout en matière de
prévention».
L’organisation de cette foire pour les organisateurs a pour objectif de mener une grande campagne de sensibilisation afin d’éduquer, d’informer et en même temps de dépister les populations pour aider les populations à connaitre son état de santé et son bien-être ce qui va booster et faire évoluer les choses et savoir les aliments que doivent consommer les populations et surtout l’hygiène alimentaire.
L’organisation de cette 3ème éditions espère atteindre 20000 visiteurs puisque ce projet est l’œuvre de nos populations, qui depuis ont soif des informations en matière de santé.
« Le projet MaBEST permet aux populations de mieux vivre comme de par le passé parce qu’ils auront à découvrir quelque chose qui va les marquées compte tenu de ce qu’ils mangent, c’est pour cela que nous disons que nos aliments, nos produits ont un impact sur l’un et donc il faut s’assurer de nos aliments et produits locaux.
Nous remercions aussi le gouvernement d’avoir créé un ministère qui s’occupe spécifiquement de la consommation locale et donc c’est une source de garantir que prochainement si nous nous mettons ensemble pour mener cette campagne je pense que nos population auront à gagner parce qu’elles comprendront que ce que nous avons dans le pays ce que nous produisons est de qualité et a un impact sur notre santé » a-t-il ajouté